À peine plus de quatre mois après leur élection, les élus du Rassemblement national multiplient les attaques à la culture, aux associations et aux plus démunis, tout en cultivant leur idéologie traditionaliste et xénophobe. Premier bilan.
Les anciens ont donné l’exemple en réduisant les subventions aux associations pour libérer du budget aux polices municipales, en s’attaquant à la culture et à tout ce qui touche de près ou de loin aux réfugiés, en sapant les services publics… Une méthode que la dizaine de maires du Rassemblement national (RN) en poste avant les dernières municipales ont éprouvée.
« Robespierre dans la mémoire populaire, aujourd’hui » c’est le thème de la conférence qui a été donnée par Pierre Outteryck de l’association des Amis de Robespierre samedi 25 juillet à 11 heures au Panthéon (Paris 5e).
Par Pierre Outteryck de l’association des Amis de Robespierre (ARBR).
Le manque de temps consacré à la Révolution et à Robespierre dans les établissements d’enseignement publics et privés favorise la méconnaissance de notre histoire. La Liberté, l’Égalité, la Souveraineté populaire et la Laïcité sont les piliers de notre République.
Maximilien de Robespierre naquit en 1758 à Arras. Il est pétri des textes de Rousseau et du Siècle des Lumières, porteurs de l’émancipation universelle de l’Humanité. Avocat dès 1781, il défend la mise en place d’un paratonnerre, symbole du progrès scientifique, à Saint-Omer menacé de destruction par les échevins. En novembre 1783, il entre à l’Académie des sciences, lettres et arts d’Arras dont il est élu directeur en 1786. Continuer la lecture de Perpétuer le leg révolutionnaire de Robespierre
Malgré la canicule et le souffle brulant dont elle nous enveloppe, alors que se multiplient les images d’apocalypse d’une France en proie aux flammes, je m’obstine à aller au cinéma. la Bataille de Gaulle, comme la guerre, le deuxième épisode « j’écris ton nom ». j’avais lu des compte rendus enthousiastes même dithyrambiques proclamant qu’il y avait là une ouverture grandiose sur l’Histoire des deux épisodes de Baudry . Dans ces temps de défaite et de trahison, on pouvait se réjouir de voir célébrée la France qui n’aurait jamais arrêté de se battre et la permanence de l’Etat républicain, de ce point de vue le parti pris était intéressant. Oui l’action de De gaulle, relayée par celle de deux hommes Leclerc et Jean Moulin, aujourd’hui bradée, nous a assuré un siège aux Nations Unies une place parmi les vainqueurs et plus tard l’application du programme du CNR. La France jusqu’à Macron n’a pas eu de bases de l’Otan, ne les a pas partagées du côté d’Ormuz, et a eu sa propre dissuasion, elle a même un temps, rompu par Sarkozy, déserté le commandement de l’OTAN, refusé de participer à des aventures en Irak… Prononcé le discours de Phnom Penh . Mais s’il est juste de le célébrer, il est intolérable que l’air du temps s’impose, celui d’un négationnisme du rôle des peuples et de la lutte des classes dans les guerres. Ainsi est-ce que sans les communistes, sans ce qui les a précédés, et ce depuis Valmy, la résistance patriotique de la Commune, peut-on concevoir un modèles républicain universaliste dans l’émancipation et vraiment souverain. Comment peut-on l’oublier et au nom de quoi ce film prétend le gommer ? ce ne sont pas seulement les communistes, l’Union soviétique est également niée, Stalingrad, l’avancée de l’armée rouge et même la manière dont Staline a soutenu la France, est gommé dans ce huis clos de ce qui devient un théâtre de boulevard où l’on retrouve l’histoire de la III e République, celle de Lavisse débouchant sur le pire et le meilleur de l’endoctrinement républicain.
Pourtant le parti pris adopté par Baudry aurait dû faire la part belle aux communistes, comme à l’URSS. puisqu’il s’agit de la manière dont grâce à l’action déterminée de quelques individus la France a échappé au partage et à la mise en tutelle atlantiste qui va désormais gérer le monde en s’accommodant des fascistes. Continuer la lecture de AUX COMMUNISTES LA PATRIE PEU RECONNAISSANTE par D. Bleitracht
Toujours dans le cadre de ce week end dont les publications insistent sur la propagande dont nous sommes les victimes – et qui a souvent existé surtout en période de guerre (1)- mais qui prend aujourd’hui alors que la guerre n’est pas déclarée officiellement, une dimension telle que l’avenir de l’humanité est clairement posé face à la fascisation dont une partie de la gauche se fait un des vecteurs.
Entre 2009 et 2012, l’essayiste Raphaël Glucksmann, un de ceux que l’on tente de transformer en « présidentiable » fut l’indispensable « conseiller spécial » du président pro-Occident Mikhaïl Saakachvili, au point d’être au cœur de discussions sur l’importation d’armes… Comment un trafiquant d’armes, celui qui a collaboré avec une marionnette de l’occident cocaïnomane notoire qui après la Georgie a sévi à Odessa, partout chassé parce que devenu par ses vices incontrôlable peut-il être en France un des visages de la « démocratie » et de la gauche ? Voire plus fantastique encore celui d’un défenseur des droits de l’homme. juil. 13, 2026 (1) Marc Bloch avait écrit un texte célèbre sur les rumeurs dans les tranchées de la première guerre mondiale, nous sommes bien dans « une guerre de position » aujourd »hui.
par Danielle Bleitrach (Source : marcendeweld.substack.com) Enquête sur les années géorgiennes de Raphaël Glucksmann publiée en avril 2024 dans Marianne.
Neuf décennies après le coup de force du 17 juillet 1936, le pays de Garcia Lorca refuse toujours de regarder son passé en face. Et de s’acquitter de sa dette historique envers les républicains.
« Nous venons pour voir la vierge, ce n’est pas un cours d’histoire. » Pour échapper au soleil qui irradie la capitale andalouse, l’enseignante presse le pas en entraînant son groupe à travers le parvis. Non, elle n’a pas emmené ses collégiens jusqu’à la basilique de la Macarena pour leur parler de Gonzalo Queipo de Llano. Dommage.
Lancée en septembre 1966, puis sauvée in extremis par sa première communauté de fans fin 1967, la série culte continue d’être enrichie jusqu’à ce jour dans le respect de l’univers de son créateur, et surtout, de ses valeurs progressistes, anticapitalistes, pacifistes et désormais écologistes.
1966 : les États-Unis s’engagent toujours plus dans la guerre du Vietnam. La ségrégation raciale sévit encore et les mouvements pour les droits civiques s’élargissent et se radicalisent. Les arsenaux nucléaires menacent la planète et la conquête spatiale sert de vitrine à la guerre froide.
Édouard Geffray s’est à nouveau félicité, dimanche 14 juin, du fait que l’éducation nationale ait effectué 80 000 signalements auprès de la justice. Un satisfecit qui laisse les enseignants dubitatifs face au manque de formation et de moyens.
Il existe aujourd’hui un malentendu répandu qui révèle non seulement une pauvreté politique, mais aussi une surprenante ignorance théorique : la croyance que l’hégémonie culturelle consiste à s’emparer des appareils politiques, à remplacer les dirigeants et à nommer des intellectuels partageant les mêmes idées à des postes clés de production symbolique. C’est une grave erreur : l’hégémonie n’est pas le résultat mécanique du pouvoir politique, mais sa condition préalable. On ne gouverne pas pour établir l’hégémonie ; au contraire, le gouvernement est légitimé – au sens historico-politique, et non simplement électoral – dans la mesure où l’hégémonie est déjà acquise.
LES ILLÉGÉTARIENS DE L’HÉGÉMONIE CULTURELLE
Par Francesco Coniglione
Il existe aujourd’hui un malentendu répandu qui révèle non seulement une pauvreté politique, mais aussi une surprenante ignorance théorique : la croyance que l’hégémonie culturelle consiste à s’emparer des appareils politiques, à remplacer les dirigeants et à nommer des intellectuels partageant les mêmes idées à des postes clés de production symbolique. C’est une grave erreur : l’hégémonie n’est pas le résultat mécanique du pouvoir politique, mais sa condition préalable. On ne gouverne pas pour établir l’hégémonie ; au contraire, le gouvernement est légitimé – au sens historico-politique, et non simplement électoral – dans la mesure où l’hégémonie est déjà acquise. Continuer la lecture de Il s’agit d’hégémonie pas de l’électoralisme derrière un leader qui placerait les siens dans les appareils d’Etat…
La bédéiste et réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est morte à l’âge de 56 ans, a annoncé sa famille jeudi 4 juin. L’autrice a connu la postérité avec la série de bande dessinée « Persepolis », mettant en scène une adolescente iranienne qui doit composer avec l’histoire politique de son pays natal et son arrivée en Europe.
Disparition Le sociologue et philosophe, ancien résistant communiste, puis humaniste engagé à gauche, auteur de la Méthode et d’une œuvre à ramifications nombreuses, est décédé vendredi 29 mai à l’âge de 104 ans.
Edgar Morin, en 2024, à l’âge de 102 ans Eliot Blondet / ABACAPRESS.COM
C’est une perte considérable pour le monde intellectuel français dont il était depuis plusieurs décennies une figure majeure. L’annonce de la mort d’Edgar Morin vendredi 29 mai plonge aussi dans la tristesse les rangs de la gauche politique et citoyenne dont il était une figure créative à la pugnacité lumineuse et à la réflexivité généreuse. Ces derniers temps, sa longévité ajoutait à son panache d’optimisme et de courage à toute épreuve, forgé dans la Résistance aux heures les plus noires de notre continent européen, sous le joug de la barbarie nazie.
L’antifascisme et l’antinazisme
David-Simon Edgar Nahoum est né à Paris le 8 juillet 1921. Ses parents, juifs originaires de Salonique (Grèce), se sont installés en France lors de la Première Guerre mondiale. Un drame marque les premières années de la longue vie du philosophe et sociologue. Ce fils unique, âgé seulement de 10 ans, va perdre sa mère. Est-ce le manque irrémédiable qui produira chez lui une véritable prise de conscience de la fragilité mais aussi de la force de la vie ? Quoi qu’il en soit, une perception très profonde de la condition humaine se mettra très jeune chez lui au service du respect des autres. Ce sens de l’humain sera le fil conducteur de son existence. Son combat humaniste passe d’abord par l’antifascisme et l’antinazisme au cours de ces terribles années 1930-1940 durant lesquelles la bête immonde antisémite dévore le monde. Continuer la lecture de Edgar Morin, penseur de la complexité et passionné de l’humanité