Manque de matériel, exposition aux cancers, statut des volontaires, gel du point d’indice : après un été marqué par des méga-feux meurtriers, la colère déborde.
« J’en ai marre d’entendre qu’il n’y a plus d’argent. On sait trouver de l’argent pour produire des bombes et faire des guerres à l’étranger, mais on n’a pas assez d’argent pour sauver des vies en France. »
Pour Fabien Roussel, le prochain budget doit faire un choix clair: donner enfin les moyens nécessaires à celles et ceux qui sauvent des vies.
00:00 La colère des pompiers : « Ils n’en peuvent plus »
00:42 Donner les moyens à ceux qui sauvent des vies
01:44 Budget : non au gel du salaire des pompiers
03:08 La France doit retrouver la voie de la diplomatie
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Le prochain budget doit répondre aux besoins de la population, pas aux exigences de l’industrie de l’armement. Les pompiers ne demandent ni médailles ni beaux discours : ils exigent des moyens, des effectifs, des salaires dignes et une véritable protection.
Quand on manque de matériel dans les casernes, quand les agents sont épuisés, quand leur santé est mise en danger, ce n’est pas aux pompiers de payer la facture. C’est à l’État et aux employeurs d’assumer leurs responsabilités.
Et comme syndicalistes, nous le savons : les droits ne se gagnent jamais en attendant sagement. Ils se gagnent par l’action collective, la mobilisation et le rapport de force.
Alors, avec les pompiers et avec tous les agents des services publics, organisons-nous, mobilisons-nous et ne lâchons rien. Pour des moyens à la hauteur des besoins, pour la reconnaissance de celles et ceux qui nous protègent, et pour un service public qui protège réellement la population.
L’argent existe. Il faut maintenant imposer d’autres choix.