Écoles fermées, toitures arrachées, foyers sans électricité: Moissac encore sonnée après un orage historique In DDM

« NDLR de MAC: Nous reprenons ici l’intégralité de l’article parut sur la DDM et nous appelons à la fois à la vigilance pour les prochaines heures et à la solidarité tout en remerciant les services territoriaux, les services publics et les moyens engagés pour secourir les sinistrés. Informations pratiques sur le site de la mairie. »

Au Sarlac, le bardage du toit d’un immeuble HLM a défoncé la toiture des ateliers communaux de l’avenue Jean-Jaurès avant de s’écraser en bord de route, près de Véolia.
Au Sarlac, le bardage du toit d’un immeuble HLM a défoncé la toiture des ateliers communaux de l’avenue Jean-Jaurès avant de s’écraser en bord de route, près de Véolia. DDM – GERALDINE JAMMET
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À Moissac, l’épisode orageux qui a balayé l’ouest du Tarn-et-Garonne ce mardi soir a entraîné d’importants dégâts matériels et des évacuations en urgence. Ce mercredi matin, 4 900 foyers étaient privés d’électricité.

Des arbres et des lignes électriques couchés, des routes coupées, des habitants relogés, des écoles fermées, des entreprises sinistrées. Et des vergers dévastés. Ce mercredi, Moissac s’est réveillée encore sonnée. Dans la nuit de mardi, l’épisode orageux qui s’est abattu à l’ouest du département a généré de nombreux dégâts dont il est encore difficile de dresser un inventaire exhaustif.

Sur la RD 927, le panneau d'Intermarché n'a pas résisté.

Sur la RD 927, le panneau d’Intermarché n’a pas résisté. DDM – GERALDINE JAMMET

Dans le secteur de la Croix-de-Lauzerte, plusieurs entreprises ont notamment été inondées.
Dans le secteur de la Croix-de-Lauzerte, plusieurs entreprises ont notamment été inondées. DDM – GERALDINE JAMMET

« Il y a eu trois vagues et la plus violente, la première, a impacté le secteur entre Valence-d’Agen, Moissac et Castelsarrasin jusqu’à Lauzerte. La gendarmerie et le service départemental d’incendie et de secours ont dû gérer 500 appels chacun. Depuis hier soir et encore ce matin, les pompiers font face à 260 interventions. Continuer la lecture de Écoles fermées, toitures arrachées, foyers sans électricité: Moissac encore sonnée après un orage historique In DDM

Fin du tarif réglementé, ça sent le gaz pour 2,6 millions de foyers

À partir du 1er juillet, au nom de la sacro-sainte concurrence, les Français raccordés au gaz n’auront plus accès aux tarifs réglementés, ni au bouclier tarifaire. En pleine crise de l’énergie, près de 3 millions de ménages sont livrés à la jungle du marché. Ce nouveau désengagement financier de la puissance publique augure, entre autres, des hausses sauvages sur les factures.

À la hausse des prix, prévisible dès l'hiver prochain, s'ajouteront des modifications « brutales de hausse de contrat », selon l'association CLCV. © Frederic Scheiber / Hans Lucas via AFP

À la hausse des prix, prévisible dès l’hiver prochain, s’ajouteront des modifications « brutales de hausse de contrat », selon l’association CLCV. © Frederic Scheiber / Hans Lucas via AFP

Au 1er juillet, comment je fais ? Nombre des 2,6 millions de Français raccordés au gaz doivent se poser la question alors que leur contrat d’approvisionnement au tarif réglementé prend mécaniquement fin. C’est en effet à cette date que ce tarif estampillé d’un logo bleu sur la facture disparaît, et le bouclier tarifaire avec. Faut-il changer de fournisseur dès maintenant, en comparant des offres pléthoriques ? Rester chez Engie, en changeant de contrat ? Ou attendre de voir, en basculant automatiquement sur le tarif « passerelle » mis en place dernièrement sous la houlette du gouvernement et de la Commission de régulation de l’énergie ?

« Repère », ou la belle entourloupe

Difficile en tout cas de s’y retrouver à la lecture des courriers gouvernementaux, de l’opérateur historique, ou devant les démarchages des concurrents d’Engie. Dans cette jungle tarifaire, coexistent une trentaine d’offres de marché sur lesquelles l’État n’intervient pas, où « les prix sont fixés librement par chaque fournisseur », rappelle l’UFC-Que choisir. Continuer la lecture de Fin du tarif réglementé, ça sent le gaz pour 2,6 millions de foyers

« Ferme France », une loi pour irriguer l’agrobusiness

Pesticides réautorisés, retenues d’eau encouragées, enjeux sanitaires évacués… La proposition de loi « pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France », soumise au vote ce mardi au Sénat, affiche de nombreux reculs environnementaux.

Pour Générations futures, la proposition de loi «   va totalement à l’encontre de l’objectif de réduction des pesticides porté par l’Union européenne et la France depuis quinze ans    ». Jean-François Monier/AFP

Pour Générations futures, la proposition de loi « va totalement à l’encontre de l’objectif de réduction des pesticides porté par l’Union européenne et la France depuis quinze ans ». Jean-François Monier/AFP

C’est un véritable cheval de Troie de l’industrie agroalimentaire. Portée par les trois sénateurs Laurent Duplomb (LR), Pierre Louault (Modem) et Serge Mérillou (PS), la proposition de loi « pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France », qui doit être votée ­solennellement ce mardi 23 mai au Palais du Luxembourg, après l’examen en première lecture, est aussi régressive que néfaste pour l’agriculture et la santé des consommateurs.

Un texte sur mesure pour les lobbies phytosanitaires…

Premier exemple, des pesticides 2.0, épandus à coups de drones : l’article 8 de ce texte autorise, via des dérogations, l’usage « d’aéronefs télépilotés ou contrôlés par intelligence artificielle pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques ». Pourtant, l’épandage aérien est interdit depuis 2009 par une directive européenne du fait de risques élevés de dispersion dans l’air à proximité des habitations. Continuer la lecture de « Ferme France », une loi pour irriguer l’agrobusiness