Pour obliger le gouvernement à une réouverture de l’école dans de bonnes conditions, la FSU lance, avec la FCPE et une large intersyndicale une pétition https://la-petition.fr/reprise-le-26-agir-rapidement qu’elle vous appelle à signer et à faire signer très rapidement. A cette heure, le ministère n’a toujours pas informé des dispositions qu’il entend prendre pour réussir cette reprise. Aucune date de réunion n’est prévue avec les organisations. Les déclarations les plus contradictoires sont faites sur la priorité de vaccination des personnels ou encore sur les dispositifs de tests et d’auto tests. De la même manière, c’est aussi dès maintenant que la rentrée 2021 devrait être anticipée en termes de moyens et de dispositifs tenant compte de ces deux années de scolarité des élèves.
Catégorie : Education
Histoire. En quoi la Commune est-elle actuelle ?
Rappel des faits Il y a cent cinquante ans, l’expérience politique, sociale et culturelle de la Commune de Paris de 1871 nous montrait encore une voie démocratique inédite.
La lutte des classes
Louis Albert Serrut Auteur

La Commune de Paris fut l’une des expériences les plus démocratiques qui ait existé dans l’époque moderne. Karl Marx écrit à son propos, dans la Guerre civile en France : « Son véritable secret, le voici : c’était un gouvernement de la classe ouvrière, le résultat de la lutte des producteurs contre la classe des appropriateurs, la forme politique enfin trouvée qui permettait de réaliser l’émancipation économique du travail. » Cet événement considérable, encore méconnu et diversement considéré en France, peut être lu différemment.
Une comparaison peut s’inscrire dans le temps long de l’histoire. À penser 1870 et 1940, il ressort le même sentiment d’une déroute, l’impression d’un gâchis, de sabotage, à laquelle la société française serait habituée. Et la nécessité chaque fois de devoir refaire, réparer la société. C’est ce que voulurent les Parisiens de la Commune comme les Français de la France libre. La similitude prend plus de consistance à la lecture de la lettre du colonel du génie Louis Rossel, datée du 19 mars 1871 (Franz Van Der Motte. Mourir pour Paris insurgé. Le destin du colonel Rossel. L’Harmattan 2001) : « Instruit par une dépêche de Versailles rendue publique aujourd’hui qu’il y a deux parties en lutte dans le pays, je me range sans hésitation du côté de celui qui n’a pas signé la paix et qui ne compte pas dans ses rangs des généraux coupables de capitulation… »
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Le distanciel entre pannes et affabulations in Caf. Péda.
C’est pas moi, a répété, à sa façon, toute la journée JM Blanquer après la série de pannes qui a touché les espaces numériques éducatifs en ce premier jour de la généralisation de l’enseignement en distanciel. La plupart des ENT ont été hors service une partie de la journée; Les sites du Cned (ma classe à la maison , la classe virtuelle) également. JM Blanquer s’est élégamment défaussé de ses responsabilités sur les industriels, les collectivités locales avant de dénoncer des attaques venues de l’étranger qui ont suscité l’ironie des enseignants. A chaque communiqué la part de ces attaques diminuait jusqu’à n’être plus qu’évoquées dans la soirée…
La même panne qu’en mars 2020
Les enseignants ont vécu le 6 avril ce qu’ils avaient vécu le 16 mars lors de la première fermeture de tous les établissements scolaires. Tous les serveurs utilisés pour assurer l’enseignement à distance ont flanché. Les ENT d’Ile-de-France, des Hauts de France, du Grand Est, d’Aquitaine, d’Occitanie ont flanché, certains (les premiers) plus longtemps que d’autres. Pronote a connu aussi quelques instants de défaillance avant de se reprendre. Les sites du Cned, Ma classe virtuelle et La classe à la maison ont été hors service la plus grande partie de la journée. Continuer la lecture de Le distanciel entre pannes et affabulations in Caf. Péda.
Éducation. Jean-Michel Blanquer organise le grand retour du «démerdentiel»
Au-delà du crash informatique du 6 avril, une réalité apparaît : depuis un an, rien ou presque n’a été fait pour préparer l’école à ce nouveau coup d’arrêt. Une fois de plus, seules l’expérience et la bonne volonté des personnels permettront aux élèves de s’en sortir.
Commençons, le sujet s’y prête, par un peu de latin facile : « Errare humanum est, perseverare diabolicum. » Jean-Michel Blanquer ferait bien de méditer le vieux proverbe qui dit que toute erreur est humaine, mais que sa répétition indique au mieux la négligence, au pire une intention maligne. Car ce mardi 6 avril, un peu plus d’un an après la première fermeture des établissements scolaires, tout montre qu’en dépit des affirmations du ministre, l’éducation nationale n’était pas prête pour une nouvelle période d’école à distance et que le « démerdentiel » va encore rester la règle debase pour les personnels, les élèves et leur famille.
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Educ. Nat.: Le distanciel entre pannes et affabulations In Caf. Péda.
C’est pas moi, a répété, à sa façon, toute la journée JM Blanquer après la série de pannes qui a touché les espaces numériques éducatifs en ce premier jour de la généralisation de l’enseignement en distanciel. La plupart des ENT ont été hors service une partie de la journée; Les sites du Cned (ma classe à la maison , la classe virtuelle) également. JM Blanquer s’est élégamment défaussé de ses responsabilités sur les industriels, les collectivités locales avant de dénoncer des attaques venues de l’étranger qui ont suscité l’ironie des enseignants. A chaque communiqué la part de ces attaques diminuait jusqu’à n’être plus qu’évoquées dans la soirée…
La même panne qu’en mars 2020
Les enseignants ont vécu le 6 avril ce qu’ils avaient vécu le 16 mars lors de la première fermeture de tous les établissements scolaires. Tous les serveurs utilisés pour assurer l’enseignement à distance ont flanché. Les ENT d’Ile-de-France, des Hauts de France, du Grand Est, d’Aquitaine, d’Occitanie ont flanché, certains (les premiers) plus longtemps que d’autres. Pronote a connu aussi quelques instants de défaillance avant de se reprendre. Les sites du Cned, Ma classe virtuelle et La classe à la maison ont été hors service la plus grande partie de la journée. Continuer la lecture de Educ. Nat.: Le distanciel entre pannes et affabulations In Caf. Péda.
Fermeture des établissements et déjà des dérives…
2020 n’a pas appris quelque chose à tout le monde. Alors que se rejoue la fermeture de toutes les écoles et tous les établissements, les syndicats signalent les mêmes abus qu’en mars 2020. Le ministère met à jour sa FAQ.
La Foire Aux Questions (FAQ) du ministère a été mise à jour pour préciser la situation dans les établissements. Elle indique d’abord le principe de fermeture y compris pour les BTS, CPGE, GRETA et CFA. » L’enseignement à distance est mis en place de manière à garder un contact régulier entre l’élève et ses professeurs. Ce service de continuité pédagogique peut notamment s’appuyer sur le dispositif « Ma classe à la maison » du CNED, les espaces numériques de travail (ENT) et les ressources pédagogiques produites en lien avec France Télévision ». Autrement dit ces services ne sont pas obligatoires.
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Distanciel : Des enseignants plus à l’aise mais inquiets in Caf. Peda.
Mars 2020 – mars 2021 : retour à la case départ. A nouveau les enseignants basculent sans réelle préparation dans l’enseignement à distance. A nouveau, tout refaire dans l’urgence. A nouveau, l’inquiétude sur les outils : tiendront-ils ?A nouveau, la peur de perdre des élèves. Voilà ce que nous ont dit des professeurs.
Anticiper pédagogiquement
« On a pu anticiper », nous dit Johann Nallet, professeur d’histoire-géographie au collège de Gemozac (17). « Je sais que mes élèves de 4ème et 3ème n’ont pas tous un ordinateur à la maison. D’autres n’ont pas Internet. Mais tous ont un smartphone. Ils peuvent retirer le travail à faire facilement sur Pronote avec un smartcode et renvoyer leur travail fat sur papier en le photographiant. Ils sont partis avec un fond de carte photocopié ».
Dans ses classes les élèves sont déjà habitués au travail à distance. « Je vais poursuivre sur le thème des migrations avec une capsule vidéo d’une ou deux minutes pour introduire le sujet. Ils auront un dossier documentaire envoyé sur Pronote ».
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Seconde fermeture des écoles in Caf. Péda.
Pour la seconde fois, Emmanuel Macron décrète la fermeture générale des écoles, collèges et lycées à partir de lundi prochain. Un an après la première fermeture, presque jour pour jour, cette décision signe l’échec des demi mesures prises depuis des mois par JM Blanquer. Sans changement de cap quel sera son impact durable ?
Fermeture pour un mois
« Oui, le virus circule dans les établissements scolaires. Mais pas plus qu’ailleurs », a dit Emmanuel Macron le 31 mars en présentant les nouvelles mesures de confinement. Une affirmation immédiatement démentie par le fait que le seul confinement total décidé par le président de la République concerne les écoles. « L’éducation de nos enfants, elle, n’est pas négociable. L’école n’est pas négociable. C’est pourquoi nous devons prendre nos responsabilités. Oui, il faut freiner le virus. Aussi, nous aller fermer durant trois semaines les crèches, les écoles, les collèges et les lycées », poursuit E Macron dans un racoirci où la logique se perd. Continuer la lecture de Seconde fermeture des écoles in Caf. Péda.
Covid-19. Dans les écoles, « on ne peut plus continuer dans ces conditions »
La colère gronde dans les établissements des régions les plus touchées par le coronavirus. Droit de retrait, grève envisagée : les enseignants refusent de mettre en danger la vie de tous. Et posent la question de la fermeture.
« C’est devenu invivable. » La lassitude, la fatigue se font entendre dans la voix de Marie-Hélène Plard. Directrice d’école maternelle en Seine-Saint-Denis, mais aussi cosecrétaire départementale du SNUipp-FSU, elle n’est pourtant pas du genre à baisser les bras. Mais, dans les 19 départements confinés, et plus encore dans le sien, la montée brutale de l’épidémie semble dépasser les limites de ce que le système scolaire et ses acteurs, déjà beaucoup sollicités depuis un an, peuvent endurer. Au point que beaucoup craignent, si des mesures à la hauteur de la menace ne sont pas prises en urgence, que la situation n’échappe à tout contrôle. Jusqu’à envisager, à leur corps défendant, la fermeture des écoles.
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Covid : Bruits de fermeture et provocation in caf. péda.
A l’envolée des taux d’incidence des jeunes d’âge scolaire, très au dessus du niveau de novembre 2020, répond l’agressivité de la campagne publicitaire lancée par le ministère de l’éducation nationale sur les réseaux sociaux. Le slogan « Aller à l’école c’est rester en bonne santé » ne prend pas que le contre pied de l’évidence. Il répond de façon particulièrement agressive aux pressions pour alléger les classes dans les lycées et collèges. N’empêche : au gouvernement l’idée de la fermeture des écoles fait son chemin.
La montée de la vague
Il fallait oser. Le ministère de l’éducation nationale lance le 24 mars une campagne publicitaire sur Twitter avec comme slogan « Aller à l’école c’est rester en bonne santé ». En petits caractères en dessous on apprend qu’il s’agit de bénéficier de l’EPS et de la cantine. Mais l’expérience que font enseignants et parents c’est l’explosion de la contamination des jeunes d’âge scolaire.
C’est ce que disent les nombres donnés par l’Education nationale la semaine dernière. Mais c’ets surtout ce que montrent les données du ministère de la Santé. Le taux d’incidence des 0-9 ans a nettement dépassé le niveau de novembre 2020 en moyenne dans le pays. En Ile de France il est plus de deux fois supérieur ! Celui des 10-19 ans est encore un peu en dessous en France mais très au dessus dans les 16 départements comme l’IDF. Chaque journée apporte ses annonces de fermetures d’établissements et de classes. Elles se multiplient.
La Fsu demande des demi groupes dans les collèges
Les syndicats reflètent l’inquiétude sur le terrain. Le Snes Hauts de France, une des régions les plus touchées, après la fermeture de plusieurs collèges et le retrait des enseignants au collège e Marly, demande le passage en urgence des effectifs en demi classe dans les collèges. Les syndicats FSu de Créteil, autre zone faisant partie des 16 départements, demande des demi classes dans les lycées et les collèges et des équipements pour controler la qualité de l’air dans les classes.
Epidémiologistes et gouvernement envisagent la fermeture
Des épidémiologistes demandent la fermeture des établissements scolaires. Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, sur BFM, rappelle que « les autres pays ne s’en sont pas sortis autrement ». Dominique Costagliola demande de vrais demi groupes. « Si toute la classe est là une semaine sur deux l’impact n’est pas le même que si les élèves viennent chaque jour mais seulement réunis par demi groupes ».
Selon Europe 1, « en haut lieu on évoque discrètement l’obligation de fermer les écoles » pour freiner l’épidémie. C’est à cette réflexion que s’adresse la publicité agressive de la rue de Grenelle.


