Une centaine de personnes réunies devant le lycée Bourdelle à Montauban.DDM – MANU MASSIP
Pour cette 9e journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites, l’intersyndicale du Tarn-et-Garonne organise depuis tôt ce matin un blocage du lycée Bourdelle à Montauban et du lycée François-Mitterrand à Moissac. Une nouvelle manifestation est programmée à 10 heures à Montauban, au départ de l’esplanade des Fontaines
À neuf voix près, la motion de censure n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme reste illégitime.
Le combat continue car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir.
Les grèves reconductibles se maintiennent dans de nombreux secteurs, elles s’ancrent dans plusieurs d’entre eux, elles commencent à peser sur l’activité économique.
Face au chaos provoqué par le président de la République et son gouvernement, nous devons répondre par notre unité, notre détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie. Face à la monarchie présidentielle qui fracture notre pays, face à la menace de dissolution de l’Assemblée nationale, j’appelle d’abord au retrait de cette réforme, seule exigence portée par nos concitoyens aujourd’hui. Continuer la lecture de Retraites : le combat continue ! Construisons une autre majorité politique ! Déclaration de Fabien Roussel
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars.DDM, Hélène Deplanque
Rassemblements spontanés, blocages et occupations de site vont se poursuivre dans les prochains jours dans le département. Les retraités ont lancé les hostilités ce lundi matin, devant la préfecture de Montauban.
C’est une nouvelle semaine de mobilisation sociale qui a débuté, ce lundi 20 mars, pour l’intersyndicale 82. À 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestaires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions, à l’appel des organisations syndicales de retraités. « Nous voulons vivre dignement », ont-ils martelé.
Les manifestants ont rapidement été rejoints par des actifs des autres branches et des lycéens, engagés depuis maintenant deux mois contre le projet de réforme des retraites. Le cortège d’environ 200 personnes s’est ensuite lancé dans un mini-tour de ville, prélude à l’acte IX de jeudi 23 mars.
Ce 20 mars, Journée internationale du bonheur, les retraités de Tarn-et-Garonne ont plaidé pour « vivre dignement ». DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont rapidement été rejoints par les actifs et les lycéens. DDM, Hélène Deplanque
Acte IX ce jeudi 23 mars
La semaine dernière, CFDT, CGT, FO, CFE/CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU ont enchaîné les opérations « coup de poing » un peu partout en Tarn-et-Garonne. « On souhaite maintenir la pression à travers des blocages, des occupations de site et du tractage à Montauban, Castelsarrasin, Moissac et dans d’autres communes du département », soutient Éliane Teyssier. Pour la secrétaire générale de l’UD FO 82, l’important est aujourd’hui « d’occuper le terrain, pas seulement lors des journées de manifestation ».
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars. DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont lancé la nouvelle semaine de mobilisation dans le département. DDM, Hélène Deplanque
Pour ce faire, de nouvelles actions sont envisagées cette semaine. Dès ce lundi soir, à 18h, l’intersyndicale 82 appelle à un rassemblement devant la préfecture, pour réagir suite aux résultats des motions de censure déposées dans l’après-midi à l’Assemblée nationale. Mardi 21 mars, rendez-vous est fixé en pleine nuit, à 3h30 sur le parking d’Aldi, dans le quartier de la médiathèque à Montauban, pour une opération ciblée qui sera dévoilée aux participants sur place. Un nouveau rassemblement devant la préfecture est ensuite programmé à 17h. Pour la neuvième journée de mobilisation sociale, jeudi 23 mars, les opposants se retrouveront une nouvelle fois esplanade des Fontaines (à 10h00).
« Tout n’est pas encore fixé, nous envisageons également des actions spontanées », prévient Éliane Teyssier.
A 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestataires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions. DDM, Hélène Deplanque
Le projet de réforme des retraites a un nouveau porte-parole. Depuis jeudi 16 mars et le 49.3, Gérald Darmanin s’est vu confier le service après-vente du texte gouvernemental. Le ministre de l’intérieur a depuis assumé un virage sécuritaire au suivi d’un mouvement social chauffé à blanc par le passage en force de l’adoption sans vote à l’Assemblée.
Tandis que la volonté de répression du mouvement syndical, l’autoritarisme du pouvoir utilise “les casseurs” sciemment provoqués, invités pour susciter un réflexe de peur, nos médias s’interrogent sur les “scénarios” de Macron. La vraie question est de savoir ce qui oblige Macron à agir comme il le fait, à préparer sur tous les plans et dans tous les domaines une fascisation de la France. Qu’est-ce qui fait qu’il ne peut pas surseoir aux “réformes”, pourquoi s’obstine-t-il toujours plus à livrer la France à la finance ? A détruire son tissu industriel, à privatiser son système de santé, son éducation, sa recherche, il l’a dit lui-même, il doit cela aux marchés financiers et ce au moment même où ceux-ci sont menacés d’effondrement. Il doit non seulement faire cette réforme mais ce n’est que le début d’un train qui détruira les conquis sociaux. Les scénarios n’ont pas pour but l’apaisement, au contraire il faut faire monter la peur pour que le chaos financier et belliciste s’impose.
Article de AFP • Hier à 17:12
Remaniement, dissolution, promesse de jours meilleurs : Emmanuel Macron, qui va devoir s’adresser aux Français après le fiasco des retraites, n’a que des “mauvaises solutions à sa disposition”, estiment des experts. Cela paraît assez logique si l’on considère qu’effectivement la cause qu’il embrasse, celle des marchés financiers, celle du bellicisme étasunien, de la vassalité française est globalement catastrophique.Continuer la lecture de Crise des retraites : la vraie question, pourquoi MACRON est-il “obligé” et par qui, vers quoi?
Action spontanée entre midi et deux devant l’inspection d’académie, à Montauban.DDM – MANU MASSIP
La colère sociale ne retombe pas à Montauban après la décision du gouvernement de passer par le 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites. L’intersyndicale mène des actions ciblées ce vendredi 17 mars.
Comme ce fut le cas jeudi, les syndicats mènent des actions « coup de poing » à Montauban ce vendredi 17 mars pour exprimer leur colère contre le gouvernement concernant l’utilisation du 49.3.
Face à un 49.3 qui « signe l’échec patent du gouvernement », les députés de gauche loin de désarmer envisagent de multiples suites que détaille le chef de file des députés communistes.
L’exécutif a finalement eu recours au 49.3 sur la réforme des retraites, quelle est votre réaction ?
La brutalité de l’annonce du 49.3 signe l’échec patent du gouvernement. Il a dû prendre cette décision à la dernière minute parce qu’il était tout simplement persuadé de pouvoir faire voter le texte, d’avoir réuni une majorité.
La Macronie, isolée, a choisi de passer en force en utilisant le 49.3 pour imposer sa réforme. L’intersyndicale lui répond par la promesse d’une intensification de la mobilisation. La gauche entend saisir tous les outils disponibles : motion de censure et recours constitutionnel, en plus de lancer une grande campagne pour un référendum.
Rassemblement place de la Concorde, à Paris le 16 mars, après l’annonce du 49.3. Thomas Samson/AFP
AFP
Le bras de fer sur la réforme des retraites est loin, très loin, d’être terminé. Le conflit démocratique et social engagé ne fait peut-être que commencer, alors qu’Élisabeth Borne a dégainé le centième 49.3 de l’histoire de la Ve République, jeudi 16 mars, pour priver de vote les députés et imposer son texte à l’Assemblée nationale.
« La mobilisation et les grèves doivent s’amplifier. Le passage en force, avec l’utilisation du 49.3, doit trouver une réponse à la hauteur de ce mépris du peuple », a immédiatement réagi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
« Évidemment, il y aura de nouvelles mobilisations contre la réforme et contre le vice démocratique que constitue l’usage du 49.3, parce que la contestation est extrêmement forte. Le gouvernement ne peut pas ignorer les millions de personnes qui défilent depuis des mois contre ce texte », abonde son homologue de la CFDT, Laurent Berger. L’intersyndicale devait d’ailleurs trancher jeudi soir des futures modalités d’action, avec un durcissement possible du mouvement. Continuer la lecture de 49.3. Le bras d’honneur au peuple
À l’initiative des syndicats, une cinquantaine de manifestants ont envahi le hall d’accueil de l’Assurance maladie, ce jeudi matin à Montauban. Les opposants au projet de réforme des retraites veulent mettre un coup d’accélérateur à la mobilisation à travers des actions « coup de poing ».
La réforme des retraites a été adoptée en commission mixte paritaire alors que des centaines de milliers de manifestants ont défilé contre, mercredi 15 mars. Elle doit désormais être examinée au Sénat, puis à l’Assemblée, ce jeudi. Avec un 49.3 au bout ?
Place des Invalides, à Paris, le 15 mars. Alain Jocard/AFP
Impossible d’ignorer un tel contraste. D’un côté, des centaines de milliers de personnes, à Paris et en province, à nouveau mobilisées pour dire leur refus catégorique et inchangé de la réforme des retraites. De l’autre, quatorze parlementaires, dont dix de droite déjà d’accord entre eux, fignolant le texte envers et contre tout le monde dans le huis clos feutré de l’Assemblée nationale.
D’un côté, la rue qui conjure de respecter la démocratie et l’opinion majoritaire. De l’autre, une minorité pro-réforme persuadée d’avoir la Constitution de son côté.
La commission mixte paritaire (CMP) réunissant sénateurs et députés, mercredi 15 mars, a donc été conclusive. Macronistes et LR se sont mis d’accord sur une version commune du texte qui comprend, entre autres, le recul de l’âge de la retraite à 64 ans.
Hasard des tempos, le fameux article a été adopté à 14 h 30, quelques minutes après que le cortège parisien s’est élancé de la place des Invalides, située à quelques pas de l’Assemblée nationale. Difficile d’échapper, depuis le Palais Bourbon, aux clameurs de la rue. Continuer la lecture de La rue appelle le gouvernement à un sursaut démocratique