Guerre au Moyen-Orient : le FMI envisage le pire pour l’économie mondiale… qu’est-ce qu’on fait ?

Voici à titre d’information ce qu’en l’état de ce qu’a déjà réussi à imposer au monde l’impérialisme en faillite et ses brillants « alliés » de l’OTAN, dont notre propre président et gouvernement, l’UE, et qu’il parait difficile d’éviter. Ce qui nous devrait nous conduire si nous avions le moindre bon sens à deux attitudes politique, la première d’imposer que cela s’arrête et la seconde de voir qui va déjà payer la note de ces folies bellicistes (sans parler de celle de ceux qui ont tout fait pour nous conduire là en contribuant activement à diffuser la propagande de l’OTAN y compris au sein du PCF, de l’Humanité, de la CGT comme dans toute la gauche) . Ces deux urgences politiques nous conduisent à ce qu’a compris Pedro Sanchez à savoir qu’il n’y a pas le choix entre le monde multipolaire et une troisième voie mais bien entre le monde multipolaire et le fascisme, la guerre et celle-ci est déjà là. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

par Ionès Jaoulane, Directeur investissements

Le Fonds monétaire international a publié ce mardi 14 avril ses nouvelles prévisions de croissance mondiale, et le tableau est alarmant : le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a définitivement enterré les espoirs d’une année 2026 synonyme de reprise, où la croissance mondiale aurait pu atteindre 3,4 %. À la place, le chef économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas présente trois scénarios — tous mauvais — qui dépendent essentiellement de la durée des hostilités et de leurs répercussions sur le détroit d’Ormuz.

Dans le meilleur cas, un conflit court limiterait la casse à une croissance de 3,1 % et une inflation à 4,4 % ; dans un scénario intermédiaire, le baril grimpant à 100 dollars ferait chuter la croissance à 2,5 % et forcerait les banques centrales à remonter leurs taux ; dans le pire des cas enfin, avec un pétrole à 125 dollars en 2027 et des prix du gaz bondissant de 200 % en Europe et en Asie, la croissance mondiale tomberait à 2,2 % — frôlant le seuil de récession que le FMI fixe à 2 %, un phénomène rarissime qui ne s’est produit que quatre fois depuis 1980.

Et malgré l’annonce d’une trêve temporaire, Gourinchas est catégorique : « Le mal est déjà fait. »

La paix, si elle advient, ne suffira pas à effacer les cicatrices économiques d’un conflit qui a déjà changé la donne pour des millions de ménages et d’entreprises à travers le monde.

 

Pétrole : «un coup de génie de Total», Michel-Edouard Leclerc salue la décision stratégique de Patrick Pouyanné

NDLR de Démocrite: Une analyse pertinente en temps réel d’une crise du capitalisme à son seul profit… Avec des conséquences à venir catastrophiques!

 

Il faut être logique: vous ne voulez pas remettre en cause le capitalisme alors acceptez en la logique . Dans la logique inaugurée dans les années 70 mais qui a pris toute son ampleur dans les années 80(le tournant de la rigueur en France et la manière de céder aux marchés) et 1990 (la contrevolution en URSS) , Michel Edouard leclerc a raison le PDG de total a eu un « coup de génie » dont peuvent le féliciter ses actionnaires… Faut-il expliquer que Total n’est plus une société française mais un groupe détenu en partie par des investisseurs internationaux. Poursuivre dans cette voie est la seule proposition des capitalistes mais qui défend réellement le socialisme, s’interroge sur le contexte international qui cherche à échapper à cette logique? Le débat doit porter sur autre chose et faire monter la haine entre gens qui n’ont rien à proposer qui soit concret et à mettre en oeuvre, nous sommes dans l’incantatoire!

Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a loué la stratégie de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient, évoquant un «coup de génie» de Patrick Pouyanné, reposant sur des achats de pétrole réalisés en amont de la crise.

Michel-Edouard Leclerc a commenté la stratégie pétrolière de TotalEnergies et salué les choix de son PDG Patrick Pouyanné.

Michel-Edouard Leclerc a commenté la stratégie pétrolière de TotalEnergies et salué les choix de son PDG Patrick Pouyanné. © Capture d’écran Face-à-Face/BFMTV

Par Solina Prak, Journaliste

Invité ce vendredi 10 avril sur BFMTV et RMCMichel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a livré une analyse sans détour de la stratégie pétrolière de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. Interrogé sur les accusations de «profiteurs de guerre», le patron de la grande distribution estime que le débat dépasse les frontières nationales. «Il y a plein de profiteurs de guerre, mais ils ne sont pas sous nos juridictions», a-t-il déclaré. Continuer la lecture de Pétrole : «un coup de génie de Total», Michel-Edouard Leclerc salue la décision stratégique de Patrick Pouyanné

Les feux de la guerre jusque dans les assiettes par Patrick Le Hyaric

Un budget de 1 500 milliards de dollars pour le Pentagone ferait exploser la dette américaine de 7 000 milliards de dollars.

Les critiques s’indignent car le budget de Trump augmenterait les dépenses militaires totales de plus de 40 % par rapport à l’exercice fiscal en cours. Mais est-ce qu’on mesure bien nous en France le coût de cette action de la planche à billet de la monnaie universelle qui peut engendrer une crise type celle des subprimes qui a été purement spéculative et dans laquelle la Chine a joué les amortisseurs, plus une crise pétrolière réelle type celle de 1973, et celle encore ouverte sur d’autres ressources y compris les engrais, l’hélium, l’helium lié au choc gazier. Demain nous insisterons sur cette dimension et le caractère léger des mesures envisagées qui n’osent pas s »attaquer à la réalité de ce qu’est la situation géopolitique (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

par Jake Johnson3 avril 2026

Dessin animé : Matson / Cagle Cartoons

Le   document  budgétaire que la Maison Blanche du président Donald Trump  doit publier vendredi prévoit 1 500 milliards de dollars de  dépenses militaires  pour le prochain exercice fiscal, une somme sans précédent qui, si elle est approuvée par le Congrès, ajouterait  près de 7 000 milliards de dollars  à la dette nationale américaine au cours de la prochaine décennie. Continuer la lecture de Un budget de 1 500 milliards de dollars pour le Pentagone ferait exploser la dette américaine de 7 000 milliards de dollars.

Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

Le maire Rassemblement National de Carcassonne a infiltré un réseau social de lycéen·nes pour les menacer de poursuites individuelles en cas de participation à une manifestation devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale.

Un député Rassemblement National de l’Oise a tenté de faire pression sur le recteur d’académie pour empêcher des formations syndicales portant sur l’analyse des idées de l’extrême-droite. Continuer la lecture de Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

« Ce dossier est une bande-annonce de ce qui arrivera aux libertés académiques si un jour l’extrême droite arrive au pouvoir » a déclaré l’avocat du SNES-FSU, Me Ortin.
À la barre du tribunal judiciaire de Paris, la professeure de philosophie Sophie Djigo a défendu bien plus que sa personne les 30 et 31 mars. À travers sa plainte pour diffamation et injures publiques visant neuf personnes, c’est une certaine idée de l’enseignement et de la liberté pédagogique qui se joue. Son procès met en lumière une dynamique plus large : la montée de pressions politiques, souvent portées par l’extrême droite, sur le monde éducatif. Continuer la lecture de Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion

Adoptée à l’unanimité le 19 mars 1946, sur la proposition notamment d’Aimé Césaire, jeune député communiste d’outre-mer, la loi de départementalisation visait l’égalité réclamée par les anciennes colonies sucrières. Ce nouveau statut va pourtant participer à renforcer le pouvoir central pour maintenir les Ultramarins en position de citoyens de « seconde zone ».

Pendant des siècles, les territoires colonisés sont pillés de leurs richesses. Dans les écoles, épinglée au mur de chaque classe, la carte des possessions coloniales (années 1930) affiche la puissance du pays. © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Par Pierre-Éric Fageol et Gilles Gauvin, historiens.

La loi du 19 mars 1946 sur la départementalisation française de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion marque un tournant majeur dans l’histoire politique des outre-mer et dans celle de la France.

En inscrivant ces territoires dans l’espace national, elle contribue également à faire de la République une puissance présente bien au-delà du cadre européen. Portée à l’Assemblée constituante par plusieurs élus originaires de ces anciennes colonies – parmi lesquels Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche –, cette réforme institutionnelle vise à substituer au régime colonial l’application du droit commun républicain. Continuer la lecture de 9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion

Bloquons les prix du gaz et des carburants ! (groupe CRCE.K au sénat)

Proposition de loi visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise

Depuis 2022, les ménages français subissent une hausse continue du coût des carburants, du gaz et de l’électricité, qui pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat et fragilise l’activité économique.

Depuis 2022, les ménages français subissent une hausse continue du coût des carburants, du gaz et de l’électricité, qui pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat et fragilise l’activité économique. La crise inflationniste récente aurait dû constituer un signal d’alerte, elle a montré que les marchés de l’énergie sont profondément instables, vulnérables aux tensions géopolitiques comme aux anticipations financières, et capables de produire des hausses rapides et massives souvent sans lien direct avec les coûts réels de production. Pourtant, l’inaction persiste et les mêmes erreurs se répètent. Continuer la lecture de Bloquons les prix du gaz et des carburants ! (groupe CRCE.K au sénat)

« Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, à Dublin, le jeudi 20 mars 2025. © Brian Lawless/PA Wire

Les Palestiniens sont « dépouillés de tout ce qui ressemble à des êtres humains » par Israël. Cet aveu d’un lanceur d’alerte résume la violence systémique mise en place par le pouvoir israélien et la structure pénitentiaire, qui accompagne le processus de colonisation – comme de génocide enclenché dans la bande de Gaza – au sein des territoires palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les territoires occupés palestiniens, en dévoile les rouages dans un nouveau rapport, présenté lundi 23 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Elle y rappelle l’usage systématique de la torture par Israël et alerte sur son accélération depuis le 7 octobre 2023. Continuer la lecture de « Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

Incidents graves à l’école : des écarts qui en disent long (Rapport de la DEPP)

En légère baisse en 2024-2025, les incidents graves signalés dans les établissements scolaires restent un révélateur des inégalités du système éducatif. Marqueurs de tensions et de difficultés, à la fois sociales et scolaires, ils sont beaucoup plus présents dans les établissements publics que privés, et davantage en lycée professionnel qu’en lycée général.

Des signalements plus fréquents dans le second degré

On compte 14 incidents graves pour 1 000 élèves dans le second degré, contre 4 pour 1 000 élèves dans le premier degré. La majorité des incidents graves sont des atteintes aux personnes, essentiellement verbales. 79 % des écoles et 28 % des collèges déclarent une absence d’incident grave.

Un incident sur dix dans le second degré est d’ordre raciste, antisémite, xénophobe ou homophobe, contre un sur vingt dans le premier degré, principalement à l’école élémentaire.

Les auteurs des faits sont majoritairement des élèves, et les victimes sont pour moitié des élèves et pour moitié des personnels. Dans le premier degré, les personnels sont davantage représentés parmi les victimes. Ce sont les principaux résultats de l’enquête annuelle Sivis menée auprès des chefs d’établissement, notamment à la suite de conseils de discipline ou de commissions éducatives.

Des écarts marqués selon les établissements

Derrière les moyennes se cachent de fortes disparités. Les différences entre types d’établissements restent importantes. Dans le second degré, on recense 14 incidents graves pour 1 000 élèves. Ce taux atteint 20 pour 1 000 en lycée professionnel, contre 6 pour 1 000 en lycée général, illustrant les inégalités structurelles du système éducatif.

Le recul du nombre d’incidents correspond à une baisse des signalements déclarés dans les établissements publics. Toutefois, le caractère déclaratif de ces données invite à la prudence dans leur interprétation : certains établissements privés peuvent ne pas souhaiter communiquer sur ces incidents, tandis qu’une hausse des signalements peut aussi refléter une meilleure formation ou une sensibilisation accrue. La note d’information de la DEPP souligne ainsi qu’« une augmentation des signalements peut s’expliquer par une amélioration de la culture de la prévention ou par la reconnaissance progressive de certaines atteintes (par exemple les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement, etc.). À l’inverse, un manque de temps des équipes pédagogiques ou d’encadrement, ou la méconnaissance de certains incidents (par exemple lorsque davantage de faits ont lieu sur les réseaux sociaux), peut conduire à une baisse des signalements ».

Les élèves sont très majoritairement les auteurs des faits : 92 % dans le second degré, contre 59 % dans le premier degré, où les atteintes peuvent aussi être commises par des familles d’élèves (30 % dans le premier degré contre 3 % dans le second degré). Dans le premier degré, plus de la moitié des victimes sont des personnels (61 %). Dans le second degré, les victimes sont élèves et personnels à parts égales (41 % chacun).

Des atteintes majoritairement verbales

Huit incidents graves sur dix signalés au collège sont des atteintes verbales aux personnes. Dans le premier degré, 87 % des incidents graves sont des atteintes verbales, contre 80 % dans le second degré. La moitié de ces incidents correspond à des violences verbales.

Les violences physiques représentent 34 % des incidents dans le premier degré, contre 21 % dans le second degré.

Enfin, 12 % des incidents graves relèvent du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie ou de l’homophobie dans le second degré, contre 4 % dans le premier degré. Par ailleurs, 15 % des incidents signalés dans le premier degré sont liés au harcèlement, contre 10 % dans le second degré.

Djéhanne Gani

La note de la Depp : Rakotobe M., 2026, « Les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024-2025« , Note d’Information, n° 26-03, DEPP