Montauban. Un collectif uni pour mourir dans la dignité

Le collectif a décidé de porter un éclairage avisé auprès des promeneurs du marché.DDM, Sébastien Aubert.
Le collectif a décidé de porter un éclairage avisé auprès des promeneurs du marché.DDM, Sébastien Aubert.

 

L’odeur d’un bon café laissait place à des réflexions aussi profondes que complexes samedi 23 mars au Garden Ice Café à Montauban, à l’heure où le marché bat son plein. Autour de la table, la question liée à la fin de vie était au centre des débats, sujet dans l’actualité depuis plusieurs années mais avec une plus grande acuité depuis l’annonce des orientations d’une future loi par le président de la République il y a quelques jours. Le pacte progressiste sur la fin de vie regroupe à ce jour vingt-six organisations de la société civile pour porter cette volonté d’une approche centrée sur les choix de la personne : « Nous partageons la vision d’une société qui donne toute sa place à la liberté de conscience, à la solidarité, la citoyenneté et l’émancipation » explique Béatrice Ouin, déléguée de l’association pour le droit de mourir dans la dignité. Dans le collectif fédéré récemment, certains militent depuis de nombreuses années pour une fin de vie qui respecte l’intégrité et les volontés de chacun, d’autres se sont forgés plus récemment une conviction. Continuer la lecture de Montauban. Un collectif uni pour mourir dans la dignité

Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite

Depuis une trentaine d’années, droite et extrême droite tentent de préempter la loi de 1905, mais le camp progressiste, bien que divisé, n’entend pas laisser cette offensive sans réponse.

Il lui reste un an et demi avant de célébrer son 120e anniversaire. Mais, malgré son âge avancé, la loi de 1905 continue, à son corps défendant, d’être au cœur d’un débat public souvent caricatural. Nul doute que, le 9 décembre 2025, tout le monde voudra sa part de l’héritage.

Bien que fille de la gauche, la laïcité n’a de cesse d’être récupérée, instrumentalisée et même bafouée par ceux qui voudraient en faire un outil de répression. Depuis trois décennies, l’OPA de la droite et de l’extrême droite sur le sujet a presque rendu inaudible le camp progressiste, régulièrement taxé d’« angélisme », de « laxisme », de « wokisme » ou d’« islamo-gauchisme ». Et la division de ce dernier n’aide pas à le crédibiliser face aux différentes attaques. Continuer la lecture de Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite

La FSU-SNUipp lance l’alerte : L’école va s’effondrer !

« Choc des savoirs » et groupes de niveau : l’arrêté publié au Journal officiel, les syndicats dénoncent des mesures « iniques »

Après plusieurs semaines de cacophonie entre Gabriel Attal et sa ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet, l’arrêté imposant la création de groupes de niveau au collège en français et en mathématiques a été publié au Journal officiel, le 17 mars. Malgré une souplesse affichée, les syndicats continuent de dénoncer des « mesures iniques » et appellent à faire de la mobilisation nationale du 19 mars l’occasion d’un rejet massif du « choc des savoirs ».

L’expression a disparu des textes, mais l’esprit est bien le même, acté noir sur blanc dans le Journal officiel. Après plusieurs semaines de cacophonie ministérielle, sur fond de désaccords entre le premier ministre et sa ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet, et malgré le rejet unanime des syndicats, la réforme dite des « groupes de niveaux » au collège voulue par Gabriel Attal a été officialisée dans la nuit du samedi 16 mars au dimanche 17 mars. Continuer la lecture de « Choc des savoirs » et groupes de niveau : l’arrêté publié au Journal officiel, les syndicats dénoncent des mesures « iniques »

Éducation nationale : Gabriel Attal persiste et signe sur les groupes de niveau, malgré les contestations

Malgré la forte mobilisation, le premier ministre a confirmé son souhait de mettre en place des groupes de niveau au collège. Dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse, Gabriel Attal a également estimé que la laïcité à l’école était « aujourd’hui plus que jamais menacée ».

 

Le premier ministre s’entête et contrevient aux déclarations de sa ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Nicole Belloubet avait annoncé, jeudi 7 mars, un assouplissement dans la mise en place de groupes de niveau en français et en mathématiques l’an prochain au collège. Si les syndicats étaient restés méfiants quant à l’effectivité et l’application de cette annonce, ils avaient salué ce recul nécessaire. Une semaine plus tard, dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), Gabriel Attal, a lui maintenu son souhait de mettre en place ces groupes de niveau au collège, assurant qu’ils seraient « la règle » pour le français et les mathématiques, et la classe entière « l’exception ». Continuer la lecture de Éducation nationale : Gabriel Attal persiste et signe sur les groupes de niveau, malgré les contestations

“L’argent public pour l’école publique “: associations et syndicats s’organisent

Applications différenciées de la loi du 15 mars 2004 dans ‘’le service public de l’éducation’’

La montée du populisme éducatif : une tragédie en cinq actes In Caf. Péda.

L’enseignement secondaire féminin s’aligne sur le masculin Par Claude Lelièvre

Cela fait seulement un siècle, et en même temps déjà un siècle, que les filles ont accès à l’enseignement secondaire, de la sixième à la terminale. L’occasion pour Claude Lelièvre de revenir sur le processus qui y a abouti.

Une image contenant Visage humain, personne, homme, habits Description générée automatiquement C’était il y a tout juste un siècle. Un siècle ! Le décret du 25 mars 1924 prétend certes maintenir l’enseignement secondaire féminin avec sa spécificité instituée dans les années 1880, mais il aménage très officiellement une préparation au baccalauréat présentée comme une section facultative (et alignée, elle, totalement sur le secondaire masculin). Les classes de cette section vont – comme celles du secondaire masculin – de la sixième à la terminale ; ses programmes et ses horaires deviennent identiques par l’arrêté du 10 juillet 1925. La section de préparation au « diplôme de fin d’études secondaires » est très vite marginalisée. Continuer la lecture de L’enseignement secondaire féminin s’aligne sur le masculin Par Claude Lelièvre

Après l’affaire AOC, où en est le débat sur l’école privée?