Soyons sérieux et évitons les polémiques stériles …

NDLR de DEMOCRITE…: D’aucun pourrait nous accuser de ne reprendre qu’une seule source de réflexion, à savoir les écrits « d’Histoire et Société ». C’est vrai! Mais devant l’appauvrissement de la réflexion collective à Gauche et devant l’absence d’une réflexion salutaire de la situation politique du moment qui pourrait être menée par l’Humanité et d’autres journaux de « gauche », nous nous appuyons sur des forces vives car il est vital pour les forces de progrès et plus singulièrement pour les militants du PCF de sortir des injures, anathèmes et autres petitesses qui animent les débats et enfin donner du sens à la construction d’un pacte d’avenir pour notre pays! Avec les écrits présentés sur ce site, nous apportons notre pierre à l’édifice car il nous faut renverser le cours de l’histoire, combattre le capitalisme, retrouver les vertus de la lutte des classes et bâtir l’espoir!

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Histoire et société

Nous sommes dans une période historique où il faut avoir une vision de l’avenir, celle du bien public et osons le mot de la patrie. C’est nécessaire pour relever la politique de son incapacité actuelle à distinguer le bien du mal quand l’intérêt personnel obscurcit les frontières entre ces deux notions, en particulier pour ce qui est du à la protection réelle aux plus faibles. Ce qui nous renvoie à ce thème de la « sécurité » si galvaudé comme la plupart des enjeux politiciens, il doit être repensé au-delà des idéologies, par rapport aux défis et tâches concrètes qui sont devant nous. La sécurité englobe des niveaux si différents de l’action politique , cela va de la paix et de la guerre au panier de la ménagère, en passant par de vastes questions de civilisation comme l’IA, les migrants, ou le socialisme, les libertés collectives. La politique doit les unifier en donnant au citoyen, aux différents collectifs et en premier lieu à la classe ouvrière, aux travailleurs utiles à la nation, la possibilité de définir ce qui est bien et ce qui est mal, sur tous ces enjeux, pas les tirades moralisatrices, non ce qui a des effets réels bon ou mauvais. C’est un débat de fond, dans l’action , l’expérimentation, qui se pense dans l’immédiat des luttes mais sur des décennies. Il y a doit y avoir de la gravité dans la manière dont nous assumons aujourd’hui nos engagements. l’empoignade autour de la « gauche » de son leadership ne fait que poursuivre la déconsidération de cette référence historique à la gauche, qui devient le contraire de ce qu’il faut pour faire face aux périls et qui jette le peuple français vers ceux qui sont ses pires ennemis. Face à ce paradoxe, il faut au contraire que chacun dise comment il voit la situation, ce que je fais ici.

Publié par Danielle Bleitrach

On perle de la gauche mais celle-ci a perdu, c’est peu de le dire, son aura,

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas de polémiques stériles à gauche et j’ai dit à ce titre mon appui à la proposition de Fabien Roussel qui va dans ce sens. Bien que je ne sois pas aussi convaincue que lui de la pertinence de la division gauche droite actuellement. Sur ce point, je n’ai rien de définitif, je veux bien reconnaitre que le socialisme à la française, sur lequel nous nous entendons, doit savoir reconnaitre ce qui a toujours relevé de deux idées fortes de la vie politique nationale: la lutte des classes en France, sa capacité à s’élargir aux masses, au « peuple » qui est une catégorie dont les contours sont mouvant mais toujours en référence avec la nation et sa souveraineté, ce qui est tout aussi essentiel pour rassembler le « peuple ». Donc avant d’enterrer les catégories de droite et gauche il faut mesurer les possibles.

Nous nous entendons donc je pense avec le PCF et Fabien Roussel, sur le fait qu’il est indispensable de construire un nouveau rapport de forces parce que celui qui existe en France est marqué par l’hégémonie de l’extrême droite et de le droite, par le conservatisme avant coureur des intérêts financiers.

N’est-ce pas parce que la gauche s’est elle-même identifiée à ces intérêts financiers, faisant la différence seulement sur les moeurs, le conservatisme devenant alors synonyme de sécurité? Jamais la gauche n’a été aussi faible, si coupée du monde du travail et des couches populaires. Le peuple avec la classe ouvrière affaiblie a déserté la gauche pour donner à la sécurité et au patriotisme un aspect chauvin qui est celui qui sert la classe dominante, l’impérialisme. C’est une situation très dangereuse et que l’on retrouve sous des modalités diverses dans toute l’Europe, dans tout l’occident, une classe dominante divisée elle-même, qui n’a plus de perspective autre que la destruction, la guerre, la misère survit grâce à des divisions d’un peuple atomisé, souvent à partir de ce qu’est devenue sa « démocratie ».

Le critère essentiel de ce en quoi on peut se fier est à mes yeux celui de la capacité à unifier ce qui doit l’être pour construire des alternatives concrètes dépassant des antagonismes secondaires. Ces oppositions qui font partie de la diversité mais sur lesquelles on organise la division des exploités en forme de clientélismes.

C’est pour cela que je dis fraternellement à tous ceux qui s’obstinent avec la foi du charbonnier à donner à Mélenchon et au « vote utile » en sa faveur l’espoir d’une dynamique de gauche qu’ils raisonnement mal. Et encore plus mal quand ils accusent les candidats de la gauche d’être à l’origine de la situation. Ce sont les sondages qui disent les tendances et aussi malheureusement les contacts que nous avons tous.

Non seulement les chiffres sont têtus face à ce que représente la gauche mais ils s’aggravent dans le cas de Mélenchon, qui une fois de plus a fait la preuve qu’il était un très mauvais tacticien dans cette ultime campagne, comme il n’a cessé de l’être par courte vue dans le sillage du mitterrandisme qui a inauguré cette partition tactique du peuple, de la classe ouvrière, cette caution donnée au patronat autant qu’aux USA. Cela passe par un « radicalisme » qui fait table rase pour rester seul sur un champ de ruines et de là faire accepter au peuple français ce qui a du être imposé au Chili, en Argentine et partout sous la torture comme les privatisations. En entraînant les « intellectuels » dans cette impasse au chant de « vive la crise, la trahison des élites sur le mode Tapie, la déconsidération des avant-garde sur le plan politique comme sur le plan culturel par démagogie ? . Oui et non, il mène son électoralisme sur cette lancée en continuant à réduire ke PCF tout en prétendant s’inscrire un temps a contrario de cette dérive… Il prétend unir le mitterrandisme, la volonté de réduire le PCF avec ce ,qu’a pu représenter le chavisme et dont on peut reconnaitre les mérites et les limites aujourd’hui face aux mues de l’impérialisme,

La France insoumise dans l’état de désaveu dans lequel était tombé la gauche et l’affaiblissement du PCF, sa vassalisation à la social démocratie et de ce fait à l’atlantisme, est apparu comme un ovni dans le monde politique français: un « mouvement », pas de congrès, pas d’élection des responsables, ni du candidat, pas de débats internes, pas de tendances, pas de cotisations, une direction auto proclamée, et le retour à la vénération de la parole d’un homme, UN trotskiste qui réalisait son être « stalinien » en se prenant pour Chavez.

Mais il est évident que ce qui faisait son charme au fur et à mesure que montent les périls est particulièrement soumis aux caprices et aux irrationnels d’un tel système qui s’acharne d’une manière sectaire sur tout ce qui contredit le leader et prend pour argent comptant les rumeurs avec une absence totale de connaissance historique qui est transformée pour illustrer la pensée du gourou.

Il a pêché par incapacité à sentir à l’inverse de Roussel ce qu’est la France, son peuple… Y compris quand il prétend comprendre ceux issus de l’immigration et quand il ose la vilenie de faire de Roussel un raciste, il y a des limites à ne pas franchir et elles disent le terrain fallacieux sur lequel on prétend défendre le peuple. Il ne mesure pas la réalité là non plus. Mais le fond est qu’il en est à prévoir sa tactique en imaginant comme il le dit un électorat versatile qui change d’opinion tous les 6 mois et à qui on peut imposer des tactiques contradictoires autour de sa seule personne. Je crois que c’est aussi parce qu’il n’a pas mesuré la situation réelle d’un nombre grandissant de gens qui n’en peuvent plus et qui détestent les jeux politiciens, qui ont la colère. Il reste trop influencé par des couches moyennes, et par une vision géopolitique ancienne. Il n’a pas pris la mesure de la nouvelle figure y compris multipolaire. Il n’est pas le seul mais il veut imposer alors qu’il faut beaucoup travailler ensemble. Rien n’est perdu mais l’autocritique est nécessaire pour reconstruire.

Faute de cette autocritique, et de la persévérance, il est le plus mauvais candidat pour la « gauche » telle qu’elle est et elle est dans un état catastrophique, coupée de la base populaire, du monde du travail, boboisée à l’extrême. Et il porte une lourde responsabilité dans la division de la gauche, j’en veux pour exemple ses deux dernières tactiques totalement absurdes: la première c’est la manière dont il a envoyé ses troupes à l’assaut des mairies de gauche et communistes non seulement cela n’a pas donné grand chose mais cela a fracturé durablement l’électorat et les militants des partis. Non content d’un tel exploit il a remis ça en s’autoproclamant le candidat de la gauche sans la moindre concertation.

J’imagine mal un tel « tacticien », alors qu’il ne représente même pas la totalité des 25% de l’électorat du pays, qui par miracle serait parvenu à la présidence, capable alors de faire le poids s’il est confronté à la violence des marchés financiers à la Tsipras, Sa capacité à mobiliser une résistance populaire dans un tel rapport des forces. Et son entourage brouillon parfois irresponsable n’est pas plus engageant. Continuer à insulter les militants et les dirigeants de gauche est de la folie… Est-ce que vous mesurez la nature de ce qu’est l’adversaire, demandez aux Cubains, aux Palestiniens, aux Iraniens, à toute l’Amérique latine, à la planète, à tous ceux qui choisissent de résister la nature du séisme qui s’abat sur eux ?

Déjà il conduit donc à l’échec et à la plus grande faiblesse devant Marine le Pen au second tour parce qu’il a réussi à être celui dont le plus grand nombre ne veulent pas.

Si cet argument du vote utile dans cette situation avait la moindre pertinence face à l’extrême droite il ne faudrait surtout pas voter pour lui mais pour Hollande ou la droite et on sait où ça mène à l’état de la gauche telle qu’elle est. Cet argument est complètement erroné et chacun mesure bien que si la gauche est dans cet état c’est parce qu’en relation avec les pièges institutionnels il a détruit systématiquement les forces de résistance à l’exploitation accrue et désormais au fascisme, à la guerre.

Fabien Roussel a raison, il faut arrêter ce petit jeu contre les candidats de gauche et chercher les bases d’une reconquête et d’une unité y compris si l’on veut sauver les meubles aux législatives.

En ce qui me concerne je ne sais même pas ce que représente un député de gauche ou même communiste, et je ne suis pas la seule, il faut là aussi avoir le courage d’un bilan et repartir sur d’autres propositions. Cette vaine polémique autour de Melenchon sauveur suprême d’une hypothétique dynamique nous masque un véritable travail. J’ai le sentiment que Fabien Roussel est suffisamment resté communiste pour avoir le courage d’oser cette candidature alors qu’aucun cadeau ne lui sera fait.

Je ne peux qu’approuver le choix qu’il inaugure d’aller discuter avec un patron français sur les conditions de réindustrialiser la France… le peuple face à cette question cruciale comprend en priorité les producteurs, les travailleurs utiles, mais peut aussi entraîner une part du patronat et la question des moyens que l’on se donne va bien au-delà des déjeuners en ville avec le CNPF/MEDEF ou les technocrates de l’appareil d’Etat à qui on donne des garanties.

C’est un corps à corps qui doit être relayé partout dans la recherche de solutions face à ce désastre qui se poursuite contre les entreprises françaises, les lieux de production comme contre le service public, il faudrait pouvoir en discuter voilà ce qui me convaincrait pour les législatives et d’autres échéances, la part que chacun a pris dans ce domaine concret. C’est une autre conception de la démocratie, il a besoin d’un parti pas d’un mouvement autour d’un leader sauveur suprême à son heure.

Il faut un peu de raison, les passions illusoires ne servent qu’à entretenir une situation qui est mauvaise et que l’on retrouve dans toute l’UE pour des raisons assez semblables.

Il faut arrête les caprices et les insultes et construire l’unité … Fabien Roussel a au moins du bon sens en orientant sa campagne sur les questions qui préoccupent les Français, les solutions et pas la division que l’on payera parce que l’autoritarisme du pseudo chef ne mène nulle part .

Mais puisque nous en sommes à nous dire franchement ce que nous pensons, tout n’est vraiment pas de la faute de Melenchon et son activisme brouillon a rempli un vide celui laissé par les partis et leurs militants et bien sur au premier rang le parti communiste français qui a été liquidé dans sa capacité d’action même s’il demeure encore le plus actif sur le terrain. tout cela mérite autre chose que des insultes réciproques et la critique doit déboucher sur l’action, son efficacité. C’est là un des enjeux essentiel de Roussel et qui demeure son maillon faible : l’organisation et la formation des militants en particulier dans le monde du travail. Le retour vers les cellules est indispensable. Mais c’est un autre sujet.

La preuve du pudding c’est qu’on le mange, la preuve de l’hégémonie à gauche pour gouverner la France c’est qu’on la réalise…

Danielle Bleitrach


Commentaires

  • Franck Marsal, le 27 août 2026

    Mon oncle, qui était un ouvrier du bâtiment, et qui est mort quelques mois avant sa retraite, ne votait jamais à gauche. Je ne le comprenais pas. Il ne s’intéressait que peu à la politique, mais il me répondait toujours : chaque fois que la gauche est au gouvernement, on en prend plein la gueule.

    Qu’est-ce que « la gauche » ? Certains considèrent que c’est le camp du progrès, une sorte de bloc populaire, certains y voient même, à travers l’alliance entre le PS et le PCF une sorte de front unique prolétarien. De la coupe aux lèvres, il y a loin et de la gauche au front prolétarien aussi. Le PS mitterrandien n’est plus la SFIO. Et la « gauche » n’a jamais été un front de classe. Ce qu’on appelle « la gauche » est en fait un produit de la démocratie bourgeoise : une série d’alliances parlementaires à géométries variables autour la division – limitation du champ politique à la politique bourgeoise, celle qu’aujourd’hui les français vomissent.

    La gauche est centrée, qu’on le veuille ou non, sur la perspective de changer le système de l’intérieur, par les élections au sein des institutions bourgeoises et surtout sous leur contrôle. Marx avait dit qu’on ne pouvait théoriquement écarter la possibilité d’une victoire révolutionnaire par ce biais. Force est de constater que presque deux siècles plus tard, les exemples concrets sont peu convaincants et qu’on en est toujours principalement à l’hypothèse théorique dans ce domaine. L’avenir sera-t-il différent ?

Le développement de la réflexion se poursuit à l’Université d’été du PCF

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Histoire et société

Avant de développer en détail le contenu d’un certain nombre d’ateliers et discussions très importants qui ont pu avoir lieu durant l’Université d’Eté 2026 du PCF, voici quelques éléments d’ordre généraux sur ce que ma perception des échanges indique de l’état du parti, du développement de la réflexion collective après le 40ème congrès et sur les perspectives de préparation de la campagne électorale. Compte tenu de l’accélération de la crise internationale, des conséquences qui commencent à se faire sentir sur les prix des marchandises et sur la disponibilité d’un certain nombre de matières premières industrielles et agricoles, celle-ci ne sera pas le déterminant unique de la vie politique, mais sera systématiquement percutée par cette crise et les développements de la lutte des classes qui s’en suivront. L’évolution du parti est pleine de contradictions, mais elle est elle-même travaillée par cette accélération des crises internationales et nationales.

Par Franck Marsal

Personne ne peut assister à tous les ateliers, ma perception s’appuie sur ce à quoi j’ai assisté, ce dont j’ai échangé avec un certain nombre de camarades et à ce titre, elle reste personnelle et subjective.

1er élément : bien sûr, rien n’est gagné, rien n’est obtenu sans un travail acharné et le cas échéant, un certain niveau de combativité est nécessaire pour obtenir qu’un atelier ait lieu, même s’il porte sur une des avancées majeures du congrès (le socialisme), pour que le choix des intervenants reste conforme au projet présenté, etc. C’est ce que nous avons vécu très concrètement. Et nous avons également bien perçu que, selon le sens et l’origine des propositions, le traitement reçu n’est pas identique. Continuer la lecture de Le développement de la réflexion se poursuit à l’Université d’été du PCF

A propos du discours de Fabien Roussel, en bref ce qui est convaincant par Danielle Bleitrach

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Histoire et société

Il me semble que nous avons tous intérêt, et les militants communistes au premier chef, à bien mesurer ce qu’une telle orientation exige de ceux qui s’engagent. D’abord à arrêter de se situer seulement par rapport aux autres candidats dans une guéguerre qui personnellement me donne envie de fuir. Ce discours était d’une autre tenue. Laissons les polémiques sordides à ceux qui ne vivent que de ce type de politique : une des forces du discours de Fabien Roussel a été de s’élever au-dessus de cette foire d’empoigne et de s’inscrire pleinement dans cette bataille électorale, tout en ne restant pas enfermé dans cette échéance, et surtout dans les jeux politiciens des plateaux de télévision. Il a été très pragmatique et a insisté sur les luttes de la rentrée, ce qui peut empêcher l’étranglement du capital contre le travail, les ménages, les vieux, les jeunes, un calendrier.

Voilà pour l’immédiat, l’incontournable, mais il y a la perspective.

Là il a lié étroitement son programme de candidat à une perspective dans laquelle les propositions du PCF ont une tout autre dimension:

Sainte-Soline : le modèle des mégabassines à sec et à l’épreuve des canicules In Reporterre

La réserve d’eau de Sainte-Soline a vu ses stocks intégralement évaporés par les fortes chaleurs de cet été. Un signe de fragilité qui questionne sur la capacité des mégabassines à aider l’agriculture face au changement climatique.

La Rochelle (Charente-Maritime), correspondance

Sainte-Soline, séchée par les canicules, est révélatrice de la fragilité des mégabassines face au changement climatique. Interdite de remplissage et d’utilisation depuis la décision de la cour d’appel de Bordeaux de décembre 2024, la réserve de substitution de Sainte-Soline s’était vue partiellement remplie par les pluies hivernales à hauteur de 50 000 m³.

Un volume conséquent qui s’est intégralement évaporé durant les deux premières canicules ! Rien qu’entre le 15 juin et le 20 juillet, 40 000 m3 — la consommation annuelle de plus de 900 personnes — ont été dissipés, pschit ! Continuer la lecture de Sainte-Soline : le modèle des mégabassines à sec et à l’épreuve des canicules In Reporterre

Sécheresse et changement climatique : adapter notre agriculture et la gestion de l’eau (PCF)

L’intensification des sécheresses comme des épisodes de précipitations extrêmes impose d’agir à la fois sur les causes du dérèglement climatique et sur ses conséquences.

Atténuation et adaptation sont indissociables. Avec son plan climat Empreinte 2050, le PCF propose de réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte carbone, tout en adaptant notre agriculture, nos infrastructures et nos territoires. Continuer la lecture de Sécheresse et changement climatique : adapter notre agriculture et la gestion de l’eau (PCF)

CUBA: Le discours du MJCF au colloque international pour le centenaire de Fidel Castro

Du 10 au 13 août, La Havane a accueilli le premier colloque international « Fidel : héritage et avenir », à l’occasion du centenaire de la naissance de Fidel Castro. Le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) y participait dans le cadre des brigades internationales organisées par l’Union des jeunes communistes de Cuba (UJC). Nous publions le discours prononcé à cette occasion par Rachel Delamare.

Plus de 1 500 délégués, dont quelque 900 étrangers venus de 63 pays, se sont réunis au Palais des congrès de La Havane pour ce premier colloque international consacré à l’œuvre et à la pensée du dirigeant historique de la Révolution cubaine. La séance inaugurale a été ouverte par Miguel Díaz-Canel Bermúdez, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République.

Colloque international « Fidel : héritage et avenir » – La Havane, 10 Aout 2026

Nous sommes ici parce que la pensée de Fidel reste la boussole la plus précise dont nous disposons pour traverser la tempête que traverse actuellement le peuple cubain.

Miguel Díaz-Canel Bermúdez

Quatre jours durant, forums sectoriels et débats se sont succédé : rencontre des chaires Fidel Castro Ruz, forum parlementaire, forum des femmes, forum des artistes et des intellectuels, forum « Fidel et la politique étrangère de la Révolution cubaine ». Le président cubain a également participé au forum des jeunes « Je crois en vous », convoqué par l’UJC, où il a lancé un appel aux délégations étrangères. Continuer la lecture de CUBA: Le discours du MJCF au colloque international pour le centenaire de Fidel Castro

Franco: Plus de cinquante ans après, pourquoi les crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés?

Qui d’autre que lui, en Europe, peut prétendre avoir réussi, par l’argent et par la ruse, à s’acheter une respectabilité auprès des grandes puissances, en dépit des fleuves de sang qu’il a fait couler ? Plus de cinquante ans après la mort du Caudillo, les innombrables crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés. Loi d’amnistie, relation privilégiée avec les États-Unis, tourisme de masse ou encore football… Tant de stratagèmes qui lui ont permis d’être le chef d’orchestre de la plus longue dictature du XXe siècle.

Sur le pavé madrilène en 2025. Plus de cinquante ans après la mort du dictateur, les restes de 140 000 victimes disparues demeurent non identifiés.
© Richard Zubelzu/ZUMA Press 

C’est l’histoire d’un type qui « est mort dans son lit ». Et puis voilà. « Les institutions espagnoles, l’administration, l’armée, relate l’historienne Cristina Sanchez, se sont couchés en fascistes et se sont réveillés le lendemain matin en soi-disant démocrates.

Les leviers du pouvoir sont restés entre les mêmes mains, et les familles qui s’étaient enrichies durant la dictature ont conservé leurs propriétés et leur influence. » Franco est mort. Le franquisme a gagné. Continuer la lecture de Franco: Plus de cinquante ans après, pourquoi les crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés?

Visite du Pape : Combien d’argent public ? (communiqué Libre Pensée)

Le Pape Léon XIV visite la France du 26 au 28 septembre 2026. La Croix, quotidien catholique, annonce déjà une débauche d’argent, la visite couterait au bas mot 20 millions d’euros. Il y a quelque indécence à claironner qu’il s’agit d’une « visite historique » quand le Gouvernement Macron/Lecornu-bis engage une politique de Marche à la Guerre qui saccage les Services publics et toutes les aides à la Population et quand les Pouvoirs publics ne peuvent faire fonctionner que 5 Canadairs sur 12 quand les incendies ravagent le Pays.

Au cours des 8 semaines qui nous séparent de la Semaine papiste, la Fédération nationale de la Libre Pensée s’exprimera hebdomadairement pour dénoncer cette gabegie financière et démontrer les hypocrisies et faux-semblants qui président à cette mise en scène du Show-Papal.

Léon XIV est un Chef religieux, c’est comme cela qu’il se présente, et c’est comme cela qu’Emmanel Macron le recevra à l’Élysée, comme la Croix l’annonce fièrement. Le Pape François avait rusé en disant lors de ses trois visites en France qu’il ne visitait pas le pays, mais seulement des villes. Le Pape Léon XIV exige d’être reçu officiellement par le Gouvernement et l’Élysée plie le genou devant lui.

Depuis la Ve République, mais surtout avec la Macronie, le Palais de l’Élysée est devenu une étape officielle de tous les Pèlerinages religieux en tous genres : un jour la Hanoucca, un autre le Vatican et en permanence l’Église catholique. Continuer la lecture de Visite du Pape : Combien d’argent public ? (communiqué Libre Pensée)

Fabien Roussel : « Nos forêts brûlent, arrachons-les à la loi du profit »

Le changement climatique est une réalité. Les canicules, les sécheresses et les vents violents créent des conditions propices à des incendies d’une ampleur inédite. Mais face au feu, il faut aller plus loin et interroger une gestion forestière dictée par les exigences du capital. 

Fabien Roussel, Secrétaire national du Parti communiste français

En Gironde et dans les Landes, plus de 40 000 hectares ont brûlé et près de 220 000 personnes ont été évacuées. Je salue le courage des pompiers, des agents et des bénévoles, et assure les habitantes et habitants de toute notre solidarité. Les flammes retombées, nous refuserons les larmes officielles et l’oubli. Continuer la lecture de Fabien Roussel : « Nos forêts brûlent, arrachons-les à la loi du profit »

Crise à Ceuta : l’Espagne conspuée, le Makhzen épargné

Par Hassane Zerrouky

 

Ceuta s’est vidée. Le calme est revenu. Les jeunes migrants ont regagné leur foyer, à l’exception de 79 d’entre eux qui y ont perdu la vie — onze morts selon Rabat, qui n’est sorti de son silence que cinq jours après le déclenchement de cette crise migratoire qui a fait l’actualité. Le roi Mohammed VI s’en lavait les mains. Le monarque n’avait d’yeux que pour sa fête du Trône, organisée dans la station balnéaire de M’diq, à 26 km de Ceuta, et pour son cérémonial au cours duquel les dignitaires du Makhzen – membres du gouvernement, hauts fonctionnaires civils et militaires, présidents du Parlement, du Conseil constitutionnel et autres institutions du royaume – s’avançaient courbés, l’un derrière l’autre, pour baiser la main du monarque, ainsi que celles du prince héritier Moulay Hassan et du frère du roi, Moulay Rachid.

À l’issue de cette cérémonie d’allégeance aux accents d’un autre âge, le monarque est rentré à Rabat sans évoquer les événements survenus à quelques kilomètres de là, ni adresser le moindre mot de compassion aux familles de ces jeunes, ces moins que rien aux yeux du Makhzen, morts pour avoir rêvé d’une autre vie.

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