Vive Moissac libre ! Chronique 2 de Marcel Duvel

Si l’hôtel de ville de Moissac avait été doté d’un balcon, le tout nouveau et tout jeune maire de la ville aurait pu s’y jucher pour lancer ce slogan plein d’espoir, « Vive Moissac libre ! ». Lui qui n’a pas peur de clamer son admiration à la fois pour Charles de Gaulle (le 18 juin) et pour Marion Maréchal (sur twitter), a sans doute fait sienne cette proclamation qui claque au vent comme un drapeau et annonce l’action future de l’édile juvénile.

Car, ne nous y trompons pas, le maire de Moissac ose allier l’action à la proclamation.

Le 10 décembre dernier, s’affranchissant des règles obsolètes imposées par une République en perdition, seul contre tous, l’élu moissagais a décidé que la réunion du conseil municipal se ferait à huis clos. Quel courage que d’oser dire à ses concitoyens qu’ils ne sont pas ici les bienvenus comme ils le sont au conseil régional, au conseil départemental, au conseil communautaire, à l’Assemblée nationale, au Sénat… Si la technique n’avait pas failli, un direct de Facebook aurait cependant permis aux plus obstinés de suivre la réunion sur leurs écrans. Continuer la lecture de Vive Moissac libre ! Chronique 2 de Marcel Duvel

#Sauvons le 3919 (Pétition)


pict-petition-9.jpg#asset:7461

« Mettre en concurrence le 3919, c’est prendre le risque de faire vaciller un réseau national d’associations de terrain et de leurs partenaires »

Alors que les violences à l’encontre des femmes sont officiellement au cœur des préoccupations du gouvernement, ce dernier voudrait mettre en concurrence la gestion du 3919, ce qui représente un risque majeur de voir la qualité du service proposé aux femmes victimes de violences réduite, estime dans une tribune au « Monde » un collectif de personnalités parmi lesquelles Najat Vallaud-Belkacem, Alice Zeniter, Sylvie Le Bon de Beauvoir ou Laurence Rossignol

Tribune. Strasbourg, 1973. Une jeune femme se défenestre pour échapper aux coups de son conjoint et meurt des suites de ses blessures. Une poignée de proches de la Ligue du droit des femmes se regroupent alors. Armées de colle et de rouleaux, à la nuit tombée, elles inondent la ville de posters affichant « SOS Femmes battues » ainsi qu’un numéro de téléphone. Ainsi naît l’une des premières lignes d’écoute destinées aux femmes victimes de violences domestiques.

Partout sur le territoire français, d’autres permanences téléphoniques de fortune voient le jour, associées à des actions concrètes. A Marseille, au moment où un époux violent descend au café, un camion vient exfiltrer une femme et ses trois enfants. Au Plessis-Robinson, on squatte un château jusqu’à obtenir des places d’hébergement pour les victimes. A Paris, on milite pour la reconnaissance du viol conjugal (sans savoir qu’il faudra attendre encore quinze ans…). En 1986, le Collectif féministe contre le viol (CFCV) ouvre la ligne Viols Femmes Info. En 1989, première campagne nationale sur les violences conjugales en lien avec le réseau Solidarité Femmes qui gère un premier numéro d’écoute puis crée en 1992 la ligne d’écoute Violences Conjugales Femmes Info qui deviendra le 3919

Cette histoire militante coule dans les veines du 3919, aujourd’hui porté par un réseau de 73 associations de terrain présentes sur l’ensemble du territoire français : la Fédération nationale solidarité femmes, qui est de plus appuyée par douze associations nationales et leurs réseaux respectifs. Une trentaine d’écoutantes professionnelles viennent recueillir la parole d’environ 2 000 victimes chaque semaine (et même 7 000 appels hebdomadaires pendant le premier confinement), lors d’entretiens d’écoute qui durent en moyenne vingt minutes.

Reconnaissance puis confiscation du 3919

Les violences faites aux femmes ont été inscrites comme grande cause du quinquennat. Le président de la République a rendu visite à l’équipe de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) et du 3919 lors du lancement de la consultation du Grenelle des violences conjugales le 3 septembre 2019 (3-9-19), médiatisant largement ce numéro, ouvert de 9 heures à 22 heures en semaine et de 9 heures à 18 heures les week-ends et jours fériés.

A l’issue du Grenelle, le gouvernement a répondu positivement à la demande de la FNSF d’ouvrir ce service 24h/24. Seulement, les modalités, elles, pèchent : le gouvernement a décidé d’imposer la mise en concurrence du 3919 par un marché public, une décision qui pourrait aboutir tôt ou tard à confier le 3919 à un opérateur plus soucieux de la rentabilité économique que de la qualité du service rendu aux femmes.

La lutte contre les violences et pour la protection des femmes ne peut pas obéir à une logique de marché : il s’agit de l’intérêt général, et la mesure de son impact ne peut pas se contenter, comme c’est désormais l’usage dans les marchés publics, d’être quantitative. Dans cette logique, cela pourrait conduire à réduire le temps d’écoute.

Le 3919 n’appartient pas au gouvernement

Or, l’écoute est le premier jalon de la relation de confiance entre le réseau de la FNSF et chaque femme qui a le courage de les appeler. Quiconque s’est intéressé à la question de l’emprise comprendra qu’il faut parcourir un long chemin pour sortir de la violence et que la qualité de l’accompagnement est ainsi cruciale. « Normer » ce temps et le soumettre à une logique de rendement n’aurait aucun sens.

Après des années de travail patient, le 3919 fonctionne grâce à un maillage associatif très dense sur l’ensemble du territoire. Mettre en concurrence le 3919, c’est prendre le risque de faire vaciller un réseau national d’associations de terrain et de leurs partenaires, capables de prendre en charge les femmes qui appellent, que ce soit pour un accompagnement à l’hébergement ou un soutien psychologique, juridique et social…

De plus, le 3919 n’appartient pas au gouvernement : c’est la FNSF qui l’a créé et porté depuis trente ans. C’est un projet associatif, en partie financé par des fonds privés, porté par des personnes très engagées. Il nous semble parfaitement abusif que le gouvernement veuille en disposer de la sorte.

Pour quelle valeur ajoutée ?

Ouvrir ce marché aujourd’hui crée un précédent dangereux : quand bien même la Fédération nationale solidarité femmes pourrait décrocher ce premier marché, quid de la fois suivante ? Sera-t-il confié à un opérateur bon marché, au fort rendement, mais sans la moindre valeur ajoutée, liée à un engagement essentiel pour les droits des femmes ?

Nous enjoignons donc au gouvernement français de renoncer à ce projet de marché public, et demandons à ce que la FNSF reçoive une subvention complémentaire pour le passage du 3919, 24h/24 en 2021.

En signant cette tribune, nous voulons exprimer notre soutien aux centaines de milliers de femmes victimes de violences et à leurs enfants. Nous comptons sur le gouvernement pour entendre cet appel.

La liste des signataires : Maïté Albagly, ancienne déléguée générale de la FNSF ; Rebecca Amsellem, économiste et militante féministe ; Michèle André, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes et de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (1998-1991) ; Marie-Pierre Badré, présidente du Centre Hubertine Auclert ; Lauren Bastide, journaliste ; Catherine Beaunez, dessinatrice et autrice ; Odile Belinga, avocate ; Pascale Boistard, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes (2014-2016) ; Anne Bouillon, avocate ; Carmen Castillo, cinéaste ; Hélène Cixous, écrivaine et dramaturge ; Caroline De Haas, collectif #noustoutes ; Marie-Dominique de Suremain, ancienne déléguée générale de la FNSF ; Edouard Durand, coprésident de la commission violences du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Eric Fassin, sociologue, université Paris-VIII ; Julie Gayet, comédienne et productrice ; Christelle Hamel, chercheuse ; Natacha Henry, écrivaine féministe ; Danièle Kapel-Marcovici, PDG du groupe RAJA et présidente de la fondation RAJA ; Jean-Louis Laville, chercheur et professeur au CNAM ; Sylvie Le Bon de Beauvoir, professeure de philosophie et éditrice ; Valérie Létard, ancienne secrétaire d’Etat chargée de la solidarité (2007-2009) et vice-présidente du Sénat ; Noël Mamère, ancien journaliste et homme politique ; Patricia Mercader, professeure émérite ; Ariane Mnouchkine, metteuse en scène ; Viviane Monnier, ancienne déléguée générale de la FNSF ; Janine Mossuz-Lavau, politologue et sociologue ; Michelle Perrot, historienne, professeure émérite ; Pascal Picq, paléoanthropologue, Collège de France ; Nicole Questiaux, ministre de la solidarité nationale entre 1981 et 1982 ; Laurence Rossignol, ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes (2016-2017) et vice-présidente du Sénat ; Ernestine Ronai, coprésidente de la commission violences du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Suzy Rojtman, militante féministe ; Moira Sauvage, journaliste et essayiste ; Isabelle Steyer, avocate ; Nadine Trintignant, réalisatrice et écrivaine ; Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre des droits des femmes (2012-2014) ; Fatima Zénati, chargée de mission à l’égalité femmes-hommes à l’université Paris-VIII ; Alice Zeniter, écrivaine.


Cette tribune a été publiée par Le Monde.


Télécharger le communiqué de presse



pict-petition-9.jpg#asset:7461


Extrême droite. Enquête à Lyon, au cœur du laboratoire de la violence fasciste

Situé dans le quartier du Vieux Lyon, le bar associatif d’extrême droite la Traboule est un lieu de rencontre pour les identitaires et l’ultradroite. © Bruno Amselle /Divergence

Situé dans le quartier du Vieux Lyon, le bar associatif d’extrême droite la Traboule est un lieu de rencontre pour les identitaires et l’ultradroite. © Bruno Amselle /Divergence

Centre névralgique de l’extrême droite en France, la capitale des Gaules est le théâtre de multiples agressions de militants de gauche, migrants ou syndicalistes. Une situation qui prospère via les locaux, avec pignon sur rue, de ces groupuscules.

Lyon (Rhône), envoyé spécial.

Elles portent bien leur nom, les pentes de la Croix-Rousse. Tout comme la montée de la Grande-Côte, une de ces nombreuses voies piétonnes pittoresques qui relient la « colline qui travaille » au quartier des Terreaux, un des cœurs du centre-ville de la capitale des Gaules. À Lyon, il y a deux collines, « celle qui travaille », donc, et « celle qui prie, Fourvière », détaille malicieusement Aline Guitard, la secrétaire départementale du PCF, qui nous attend devant son local. Situé au croisement de cette fameuse montée et de la rue Imbert-Colomès, celui-ci est en piteux état : ouvert aux quatre vents, les fenêtres brisées. À l’intérieur, encore des éclats de verre et un petit radiateur électrique qui serait bien en peine de chauffer les lieux. Mieux vaut garder son manteau. « On attend les réparations, le feu vert de l’assurance », explique Aline Guitard, qui fait contre mauvaise fortune bon cœur. La mauvaise fortune, ce sont « sept attaques en dix-huit mois, dont trois fois les fenêtres cassées », précise-t-elle. Des actes de vandalisme qui portent une marque évidente, malgré l’absence de revendication officielle : celle de l’extrême droite.

Continuer la lecture de Extrême droite. Enquête à Lyon, au cœur du laboratoire de la violence fasciste

Covid à l’école : Jean-Michel Blanquer toujours pas vacciné contre le mensonge

Continuant de diffuser des chiffres de contamination en milieu scolaire tellement faux qu’ils sont contredits par ceux de Santé publique France, ignorant que les nouveaux variants du virus pourraient toucher plus fortement les jeunes, le ministre de l’Éducation nationale camoufle ses échecs, repousse les échéances de vaccination et refuse tout aménagement pédagogique. Jusqu’à quand ?

À quand les premières vaccinations pour les enseignants de France ? Fin janvier, fut la première réponse du ministère. La semaine dernière, c’était mars, puis finalement avril. Et maintenant, « cela aura forcément lieu dans le courant du premier semestre », a déclaré Jean-Michel Blanquer, dimanche 10 janvier, sur RTL. Ce qui peut donc nous emmener jusqu’en juin, juste avant… les vacances scolaires. Mais, que l’on se rassure, a aussitôt précisé le ministre de l’Éducation nationale, puisque « le grand critère de vaccination reste celui de l’âge (…), quand on arrivera à celui de la population active, les professeurs seront parmi les premiers concernés ».

Continuer la lecture de Covid à l’école : Jean-Michel Blanquer toujours pas vacciné contre le mensonge

Une année américaine, un hors-série indispensable pour comprendre les États-Unis

UNE ANNÉE AMÉRICAINE un numéro exceptionnel. L'Humanité fait le bilan des élections présidentielles et dresse un état des lieux des États-Unis.

UNE ANNÉE AMÉRICAINE un numéro exceptionnel. L’Humanité fait le bilan des élections présidentielles et dresse un état des lieux des États-Unis.

À travers une sélection d’articles, d’entretiens et de reportages, l’Humanité retrace cette année 2020 de campagne présidentielle où rien ne s’est passé comme prévu. Un hors-série qui donne des clés pour comprendre les espoirs et les contradictions des États-Unis de ce début 2021.

UNE ANNÉE AMÉRICAINE
À quelques semaines de l’investiture de Joe Biden à la présidence des États-Unis, l’Humanité fait le bilan des élections présidentielles et dresse un état des lieux de l’Amérique dans un numéro spécial consacré à cette année à l’issue de laquelle Donald Trump a été défait.
Icon Education Un hors-série de 48 pages vendu 4,80 euros à commander ici.

Même sous la mandature Trump aux États-Unis, où rien ne se passe comme ailleurs depuis quatre ans, le nouveau président élu doit succéder au sortant. Quoi de plus banal dans un pays qui se prétend l’une des plus grandes démocraties du monde, au terme d’une présidence hors norme sur tous les plans. Et pourtant, ce passage de témoin n’a rien d’ordinaire. Si Donald Trump ne laissera assurément pas la trace d’un grand président, ses quatre années au pouvoir sont déjà gravées dans l’histoire des États-Unis comme celles de ruptures, de bouleversements et de reconfigurations tant idéologiques que politiques, avec une accélération sensible ces douze derniers mois.

Continuer la lecture de Une année américaine, un hors-série indispensable pour comprendre les États-Unis

Un quarteron de trumpistes à l’assaut du Capitole

Les partisans de Donald Trump qui envahissent le Congrès. @Saul LOEB / AFP

Les partisans de Donald Trump qui envahissent le Congrès. @Saul LOEB / AFP

Plusieurs dizaines de partisans du président battu ont voulu empêcher la certification de la victoire de Joe Biden et ont fait intrusion dans le siège du Parlement, à Washington.

« L’invasion du Capitole » : une superproduction de Donald Trump. Une fois encore, dans la vie politique américaine, le script de la réalité a dépassé le scénario de la fiction. Après une année 2020 déjà truffée de rebondissements, un cap a sans doute été franchi mercredi 6 janvier avec des manifestants trumpistes pénétrant dans le siège du Congrès, à l’appel du président des États-Unis encore en exercice.

Protection de l’enfance : quels dangers derrière la réforme de la justice des mineurs ?

Myriam Baghouli, avocate au barreau de Seine-Saint-Denis.

Myriam Baghouli, avocate au barreau de Seine-Saint-Denis.
 

Le Code de justice pénale des mineurs, adopté à l’Assemblée nationale le 11 décembre dernier, fait l’objet d’un débat public au Sénat le 26 janvier 2021. La juge Sophie Legrand, le magistrat Jean-Pierre Rosenczveig, l’avocate Myriam Baghouli et Josselin Valdenaire, secrétaire général CGT de la Protection judiciaire de la jeunesse, reviennent sur la dangerosité de ce texte.

Ce code signe la mort de l’ordonnance de 1945

Sophie Legrand

Par Sophie Legrand  Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, juge des enfants à Tours

Le 11 décembre 2020, après à peine deux jours de débats dans une Assemblée nationale quasi vide, le Code de justice pénale des mineurs a été adopté. Ce code, très légèrement amendé par rapport à la version initiale du gouvernement, signe la mort de l’ ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante.

Ce texte fondateur de la justice pénale des enfants a été adopté après guerre, alors que les pertes humaines étaient telles qu’il fallait préserver notre jeunesse et l’aider à construire une société meilleure. L’idée phare de cette ordonnance était d’assurer la protection de ces enfants, les passages à l’acte délictueux étant perçus comme révélateurs de la situation de détresse et de danger dans laquelle ils se trouvaient. Continuer la lecture de Protection de l’enfance : quels dangers derrière la réforme de la justice des mineurs ?

Arc Républicain des forces de gauche « Moissac Mérite Mieux ! » (A signer)

En juin 2020, le Rassemblement national a pris la mairie de Moissac (Tarn-et-Garonne). Le maire, Romain Lopez, était l’ancien assistant parlementaire de Marion Maréchal Le Pen lorsque cette dernière était députée. Cette situation est très préoccupante pour la gauche.

L’enjeu central est l’implantation de l’extrême-droite à moyen et long terme dans le Sud-Ouest, plus précisément dans le territoire qui correspond à l’ancienne région Midi-Pyrénées. La stratégie de M. Lopez dépasse largement la mairie de Moissac, puisqu’il vise les élections cantonales, puis régionales. Par ailleurs, il ne cache pas ses ambitions nationales.

En juin et au cours de l’été, on a vu apparaître des affiches d’organisations néo-fascistes dans les rues de Moissac et de Castelsarrasin. L’extrême-droite tente de s’implanter durablement, en prenant la place de ce qui fut le radical-socialisme, et qui a dominé le champ politique local durant des décennies. Continuer la lecture de Arc Républicain des forces de gauche « Moissac Mérite Mieux ! » (A signer)

M. Lopez : Une communication (très) sélective (Jeu concours)

   N°1

On peut ripoliner toutes les façades que l’on veut, le naturel revient au pas de l’oie. Il en est ainsi avec l’antisémitisme de M. Lopez et de ses amis comme de la communication frénétique qu’il déploie sans cesse, au frais du contribuable.

En 2020, nous lui avons laissé 6 mois pour faire joujou avec son nouveau poste. En 2021, il va en être autrement, et c’est une promesse.

Commençons par ce qui fait le sel et le beurre du sieur Maire : ces déchets et ordures qui jonchent les rues de Moissac et qui sont le fait à l’en croire d’une minorité qui n’est même pas de chez nous. Que de moyens déployés pour punir les contrevenants avec force moulinets de bras, rodomontades du genre : « vous allez voir ce que vous allez voir… ». Continuer la lecture de M. Lopez : Une communication (très) sélective (Jeu concours)

Avec la crise, le nombre de bénéficiaires du RSA s’envole (témoignages)

Le nombre d’allocataires s’envole, plongeant les finances des départements dans la tourmente et mettant au plus mal les budgets d’insertion. Les perspectives sont inquiétantes alors que la montée du chômage va encore éloigner les précaires de l’emploi. Manu, 41 ans, serveuse à Lourdes, a dû demander le RSA cette année pour la première fois de sa vie. Une démarche difficile. Cela faisait plus de vingt-cinq ans que Franck Waryn, 53 ans, exerçait son métier dans le catering, jusqu’à ce qu’il soit touché de plein fouet par la crise, comme des milliers d’autres travailleurs en contrats courts.

C’est un signe d’appauvrissement qui ne trompe pas. Le nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) s’envole. Fin octobre, il atteignait déjà 2,1 millions, soit 8,5 % de plus qu’en 2019, selon les données publiées le 23 décembre par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Un chiffre jamais atteint, même après la crise de 2008. À l’époque, le nombre de bénéficiaires avait grimpé durant plusieurs années jusqu’à 1,7 million. Continuer la lecture de Avec la crise, le nombre de bénéficiaires du RSA s’envole (témoignages)