« Nous sommes déterminés à organiser la résistance contre les mesures du Choc des savoirs ». C’est par ces mots que Benoit Teste, secrétaire général de la FSU, a lancé la conférence de presse qui avait lieu hier, mardi 14 mai. Et si les syndicats ont tenu à réunir les journalistes, c’est parce que l’heure est grave selon eux. « L’école est à un point de bascule » a affirmé Benoit Teste pour qui les mesures du Choc des savoirs portées par le gouvernement Attal sont « populistes ». Ces mesures peuvent mettre « le feu socialement » assure Sophie Vénétitay, du Snes-FSU. « Elles barrent la route aux élèves de milieux les plus défavorisés ». Ce qui se joue aujourd’hui chez les professeurs qui se mobilisent, c’est « un combat pour la dignité professionnelle » selon elle. Et les syndicats préviennent, « les revendications ne s’arrêteront pas le 25 mai ». « On va discuter de la façon dont on organise la mobilisation à la fin de l’année et à la rentrée. On n’a aucun tabou sur les actions à mener si elles emportent l’adhésion des collègues ».

« Nous sommes déterminés à organiser la résistance contre les mesures du Choc des savoirs », a déclaré benoit Teste, secrétaire général de la FSU. Continuer la lecture de FSU : Nous ne trierons pas nos élèves
La mobilisation contre les réformes Attal-Belloubet bat son plein. Du moins est-ce l’impression que l’on a dans les nombreuses boucles de communication et les réunions publiques organisées pour informer les parents de ce qui se prépare dans les collèges à la rentrée. Mais le miroir est-il déformant ? À Paris par exemple, les arrondissements des quartiers populaires sont très mobilisés. Profs, parents et même certain·es élu·es sont vent debout contre la réforme. Mais un bref passage dans un arrondissement plus cossu du centre m’a particulièrement alertée : dans une réunion organisée dans l’un des lycées les plus célèbres du pays, seulement cinq parents.



À grand renfort de communication mais sans véritables nouvelles annonces, Gabriel Attal, un des trois Ministres de l’éducation nationale avec Emmanuel Macron et Nicole Belloubet, vient d’annoncer un train de mesures contre les élèves « perturbateurs » et les violences qui en découlent : placement en internat, sanctions sur les diplômes du Brevet des collèges, du CAP et du Baccalauréat, « commission éducative » – reproduction du conseil de discipline du second degré – dès le primaire malgré les réticences des enseignants et des chercheurs, mention apposée sur le dossier Parcoursup, doublement des cours d’éducation civique – comme si les enseignants ne traitaient pas de ce sujet – … 


