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Du fait d’une sécheresse qui s’éternise, cette nouvelle édition du Sommet de l’élevage s’ouvre dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des stocks fourragers au plus bas. Pour certains, cette situation devrait être l’occasion de réduire drastiquement la place de l’élevage dans nos territoires. Ainsi, une tribune collective publiée le 11 août dernier dans Le Monde invitait à ce que « la fermeture des élevages intensifs [soit] planifiée rapidement ».
Il conviendrait notamment de réfléchir à « rémunérer les personnes investies dans l’élevage extensif pour des activités de restauration des écosystèmes » en vue de « recréer des puits de carbone sur les surfaces entretenues, plutôt que d’y exploiter des animaux pour la viande ou le lait». Continuer la lecture de Défendre l’élevage : oui mais lequel ? (PCF) + communiqué MODEF

Qu’ils soient éleveurs, producteurs de céréales ou de fruits et légumes, le recul du revenu des paysans français ne va pas s’arrêter avec la fin de l’été. Le manque de fourrage va durer jusqu’au printemps pour les éleveurs d’herbivores et la baisse des rendements est importante chez les producteurs de végétaux alors que les coûts de production sont en hausse via le prix des engrais et des carburants.
Pour les éleveurs d’herbivores, à commencer par les bovins, la sécheresse qui dure depuis le milieu du printemps a pour principales conséquences de se traduire par un manque d’herbe dans les prés ce qui conduit à entamer dès l’été le foin destiné à l’alimentation hivernale des animaux. Continuer la lecture de Vers un hiver difficile pour nos paysans
Depuis qu’ils ont été élus, les maires d’extrême droite retirent les subventions aux associations qui leur déplaisent, tentent d’imposer leur vision de la culture ou encore s’attaquent aux libertés syndicales. Bilan provisoire.

Aux municipales de mars, le Rassemblement national et ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR, le parti d’Éric Ciotti), ont conquis 62 communes. Marine Le Pen, qui maintient sa candidature à l’élection présidentielle malgré sa condamnation en appel le 7 juillet, prétendait en 2022 défendre une augmentation du pouvoir d’achat, la défense de « notre modèle social » et de « services publics de qualité ». Or, ces promesses sont d’ores et déjà mises à mal à l’échelle locale. Continuer la lecture de Culture, associations, travail attaqués : le bilan en carte des 100 jours des maires d’extrême droite In Basta

Les historiens le savent : « l’histoire n’est jamais un décor innocent, c’est un champ de bataille » (Nicolas Offenstadt, historien médiéviste contemporain).
J. G.

Mardi 7 avril à Saint-Nicolas, l’élection de la présidence de l’intercommunalité Terres des Confluences a révélé bien plus qu’un simple changement de gouvernance : elle a mis en lumière une fracture politique profonde et préoccupante.
Si Thierry Jamain a été élu avec 42 voix, les 17 abstentions du Rassemblement national ont immédiatement donné le ton. Derrière une façade institutionnelle, les tensions se sont rapidement exprimées. Continuer la lecture de Terres des Confluences : une alerte démocratique (Communiqué)
Le second tour des municipales de 2026 n’a pas produit la vague annoncée. Ni basculement généralisé vers le Rassemblement national, ni percée irrésistible de La France insoumise. Le pays confirme au contraire une fragmentation politique profonde, où les équilibres locaux l’emportent largement sur les dynamiques nationales.
Article rédigé par Éva Crouzet
Le conseil municipal d’installation à Moissac a été marqué par des débats autour de la revalorisation des indemnités des élus, en particulier celle du premier édile Romain Lopez.
Il aura fallu près d’une heure et demie pour que Romain Lopez soit officiellement élu maire de Moissac. En effet, l’élection officielle du premier édile par le conseil municipal, qui s’est déroulé ce vendredi 20 mars, a dû être menée à deux reprises. La première étant annulée suite à la présence d’un bulletin de vote supplémentaire par rapport au nombre de votants. Une élection qui s’est tenue devant une salle comble, remplie d’une dizaine de Moissagais curieux. Un vote marqué par une première prise de parole de la part de l’opposition. « Afin de respecter le choix des Moissagais et des Moissagaises qui ont voté pour nous, nous avons décidé de ne pas participer. », a déclaré Séverine Laurent de l’Union Citoyenne Moissagaise.
Pour ouvrir ce conseil municipal d’installation, Romain Lopez est revenu sur les résultats de ces élections. « Les résultats en ont surpris plus d’un, à commencer par moi-même. », débute-t-il. En effet, en récoltant 62,2 % des suffrages, Romain Lopez a décroché 300 voix supplémentaires par rapport aux élections de 2020. « Je savais que les Moissagais étaient satisfaits du travail accompli mais pas d’une telle ampleur », s’est-il encore félicité. Les huit délégués municipaux ont par la suite été élus. L’équipe est pratiquement identique à l’ancien mandat, constitué de : Luc Portes, Any Delcher, Jérôme Pougnand, Claudine Matala, Stéphanie Gayet, Philippe Garcia et Sophie Lopez. Claude Gauthier rejoint les rangs.
Parmi les nombreuses délibérations à l’ordre du jour, la question des indemnités a rapidement fait réagir les élus de l’opposition. En particulier celle du premier édile, qui s’élève aujourd’hui à 4 810,95 € brut. « Si je ne m’abuse, il y a une augmentation de 26 % entre le premier et le second mandat. Pourquoi une telle revalorisation ? », s’interroge Séverine Laurent. Même interrogation pour les élus de Moissac Fièr.e.s et Solidaires. « Dans un contexte économique tendu, où de plus en plus de Français vivent en situation précaire, cette augmentation est un terrible message envoyé aux Moissagais. », déclare à son tour Alexandre Capoulade.
Romain Lopez n’est d’ailleurs pas le seul à avoir reçu une augmentation. « Je remarque que tous les conseillers de la majorité bénéficient également d’une indemnité plus importante que lors du mandat précédent. », soulève Jules Duffaut. « Il s’agit là du porte-monnaie des Moissagais. L’argent doté pour ces augmentations est imputé sur le budget. J’espère qu’il sera accompagné d’un travail sérieux de tous les conseillers municipaux, y compris en commission, car on sait, que parfois, certains élus travaillent plus que d’autres. », souligne-t-il.
Pour justifier cette hausse, Romain Lopez a indiqué qu’il respectait « le cadre légal ». « Je ne cache rien aux Moissagais, tout est public. S’ils jugent que je perçois trop d’indemnités par rapport au travail effectué, alors ils me sanctionneront aux prochaines élections. », a-t-il déclaré. D’ailleurs, le travail sera plus surveillé lors de ce mandat. Un système de modulation des indemnités lors d’absentéismes injustifiés a été approuvé par le conseil municipal.
Les communistes remercient les électeurs de gauche qui leur ont fait confiance lors de ce premier tour des élections municipales de 2026.
La mobilisation des électeurs permet de maintenir des élus communistes dans des localités où ils exerçaient déjà leur mandat, comme à Montech, où le travail des camarades est reconnu, et se poursuivra. Ailleurs, des communistes font leur entrée dans des conseils municipaux où ils étaient jusqu’alors absent, notamment à Moissac, où la présence d’une opposition de gauche est primordiale pour contrer les abus de l’extrême droite locale. En dehors des villes, l’électorat rural aussi, a su reconnaitre la nécessité de la présence de nos camarades dans les conseils municipaux. Partout en France, nous pouvons compter sur de nombreux communistes, élus dès le premier tour, pour mener les luttes directement là où se prennent les décisions.
A Montauban, alors que l’extrême droite arrive en tête, talonnée par une alliance de droite, le PS se maintient. Nous regrettons que la gauche n’ait pas pu trouver un chemin pour s’unir. Nous ne pouvons cependant pas nous résoudre à abandonner les Montalbanaises et les Montalbanais à 6 ans d’extrême droite, plus dure encore que celle que nous avons connu dans le passé. Aussi, les communistes appellent à ce que tout soit fait pour empêcher la victoire du camp réactionnaire. Nous appelons à voter pour la liste menée par Arnaud Hilion, à Montauban, et à fermer, définitivement la page de l’extrême droite dans notre ville préfecture.
Aussi, à Castelsarrasin, la liste d’union de la gauche se maintien au second tour. Refusant d’abandonner les classes populaires à la droite et à l’extrême droite, nous apportons notre soutien à Julien Sueres et à Castelsarrasin en commun.
Dès la semaine prochaine, les communistes élus dans les conseils municipaux se mettront au service de leurs concitoyens. Nous comptons sur eux pour faire valoir des projets de justice sociale, d’émancipation, de jours heureux et pour s’opposer à toutes les dérives des élus du camp réactionnaire.
Nous resterons mobilisés chaque jours, élus ou non, pour porter nos revendications auprès de toutes et tous et nous nous tiendrons aux côtés de celles et ceux qui luttent dans la rue, au travail, au quotidien.
Pour le conseil départemental du PCF82, Jérémy Le Moinier, secrétaire fédéral
NDLR de MAC:
Les communistes élus-es dés le 1er tour
auprès desquels il conviendrait de noter plusieurs maires et conseillers municipaux proches de nos convictions dans plusieurs petites communes.
Treize communes de France ont à leur tête un représentant du Rassemblement national. Toutes appliquent le même projet politique et se veulent les « vitrines » du parti lepéniste. Le bilan parle de lui-même : des services publics mis au régime sec, des associations et syndicats maltraités, une politique culturelle sacrifiée au profit du divertissement et du folklore identitaire. Et des affaires judiciaires…

Avec 650 listes annoncées, le Rassemblement national (RN) compte sur les prochaines municipales pour s’offrir un ancrage local. Pour y parvenir, candidats et futurs élus d’extrême droite ont des modèles à suivre : la douzaine de communes dirigées par des élus RN depuis 2014 ou 2020, présentées comme des « laboratoires » du projet lepéniste, suivent toutes des schémas similaires. Continuer la lecture de Politique culturelle sacrifiée, syndicats maltraités, services publics censurés… À quoi ressemble une mairie RN ? In l’Humanité