La Vigie de la Laïcité dénonce la proposition du Rassemblement national d’interdire et de sanctionner le port du voile dans l’espace public. Cette mesure constitue à la fois une dangereuse restriction des libertés, un contresens sur la laïcité et une réponse éminemment contre-productive à l’islamisme.
La laïcité protège la liberté de conscience des individus et le droit d’exprimer ses convictions religieuses.
Lorsqu’un mode de production, une civilisation ou une société simple décline, ses manières de gérer les affaires sociales deviennent plus rigides et violentes, et les relations entre les différentes entités constitutives du Système tendent à se militariser.Cette analyse est pertinente à bien des égards : dans le fond elle revient à dire qu’une classe dirigeante sur son déclin est en train de tenter d’enfermer dans la peur et dans la haine ses malheureux concitoyens, une sorte de cauchemar de mort et de déclin dans lequel il ne faut absolument pas se complaire mais au contraire comme nous le faisons aujourd’hui et le plus souvent nous mettre en position de reconstruction.
Le désespoir même de tenter d’enrayer son déclin, l’exacerbation de la concurrence avec les autres pour l’acquisition des ressources (d’autrui), s’est généralement accompagné de la prééminence de la composante thanatos de tout ordre social inégalitaire, ainsi que de l’accélération de l’effondrement des sociétés, du repli autoritaire des élites, de la prévention et, le cas échéant, de la répression des troubles sociaux et des soulèvements populaires qui en découlent.
Rien de nouveau, donc, dans ce qui se passe à notre époque avec la dégénérescence du mode de production capitaliste et de la civilisation qu’il a engendrée. Dès lors que le capitalisme peine à développer les forces productives et, par conséquent, à subvenir aux besoins sociaux, il révèle précisément le contraire : la corrosion de la société même dont il tire sa subsistance et la promotion généralisée de la pauvreté, des difficultés et de la mort. Et aussi une inégalité, une inégalité monstrueuse comme l’humanité n’en a jamais connue (et c’est peu dire).
La métamorphose guerrière des élites devient elle aussi plus évidente, plus totale, plus omniprésente.
Mais dans un mode de production devenu mondialisé, les conséquences acquièrent également un caractère universel. Par la militarisation et la guerre, non seulement la production de mort est rationalisée et accélérée par l’expérimentation et le perfectionnement de nouvelles technologies, mais, plus important encore, la multiplicité des formes de production et d’appropriation qui coexistent dans le capitalisme à l’échelle mondiale est contrainte de servir la loi de la valeur ou, à défaut, celle de la croissance financiarisée, renforçant et complétant ainsi l’ensemble des divisions mondiales du travail (sociale, internationale, de genre, ethnoculturelle, etc.).
Car la financiarisation de l’économie (qui n’est rien d’autre qu’un indicateur du déclin productif du mode de production capitaliste) ne peut se maintenir que par la violence explicite des armes, tout en en faisant un commerce fictif croissant.
« …[L]e plus grand transfert de richesse de l’histoire (…) Nous assistons à la financiarisation absolue de la guerre, un système où l’architecture même du crédit est mathématiquement conçue pour rendre la paix économiquement non viable et le conflit armé une nécessité permanente, structurelle et, surtout, extraordinairement lucrative (…)
La paix n’est pas profitable à BlackRock ; elle représente un risque systémique qui menace de faire s’effondrer son modèle économique. Par conséquent, la militarisation des banques n’est pas qu’une simple politique économique ; c’est la déclaration de guerre de la finance contre la société, la transformation définitive de la mort en l’actif financier le plus parfait, et la confirmation que, dans le nouvel ordre mondial, la seule guerre qui compte est celle qui se livre sur les bilans des banques » ( La militarisation du système financier international – je recommande vivement la lecture de cet article de Marcó del Pont pour comprendre les subtilités du pillage des sociétés par la finance, les armes et la guerre, ainsi que l’explication de la Banque de défense, de sécurité et de résilience de l’OTAN, dont nous avons déjà parlé sur ce blog :LA GUERRE TOTALE ENTRE DANS UNE NOUVELLE PHASE D’INTENSIFICATION – blog d’Andrés Piqueras –).
Les hypermonopoles, largement financiarisés, ont besoin de la guerre comme arme d’autoconservation, une machine de guerre improductive et en constante expansion grâce à laquelle ils comptent s’enrichir, voire se renflouer. Par conséquent, ils nous entraînent vers un hyper-impérialisme qu’ils entendent financer en grande partie aux dépens des sociétés déjà exploitées du monde. Pour y parvenir, ils doivent impliquer toujours plus les États.
C’est ainsi que l’OTAN agit avec ses membres : en les forçant à augmenter leur budget de la mort. Cela entraîne certaines particularités :
« Le marché militaire présente une caractéristique très particulière : son principal client est l’État. Un citoyen peut décider de ne pas acheter de voiture. Une entreprise peut reporter la mise à niveau de son parc informatique. Mais lorsqu’un gouvernement prend un engagement international à atteindre un certain pourcentage des dépenses militaires, la demande est politiquement garantie. Ce mécanisme réduit considérablement le risque commercial. »
Cette reproduction élargie du capital s’enlise de plus en plus, notamment face au déclin des principales puissances impériales. La croissance militarisée cherche à pallier cette stagnation, entre autres mécanismes, par l’intensification du pillage des ressources d’autres pays, la destruction massive des moyens de production et du capital fixé au territoire (infrastructures), ainsi que par l’exacerbation de l’exploitation des populations, l’extorsion d’un tribut économique via la dette dollarisée (payée par l’imposition de mesures de récession et d’austérité dans chaque pays) et le recyclage des dollars provenant du reste du monde grâce aux mécanismes bancaires, financiers et monétaires rendus possibles par le statut de monnaie internationale détenu par le dollar et sa domination sur le système international de compensation des paiements (SWIFT). Autrement dit, cette croissance militarisée vise à assurer la domination des principales puissances capitalistes – et en particulier des États-Unis – afin de continuer à obtenir des « profits extractifs », c’est-à-dire des profits obtenus par l’exploitation des richesses d’autrui, ainsi que des ressources naturelles et énergétiques qui leur permettent d’atténuer le déclin économique.
Mais les dépenses consacrées à l’armement et à la militarisation ne servent pas uniquement une fonction économique ; elles ont aussi un but de contrôle social, par la production de la peur, la création de subjectivités soumises et l’instauration d’une discipline sociale. La guerre, en exaltant la subordination et le commandement, contribue à forger des mentalités conservatrices ; la militarisation favorise les forces réactionnaires au sein de chaque société, encourage un respect aveugle de l’autorité et enseigne et impose un comportement conformiste et soumis, car les opinions dissidentes sont souvent perçues comme antipatriotiques, voire comme traîtresses. Il s’agit de gérer la main-d’œuvre en vue de sa déclassification, de la « nationaliser » (à l’image d’une armée de « citoyens-soldats »), par sa « mobilisation totale » et la subordination conséquente de toute la société à la production de la mort.
Le glissement à l’extrême droite des sociétés est le résultat escompté de cela, du moins comme première étape avant un processus de fascisation sociale nouveau, plus étendu et plus profond (selon l’évolution des corrélations des forces sociales et les vicissitudes de la guerre totale ou de la guerre systémique permanente à long terme déclenchées par ce mode de production).
Rien de ce qui se passe en Europe à cet égard n’est donc « accidentel » ni simplement dû à la popularité soudaine des partis « ultra-extrêmes ». Il s’agit d’un plan systémique d’envergure, bénéficiant de financements massifs et d’une véritable manipulation sociale.
Il en résulte cette liste inquiétante de partis d’extrême droite au gouvernement (en tant que parti principal ou partenaire clé) [2024-2026] :
Italie – Fratelli d’Italia (FdI). Parti dominant du gouvernement de Giorgia Meloni.
Slovaquie – SNS (en coalition avec Smer-SD). Parti nationaliste d’extrême droite membre de la coalition gouvernementale de Robert Fico.
Pays-Bas – PVV (Partij voor de Vrijheid). Force centrale du nouveau gouvernement de coalition, décrit comme le plus à droite de l’histoire des Pays-Bas.
Finlande – Perussuomalaiset (Parti des Finlandais). Partenaire clé de la coalition gouvernementale, classé comme « populiste d’extrême droite ».
Croatie – Domovinski pokret (Mouvement de la Patrie), parti nationaliste d’extrême droite, partenaire du gouvernement.
République tchèque – ODD + partenaires d’extrême droite.
Suède – Sverigedemokraterna (SD). Deuxième force parlementaire en importance ; ne fait pas partie du gouvernement, mais ce dernier dépend d’un accord de soutien et de confiance avec le SD.
De plus, ils sont considérés comme la principale force d’opposition ou la principale force en termes de votes :
France – Rassemblement national (RN). Principal parti d’opposition aux élections européennes de 2024 ; en tête des sondages nationaux.
Allemagne – Alternative für Deutschland (AfD). Deuxième plus grand parti au niveau national, le plus important dans plusieurs Länder de l’Est de l’Allemagne.
Hongrie – Fidesz (de l’ancien Premier ministre Orban) et le Mouvement Notre Patrie, tous deux appartenant au mouvement nationaliste d’extrême droite.
Autriche – Parti libre d’Autriche (FPÖ). Principal parti d’opposition, tant dans les sondages que lors de plusieurs élections récentes.
Pologne – Droit et Justice (PiS). Parti national-conservateur aux tendances d’extrême droite ; il a perdu le pouvoir en 2023 et constitue désormais la principale force d’opposition.
Roumanie – AUR. Parti ultranationaliste en pleine ascension, déjà bien représenté et occupant un rôle central dans l’opposition.
D’autres exemples de partis d’extrême droite bien implantés, sans toutefois constituer la principale force d’opposition formelle, incluent Vox en Espagne, Chega au Portugal et les partis fondamentalistes en Belgique, en Estonie, en Bulgarie, en Lettonie, etc. Ces partis ont obtenu d’excellents résultats aux élections européennes et nationales, mais ne représentent pas la principale force d’opposition dans tous les pays. Globalement, certaines études recensent une cinquantaine de partis d’extrême droite en Europe, présents dans presque tous les pays, à l’exception de l’Irlande et de Malte.
Les sbires du Système sont donc déjà à l’œuvre et commettent tous les ravages sociaux possibles. Dès lors, leur éventuelle évolution vers une nouvelle forme de fascisme dépendra de la rapidité et de la violence avec lesquelles la crise capitaliste se développera, ainsi que de l’issue de leur guerre systémique permanente.
Mais au-delà de cela, une preuve supplémentaire que la militarisation sociale, l’économie de guerre permanente, la financiarisation de la production de la mort et la guerre elle-même découlent de raisons systémiques inhérentes au mode de production capitaliste réside dans l’absence de différence de dépenses militaires entre les groupes de droite, d’extrême droite, sociaux-démocrates et néo-gauche au sein de ce système. Car le capital fait front commun en temps de crise, privilégiant toujours la violence. Plus encore si elle génère des profits immédiats, aussi illusoires soient-ils à moyen terme. Le tableau ci-dessous illustre ce phénomène.
Tableau 1: Dépenses militaires en Europe (milliards de dollars), % du PIB et gouvernement
Données approximatives 2024-2026 (selon le SIPRI, l’OTAN et la Banque mondiale). Dépenses exprimées en milliards de dollars américains. La caractérisation gouvernementale repose sur les sources elles-mêmes.
Les dépenses totales de l’UE consacrées à l’industrie funéraire (selon l’AED/Consilium) s’élevaient à environ 343 milliards d’euros en 2024. En 2025, elles atteignaient environ 418 milliards d’euros, soit une hausse de 62,8 % par rapport à 2020. Alors que ces dépenses représentaient 1,9 % du PIB de l’UE en 2024 (contre 1,6 % en 2023), elles sont passées à 2,2 % du PIB de l’UE en 2025.
Comme on le constate, aucune distinction n’est faite entre la militarisation et l’industrie de la mort parmi les diverses expressions politiques du capital (y compris ses homologues de gauche), qui se regroupent autour des intérêts de la classe capitaliste transnationalisée (et de plus en plus financiarisée). Ainsi, la guerre, la militarisation des sociétés, la destruction des services publics et des infrastructures, ainsi que l’appauvrissement généralisé et la destruction de l’environnement qui les accompagnent, se produisent de manière similaire (avec de légères variations d’intensité et de rapidité) dans toutes les formations socio-étatiques européennes.
Pour la gauche alternative, celles et ceux qui luttent pour dépasser le capitalisme, il est vital de reconnaître que la crise capitaliste est entrée dans sa phase de guerre mondiale, qui implique également la fermeture politique et le démantèlement des acquis historiques de la classe ouvrière. Il est essentiel, insistons-nous, de reconfigurer les tactiques, les voies, les procédures, les stratégies et les formes de lutte afin d’affronter et de vaincre les processus de mort , de (re)fascisme, que le Système déchaîne dans cette phase « finale ».
La société dans son ensemble devra, à son tour, se rendre compte d’une manière ou d’une autre que, dans un capitalisme enlisé et irrémédiablement belliqueux, lutter pour une paix anti-impérialiste revient nécessairement à lutter pour une forme de société supérieure : le socialisme.
À peine plus de quatre mois après leur élection, les élus du Rassemblement national multiplient les attaques à la culture, aux associations et aux plus démunis, tout en cultivant leur idéologie traditionaliste et xénophobe. Premier bilan.
Les anciens ont donné l’exemple en réduisant les subventions aux associations pour libérer du budget aux polices municipales, en s’attaquant à la culture et à tout ce qui touche de près ou de loin aux réfugiés, en sapant les services publics… Une méthode que la dizaine de maires du Rassemblement national (RN) en poste avant les dernières municipales ont éprouvée.
Ces jours-ci, l’affiche des « Médiévales de Moissac » s’étale partout : Jeanne d’Arc, fleur de lys au vent, chevaliers en combat sous un ciel de feu (voir image ci-dessous).
Pour la mairie RN de Moissac, le Moyen-âge se résume à une suite de guerres et de conflits — une vision qui, hasard des temps, peut illustrer le combat politique du bloc des droites UDR-RN-Reconquête.
Les historiens le savent : « l’histoire n’est jamais un décor innocent, c’est un champ de bataille » (Nicolas Offenstadt, historien médiéviste contemporain).
Depuis le 19e siècle, les réactionnaires puisent dans le Moyen-âge un idéal : une société figée, hiérarchisée, où chacun aurait eu sa place assignée — une vision fausse, qui oublie la réalité historique faite de jacqueries, de communes libres, de métissages culturels.
Béziers en est un exemple particulièrement frappant. Les spectacles « son et lumière » de la municipalité Ménard, inspirés du Puy du Fou, ne sont pas du folklore populaire neutre.
Que Moissac s’engage aujourd’hui dans cette voie n’est pas un hasard. En effet, derrière les armures à fleur de lys se cache la vision du monde portée par l’extrême-droite :
l’ordre social doit être immuable et « naturel » (contre le «wokisme», contre les progrès sociétaux, contre la modernité politique…)
la hiérarchie sociale remplace la liberté et la démocratie
le Moyen-âge et l’Ancien régime l’emportent sur la République — cette construction politique patiemment édifiée par les révolutionnaires de 1789 et leurs successeurs, et que le RN rêve aujourd’hui d’abolir.
Pourtant, il existe une autre lecture, bien plus fidèle aux travaux des historiens et à l’histoire qui est enseignée aujourd’hui — c’est notamment celle de Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris (1831), merveilleux roman qui donne à voir un Moyen-âge vivant, foisonnant, bigarré, où la vie triomphe des carcans.
Le Moyen-âge mérite mieux que d’être réduit à une caricature ultra-réactionnaire.
Les progressistes et les humanistes portent, eux, une histoire populaire, complexe et vraie — celle des enseignants, des chercheurs, des véritables fêtes populaires et des amoureux de l’histoire.
Depuis 2008, Moissac Au Cœur s’est imposé dans le paysage politique local!
Sa définition actuelle n’a plus lieu d’être et en devenant Démocrite « de la vie de la cité à l’actualité internationale », ce site va essayer de répondre aux besoins de débats, de compréhension et d’appréciations de l’actualité tant locale que nationale et au delà.
Chercher et croiser des informations, alimenter les internautes en contenus, le site continuera son rôle de mise à disposition d’une réflexion qui échappe aux médias dominants.
Peut-être que dans un avenir proche, il évoluera vers une communication plus moderne. Pour autant, prendre le temps de lire, s’est déjà comprendre le monde sans les artifices de l’immédiateté si prisés sur les réseaux sociaux de nos jours!
Enfin, le changement de nom de domaine est en cours, ainsi que les différentes extensions nécessaires.
Entre 2005 et 2025, le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisé dans un établissement scolaire a quadruplé : il est passé de 100 000 en 2006 à plus de 400 000 en 2022. La loi de 2005 stipule que « tout enfant ou adolescent en situation de handicap doit être inscrit dans l’école ou l’établissement le plus proche de son domicile, lequel constitue son établissement de référence » avec un dispositif d’accompagnement si nécessaire, pour lui permettre de suivre sa scolarité dans les meilleures conditions. Les AESH sont devenus le deuxième métier de l’Éducation nationale, avec 78 816 agents (en équivalents temps plein) en 2023, en hausse de 90 % depuis 2013. Les défis et difficultés comme les souffrances restent nombreuses dans l’école. Un état des lieux.
Comment le gouvernement bafoue les principes républicains et propulse le RN en s’attaquant au droit du sol
Tandis que François Bayrou souhaite engager un débat public sur ce qu’est « être français », son ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, en a donné une vision basée sur la religion et la couleur de peau. Une rupture profonde avec les principes républicains.
Le pire est sans doute que cela ne choque plus. Qu’un ministre classe des êtres humains en fonction de leur apparence ou de leur culte ne suscite en 2025 aucun appel massif à la démission, à peine une indignation. C’est pourtant bien ce qu’a développé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, jeudi sur LCI, pour justifier sa volonté de restreindre le droit du sol sur tout le territoire français : « Là (à Mayotte –NDLR), vous avez un exemple, sur un petit territoire, d’une société totalement déséquilibrée par les flux migratoires. Or, ce sont des musulmans, ils sont noirs… Voilà. C’est simplement qu’aucune société, quelle que soit la culture, ne peut supporter une proportion où il y a, comme disait le premier ministre, une submersion. » Continuer la lecture de « Même le régime de Vichy n’a pas osé le discuter »
Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme, nous dit Jean paul Legrand. Il y a dans cette terrible période des gens entre qui s’est construit une confiance (c’est comme les allumettes ça ne sert qu’une fois) parce qu’ils sont simplement prêts à agir au-delà de leur nombril, de leurs médiocres intérêts. Ils tiennent bon au-delà de toute raison et là où ils sont font ce qu’ils peuvent. Ils sont isolés encore mais partout en France présents, ce sont les communistes. Merci Jean Paul, merci à tous ceux qui tiennent bon et refusent l’autodestruction. Comparez ce discours avec celui de ceux qui vous vantent l’oportunité boursière de la mise à sac de l’industrie française, de quel côté ave-vous envie de vous battre ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ?
Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme.
En gros je résume : c’est la catastrophe imminente sans moyens de la conjurer, faut sauver les meubles face à l’inondation et les monter à l’étage supérieur au lieu de se disputer… Et pourquoi me reviennent ces insultes adressées au jeunes militants de l’UEC dans les facs, tous ceux qui aujourd’hui se sont ruées dans les allées des courtisans de tous les pouvoirs nous accusaient de ne plus être des révolutionnaires. Nous chantions « des gommes, des crayons nous sommes infatigables! » Nous défendions l’accès à l’université, au savoir des couches populaires… Pourquoi ai-je toujours en tant qu’intellectuelle individualiste, inapte à toute pratique collective, confiance en ce mode d’ancrage du PCF, à cette forme de désintéressement et à ce véritable respect de chacun ? Effectivement il y a les « mots simples » et les « doutes sérieux », la bienveillance et le choix de la vie, de soulager la peine… Maintenant cela ne saurait suffire, il faut se donner les moyens d’acquérir des « certitudes » pas contre la finance, le capitalisme, là il y a foule, de Hollande à Mélenchon, non la certitude c’est de se battre pour le socialisme à la française dans un bouleversement géopolitique comme il n’y en a pas eu depuis un siècle. Au fait le secrétaire du PCF serait-il devenu marxisto-lacanien dont l’inconscient fonctionne comme un langage de witz en witz? En passant par l’armée rouge libérant Auschwitz ?. (note de Danielle Bleitrach )
Avec des mots simples et des doutes sérieux, nos concitoyens s’inquiètent d’une énième séquence de 49.3 et de motions de censure.