Pour Rodrigo Arenas, député membre de la commission éducation et ancien président de la FCPE, le gouvernement nourrit le concurrent principal de l’école public, l’enseignement privé. Selon lui, le « séparatisme social et scolaire n’est pas un accident. C’est une politique délibérée, inscrite dans la vision macroniste d’une société de la concurrence. Après tout, business is business, n’est-ce pas ? ». Il signe cette tribune pour le Café pédagogique.
La dynamique est nette.
Alors que le public affiche une stagnation, les formations et écoles privées poursuivent une progression constante depuis une décennie : +77% entre 1998 et 2018, et encore +10% pour 2021-2022. Intégrés en outre aux vœux de Parcoursup, grâce à la réforme Blanquer, aujourd’hui, ses établissements accueillent 25% des effectifs étudiants, et les offres de formation se multiplient et se diversifient pour répondre à une demande multiforme et en croissance constante. Continuer la lecture de En finir avec l’école à trois vitesses : plus un euro pour le privé ! in Caf. Péda.


Pour la FSU, le gouvernement porte un projet éducatif « extrêmement dangereux ». « C’est la poursuite d’un projet politique d’une École du tri social. Comme, pour ne citer qu’elle, la réforme du lycée professionnel qui écartera un tiers de la jeunesse de la portée émancipatrice de l’école et e la formation ».
Selon l’Elysée, c’est pour “manifester sa considération pour les professeurs d’EPS” et aussi “refonder la place du sport à l’Ecole” que le président de la République se déplace au collège Argote d’Orthez ce 5 septembre. Comme s’il commençait un premier quinquennat, E Macron veut, selon son entourage, “permettre au sport de retrouver toute sa place dans les fondamentaux de l’Ecole” et même “construire une nation sportive“. Et pour cela, le président de la République vient relancer des dispositifs lancés lors de son premier quinquennat et, en premier lieu, les 2 heures de sport par semaine au collège.


Dans votre interview au journal Le Point de mercredi dernier, vous avez affirmé qu’«il s’agit de faire des républicains, comme disait Ferdinand Buisson ». Compte tenu de l’importance de cette ambition que l’on peut tout à fait partager, encore faut-il que cela soit le plus clair possible. Or Ferdinand Buisson s’est longuement exprimé à ce sujet et le mieux est de saisir ce qu’il a dit dans toute sa force pour éviter les contrefaçons., et d’abord la vôtre.