Les communistes et leurs amis de la Section Castelsarrasin, Valence et Lomagne se réuniront le vendredi 10 avril à l’Espace Métais à 18h30 pour lancer le débat du 40ème congrès.
» Un communisme de conquêtes » – Préambule de la base commune

Pour information, le Préambule de la Base commune sur les objectifs du 40e Congrès | Retrouvez le projet de base commune en intégralité sur le site du Congrès.
Avec « Un communisme de conquêtes », il s’agit aujourd’hui de franchir une étape decisive : doter le PCF d’une démarche dans la durée, affirmer le rôle central du PCF dans la conquête des pouvoirs par le monde du travail. Volontairement, ce texte d’orientation ne reprend donc pas l’ensemble des travaux du précédent congrès. Le 40e Congrès du Parti communiste français s’inscrit dans la continuité des orientations définies lors des précédents congrès. Le texte du 38ᵉ Congrès, « Manifeste du Parti communiste », portait l’ambition d’arrêter l’effacement du PCF et de le rendre à nouveau visible dans le débat public. Celui du 39ᵉ Congrès, « L’ambition pour de nouveaux jours heureux », a permis de renouveler le projet communiste et de préciser ses propositions. Ce projet de base commune n’est pas un programme électoral mais se veut être un texte de visée communiste, fixant des priorités politiques et stratégiques, et donnant mandat à la future direction nationale pour mettre en œuvre ces orientations d’ici le prochain congrès.
Ce texte a vocation à s’appuyer sur les acquis existants et à être complété par les productions les plus récentes du Parti qui constituent des contributions essentielles à l’élaboration et à la mise en œuvre de son projet.
La crise systémique du capitalisme suscite de profonds bouleversements : guerres, menaces nucléaires, effondrement des principaux indicateurs écologiques, crise sociale, crise démocratique. L’ordre international est traversé par des recompositions majeures, marquées à la fois par la volonté du capital étatsunien d’asseoir sa domination internationale sur un nouveau mode d’accumulation, mais aussi par la contestation de l’hégémonie du dollar et la montée de nouvelles puissances. Les tensions s’exacerbent à mesure que l’administration Trump entend conserver sa suprématie dans un ordre mondial devenu multipolaire, et qu’elle s’affranchit à cette fin du droit international pour affirmer sa volonté impérialiste et guerrière.
Dans ce contexte, la France s’enfonce dans une crise majeure. Elle apparaît affaiblie. Du fait de l’alignement de tous ses gouvernements sur l’impérialisme étatsunien et de leur acceptation des orientations mises en œuvre au sein de l’Union européenne, sa voix s’est progressivement marginalisée sur la scène internationale.
Ce déclassement est indissociable des choix économiques et sociaux opérés depuis plusieurs décennies. Les politiques néolibérales ont profondément fragilisé l’appareil productif, accéléré la désindustrialisation, affaibli le modèle agricole français et contribué au recul des infrastructures publiques. En privilégiant la financiarisation au détriment du travail et de la production, elles ont aggravé les inégalités et réduit ses capacités de répondre aux défis du siècle, en particulier le dérèglement climatique.
Cette situation alimente une crise sociale catastrophique, tandis que l’échec du macronisme a plongé le pays dans une crise de régime inédite depuis les origines de la Ve République. Le recul de la conscience de classe et l’atomisation du salariat, la peur de l’avenir qui s’empare des catégories populaires nourrissent les replies identitaires. Elles favorisent la progression de plus en plus dangereuse de l’extrême droite. Aucune des réponses politiques existantes n’est aujourd’hui à la hauteur pour combattre ce phénomène et le faire refluer durablement.
Face à ces défis, « Un communisme de conquêtes » propose une orientation ambitieuse autour d’un projet de dépassement du capitalisme et d’unir le peuple de France. Pour cela, il importe de bâtir une force politique solidement ancrée dans le monde du travail et de la création, capable de rassembler largement les travailleuses et les travailleurs, de faire progresser la conscience de classe et de donner à la gauche une base sociale forte.
C’est par la mobilisation du monde du travail que pourra être inversé le rapport de force. Cette dynamique est indispensable pour faire reculer l’extrême droite et ouvrir une perspective politique capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Elle constitue la condition pour la conquête des pouvoirs et la construction d’une société d’émancipation.
Comme ils l’ont fait à l’occasion de leurs derniers congrès, c’est aux communistes qu’il appartient de s’emparer à présent de cette proposition de base commune, de l’enrichir de leurs expériences et de leurs réflexions, d’en faire le levier collectif du déploiement de leur parti afin de lui permettre de se hisser au niveau de secousses historiques.
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