Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires

Gérard Le Puill

Le président Macron et son gouvernement donnent actuellement la priorité aux dépenses militaires au détriment du pouvoir d’achat des ménages. Du coup, les distributeurs font croître les importations de produits alimentaires afin de faire baisser les prix agricoles et comprimer les marges d’un nombre croissant d’entreprises agroalimentaires, ce qui fait reculer notre souveraineté alimentaire. Continuer la lecture de Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires

On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Fabien Roussel : guerre, énergie, salaires… ses solutions face à la crise | franceinfo

Guerre au Proche-Orient, tensions internationales autour du détroit d’Ormuz, rôle de la France et de l’ONU : il alerte sur les risques d’escalade et appelle à une réaction forte de la communauté internationale pour imposer la paix.

Face à la flambée des prix de l’énergie, il propose des mesures d’urgence pour protéger les Français : plafonnement des prix du carburant, blocage des marges, baisse du prix de l’électricité avec EDF, utilisation des réserves stratégiques et remise en cause des profits des grands groupes comme Total.

Il revient également sur la victoire obtenue sur le 1er mai grâce à l’unité des syndicats, défend le droit du travail et appelle à une hausse des salaires, avec leur indexation sur l’inflation.

Enfin, il évoque les perspectives pour la gauche et le Parti communiste français : dépasser le plafond actuel, construire un projet de rupture et porter une ambition forte pour la France.

➡️ Retrouvez son passage complet dans la matinale de franceinfo.

00:00 International

 03:30 Énergie & pouvoir d’achat

16:16 Travail & 1er mai

22:45 Gauche & projet 🇫🇷

Pétrole : «un coup de génie de Total», Michel-Edouard Leclerc salue la décision stratégique de Patrick Pouyanné

NDLR de Démocrite: Une analyse pertinente en temps réel d’une crise du capitalisme à son seul profit… Avec des conséquences à venir catastrophiques!

 

Il faut être logique: vous ne voulez pas remettre en cause le capitalisme alors acceptez en la logique . Dans la logique inaugurée dans les années 70 mais qui a pris toute son ampleur dans les années 80(le tournant de la rigueur en France et la manière de céder aux marchés) et 1990 (la contrevolution en URSS) , Michel Edouard leclerc a raison le PDG de total a eu un « coup de génie » dont peuvent le féliciter ses actionnaires… Faut-il expliquer que Total n’est plus une société française mais un groupe détenu en partie par des investisseurs internationaux. Poursuivre dans cette voie est la seule proposition des capitalistes mais qui défend réellement le socialisme, s’interroge sur le contexte international qui cherche à échapper à cette logique? Le débat doit porter sur autre chose et faire monter la haine entre gens qui n’ont rien à proposer qui soit concret et à mettre en oeuvre, nous sommes dans l’incantatoire!

Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a loué la stratégie de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient, évoquant un «coup de génie» de Patrick Pouyanné, reposant sur des achats de pétrole réalisés en amont de la crise.

Michel-Edouard Leclerc a commenté la stratégie pétrolière de TotalEnergies et salué les choix de son PDG Patrick Pouyanné.

Michel-Edouard Leclerc a commenté la stratégie pétrolière de TotalEnergies et salué les choix de son PDG Patrick Pouyanné. © Capture d’écran Face-à-Face/BFMTV

Par Solina Prak, Journaliste

Invité ce vendredi 10 avril sur BFMTV et RMCMichel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a livré une analyse sans détour de la stratégie pétrolière de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. Interrogé sur les accusations de «profiteurs de guerre», le patron de la grande distribution estime que le débat dépasse les frontières nationales. «Il y a plein de profiteurs de guerre, mais ils ne sont pas sous nos juridictions», a-t-il déclaré. Continuer la lecture de Pétrole : «un coup de génie de Total», Michel-Edouard Leclerc salue la décision stratégique de Patrick Pouyanné

Les feux de la guerre jusque dans les assiettes par Patrick Le Hyaric

Invasion terrestre, blocus, passage en force du détroit d’Ormuz… Donald Trump veut mettre un terme à la guerre en Iran selon ses conditions

Le président des États-Unis est prêt à l’escalade militaire avec l’Iran malgré les risques sécuritaires et économiques mondiaux. Le site Axios indique le milliardaire pourrait envisager une opération contre l’île stratégique de Kharg. Une fuite en avant inquiétante.

Quatre sources proches du dossier expliquent que Donald Trump « ne peut pas mettre fin à la guerre, du moins selon ses propres conditions, tant qu’il n’aura pas brisé l’emprise de l’Iran sur le trafic maritime dans le détroit » alors les prix mondiaux de l’énergie ne cessent d’augmenter. © Aaron Schwartz – Pool via CNP/ZUMA-REA

Donald Trump s’entête dans sa guerre au Moyen-Orient. Lancé dans un engrenage avec le bombardement mercredi 18 mars, du gisement gazier offshore de South Pars, partagé entre Téhéran et le Qatar, le président des États-Unis et le premier ministre israélien laissent planer le doute sur une possible invasion terrestre. Le milliardaire républicain et son administration envisageraient d’occuper ou de bloquer l’île de Kharg, en Iran, afin de faire pression sur ce pays pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. Continuer la lecture de Invasion terrestre, blocus, passage en force du détroit d’Ormuz… Donald Trump veut mettre un terme à la guerre en Iran selon ses conditions

Guerre en Iran : la flambée des engrais bloqués dans le détroit d’Ormuz menace l’agriculture française

Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné une forte hausse du prix des fertilisants azotés, utilisés pour les cultures de céréales. L’inflation et le risque de pénurie mettent en lumière la forte dépendance des paysans français à ces intrants chimiques importés et hautement polluants, et interrogent sur la nécessité d’un système agricole plus résilient.

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles.
© REMY GABALDA / AFP

Les agriculteurs payent décidément cher le prix de la guerre au Moyen-Orient. Déjà acculée par la hausse du prix du gazole non routier (GNR), dont le litre s’achetait le 19 mars 1,728 euro contre 1,202 euro à la veille de l’éclatement du conflit en février, une partie des paysans doit désormais faire face aux difficultés d’approvisionnement en engrais minéraux.

En effet, la déstabilisation du détroit d’Ormuz n’a pas eu qu’un impact sur le gaz et le carburant, elle perturbe également le commerce de matières premières entrant dans la composition de fertilisants utilisés dans les grandes cultures conventionnelles, comme l’urée. Environ un tiers de ce composé chimique transite en effet par le golfe Persique.

Conséquence directe de ce blocage, les prix des engrais azotés, largement utilisés dans les champs européens et français, flambent. La tonne de solution azotée s’échangeait ainsi, le 19 mars, plus de 419 euros, soit 43 euros de plus qu’avant le conflit, une hausse de plus de 11 % en quelques semaines à peine.

Éleveurs et céréaliers sur la sellette

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles. « Certains ont pu faire des stocks d’engrais azotés, mais tous n’ont pas été capables, financièrement, de s’approvisionner. On ne sait pas encore ce qu’il se passera pour ceux-là », redoute Pierre Thomas, responsable de la commission grande culture du Modef. Privés d’engrais azotés, certains producteurs de céréales non bio pourraient accuser une baisse de rendement – et potentiellement de revenus – de 50 % à moyen terme, estime-t-il.

« La quantité de biomasse qu’on produit est déterminée par trois paramètres, le rayonnement solaire, la disponibilité en eau et la disponibilité en azote », confirme en effet Pierre-Marie Aubert, directeur du programme agriculture et alimentation à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Selon le chercheur, une réduction de l’azote disponible entraînerait également un « problème de gouvernance ». « La question qui va se poser est celle de comment allouer cette biomasse, qui est en large majorité aujourd’hui destinée à l’alimentation animale. Les éleveurs pourraient ainsi être les plus durement touchés par la situation. »

Ce blocage à Ormuz de l’urée met en tout cas en lumière la lourde dépendance de la France en ce qui concerne l’importation d’intrants chimiques destinés à l’agriculture. Malgré la volonté affichée du gouvernement d’ériger la souveraineté alimentaire en priorité, le pays est très peu résilient face aux chocs géopolitiques. Selon un rapport gouvernemental publié en mars 2024, « en 2022, la France importait plus de 80 % de ses engrais, dont une large part provient de pays en dehors de l’Union européenne, créant une double dépendance : aux pays tiers et aux énergies fossiles (qui servent à fabriquer les engrais minéraux) ».

Les légumineuses, pourvoyeuses d’azote gratuit

Plusieurs solutions existent pourtant pour, une fois cette crise passée, éviter que d’autres se succèdent. La première pourrait être de relocaliser en Europe les capacités de production d’intrants chimiques. L’Europe planche d’ailleurs sur ce sujet avec un projet de production d’engrais à base d’hydrogène et une taxe carbone (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) appliquée aux engrais importés. Cette dernière a toutefois été suspendue au début de l’année 2026.

Une autre possibilité pourrait tout bonnement être de se passer d’engrais azotés chimiques pour les productions et d’engager la transition du modèle agricole français vers l’agroécologie. En plus d’affecter la souveraineté européenne, ces intrants sont effet extrêmement délétères pour l’environnement. Selon un rapport des Amis de la Terre, « en France, les engrais azotés, y compris leur production et leur transport, représentent près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ».

Il existe pourtant des manières de réintroduire de l’azote naturellement dans les sols, sans en appeler à l’industrie pétrochimique, rappelle l’agronome Pierre-Marie Aubert. « Les légumineuses sont capables d’utiliser l’azote atmosphérique pour enrichir les sols. Il serait utile de relocaliser l’alimentation animale, aujourd’hui surtout importée des Amériques, en plantant dans nos champs des pois, féveroles, ou de la luzerne. » Encore faut-il toutefois, pour que cette situation fonctionne, que ces nouvelles cultures à destination de l’élevage soient plus compétitives que le soja brésilien ; ce que la multiplication d’accords de libre-échange ne permet pas aujourd’hui.

Afrique Menaces sur les importations d’engrais

Comme pour les produits agricoles, notamment au début de la guerre en Ukraine, les pays africains sont les plus vulnérables aux perturbations du commerce mondial en matière d’engrais. Même si tous ne sont pas logés à la même enseigne pour la dépendance aux importations issues des pays du Golfe, cette proportion monte entre 30 % et 50 % en moyenne, mais des pays comme le Malawi ou le Burundi importent leurs engrais depuis le Golfe à hauteur respective de 62 % et 75 %. A contrario, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie ou le Maroc (grâce aux phosphates du territoire occupé du Sahara occidental) sont des gros exportateurs, y compris en Europe. Mais toute l’Afrique est concernée, puisque la production de fertilisants nécessite l’importation d’autres produits, comme le soufre et l’ammoniac.

 

Castelsarrasin. « Beaucoup souhaitent voir la ville repartir de l’avant »

  • "Nous avons construit une liste d’union de la gauche mais aussi une liste citoyenne qui reflète bien la diversité de Castelsarrasin.Photo fournie par le candidat
    « Nous avons construit une liste d’union de la gauche mais aussi une liste citoyenne qui reflète bien la diversité de Castelsarrasin.Photo fournie par le candidat

Article rédigé par Pierre-Jean Pyrda in DDM

Julien Sueres, tête de liste de « Castelsarrasin en commun », clôt sa campagne de 1er tour avec une réunion publique ce vendredi à 19 heures, salle Descazeaux. 

La campagne du 1er tour se termine ce vendredi soir. Comment avez-vous vécu personnellement cette campagne, très longue pour vous puisque vous avez été le premier à vous déclarer ?

J’ai vécu cette campagne avec beaucoup d’intensité mais surtout beaucoup d’enthousiasme. Nous avons été les premiers à nous déclarer, et cela nous a permis de mener une vraie campagne de terrain.

Depuis l’été, nous avons frappé à des centaines de portes, échangé sur les marchés, tenu un local de campagne ouvert pendant plusieurs mois et distribué plus de 6 000 questionnaires citoyens. Cette campagne a été avant tout une campagne d’écoute. Continuer la lecture de Castelsarrasin. « Beaucoup souhaitent voir la ville repartir de l’avant »

Julien Sueres : « Nous voulons rallumer les étoiles à Castelsarrasin »

À l’approche de la dernière semaine de campagne pour les élections municipales, Julien Sueres et l’équipe Castelsarrasin en commun poursuivent une campagne largement tournée vers le terrain et les habitants. Depuis plusieurs semaines, les membres de la liste vont à la rencontre des Castelsarrasinoises et des Castelsarrasinois dans tous les quartiers de la ville : porte-à-porte, échanges avec les commerçants, discussions avec les associations, présence sur les marchés et dans les lieux de vie.

« Nous avons voulu mener une campagne simple, sincère et respectueuse. Une campagne d’écoute avant tout. Partout où nous allons, les habitants nous parlent de leur quotidien : le pouvoir d’achat, la tranquillité publique, l’accès aux soins, les mobilités, l’avenir du centre-ville ou encore les services publics. Ces préoccupations sont légitimes et elles doivent être entendues », explique Julien Sueres.

Autour du candidat, l’équipe Castelsarrasin en commun rassemble des femmes et des hommes d’âges, de quartiers et de parcours différents : salariés, commerçants, retraités, parents d’élèves, acteurs associatifs. Une équipe diverse, unie par un même attachement à leur ville et par la volonté d’agir concrètement pour améliorer le quotidien des habitants.

« Castelsarrasin est une ville populaire, solidaire et industrielle, avec une histoire forte et des quartiers vivants qui font sa richesse. Mais c’est aussi une ville où beaucoup d’habitants expriment aujourd’hui des inquiétudes. Les nier serait une erreur. Les exagérer serait tout aussi irresponsable. Avec notre équipe, nous faisons le choix d’une gauche du réel : une gauche qui écoute, qui regarde la réalité en face et qui agit », poursuit le candidat.

L’équipe Castelsarrasin en commun défend également une méthode : remettre les habitants au cœur de la décision publique en développant le dialogue, la concertation et la participation citoyenne sur les grands projets qui engagent l’avenir de la commune. Dans les derniers jours de campagne, la liste continuera de sillonner les quartiers afin de rencontrer le plus grand nombre d’habitants possible.

« Castelsarrasin nous a donné à beaucoup d’entre nous des souvenirs d’enfance, des amitiés et un attachement profond. Aujourd’hui, nous voulons lui rendre ce qu’elle nous a donné. Nous voulons redonner confiance et ambition à notre ville. Nous voulons, tout simplement, rallumer les étoiles de Castelsarrasin.»

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Philippe Rio : « Les communistes savent porter l’alternative au capitalisme à l’échelle locale »

Le maire PCF de Grigny (Essonne), président de la coopérative des élus communistes et lauréat du prix de meilleur maire du monde en 2021, a reçu « l’Humanité » en pleine bataille des municipales.

« Je suis arrivé à Grigny quand j’avais six mois. Je viens d’un milieu social proche de celui du quart-monde. Mes parents connaissaient une situation très précaire. Je ne peux pas dire qu’ils étaient de la classe ouvrière. Enfin, ils l’étaient, mais de temps en temps, quand ils avaient un boulot. C’est dans ce contexte très difficile que j’ai découvert les militants de quartier et le communisme municipal. »

Grigny est la commune la plus pauvre de France. Son premier magistrat, Philippe Rio, a pourtant été élu meilleur maire du monde en 2021. Pourquoi ? Parce qu’il se bagarre chaque jour pour faire reculer la misère, développe des politiques sociales qui changent la vie et fait de la commune un échelon de résistance au libéralisme, à l’image de ce que font les élus PCF à travers le pays. Continuer la lecture de Philippe Rio : « Les communistes savent porter l’alternative au capitalisme à l’échelle locale »