
Le PCF salue les mobilisations lycéennes face au manque de moyens dans l’Éducation nationale et à la dégradation des conditions d’études.
Les lycéennes et les lycéens ont raison de se mobiliser. N’attendons pas 2027 pour tenter d’arracher des victoires qui changent concrètement notre quotidien !
Classes surchargées, enseignants et personnels manquants, établissements dégradés, emplois du temps intenables : après des années de politiques d’austérité, la colère qui s’exprime aujourd’hui dans les lycées ne tombe pas du ciel. Elle part du vécu des lycéens.
Les lycéens demandent l’abrogation de Parcoursup qui renforce les inégalités et prive des milliers de bacheliers d’une place dans l’enseignement supérieur. Ils ont raison.
Ils et elles demandent aussi un statut protecteur pour les stagiaires et particulièrement pour les élèves de lycée professionnel. Ils ont encore raison.
Face à cette mobilisation, quelle réponse apporte le gouvernement ?
Plutôt que d’écouter les revendications et de répondre à l’urgence éducative, il choisit une nouvelle fois la confrontation et la répression. Interpellations, gardes à vue, interventions policières aux abords des établissements : cette fuite en avant est inacceptable.
Nous condamnons les violences et refusons que des incidents servent de prétexte pour assimiler l’ensemble d’une mobilisation lycéenne à des « violences urbaines » et évacuer ainsi les causes de la colère. Répondre par la répression à une colère légitime est la marque d’une société malade. La jeunesse a le droit de s’engager, de revendiquer et de se mobiliser. Elle doit être entendue, pas réprimée.
D’autres choix sont possibles. La baisse démographique ne doit pas servir de prétexte à supprimer des classes et des postes. Elle doit permettre de diminuer réellement le nombre d’élèves par classe, de recruter les enseignants et les personnels nécessaires et de donner davantage de temps à chacun pour apprendre et réussir.
Plutôt que de préparer la guerre et d’engager toujours plus de milliards dans les dépenses militaires, notre pays devrait faire le choix de préparer l’avenir : investir massivement dans l’éducation, la formation et la recherche. Former toute une génération, lui permettre de maîtriser les savoirs, les savoir-faire, les nouvelles technologies, c’est nous donner les moyens de relever les grands défis qui sont devant nous : le changement climatique, la révolution informationnelle, la réindustrialisation, la santé, l’énergie et la paix.
La jeunesse qui se mobilise ne demande pas à être réprimée. Elle demande qu’on lui donne les moyens de construire son avenir et celui du pays.
Paris, le 30 septembre 2026
Parti Communiste Français
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