Isabelle Garo : «La statue de Marx en homme âgé et barbu a occulté une vie dense et animée»

Dans un essai biographique, la philosophe Isabelle Garo se penche sur les premières décennies de la vie de Karl Marx. Ce retour aux sources éclaire l’œuvre des premiers pas et montre combien la réalité vécue du penseur va nourrir et irriguer son travail théorique.

 Kris Dewitte

Kris Dewitte

Nombre de biographies ont abondamment présenté le parcours de l’auteur du « Capital », mais ce que l’on retient du petit livre proposé par la philosophe Isabelle Garo est son cheminement singulier « de la colère au communisme ». Karl Marx, jeune rhénan, épris de poésie et de littérature française, éduqué dans la fidélité aux Lumières et hostile à l’Ancien Régime prussien, amoureux secret de Jenny von Westphalen, vient, après des études de droit, à se passionner pour la philosophie et la politique. Devenu journaliste, le jeune hégélien de gauche découvre la misère du peuple, celle du prolétariat des villes et des campagnes, et donc les injustices liées au capitalisme naissant. De Trèves à Paris en passant par Berlin, ses choix personnels sont inséparables de l’histoire de l’Europe à la veille de la révolution de 1848 et le mèneront à bouleverser la théorie autant que la politique, afin de « devenir communiste ». Continuer la lecture de Isabelle Garo : «La statue de Marx en homme âgé et barbu a occulté une vie dense et animée»

Les enseignants restent le bastion de la gauche/1 sur 5 vote a l’extrême-droite

Encore une fois ils se distinguent. Dans une fonction publique où, de façon surprenante le vote pour E Macron s’est maintenu de 2017 à 2022, les enseignants se caractérisent par un vote quasi majoritaire à gauche et un net effritement du macronisme. D’une présidentielle à l’autre le vote enseignant a suivi la radicalisation de l’opinion publique. Un enseignant sur cinq votre pour l’extrême droite. Un autre enseignement de l’analyse  de Luc Rouban (Cevipof) c’est que, à quelques mois des élections professionnelles, les enseignants ont davantage confiance dans les syndicats que les autres français.

Le bastion de la gauche

 » Le vote des enseignants du public s’avère toujours plus à gauche que celui des autres agents de la FPE », annonce Luc Rouban (Cevipof) dans son analyse comparative des résultats de 2017 et 2022. Luc Rouban utilise un panel de près de 6000 personnes interrogées de décembre 201 au 23 mai 2022 dont 935 fonctionnaires d’Etat et 184 enseignants. Son étude permet de comparer les votes enseignants aux deux élections présidentielles de 2017 et 2022.

En 2022, le vote enseignant se démarque nettement de celui des autres fonctionnaires. De toutes les catégories du panel, les enseignants sont ceux qui votent le plus à gauche : 49%, soit nettement plus qu’en 2017 et autant que dans la précédente étude de 2021. La gauche plafonne à 31%toutes catégories sociales confondues et à 37% chez les autres fonctionnaires d’Etat. Continuer la lecture de Les enseignants restent le bastion de la gauche/1 sur 5 vote a l’extrême-droite

En cette rentrée, le coût de la vie explose

Pouvoir d’achat Dans un contexte de hausse des prix généralisée, la situation se détériore pour les foyers les plus modestes. C’est ce que détaille le 16e baromètre sur la pauvreté et la précarité dévoilé, ce mercredi, par le Secours populaire français.

Infographie Humanité

 

Inlassablement, c’est le même rituel. Chaque jour, il faut compter. Au centime près. Quand on a juste le RSA, il n’y a pas le choix. Hine Belaouer, 41 ans, vit avec ses deux filles, Amandine, 14 ans, et Alyssa, 8 ans. La maman solo est auxiliaire de vie. Mais deux opérations aux mains et une troisième, programmée, l’empêchent pour l’instant de travailler. « J’ai 631 euros pour vivre, pas un euro de plus », dit-elle. Quand elle a payé le loyer du logement HLM des Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines (103 euros après l’APL), la box Internet, les charges, les assurances maison et scolaire… il ne reste plus que 150 euros pour s’alimenter. « On mange discount. Les marques, ce n’est pas pour nous. » L’inflation, elle la subit de plein fouet. « Le lait, les pâtes, tout a augmenté ! » Et la rentrée scolaire a forcément été un dilemme. Il a fallu se tourner vers le marché de l’occasion pour les fournitures scolaires. « J’ai inscrit la grande au karaté. Pour la plus petite, je vais essayer de négocier avec le club de gym et payer en plusieurs fois », souffle-t-elle. Alyssa vient de rentrer de l’école. Continuer la lecture de En cette rentrée, le coût de la vie explose

Réforme de l’assurance-chômage : ceux que l’on sacrifie au nom du plein-emploi

En Conseil des ministres, ce mercredi, le gouvernement présente le premier acte de sa grande réforme d’économies sur l’assurance-chômage. Un premier texte peu novateur, mais qui ouvre la voie à un chantier bien plus colossal et bien plus destructeur.

Rien n'indique que des règles plus strictes à l’encontre des chômeurs représentent une plus grande incitation à trouver un emploi. Et pourtant...  ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Rien n’indique que des règles plus strictes à l’encontre des chômeurs représentent une plus grande incitation à trouver un emploi. Et pourtant… ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Les braises de la lutte contre l’actuelle réforme de l’assurance-chômage n’ont pas eu le temps de s’éteindre que le gouvernement a décidé de repartir au combat. Tandis que les règles en vigueur s’appliquent depuis moins d’un an, l’exécutif planche déjà sur une nouvelle mouture de son projet de régression sociale pour les privés d’emploi.

Moduler l’indemnisation en fonction du contexte économique

Un projet de loi a été présenté aux syndicats et organisations patronales, il y a plus d’une semaine. Il est examiné en Conseil des ministres, ce mercredi. Si ce premier texte est peu novateur – il prévoit simplement de prolonger jusqu’à la fin de l’année 2023 l’actuelle convention d’assurance-chômage censée prendre fin le 1er novembre prochain –, il ouvre la voie à un chantier bien plus colossal et bien plus destructeur. Continuer la lecture de Réforme de l’assurance-chômage : ceux que l’on sacrifie au nom du plein-emploi

Ceux qui font la Fête de l’Humanité avant les autres

Arrivés parfois deux ou trois semaines avant le commun des visiteurs, les « bâtisseurs » bénévoles et militants communistes sont les architectes indispensables de la Fête de l’Humanité. Entre débrouille et camaraderie.

À l’ombre d’une impressionnante collection de fûts de bière et de provisions en tous genres, une femelle boxer se prélasse, étirant négligemment une patte. Elle s’appelle Luma, « presque comme le journal ». « Y a qu’elle qui ne bosse pas », rigole Didier. Marcel, moustache en bataille, le chef de troupe des militants PCF de la fédération de la Charente, 62 ans et retraité de l’éducation nationale, nous invite à faire le tour de son stand.

Découvrez le montage titanesque de cette ville éphémère.

Il faut en effet tout le détachement dont peuvent faire preuve les chiens pour ignorer le branle-bas de combat qui anime la Base 217, au cœur de l’Essonne, en vue de la Fête de l’Humanité de ce week-end. Au stand charentais, il y a ce qui est prêt (la cuisine « garantie sans ouvre-boîte ni conserve », le bar). Et ce qui demande encore à l’être ( « les douches, c’est pas encore ça, on n’a pas encore l’arrivée d’eau »). « C’est immense, il y a beaucoup de travail, des difficultés, mais ce changement de site nous fait du bien. Haut les cœurs, serrons-nous les coudes ! Soyons fiers de cette Fête ! »

Petite ville éphémère

En se promenant dans les allées désertes de la Base, on mesure le travail de titan requis pour que cette petite ville éphémère sorte de terre. Dans quelques jours, des centaines de milliers de visiteurs écriront une nouvelle page de l’histoire de la Fête de l’Humanité. Les monteurs bénévoles, eux, en ont largement entamé la préface. Comme chaque année, ils sont arrivés depuis une semaine, parfois deux ou trois. De la Charente, des Hauts-de-Seine, de la Côte-d’Or… Après l’incendie de Notre-Dame, Macron louait les Français, « peuple de bâtisseurs ». Ceux de l’Huma ont leurs propres cathédrales, la grand-messe est populaire, solidaire et festive.

Sans cette armée de bénévoles, pas de Fête. Car si les chapiteaux sont déjà plantés, il reste à installer les équipements, brancher les groupes électriques, assurer l’approvisionnement en eau, monter les banderoles et les pancartes, creuser les tranchées pour l’évacuation des sanitaires… Au Village du monde, qui accueillera militants et personnalités venus de tous les continents, les ouvriers du Livre montent 90 stands. « Les festivaliers ont trois jours de fête, nous deux semaines, c’est le pied », sourit Thierry. Le jeu en vaut la peine : « Quand, quelques mois après la Fête, vous apercevez un des responsables de stand kurde à la télévision, en train de combattre les forces islamistes à Kobané, c’est incroyable », se rappelle Xavier.

Côté charentais, on plastronne : « On dit que c’est quand la Charente arrive que la Fête de l’Huma commence ». En sa qualité de « stand pionnier », la fédération a, comme d’autres, la responsabilité d’assurer la restauration des autres bâtisseurs qui arrivent au fur et à mesure. Et il y a intérêt à avoir du stock. L’anecdote se refile entre bénévoles. Plus de vingt ans auparavant, un stand parisien aurait tellement bien fonctionné en amont, jour comme nuit, qu’il est resté fermé les trois jours de Fête, faute d’une goutte de vin ou d’une miche de pain à offrir au public. « C’est bon, on a de quoi voir venir », rassure Denis.

Ici, l’entraide prévaut

Les bâtisseurs de la Côte-d’Or passent régulièrement y faire un tour. Eux sont arrivés la veille. Jean-Marie, nuque longue et barbe grise, et Brice, pin’s Lénine épinglé sur sa casquette, bataillent avec une tractopelle pilotée par Julien, du staff de la Fête. Le sol du stand doit être aplani pour y poser le plancher, au risque d’avoir un curieux décor penché. « Ce n’était pas prévu mais une Fête de l’Huma sans galère n’en est pas vraiment une », s’amuse Jean-Marc. Électricien de profession, ce communiste dijonnais gère l’installation électrique et les éclairages du stand. Puis, sa tâche accomplie, il ira aider les camarades des allées d’à côté. Ici, l’entraide prévaut. La mécanique est bien rodée : les premiers installés aident les suivants dans leurs préparatifs et ainsi de suite. La solidarité en cascade. Le ruissellement pour de vrai. « C’est ce qui différencie la Fête des autres festivals, cet esprit d’équipe, où tout le monde met la main à la pâte, travaille ensemble, déconne, échange, débat », se réjouit Yann.

Pour retrouver toute la programmation de la Fête de l’Humanité 2022 : les concerts, les débats, les expositions… et toutes les informations utiles, c’est par ici !

Lui est retraité, mais énormément de bénévoles dépensent une partie de leurs congés pour bâtir la Fête de l’Humanité. Comme Romain, la trentaine : « Ça n’a pas de prix, je m’éclate. L’ambiance, l’atmosphère, la camaraderie, vous n’avez ça nulle part ailleurs ». Le Charentais fait partie des « bérégeots », une « confrérie » qui remet chaque année, la veille de la Fête, trois nouveaux bérets aux monteurs de stand qui ont « versé le plus leur sueur », et rejoindront à leurs tours les rangs de l’association. Vu le travail abattu, les aspirants ne manqueront pas.

Rentrée scolaire : les raisons d’un fiasco annoncé

« Un professeur devant chaque classe. » En creux, la promesse du ministre de l’Éducation nationale révèle la crise de recrutement du système scolaire. Celle-ci n’est elle-même qu’un signe marquant d’un mal plus profond, structurel, ancré dans les projets macroniens pour l’enseignement.

 

Emmanuel Macron l’a décrété : c’est « la fin de l’abondance ». On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Dans les écoles et établissements scolaires, c’est sous le signe de la pénurie d’enseignants que 12 millions d’élèves et 1,2 million de personnels de l’éducation nationale font aujourd’hui leur rentrée. Une pénurie qui résulte des décisions du gouvernement lui-même et constitue un signe, le plus visible et le plus inquiétant, d’un système scolaire qui se trouve désormais, comme l’hôpital ou la justice, en état d’urgence. Continuer la lecture de Rentrée scolaire : les raisons d’un fiasco annoncé

Baisse des prix à la pompe : le coup de la panne

Carburant Alors que le cours du baril de brent est redescendu sous son niveau d’avant la guerre en Ukraine, les tarifs de l’essence et du gazole ont, eux, mis du temps à diminuer, malgré la ristourne de l’État. À qui profite la manne ?

Infographie Humanité

 

Les automobilistes comptent les jours. Ce jeudi, les prix à la pompe dégringolent de 12 centimes. C’est, en effet, le 1er septembre que la ristourne gouvernementale passe de 18 centimes à 30 centimes, selon un décret publié mardi dernier. Un répit temporaire, sans doute insuffisant, pour les automobilistes, en espérant que, d’ici la fin de l’année, l’envolée des prix de l’or noir s’estompe. Les économistes interrogés se gardent bien de prévoir la suite des événements. Continuer la lecture de Baisse des prix à la pompe : le coup de la panne

Fabien Roussel : «L’insouciance à dénoncer, c’est celle des riches»

À l’occasion d’une journée à la mer organisée par les communistes du Nord, le secrétaire national de la formation, Fabien Roussel, a défendu « un fonds pour le climat et le pouvoir d’achat ».

Fabien Roussel a tenu, jeudi, son discours de rentrée à Malo-les-Bains dans un contexte de grande inquiétude sociale. Mathieu Dréan

Fabien Roussel a tenu, jeudi, son discours de rentrée à Malo-les-Bains dans un contexte de grande inquiétude sociale. Mathieu Dréan
Mathieu Dréan

 

L’« insouciance » est loin de refléter le quotidien des familles qui ont pu profiter jeudi, le temps d’une « journée à la mer solidaire », de la plage de Malo-les-Bains, à Dunkerque (Nord). Débarqués par milliers des cars affrétés dans tout le département du Nord par le PCF, ils sont nombreux à avoir dû se serrer la ceinture depuis des mois pour faire face à l’inflation. « C’est la deuxième année qu’on ne peut pas partir en vacances, c’est de plus en plus difficile, ne serait-ce que pour acheter à manger », raconte Amélie, qui a pris le bus tôt le matin depuis Saint-Amand-les-Eaux avec ses trois enfants. Pour la petite famille équipée d’un pique-nique, la journée est un bol d’air bien mérité. Continuer la lecture de Fabien Roussel : «L’insouciance à dénoncer, c’est celle des riches»

Facture d’électricité : la grande arnaque des fournisseurs privés

Jouant de la hausse des prix, les concurrents d’EDF font exploser les factures, tout en profitant d’une énergie produite par cette dernière, vendue à prix bradé.

Alors que le mégawattheure s’échange aujourd’hui à plus de 470 euros, l’énergéticien français est obligé de fournir à ses concurrents une électricité à 42 euros du MWh. Laurent Grandguillot / REA

Alors que le mégawattheure s’échange aujourd’hui à plus de 470 euros, l’énergéticien français est obligé de fournir à ses concurrents une électricité à 42 euros du MWh. Laurent Grandguillot / REA

Il a d’abord cru à une mauvaise blague. Début août, lorsque Karim reçoit un SMS d’Ohm Énergie, le fournisseur chez qui il a souscrit un mois plus tôt un abonnement couplé gaz et électricité, il l’a lu et relu pour être sûr de l’avoir bien compris. « Suite à l’augmentation des prix de l’électricité et de votre grille de prix en vigueur le 1er septembre 2022, nous sommes contraints d’augmenter vos mensualités. (…) Cette augmentation prendra effet dès votre prélèvement de septembre », indique le message.

S’ensuit un aride calcul : « Ancienne mensualité : 124,99 euros. Nouvelle mensualité : 253,99 euros ». Ulcérée, sa compagne poste son agacement sur les réseaux sociaux. Elle recevra en réponse, une avalanche de témoignages similaires. Continuer la lecture de Facture d’électricité : la grande arnaque des fournisseurs privés

Montech: Honorer Jean Lacaze (PCF Montech)

Ce samedi 20 aout la section PCF de Montech a tenu à honorer la mémoire de Jean Lacaze, tombé lors des combats de la Vitarelle en 1944. Cependant pour la première fois nous n’avons pas participé à la commémoration officielle. Nous ne cautionnons pas l’invitation de la députée RN à cet hommage.

Intervention du camarade le 20 aout 2022 « Combats de la Vitarelle Montech »

 

Chers amis, chers camarades,

Merci d’être présents ce matin pour cette commémoration un peu particulière des combats du 20 aout 44 de la Vitarelle.

Tout le monde ici connaît cet événement, il a marqué nos mémoires. Dans ces combats qui ont opposé les forces d’occupation à de jeunes résistants, un maquisard Jean Lacaze a trouvé la mort. Mort à 18 ans, les armes à la main dans cette lutte pour la libération de la France, pour la liberté, pour la dignité.

N’oublions pas son sacrifice et celui de ses amis du maquis des Carottes.

Les commémorations, cette commémoration en particulier, sont importantes. Elles permettent le souvenir, l’information des plus jeunes comme une page d’histoire que nous lirions ensemble. Elles permettent de rappeler pourquoi ces jeunes en sont arrivés à défier l’occupant et la France de Vichy.

Certes les motivations des maquisards étaient multiples et diverses. De la volonté de chacun de chasser un occupant du sol national à la volonté de combattre une idéologie mortifère, on peut effectivement trouver des points de vue différents. Tous n’étaient pas communistes mais tous les mouvements importants de la résistance, des partis politiques, des syndicats se sont retrouvés dans un programme, celui du Conseil National de la Résistance. Le CNR a bâti un programme et des mesures à appliquer dès la libération du territoire.

Le combat de Jean Lacaze et de tous les maquisards a permis cela. La France devait repartir sur des bases nouvelles et les français devaient pouvoir bénéficier de plus de droits sur les plans social et économique.

On parlait de démocratie économique, d’intérêt général, de retour à la Nation des grands moyens de production fruit du travail commun, de droit du travail, de sécurité sociale, de sécurité de l’emploi, de droits politiques, de respect de la personne humaine, de liberté de la presse…

Aujourd’hui nous ne faisons que nous battre pour protéger ces acquis.

Aujourd’hui aussi certains essayent de réécrire l’histoire, essayent de réhabiliter Pétain. Le travail de sape idéologique de l’extrême droite est à l’œuvre. Leur objectif est de détruire tous les restes du programme du CNR.

Si cette commémoration n’est pas la commémoration officielle c’est parce que l’association organisatrice « l’association du Maquis des Carottes » dont je fais partie a invité la nouvelle députée de la circonscription, une députée RN.

Nous ici connaissons tous les valeurs portées par le RN et l’extrême droite. Être au coté de cette élue pour honorer la mémoire des maquisards n’étaient pas possible pour moi.

Mon histoire familiale, les combats politiques portés par ma mère qui a participé au maquis ne pouvaient s’accommoder de la présence du RN.

Ma réaction est très certainement discutable, d’autres auraient peut-être fait différemment certainement, nous aurons à en reparler.

Mais pour nous, pour rendre hommage aux résistants, on n’invite pas le chef de la Milice.

 

PCF Section de Montech – Tarn et Garonne