Le dirigeant palestinien le plus populaire est en prison depuis plus de vingt ans. Il pourrait pourtant détenir la clé de la résolution du conflit, alors qu’Israël se satisfait de l’impasse politique créée par la présence du Hamas à Gaza, et de l’impuissance d’une Autorité palestinienne discréditée.

Le 15 avril 2002, alors que la Palestine est en pleine Intifada, une escouade de l’armée israélienne pénètre à Ramallah, la ville palestinienne. Les soldats encerclent le bâtiment dans lequel se trouve celui qu’ils recherchent depuis longtemps : Marwan Barghouti. Quelques tirs se font entendre, puis le dirigeant palestinien, menotté, est emmené au QG de la police israélienne de sinistre mémoire, à Jérusalem.
Depuis cette date, Marwan Barghouti n’a plus recouvré la liberté. Pis, il a été soumis immédiatement à de multiples tortures. Il a raconté à ses avocats les pressions physiques sous la forme de privations de sommeil prolongées et d’interrogatoires ininterrompus, et du recours à la méthode dite du shabeh, qui consiste à attacher la personne interrogée à une chaise et la contraindre à y rester assise pendant plusieurs heures dans une position douloureuse – en l’occurrence des clous dépassant du dossier de la chaise l’empêchaient de se reposer. Il a passé plus de mille jours en isolement cellulaire. Il est en prison depuis plus de vingt et un ans maintenant. Continuer la lecture de Guerre Israël-Hamas : Marwan Barghouti, ou l’espoir de paix emprisonné






Le 1er septembre, le Chef de l’État a indiqué vouloir « revenir à un système qu’on connaissait dans le passé, qui fonctionnait, qui est un peu celui des Écoles normales ». En réponse à une interrogation du sénateur Max Brisson qui l’interroge : « comment allez-vous faire en sorte que la demande de l’employeur soit première […] les écoles normales étaient à la main de l’Éducation nationale » , le nouveau ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal a répondu le 6 octobre : « notre ambition rejoint votre avis ; je veux créer une école normale du XXIème siècle ». Et il en a dessiné les contours : un pré-recrutement au niveau du baccalauréat, une formation axée sur « les fondamentaux et les valeurs de la République » avec entrée progressive dans le métier.
