Moissac: La REM alliée objective du RN…

M. Valles en discussion avec Mrs Lopez et Charles (photo de la rédaction)

Nous en doutions encore et pourtant avec La REM (République en Marche), nous ne sommes pas au bout de vilenies en tout genre. Nous savions qu’au plus haut niveau du pouvoir, M. Macron rêve d’un 2ème tour face à Marine Le Pen à la présidentielle mais nous ne pensions pas que M. Valles voudrait appliquer la même recette face à M. Lopez.

C’est donc bien à courte vue, que M. Valles intervient après de longs mois de silence dans le débat public initié depuis quelques semaines par le collectif « Moissac Mérite Mieux » en « pleurant » pour ne pas avoir été invité. Comment dire…

Comment expliquer à M. Valles qu’il s’agit d’un collectif de gauche et n’en déplaise au journaliste de la Dépêche, La REM n’est surement pas à gauche, à la fois dans sa construction et dans son orientation. Ou alors, nous aurions été dupés, quelle gageure ! Continuer la lecture de Moissac: La REM alliée objective du RN…

Condamnation et retrait de la délégation suite au dérapage de l’élue. (PCF)

Les communistes de Castelsarrasin dénoncent avec force la publication sur Facebook de l’adjointe au maire chargée de la culture qui stigmatise l’utilisation de la langue arabe, relayant par la même une publication d’un responsable RN. La presse locale s’en est fait l’écho en date du 29 janvier 2021.

Nous le réaffirmons ici, les élus locaux doivent être les garants des valeurs qui fondent notre République, la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.

De tels propos nauséabonds et aussi honteux n’ont pas de place dans notre commune, dans nos territoires et font offense à notre République.

La section de Castelsarrasin du PCF demande à M. le maire la condamnation de tels propos et le retrait immédiat de la délégation de cette personne qui n’a rien à faire aux affaires culturelles.

 

 Maximilien Reynès-Dupleix

Pour le PCF Cantons de Castelsarrasin/Moissac/Valence et Pays de Serres

Comment la Méditerranée est devenue la frontière migratoire la plus meurtrière au monde. Carte interactive

Nicolas Lambert

Nicolas Lambert

Regard de cartographe #2. Au moins 50 000 femmes, hommes et enfants sont morts en migration au voisinage de l’Union européenne depuis le début des années 1990. Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS en sciences de l’information géographique, nous propose avec ce nouveau « regard de cartographe » de saisir cette terrible « géographie des morts ». Une carte interactive qui prouve combien les politiques migratoires européennes sont non seulement inefficaces, mais avant tout dangereuses.

Du premier janvier 2014 jusqu’à la fin de l’année 2020, l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) a comptabilisé 40 000 personnes mortes ou portées disparues au cours de leur migration à travers le Monde (dont au moins 2300 enfants). Parmi eux, plus de la moitié ont péri noyés en Méditerranée, ce qui en fait, et de loin, la frontière migratoire la plus mortifère au monde. En Méditerranée, les drames se succèdent mais ne se ressemblent pas. On peut penser en premier lieu au jeune Alan Kurdi, originaire de Kobané, dont le corps d’à peine 3 ans a été retrouvé inerte le 2 septembre 2015 sur une plage de Turquie et dont la photo a fait le tour du monde. Ou encore à ce naufrage du 19 avril 2015 au large des côtes libyennes qui a provoqué la mort simultanée de plusieurs centaines de personnes. Triste record… Ou enfin, à l’histoire du Left-to-die Boat relaté avec force par Charles Heller et Lorenzo Pezzani en 2014 dans le film cartographique, Liquid traces, et qui montre à quel point les pays européens placent la “protection” de leurs frontières bien avant les gestes de solidarité les plus élémentaires.

Continuer la lecture de Comment la Méditerranée est devenue la frontière migratoire la plus meurtrière au monde. Carte interactive

Extrême droite. Enquête à Lyon, au cœur du laboratoire de la violence fasciste

Situé dans le quartier du Vieux Lyon, le bar associatif d’extrême droite la Traboule est un lieu de rencontre pour les identitaires et l’ultradroite. © Bruno Amselle /Divergence

Situé dans le quartier du Vieux Lyon, le bar associatif d’extrême droite la Traboule est un lieu de rencontre pour les identitaires et l’ultradroite. © Bruno Amselle /Divergence

Centre névralgique de l’extrême droite en France, la capitale des Gaules est le théâtre de multiples agressions de militants de gauche, migrants ou syndicalistes. Une situation qui prospère via les locaux, avec pignon sur rue, de ces groupuscules.

Lyon (Rhône), envoyé spécial.

Elles portent bien leur nom, les pentes de la Croix-Rousse. Tout comme la montée de la Grande-Côte, une de ces nombreuses voies piétonnes pittoresques qui relient la « colline qui travaille » au quartier des Terreaux, un des cœurs du centre-ville de la capitale des Gaules. À Lyon, il y a deux collines, « celle qui travaille », donc, et « celle qui prie, Fourvière », détaille malicieusement Aline Guitard, la secrétaire départementale du PCF, qui nous attend devant son local. Situé au croisement de cette fameuse montée et de la rue Imbert-Colomès, celui-ci est en piteux état : ouvert aux quatre vents, les fenêtres brisées. À l’intérieur, encore des éclats de verre et un petit radiateur électrique qui serait bien en peine de chauffer les lieux. Mieux vaut garder son manteau. « On attend les réparations, le feu vert de l’assurance », explique Aline Guitard, qui fait contre mauvaise fortune bon cœur. La mauvaise fortune, ce sont « sept attaques en dix-huit mois, dont trois fois les fenêtres cassées », précise-t-elle. Des actes de vandalisme qui portent une marque évidente, malgré l’absence de revendication officielle : celle de l’extrême droite.

Continuer la lecture de Extrême droite. Enquête à Lyon, au cœur du laboratoire de la violence fasciste