👉 Il qualifie l’intervention de violation grave du droit international, accuse Donald Trump de relancer une politique impérialiste fondée sur la force et les intérêts pétroliers, et fustige l’alignement d’Emmanuel Macron sur Washington.
🛑 Pour Fabien Roussel, la France renie son histoire diplomatique, sa voix indépendante et les principes de la Charte de l’ONU. Il alerte aussi sur les conséquences directes pour les territoires français de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique, Guyane), menacés par la déstabilisation régionale.
✊ Refus de la loi du plus fort, défense de la souveraineté des peuples, critique du rôle de l’OTAN : une intervention sans détour.
📌 Le PCF appelle à un débat au Parlement sur la doctrine diplomatique française et sur notre relation avec les États-Unis.
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Le Congrès n’a pas été consulté mais les intérêts pétroliers l’ont été ce qui provoque un scandale aux USA y compris dans le camp de Trump. Mais les compagnies pétrolières ne paraissent pas très chaudes pour être embarqués dans cette affaire. Aujourd’hui et probablement pour quelques temps nous allons tenter de faire mesurer ce que représente ce choix mafieux de la puissance qui détient la principale armée du monde et a décidé de l’utiliser comme l’instrument d’un chantage qui ne cherche même plus à masquer son mépris du droit international et l’absence de motif autre que le pillage, le rackett. Quelles forces sont capables de l’affronter et comment ? (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Trump s’adresse aux journalistes sur US 1, le 4 janvier 2026. Photo : capture d’écran, vidéo Faytuks / X
Le président Donald Trump a déclaré dimanche aux journalistes que les dirigeants des compagnies pétrolières américaines avaient été informés de l’attaque militaire américaine contre le Venezuela avant même qu’elle n’ait lieu.
Les mensonges et les déclarations tonitruantes font partie de l’opération engagée contre le Venezuela. En particulier, la déclaration selon laquelle Marco Rubio est en contact avec la vice-présidente venezuelienne Delcy Rodriguez et qu’elle « est prête à faire ce qui doit être fait ». Cela contribue évidemment à semer le doute dans les rangs adverses et au niveau international : à quoi bon s’engager et soutenir le Venezuela si leurs dirigeants sont prêts à céder ? Il en est de même de toutes les menaces contre Cuba, le Mexique … C’est déjà une forme d’agression. Pourtant, les faits sont têtus. La doctrine Monroe appartient au passé. Elle date du 19ème siècle, à l’époque où les USA étaient en pleine ascension économique. Ils n’ont cessé depuis de piller les richesses du continent mais ne l’ont pas réellement développé. Eux-mêmes sont aux prises avec une grande pauvreté et le développement de leur économie s’appuie davantage sur l’exploitation des acquis, notamment le statut du dollar, leur domination financière (prélèvement de la rente), le commerce mondial d’armes et les monopoles établis sur internet qui constitue une sorte de taxe à l’égard de tous les pays du bloc dans lesquels ils sont présents, que sur la modernisation et l’élargissement de la production. Avec quels moyens pourront-ils remplacer la Chine dans le développement et la modernisation de l’Amérique Latine ? (note de Franck Marsal pour Histoire&Société)
Washington et New York. Le commandant en chef Donald Trump a ordonné l’opération militaire visant à kidnapper Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores sous prétexte de lutte contre le trafic de stupéfiants et a déclaré que les États-Unis gouverneraient le pays sud-américain jusqu’à ce qu’une « transition en bonne et due forme » soit réalisée, que les compagnies pétrolières américaines seraient chargées de gérer le pétrole vénézuélien et que cela était un signe de la résurgence de la doctrine Monroe. Continuer la lecture de Trump kidnappe Maduro, déclare l’occupation et ouvre le pétrole vénézuélien aux entreprises américaines.
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro.
Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.
Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années : sanctions économiques criminelles, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force, reconnaissance de dirigeants autoproclamés, et désormais recours assumé à la force militaire. Elle révèle une nouvelle fois le fond réel de cette politique : l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains.
Le PCF rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force.
Les premières informations font état d’attaques armées sur plusieurs zones du pays, de scènes de panique parmi la population et d’un risque élevé d’escalade régionale. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes : morts civiles, destructions d’infrastructures, aggravation des crises humanitaires.
Le PCF exige :
l’arrêt immédiat de toute opération militaire et la désescalade
le respect du droit international, de la souveraineté du Venezuela et de l’intégrité de son territoire ;
des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ;
la levée des sanctions économiques qui étranglent la population vénézuélienne et constituent une forme de guerre contre le peuple ;
la convocation d’instances multilatérales, sous l’égide des Nations unies, pour favoriser une solution politique, pacifique et négociée.
Le PCF appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis. La France doit porter une voix indépendante, fidèle à ses engagements internationaux, œuvrant pour la paix, la coopération et le règlement politique des conflits, et non cautionner une nouvelle violation du droit international. Elle doit saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU.
Face aux logiques impérialistes, le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples qui subissent les guerres, les sanctions et les ingérences. La paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables.
Que 2026, Année du Centenaire du Commandant en Chef #Fidel Castro Ruz, nous trouve en train de nous battre et plus unis que jamais !
Vive la révolution cubaine !
Ce qui apparaît est la force et la justesse de l’analyse du commandant en chef de Cuba qui a choisi de résister quand la planète entière paraissait renoncer. Il a su voir en suivant Marx mais aussi José Marti la nature de l’impérialisme, ce qui est dans sa nature et que seul le socialisme dirigé par un parti communiste garant de la souveraineté et de l’unité nationale peut réaliser (tout dans la Révolution, rien en dehors de la révolution).
Les Cubains et ce n’est pas un hasard ont tous remis l’uniforme, celui en défense de la paix, de l’égalité, de la liberté réelle, celle des luttes…
Il suffit de voir comment Trump a terminé l’année 2025 non pas en « mettant fin aux guerres », mais en les multipliant. De Gaza au Venezuela, de la Somalie à l’Ukraine, Trump a perpétué la guerre tout en agitant la menace d’un cataclysme en Iran et à Taïwan pour satisfaire ses donateurs, qui demeurent les marchands d’armes et ceux qui vivent des ruines des guerres. Il a tenté de se libérer des parasites bellicistes européens mais ça a été pour être toujours plus la proie des pétroliers, des milliardaires du golfe persique et de leur alter ego le likoud de Netanyahou, les affairistes, les corrompus, il a accordé le feu vert à toutes les aventures y compris pétrolières, depuis l’acharnement contre l’Iran, le soutien au terrorisme, et a fait des Caraïbes, du Venezuela le terrain d’expérimentation pour la piraterie et les bombardements en train de s’étendre à la zone pacifique. Alors que tous les peuples y compris ceux des USA aspirent à la paix et qui cherchent désespérément une solution politique qui a été sciemment détruite dans les année 1980 et 90, alors que Fidel lui disait que la défaite du socialisme était temporaire et celle de l’impérialisme définitive.
Mais le danger est grand et peu de peuples ont la chance d’avoir eu une vision aussi claire de l’avenir. La France paraît dans un état désespéré, dans l’antichambre du fascisme et pétrifiée devant la guerre.
Ce texte soulève plusieurs questions fondamentales dans la période que nous traversons, après des décennies d’une intense confusion idéologique qui a obscurci non seulement la compréhension des conditions historiques, mais la définition des tâches à résoudre et encore plus, celle de la méthode d’action politique. Le résumé que donne Ho Chi Minh de l’apport de Lenine est au fond simple. les nouvelles conditions historiques ont été clairement établies et les tâches qui en résultent peuvent être exprimées simplement. Sur cette base, il faut ensuite un long, acharné travail de réalisation qui doit être mené sans faiblir, sans hésiter et sans attendre. L’apport théorique de Lenine a porté non seulement sur la compréhension des conditions historiques, sur la formulation des tâches prioritaire, mais surtout sur la méthode, le travail acharné et patient autour de l’outil qu’est le parti révolutionnaire. Malgré les reculs de la fin du 20ème siècle, une poignée de pays ont franchi le seuil du socialisme et, sous la direction du parti communiste, travaillent sans relâche à le construire patiemment dans le développement des forces productives, ainsi qu’à changer les rapports internationaux, tant pour leur propre développement que pour libérer l’humanité de l’impérialisme et de la guerre. Pour nous autres, cette tâche de construction du parti et de conquête du pouvoir par la classe prolétarienne reste non résolue. Les contradictions s’accumulent autour de cette situation, entraînant régressions et confusion. Il ne faut pas réinventer la théorie mais principalement revoir les conditions de sa mise en pratique. Un long et acharné travail. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société).
Publié pour la première fois dans la revue soviétique Socialisme : Théorie et Pratique en septembre 1985
La vie de Hô Chi Minh (« sage » en vietnamien), figure emblématique de la lutte pour le bonheur du peuple, fut riche et mouvementée. De son vrai nom Nguyễn Tất Thịnh (1890-1969), il était le fils d’un instituteur de village. Il s’engagea très jeune dans la lutte révolutionnaire. À 15 ans, il servait d’intermédiaire entre les démocrates patriotes locaux et les colonialistes français qui régnaient sur le pays depuis le milieu du XIXe siècle. Continuer la lecture de Sur Lénine et le léninisme : Hô Chi Minh
Le 6 décembre 1905, la loi de séparation de l’Église et de l’État est définitivement votée. Fruit d’une longue lutte des républicains parmi lesquels Jaurès et Briand, la loi s’impose non sans résistances du clergé et de ses soutiens. Cette loi est une étape historique fondamentale entre les principes posés par la révolution et la consécration de la république laïque à la libération.
Il y a beaucoup de choses à développer sur cette question, qui a été largement passée sous silence dans les médias nationaux, alors que depuis des décennies on pleure à chaudes larmes l’augmentation de la dette d’état, nous dit Franck Marsal. Oui, mais il faut aussi lier à cette prise de conscience qui s’esquisse la déclaration invraisemblable du porte-avion. Dire ce qu’est un porte-avion, l’instrument impérialiste par excellence, celui qui permet depuis les eaux internationales d’attaquer un pays que l’on veut soumettre. C’est toute la doctrine de notre défense qui doit être revue en même temps que l’on doit exiger de répondre aux besoins nationaux. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Le Conseil de l’UE a formulé une décision dans des termes qui sont en réalité très ambigus :
Nous venons de célébrer le 120e anniversaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État. Il est révélateur du moment politique que ni le président de la République, ni le gouvernement, ni aucun des partis se revendiquant à tout instant d’un « arc républicain » n’aient éprouvé le besoin de marquer cet anniversaire.
Et que le PCF ait été, à gauche, le seul à y avoir consacré une soirée de débat, le 1er décembre, sous la coupole de la place du Colonel-Fabien.
Voilà qui sonne comme un rappel : la laïcité républicaine n’est pas une simple disposition d’ordre public, établissant « la liberté de croire et de ne pas croire », comme certains le disent. Si elle n’est nullement une manifestation d’hostilité aux croyants, elle entend garantir la liberté de conscience, afin de permettre aux individus de se soustraire à tout despotisme politique et à toute pression inquisitoriale des religions. Elle est, par-là, indissociable des principes liés de justice, d’égalité des droits, de libre accès de tous les jeunes à une éducation de qualité et à l’esprit critique (ce qui est la mission même de l’école publique). Elle repose sur cette promesse humaniste et universaliste qui veut prémunir la société des fragmentations ethniques ou religieuses, autant que des affrontements communautaires. Ainsi est-elle, tout à la fois, la garantie de la souveraineté des citoyennes et des citoyens, et un instrument concourant à l’unité du monde du travail contre des divisions qui favorisent la domination d’un capital toujours prédateur. C’est de cette manière que la décrivait Jaurès.
Parce que l’exigence laïque repose sur cette démarche d’émancipation, les droites, les intégrismes de toute nature, les adversaires de la Raison et de la science auront toujours cherché à l’édulcorer, à en briser la cohérence, à aggraver constamment un dualisme scolaire favorisant l’enseignement privé et creusant les inégalités sociales, à faire reculer les lois de la République face à la loi de Dieu décrétée prééminente.
De nos jours, la laïcité est de nouveau un enjeu majeur.
Elle se voit prise en tenailles par des dérives identitaires en apparence ennemies mais en réalité jumelles. D’un côté, les tenants d’une idéologie occidentaliste la dévoient cyniquement en faisant de l’islam le principal problème de la France, et ils s’en prennent avec violence à nos compatriotes musulmans assimilés à des fondamentalistes voire à des terroristes. De l’autre, le totalitarisme théologico-politique qu’est l’islamisme s’oppose à l’universalisme issu des Lumières, rejette l’égalité entre hommes et femmes, défie la laïcité scolaire, développe des discours antisémites, et prône la supériorité de la Charia sur la démocratie.
La gauche se devrait donc d’être en première ligne pour défendre cette pierre d’angle de la République.
Ce n’est plus tout à fait le cas, soit que certains s’inclinent devant un néolibéralisme s’employant à disloquer l’action publique jusqu’à l’école et dans les services publics, soit que d’autres se montrent complaisants devant les offensives intégristes ou les dérives essentialistes en prônant une « tolérance » devenue l’alibi de leur renoncement.
Les communistes s’honorent d’avoir, dès 1946, fait intégrer la visée laïque dans le préambule de la Constitution. Pour eux, plus que jamais, se rassembler autour de la laïcité est un combat. À renouveler en permanence !
Débat sans tabou avec Marianne Dunlop, par Didier Gosselin
“Le vieux monde se meurt. Le nouveau tarde à apparaître. Et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.” (Gramsci)
De notre capacité à comprendre la Chine dépend désormais la possibilité d’envisager de construire une perspective socialiste tant en France qu’au niveau international faite de coopération, de multilatéralisme, de respect des peuples et des souverainetés. Faute de quoi l’enlisement dans la crise capitaliste s’approfondira avec son cortège de concurrence, de précarité et de pauvreté, voire son issue fasciste et guerrière…
Initié par la section communiste de Grenoble et soutenu par la Fédération de l’Isère, un débat s’est tenu lundi 8 décembre dans les locaux de la Fédération avec Marianne Dunlop, co-autrice avec Danielle Bleitrach, Jean Jullien et Franck Marsal du livre « Quand la France s’éveillera à la Chine », publié aux Editions Delga en avril 2025 et préfacé par Fabien Roussel. Par les temps qui courent de propagande contre le « péril jaune », et vu la censure contre ce livre, c’est quasiment un évènement politique… Le secrétaire fédéral, Jérémie Giono, a introduit la soirée en indiquant que la préoccupation actuelle sur les municipales ne devait pas nous empêcher de continuer à réfléchir à l’état du monde, d’où la grande utilité de cette rencontre. Laquelle, pour être clair, vient d’un communiste grenoblois qui a rencontré Franck Marsal à l’Université du PCF en août, ce qui confirme que la démarche des auteurs et autrices et notamment Danielle Bleitrach pour imposer la présence d’un débat avec Franck Marsal, à l’Université d’été du PCF, était plus que pertinente… Continuer la lecture de Le socialisme chinois à Grenoble : c’est l’ensemble du Parti qui doit s’emparer de ce débat