Shlomo Sand : « Sans les Palestiniens, Israël ne peut pas vivre »

De Tel-Aviv où il vit et enseigne à l’université, l’historien, ardent défenseur de la paix et de la fin de l’occupation, livre en exclusivité à l’Humanité son analyse lucide de la tragédie en cours au Proche-Orient, qui était selon lui, hélas, prévisible.

L’historien Shlomo Sand
© Editions La Découverte

Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand ne s’est jamais senti aussi mal depuis le 7 octobre. Soldat en 1967, il n’a cessé de militer pour la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple palestinien et pour son droit à un État indépendant aux côtés de l’État d’Israël.

Mais il persiste dans son rêve que ses enfants et petits-enfants puissent un jour vivre dans « un État démocratique qui accorde les mêmes droits à tous ses citoyens. Il explique pourquoi dans l’entretien qu’il nous a accordé et dans son ouvrage, Deux peuples, un Etat ? Relire l’histoire du sionisme, à paraître en janvier 2024 au Seuil.

Quel sentiment éprouvez-vous devant cette tragédie qui touche les peuples israélien et palestinien ? Continuer la lecture de Shlomo Sand : « Sans les Palestiniens, Israël ne peut pas vivre »

Solidarité avec le Peuple palestinien ! Non à l’expulsion de Mme Mariam Abou Daqqa ! Libération de Georges Ibrahim Abdallah ! communiqué de la Libre Pensée

Communiqué de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

La Fédération nationale de la Libre Pensé rappelle sa prise de position exprimée précédemment : Au moment où l’on massacre en Palestine au nom de prétextes prétendument religieux, nous réitérons que la Paix ne peut revenir dans cette région-martyre que dans le respect absolu de la liberté de conscience et des cultes pour celles et ceux qui veulent en pratiquer un, et dans la laïcité des institutions d’Etat. Nous combattons pour une seule Palestine unie, laïque et démocratique, qui garantira l’égalité des droits entre tous, Juifs, Musulmans, Chrétiens, Laïques et Libres Penseurs. Continuer la lecture de Solidarité avec le Peuple palestinien ! Non à l’expulsion de Mme Mariam Abou Daqqa ! Libération de Georges Ibrahim Abdallah ! communiqué de la Libre Pensée

Dans la guerre de l’information, c’est la vérité qui meurt

Un article brillantissime qui montre comment le mensonge d’une propagande effrénée finit par interdire toute vérité y compris sur les exactions réelles. Puisque les enfants n’ont pas été décapités le Hamas n’a pas assassiné de civils, pire encore l’extermination des juifs n’a jamais existé… Cela fait des années que l’on mesure bien ce que les outrances de la propagande et pas seulement dans le cas d’Israël produisent des effets pervers, le doute débouche sur l’irrationnel, sur une manière de répondre au “Mal” par la même diabolisation. (note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

https://vz.ru/opinions/2023/10/17/1235223.html

Une guerre de l’information est en cours, dans laquelle personne ne sera épargné – et surtout pas la vérité, principal ennemi de la propagande. Tout cela nous est familier grâce à l’expérience de la SVO, au cours de laquelle nous avons entendu à maintes reprises le mantra “La Russie est en train de perdre la guerre de l’information”.

Par Igor Karaoulov, poète, publiciste

Les guerres modernes sont régies par les médias. Au siècle dernier, les journaux contenant des informations sur la guerre pouvaient mettre une semaine pour atteindre les provinces, mais aujourd’hui, s’il y a des explosions et des effusions de sang quelque part, ils vous le montreront immédiatement. Bien sûr, s’ils le veulent, s’ils le jugent important et nécessaire ; personne ne s’intéresse au fait que les Hutus et les Tutsis peuvent se battre pendant des années sans qu’il y ait de supporters dans les tribunes.

Mais ce n’est pas le cas au Moyen-Orient. C’est là que se concentrent les intérêts géopolitiques des États-Unis et de leur principal allié asiatique, Israël. La Palestine est le point le plus douloureux pour l’ensemble du monde musulman. Et, bien sûr, la télévision et l’internet donnent toute la mesure du désordre qui règne au Moyen-Orient. Continuer la lecture de Dans la guerre de l’information, c’est la vérité qui meurt

Retour aux écoles normales versus enseignement des ‘’valeurs de la République’’? in Caf. Péda.

Laurence De Cock : Les visages de notre résistance in Caf. Péda.

Stop the war: un conflit inhumain qui menace de se généraliser

Peut être une image de 1 personne et enfant

Tout comme Israël a le droit d’établir un État, la Palestine aussi a dit le ministre des affaires étrangères chinois monsieur Wang à son homologue de l’UE monsieur Borrel : ” Alors que le peuple israélien a assuré sa survie, qui est là pour se soucier de la survie du peuple palestinien? La nation juive n’erre plus sur la Terre, mais quand la nation palestinienne pourra-t-elle retourner dans sa patrie ? Dans ce monde, il y a diverses injustices, et l’injustice envers la Palestine a été prolongée pendant un demi-siècle, portant la douleur de plusieurs générations. Cela ne peut plus durer”, a souligné M. Wang.

Oui cette injustice ne peut plus durer et aucune “représaille” ne le justifie… Le gouvernement israélien est en train de perdre le capital sympathie que l’attaque du Hamas avait suscité parce que la massacre, la torture infligée à tout un peuple n’est pas une réponse qui peut amener la tranquillité et la sécurité au contraire.

«En 6 jours, l’armée israélienne dit avoir tiré «environ 6000 bombes» sur la bande de Gaza, soit «4000 tonnes d’explosifs» sur une minuscule zone densément peuplée. Certains obus pesant une tonne seraient capables de causer des cratères de 5 à 30 mètres de profondeur. À titre de comparaison, le maximum de bombes tirées par l’armée des USA en Afghanistan sur un an a été de 7423. Pendant toute la guerre en Libye, l’alliance de l’OTAN a déclaré avoir largué 7600 bombes et missiles, selon Marc Garlasco ancien enquêteur de l’ONU. Gaza subit donc un pilonnage massif et indiscriminé, alors que ce territoire est 2000 fois plus petit que l’Afghanistan. Continuer la lecture de Stop the war: un conflit inhumain qui menace de se généraliser

Hommage à Dominique Bernard: la Cité scolaire de Moissac fait silence In DDM

Près de 2 000 collégiens, lycéens, enseignants et personnels ont observé une minute de silence dans la cour de la Cité Mitterrand hier à Moissac.
Près de 2 000 collégiens, lycéens, enseignants et personnels ont observé une minute de silence dans la cour de la Cité Mitterrand hier à Moissac. DDM
Eric Théron

l’essentiel Près de 2 000 personnes, dont 1 500 collégiens et lycéens, se sont rassemblées hier à la Cité scolaire Mitterrand à Moissac pour rendre hommage à Dominique Bernard.

Près de 2 000 collégiens, lycéens, enseignants, parents d’élèves et personnels administratifs et de service se sont réunis hier dans la cour de la Cité François Mitterrand à Moissac. C’est dans cet établissement qui abrite quelque 800 collégiens et plus de 600 lycéens que l’hommage à Dominique Bernard, ce professeur d’histoire-géographie assassiné vendredi à Arras, a été rendu officiellement.
Autour du Préfet, Vincent Roberti, il y avait là Michel Weill, président du conseil départemental, Marie Castro pour la Région, Romain Lopez, maire de Moissac et Cyril Le Normand, le nouvel inspecteur d’académie.

Comme partout en France, une minute de silence poignante a été observée. Sans le moindre murmure discordant dans les rangs. Un moment rare, digne et impressionnant.

En préambule, le Proviseur Philippe Sola a remercié l’ensemble des personnes présentes. « Nous avons souhaité une cérémonie sobre mais qui vient du cœur. Ensemble, nous défendons des valeurs et des idéaux contre la sauvagerie. Une nouvelle fois, l’école a été attaquée et nous allons y faire face ensemble. »
Deux élèves ont ensuite lu un texte. Mathis, collégien de 4e, a repris le poème « L’Oiseau » de Maurice Carême, tandis que Matthyas, en Terminale ST2S, a puisé son inspiration d’un texte écrit par Gauvain Sers « A Samuel Paty »

« L’heure est à l’unité et au rassemblement »

Vincent Roberti a pris la parole dans la foulée. « Il y a trois ans que Samuel Paty a été assassiné et l’horreur s’est malheureusement répétée. Chacun se souvient de ses enseignants et de ce qu’ils nous ont apporté. L’heure est à l’unité et au rassemblement autour de nos valeurs de liberté, égalité et fraternité. Ensemble, nous condamnons ces actes de violence, notre réponse à la haine doit être sans faille. » Après une vibrante marseillaise, les élèves ont regagné leur salle de classe. « On a de la tristesse et de la compassion pour les familles, soufflait Neo, un élève de Terminale. On se sent concerné, on est tous dans le même panier. C’était important d’être là, de se souvenir et de s’en servir. »
Professeur d’histoire-géographie, Fanny voyait dans cette cérémonie un motif d’espoir. « Cela nous rappelle combien il est important de lutter contre l’obscurantisme. L’assassinat d’Arras reste un acte isolé et j’ai envie de croire en l’avenir. Voir 1 500 collégiens et lycéens rassemblés pour observer respectueusement une minute de silence est pour moi un motif d’espoir. »

Dans la matinée, de 8 heures à 10 heures, les enseignants s’étaient réunis autour du Proviseur pour rédiger un communiqué commun qu’ils ont lu à leurs élèves. En parallèle, dans le cadre du plan Vigipirate renforcé, les mesures de sécurité ont été durcies. Il faut dorénavant présenter des papiers d’identité et avoir un rendez-vous pour pénétrer dans l’établissement.

 

Guerre Israël-Hamas : polémiques autour de la venue dans le Tarn et le Tarn et Garonne de la militante palestinienne Mariam Abu Daqqa

La militante palestienne Mariam Abu Daqqa
La militante pacifiste palestienne Mariam Abu Daqqa DR

 

l’essentiel En tournée à travers la France depuis début octobre, la militante palestinienne Mariam Abu Daqqa doit participer à une soirée débat le 19 octobre à Albi en « soutien à Gaza ». Le député RN Frédéric Cabrolier et le maire LR de Lavaur, Bernard Carayon, demandent l’annulation de l’événement.

La militante palestinienne Mariam Abu Daqqa sera-t-elle présente jeudi 19 octobre dans les locaux de l’union départementale de la CGT à Albi pour la soirée débat organisée par l’antenne tarnaise de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) ? Continuer la lecture de Guerre Israël-Hamas : polémiques autour de la venue dans le Tarn et le Tarn et Garonne de la militante palestinienne Mariam Abu Daqqa

L’École, toujours debout (dossier)

L’astrophysicien Hubert Reeves : mort d’un généreux vulgarisateur

NDLR de MAC: Une journée de m……..

L’astrophysicien canadien Hubert Reeves est décédé le 13 octobre 2023 à Paris à l’âge de 91 ans. Son fils, Benoit Reeves, en a fait l’annonce dans un message publié sur Facebook.

Hubert Reeves © Jean-Marc Quinet/reporters-REA

L’astrophysicien québécois Hubert Reeves, qui aimait à rappeler que les humains sont des poussières d’étoiles, est décédé vendredi à l’âge de 91 ans. Il faisait partie de ces grands vulgarisateurs scientifiques. Ce souci de rendre compréhensible la science au plus grand nombre se doublait chez lui d’un immense talent de conteur. Hubert Reeves est mort mais dans l’espace depuis 1999, l’astéroïde (9631) 1993 SL6 porte son nom et continue son voyage.

Poussières d’étoiles

En retraite depuis 1999, il poursuivait ses activités militantes notamment pour alerter sur l’état de l’environnement et celui de l’humanité qui, selon lui, devrait disparaître lorsque surviendra la sixième grande extinction des espèces. Sur son site internet, il écrivait dans sa « Lettre éditoriale du 4 janvier 2020 » : « Pour que nous existions, la recette est fournie dans mon livre Poussières d’étoiles : Il faut d’abord faire des étoiles à partir du magma initial. Puis il faut que ces étoiles vivent leur vie et rejettent leur moisson d’atomes dans l’espace. Il faut ensuite que ces atomes se combinent en molécules et en poussières. Que ces grains de poussière s’accumulent en planètes rocheuses… Finalement, il faut assurer le cours de l’évolution chimique et biologique de la planète. Nous connaissons plus ou moins bien la durée de chacune de ces opérations. En faisant la somme, on arrive à un minimum de plusieurs milliards d’années. Faut-il s’étonner que l’univers ait déjà quatorze milliards d’années ? Il ne lui en faut pas moins pour engendrer un être capable de conscience… Et maintenant, nous, les humains, connaisseurs de notre passé et devenus ces êtres capables de conscience : qu’allons-nous faire de notre futur ? »

Il aimait le cosmos, les oiseaux et la curiosité

Né à Montréal en 1932, Hubert Reeves étudie à l’Université de Montréal et à McGill avant d’obtenir son doctorat en astrophysique nucléaire de l’Université Cornell, en 1960. Il enseigne la cosmologie en Europe et en Amérique, dans les universités Columbia et Berkeley, à l’Université de Montréal et à l’Université libre de Bruxelles. Consultant pour la NASA, il a également été directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France et conseiller scientifique au Commissariat à l’énergie atomique de France. Officier de l’Ordre national du Québec, il était aussi compagnon de l’Ordre du Canada et commandeur de la Légion d’honneur de France. Toujours dans l’Hexagone, il avait été nommé grand officier de l’Ordre national du mérite en 2019. Il a reçu de nombreux doctorats honorifiques, dont ceux des universités de Montréal (1984), de Berne (1989), de Bruxelles (1992), d’Ottawa (2004), de Moncton (1991), du Québec à Montréal (2010) et de Sherbrooke (2011).

Pour lui, le cosmos était ce « lieu d’émerveillement et de rationalité » comme il le montrait la couverture de son livre « Patience dans l’azur » ces petits points bleus et blancs du quasar 3C 273. En 2008, dans son autobiographie intitulée « Je n’aurai pas le temps », Il expliquait que l’intérêt pour la science naît de la curiosité, ajoutant, encore sur son site : « ne cessons pas d’être curieux. La curiosité : il faut l’attiser comme on le fait du feu. Et alors que de découvertes ! La curiosité ? Faites-en votre seconde nature ! Cultivez cette ambition ! La curiosité ? C’est vital ! ». Curieux et optimiste, Dans Sciences et Aveni en novembre 2017, il estimait « Pour l’heure, faute d’avoir détecté la vie sur d’autres planètes que la nôtre, nous ne pouvons qu’émettre des opinions. Personnellement, j’adhère à l’hypothèse que d’autres formes de vie existent bel et bien ».