Fabien Roussel invité des 4 vérités sur France2
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Fabien Roussel invité des 4 vérités sur France2
Trois jours après l’annonce du départ du proviseur d’un lycée parisien menacé de mort après une altercation avec une élève pour qu’elle enlève son voile, le principal syndicat, le SNPDEN-Unsa a salué l’action de l’État estimant ne plus être « à l’époque du « pas de vague »». Le SNUPDEN-FSU pointe, pour sa part, le manque de moyens alloués aux collèges et lycées qui ne permet pas « de travailler en amont » correctement.

Trois jours après l’annonce de sa mise en retrait par le proviseur du Lycée Maurice Ravel, à Paris, menacé de mort après une altercation avec une lycéenne à qui il avait demandé d’enlever son voile, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, ce vendredi 29 mars au matin, dans le 20e arrondissement de Paris, peu avant une conférence de presse du SNPDEN-Unsa, syndicat majoritaire des chefs d’établissements. Une quinzaine d’élus socialistes et écologistes étaient présents pour réaffirmer leur « attachement à l’École et aux lois de la République », a fait savoir le PS sur les réseaux sociaux. Continuer la lecture de Laïcité, sécurité, conditions de travail : Les chefs d’établissements en première ligne
Depuis vendredi 22 mars, un document présentant les écoles normales du XXIe siècle circule, entre les professeurs d’INSEP dans un premier temps, sur les réseaux sociaux ensuite. Si le ministère reconnaît l’existence de ce document, il rappelle qu’aucun arbitrage n’a été rendu. « Il n’a aucun statut autre que celui d’une version de travail parmi d’autres où sont exposées des hypothèses instruites entre les équipes des ministères concernés », nous dit-on. La ministre, Nicole Belloubet, a quant à elle affirmé attendre des arbitrages lors de son audition par la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée, hier, le 27 mars, Pourtant, les acteurs et actrices de la formation des futurs professeur·es et les syndicats réagissent d’ores et déjà. C’est que ce dossier, ce n’est pas à Grenelle, ni même à Matignon, qu’il semble être traité, mais à L’Élysée. Emmanuel macron n’avait-il pas annoncé vouloir des écoles normales du XXIe siècle. Sa prière semble sur le point d’être exaucée.
Le document « Écoles normales du XXIe siècle. Stratégie de formation et de recrutement des futurs professeurs », datant du 13 mars, et qui aurait fuité, présente un scénario plausible de la nouvelle version des futurs concours du professorat. Continuer la lecture de Écoles normales du XXIe siècle : Un projet dont ne veulent ni les universités ni les syndicats
L’odeur d’un bon café laissait place à des réflexions aussi profondes que complexes samedi 23 mars au Garden Ice Café à Montauban, à l’heure où le marché bat son plein. Autour de la table, la question liée à la fin de vie était au centre des débats, sujet dans l’actualité depuis plusieurs années mais avec une plus grande acuité depuis l’annonce des orientations d’une future loi par le président de la République il y a quelques jours. Le pacte progressiste sur la fin de vie regroupe à ce jour vingt-six organisations de la société civile pour porter cette volonté d’une approche centrée sur les choix de la personne : « Nous partageons la vision d’une société qui donne toute sa place à la liberté de conscience, à la solidarité, la citoyenneté et l’émancipation » explique Béatrice Ouin, déléguée de l’association pour le droit de mourir dans la dignité. Dans le collectif fédéré récemment, certains militent depuis de nombreuses années pour une fin de vie qui respecte l’intégrité et les volontés de chacun, d’autres se sont forgés plus récemment une conviction. Continuer la lecture de Montauban. Un collectif uni pour mourir dans la dignité
Depuis une trentaine d’années, droite et extrême droite tentent de préempter la loi de 1905, mais le camp progressiste, bien que divisé, n’entend pas laisser cette offensive sans réponse.
Il lui reste un an et demi avant de célébrer son 120e anniversaire. Mais, malgré son âge avancé, la loi de 1905 continue, à son corps défendant, d’être au cœur d’un débat public souvent caricatural. Nul doute que, le 9 décembre 2025, tout le monde voudra sa part de l’héritage.
Bien que fille de la gauche, la laïcité n’a de cesse d’être récupérée, instrumentalisée et même bafouée par ceux qui voudraient en faire un outil de répression. Depuis trois décennies, l’OPA de la droite et de l’extrême droite sur le sujet a presque rendu inaudible le camp progressiste, régulièrement taxé d’« angélisme », de « laxisme », de « wokisme » ou d’« islamo-gauchisme ». Et la division de ce dernier n’aide pas à le crédibiliser face aux différentes attaques. Continuer la lecture de Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite
La FSU-SNUipp, « après avoir usé toutes les voies de dialogue officiel » , a pris « ses responsabilités au vu de la gravité de la situation » et « lance publiquement l’alerte » sur l’état de l’École. « Choc des savoirs, carte scolaire, conditions de travail des personnels : l’école publique est à un point de rupture, au bord de l’effondrement comme beaucoup de services publics », a déclaré Guislaine David, porte-parole. « Si rien n’est fait, c’est l’école publique qui va s’effondrer ». Et ce constat, le syndicat se base sur les réponses d’une enquête menée auprès des enseignants et enseignantes du premier degré entre décembre et mars.
@Serge Bontoux
Une rentrée 2024 sous très haute tension…
Selon le syndicat, pour la carte scolaire 2024, ce sont 2 227 classes qui fermeront sur tout le territoire. « C’est la troisième année consécutive de carte scolaire “négative” qui crante une volonté politique d’accélération des fermetures de classes au détriment des effectifs de classe et du service public d’éducation » explique Guislaine David mentionnant des enseignants, des parents d’élèves et des élus locaux la forte mobilisation. Continuer la lecture de La FSU-SNUipp lance l’alerte : L’école va s’effondrer !
Après plusieurs semaines de cacophonie entre Gabriel Attal et sa ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet, l’arrêté imposant la création de groupes de niveau au collège en français et en mathématiques a été publié au Journal officiel, le 17 mars. Malgré une souplesse affichée, les syndicats continuent de dénoncer des « mesures iniques » et appellent à faire de la mobilisation nationale du 19 mars l’occasion d’un rejet massif du « choc des savoirs ».

L’expression a disparu des textes, mais l’esprit est bien le même, acté noir sur blanc dans le Journal officiel. Après plusieurs semaines de cacophonie ministérielle, sur fond de désaccords entre le premier ministre et sa ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet, et malgré le rejet unanime des syndicats, la réforme dite des « groupes de niveaux » au collège voulue par Gabriel Attal a été officialisée dans la nuit du samedi 16 mars au dimanche 17 mars. Continuer la lecture de « Choc des savoirs » et groupes de niveau : l’arrêté publié au Journal officiel, les syndicats dénoncent des mesures « iniques »
Malgré la forte mobilisation, le premier ministre a confirmé son souhait de mettre en place des groupes de niveau au collège. Dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse, Gabriel Attal a également estimé que la laïcité à l’école était « aujourd’hui plus que jamais menacée ».

Le premier ministre s’entête et contrevient aux déclarations de sa ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Nicole Belloubet avait annoncé, jeudi 7 mars, un assouplissement dans la mise en place de groupes de niveau en français et en mathématiques l’an prochain au collège. Si les syndicats étaient restés méfiants quant à l’effectivité et l’application de cette annonce, ils avaient salué ce recul nécessaire. Une semaine plus tard, dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), Gabriel Attal, a lui maintenu son souhait de mettre en place ces groupes de niveau au collège, assurant qu’ils seraient « la règle » pour le français et les mathématiques, et la classe entière « l’exception ». Continuer la lecture de Éducation nationale : Gabriel Attal persiste et signe sur les groupes de niveau, malgré les contestations
« École de toute la jeunesse, l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire doit être LA priorité du pays », écrivent plusieurs acteurs* du monde éducatif et associatif dans une tribune parue dans Le Monde. « Elle doit assurer l’égal accès de toutes et tous aux mêmes enseignements, dans les meilleures conditions sur l’ensemble du territoire. Cela passe par des politiques qui assurent la mixité sociale et cassent les phénomènes de ghettoïsation et de séparatisme social ». Mardi 12 mars, une majorité des organisations et associations signataires organisaient une conférence de presse pour présenter leur campagne, « une campagne avec des rassemblements, des rencontres », explique Grégory Frackowiak, secrétaire national de la FSU. « C’est le départ d’un marathon pour répandre l’idée qu’il faut défendre l’école publique ».
« Il est urgent que la République soutienne pleinement son école, la seule école de toute la jeunesse vivant dans ce pays », écrivent les 26 signataires de la tribune. « Ensemble nous nous tenons debout, afin de construire le rapport de force nécessaire pour réaliser partout les ambitions de l’école publique laïque ». Continuer la lecture de “L’argent public pour l’école publique “: associations et syndicats s’organisent
Les vingt ans de la loi sur le port de signes religieux ostensibles à l’école sont l’occasion pour Claude Lelièvre de revenir sur le « manque de cohérence et de clarté » de la non-application de celle-ci dans l’enseignement privé sous contrat. « Si ‘’le régime de l’enseignement privé sous contrat associe au service public de l’éducation des classes au sein d’écoles ou établissements privés’’, alors celles-ci doivent être soumises aux mêmes règles que celles des écoles publiques, des collèges publics et des lycées publics , y compris bien sûr pour ce qui concerne le ‘’port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse’’. Ou bien il est fallacieux de prétendre qu’elles pourraient faire partie du ‘’service public d’éducation » et a fortiori de l’« École de la République’’ » écrit l’historien.
Selon le rapport sur « l’enseignement privé sous contrat » de la Cour des comptes de juin 2023 « le régime de l’enseignement privé sous contrat associe au service public de l’éducation des classes au sein d’écoles et d’établissements privés passant avec l’État un contrat aux termes duquel ils prennent certains engagements, comme la conformité aux programmes définis par le ministère de l’Éducation nationale et l’absence de discrimination dans l’accueil des élèves ». Continuer la lecture de Applications différenciées de la loi du 15 mars 2004 dans ‘’le service public de l’éducation’’