Comment tuer l’hôpital public

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Ces dernières années, le gouvernement a largement favorisé le regroupement de cliniques privées à but lucratif par le biais d’autorisations d’activités octroyées par les agences régionales de santé (ARS) et de généreuses subventions. Ainsi, dans la plupart des grandes villes, ont été construits de grands établissements de plusieurs centaines de lits venant concurrencer les hôpitaux publics, notamment les CHU, en se concentrant sur les activités les plus rentables, comme la chirurgie ambulatoire et la radiologie. Des exemples ? La clinique Rhéna, à Strasbourg, les cliniques du Confluent et Santé Atlantique, à Nantes, la clinique Bezannes, à Reims, ou encore le Médipôle, à Lyon, regroupant près de 800 lits. Continuer la lecture de Comment tuer l’hôpital public

Ukraine. La Russie évoque une troisième guerre mondiale

En l’espace de 48 heures, le scénario d’un conflit qui dépasserait l’Ukraine a été avancé à deux reprises par Moscou. Simple invective ou véritable ultimatum vis-à-vis de l’Otan et des livraisons d’armes à Kiev ?

Sur la base aérienne américaine de Ramstein, dans l’ouest de l’Allemagne. Devant une quarantaine de pays, en présence de ses homologues, l’Ukrainien Oleksii Reznikov et l’Allemande Christine Lambrecht, le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin a réaffirmé le soutien des états-Unis pour un renforcement militaire de l’Ukraine. © Thomas Lohnes / Getty Images via AFP

Sur la base aérienne américaine de Ramstein, dans l’ouest de l’Allemagne. Devant une quarantaine de pays, en présence de ses homologues, l’Ukrainien Oleksii Reznikov et l’Allemande Christine Lambrecht, le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin a réaffirmé le soutien des états-Unis pour un renforcement militaire de l’Ukraine. © Thomas Lohnes / Getty Images via AFP

 

Plus de deux mois après l’invasion russe en Ukraine, le 24 février, les bombardements se sont poursuivis, mardi, dans l’est et le sud du pays : Kharkiv, Popasna, Zaporijjia, Sloviansk et Kramatorsk… La question de l’instauration de couloirs humanitaires a été discutée à Moscou à l’occasion de la visite du secrétaire général de l’ONU. « J’ai proposé la création d’un groupe de contact réunissant la Russie, l’Ukraine et les Nations unies afin de rechercher les possibilités d’ouverture de couloirs humanitaires », a déclaré Antonio Guterres lors d’une conférence de presse avec le ministre des Affaires étrangères.

La tonalité de l’échange surprend. Quelques heures auparavant, le même ministre avait mis en garde l’Otan et les États-Unis contre le danger « grave » et « réel » d’une troisième guerre mondiale. Car, expliquait-il, l’Alliance est « engagée dans une guerre avec la Russie par le biais d’un mandataire et arme ce mandataire ». Juste après cette sortie médiatique, Sergueï Lavrov a exprimé sa confiance en la « signature d’un accord » dont les modalités dépendraient des « combats sur le terrain » et de la bonne volonté de Kiev. Continuer la lecture de Ukraine. La Russie évoque une troisième guerre mondiale

J’ai choisi…

J’AI CHOISI!
Je ne mêlerai pas ma voix à celles des (in)soumis et des fachos, ceux-là même qui depuis des années restent derrière leurs écrans, ne font jamais gréve ou seulement le samedi matin et passent tant de temps à m’insulter ainsi que mes camarades.
J’AI CHOISI!
J’utiliserai le vote Macron pour empêcher MLP de prendre le pouvoir, sans illusions et sans adhésion à son programme ultra-libéral que je combat avec force.
J’AI CHOISI!
Je continuerai à me battre pour porter l’idée communiste avec
nos propositions anticapitalistes, loin des nébuleuses populistes avec les candidats que je choisi pour chaque élection.
J’AI CHOISI!
Je serais toujours là dans les manifs, aux portes des entreprises avec les travailleurs en lutte, pour les droits des femmes, pour le droit à la santé, à l’école, pour une République laïque, solidaire, sociale, démocratique et écologique.
J’AI CHOISI… Je suis plus que jamais communiste!
Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire de la section PCF Castel/Moissac/Pays de Serres, Syndicaliste, Libre Penseur
NDLR de MAC: « Ce texte parut sur FaceBook a été supprimé car soi-disant contraire aux standards de la plateforme… La Censure est toujours là! »

Mort de Federico Martin Aramburu : Dupont, Ntamack et plusieurs joueurs du Stade Toulousain dénoncent un assassinat « d’idéologie d’extrême droite » In DDM

Le 26 mars dernier, le club de Biarritz (où Aramburu a évolué de 2004 à 2006) a rendu un hommage à son ancien joueur lors d'une rencontre de Top 14 face à Montpellier.
Le 26 mars dernier, le club de Biarritz (où Aramburu a évolué de 2004 à 2006) a rendu un hommage à son ancien joueur lors d’une rencontre de Top 14 face à Montpellier. AFP – SYLVAIN THOMAS

De nombreux acteurs du monde du rugby – joueurs, anciens joueurs et sélectionneurs – signent ce mardi 19 avril une tribune dans le journal L’Equipe, tout juste un mois après le décès de l’ancien joueur de Biarritz tué par balles à Paris le 19 mars dernier.

« Assassiné parce qu’il s’est opposé à des idées extrémistes et fascistes. » Les premiers mots d’une longue tribune publiée ce mardi 19 avril dans les colonnes du journal L’Equipe. Une pleine page « écrite en accord avec la famille de Federico Martin Aramburu », précise le quotidien.

A lire aussi : RECIT. Mort de Federico Martin Aramburu : bagarre, fusillade, traque… on vous raconte l’affaire du rugbyman abattu en plein Paris Continuer la lecture de Mort de Federico Martin Aramburu : Dupont, Ntamack et plusieurs joueurs du Stade Toulousain dénoncent un assassinat « d’idéologie d’extrême droite » In DDM

VIDÉO. Le candidat Fabien Roussel appelle à faire front contre l’extrême droite

Le candidat communiste, sous la pression du « vote utile », n’atteint pas le seuil des 5 % un temps espéré. Désormais, il faut absolument faire front contre l’extrême droite, et enchaîner sans relâche sur la campagne des législatives, appelle le candidat communiste. Retrouvez en intégralité le discours de Fabien Roussel depuis le siège du parti communiste, à l’issue des résultats du premier tour de l’élection présidentielle.

L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron

Le président de la République détiendrait-il de l’argent placé dans un paradis fiscal ? Les journalistes Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier soupçonnent qu’une part de la rémunération versée en 2012 par la banque Rothschild à l’actuel locataire de l’Élysée l’ait été dans un trust à l’étranger. Entretien

Emmanuel Macron en 2015 à Bercy, lorsqu'il était ministre de l'Économie. M. Medina / AFP

Emmanuel Macron en 2015 à Bercy, lorsqu’il était ministre de l’Économie. M. Medina / AFP

Sur ses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Emmanuel Macron ne déclarait que 156 000 euros de patrimoine en 2014, 500 000 en 2022. Des sommes qui ont étonné, alors que l’intéressé avouait lui-même avoir perçu près de 3 millions d’euros entre 2009 et 2013.

En enquêtant sur cette étrange disparition, Jean-Baptiste Rivoire, ancien responsable de l’investigation à Canal Plus, et Gauthier Mesnier n’ont pas trouvé la trace de cet argent, mais ont soulevé un autre lièvre : Emmanuel Macron pourrait avoir perçu bien plus que 3 millions d’euros chez Rothschild.

Un documentaire-enquête devant être diffusé ce mardi sur le site d’Off Investigation émet de sérieux doutes sur les honoraires reçus par le chef de l’État en 2012 à l’occasion du rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer. Une source anonyme affirme que la banque Rothschild avait coutume de verser une part importante de ce type de rémunération sur des structures opaques dans des paradis fiscaux. Continuer la lecture de L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron

En Ukraine comme en France, il y a urgence à renforcer la lutte contre toutes les marchandisations du corps des femmes (PCF)

Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, la France découvre les exactions commises contre les femmes ukrainiennes, le caractère massif de la GPA et l’absolu cynisme des « clients ». Le PCF demande que des actions concrètes de diplomatie féministe, dont le gouvernement s’est tant vanté mais qui ne fait rien dans cette crise, soient mises en œuvre. Il y a urgence à agir pour l’accueil, la protection et le refuge en France des ukrainiennes victimes de violences.

En France aussi, il faut regarder en face la responsabilité de ceux qui promeuvent les actes de barbarie et de torture, de violences faites aux femmes au travers de la promotion de la prostitution. Et de ceux qui, en promouvant la GPA, se rendent complice de de l’aliénation des corps des femmes. Nous rappelons que la GPA est interdite en France et condamnée par des peines d’emprisonnement.

Les communistes, leurs élu.es, leurs parlementaires, et notre candidat Fabien Roussel à travers le programme des « Jours heureux », défendent sans réserve, l’abolition de la prostitution et de la GPA.

Notre programme présidentiel prévoit d’affecter les moyens nécessaires à l’application de la loi de 2016 pour l’abolition de la prostitution. Cela inclura le financement des parcours de sortie, l’hébergement d’urgence et la régularisation des personnes en situation dite irrégulière. Un volet spécifique, portant sur la lutte contre la prostitution des mineur·e·s, accompagnera ces dispositions, adossé à la politique de protection de l’enfance.

Comme Fabien Roussel l’a dit lors de son meeting consacré aux droits des femmes à Merignac :

« Nous refusons la marchandisation du corps et nous ferons tout pour abolir la prostitution car aujourd’hui, 95% des femmes qui se prostituent sont en fait des femmes d’origines étrangères, exploitées par rien d’autre que des esclavagistes ! Derrière cette prostitution, il y a des réseaux de pédocriminalité, une industrie du sexe, et des enfants.

Nos enfants, qui sont totalement détournés de tout ce qu’il y a de plus beau dans une relation amoureuse, faite de respect, de respect du corps, faite de découverte, faite de tendresse et d’amour ! Les Jours Heureux, c’est dire non à la prostitution ! »

Extrême droite. Le Pen et Zemmour : entre intérêts et admiration pour Poutine

Depuis l’accession au pouvoir du chef de l’État russe, la galaxie de l’extrême droite française, à commencer par Marine Le Pen et Éric Zemmour, a développé avec le régime des liens profonds, politiques, idéologiques et financiers.

Marine Le Pen, à son QG de campagne, à côté de son portrait et ceux de Vladimir Poutine et Donald Trump. © Gilles Bassignac

Marine Le Pen, à son QG de campagne, à côté de son portrait et ceux de Vladimir Poutine et Donald Trump. © Gilles Bassignac

Le 4 juin 2018, à la Douma, la chambre basse russe, invité à un fumeux Forum international du développement du parlementarisme, Stéphane Ravier, alors sénateur RN, pose fièrement avec Bruno Gollnisch. « À l’invitation de la Douma, je participe à Moscou au Forum international, aux côtés de Bruno Gollnisch, Nicolas Bay et Louis Aliot », écrit-il sur Twitter. « Démocratie parlementaire, sécurité, identité, développement économique : le soleil se lève à l’Est ! » poursuit-il dans un éloge du régime de Poutine. Car ce raout d’influence russe est organisé par le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, qui reçoit ses amis, avec en guest star Sergueï Lavrov, le puissant ministre des Affaires étrangères. Continuer la lecture de Extrême droite. Le Pen et Zemmour : entre intérêts et admiration pour Poutine

CIDFF, SMTI82: Apprendre à détecter les violences pour mieux aider les femmes in DDM

Leïla Athmani, directrice du CIDFF, Sophie Taillandier, secrétaire SMTI 82, et Gwenaëlle Iarmarcovai, médecin du travail au SMTI82, ont animé cet atelier sur les violences intrafamiliales.
Leïla Athmani, directrice du CIDFF, Sophie Taillandier, secrétaire SMTI 82, et Gwenaëlle Iarmarcovai, médecin du travail au SMTI82, ont animé cet atelier sur les violences intrafamiliales. DDM – MANUEL MASSIP

Vendredi, le SMTI en partenariat avec le CIDFF organisait une matinée dédiée aux violences intrafamiliales. Objectif de cette réunion : mieux comprendre les violences pour pouvoir les détecter et aider les victimes.

« Une femme sur dix est victime de violence au sein de son couple, et 52% d’entre elles sont salariées », énonce Gwenaëlle Larmarcovai, médecin du travail et sexologue au sein du SMTI 82 (Service de santé en milieu de travail interentreprises de Tarn-et-Garonne). C’est pourquoi, en partenariat avec le CIDFF (Centre d’information sur le droit des femmes et des familles), les deux structures ont proposé vendredi une matinée de formation sur le sujet des violences intrafamiliales.

L’objectif de cette demi-journée : permettre aux participants de savoir reconnaître les violences et surtout, savoir comment réagir puis agir. « Cela permet de développer les premiers maillons et de devenir des sentinelles », ajoute-t-elle. Et Leïla Athmani, la directrice du CIDFF82 de répondre : « afin qu’elles puissent orienter ces femmes vers nos services ». Continuer la lecture de CIDFF, SMTI82: Apprendre à détecter les violences pour mieux aider les femmes in DDM

Destruction de l’école : Macron prêt à tirer la deuxième rafale

Le volet éducatif du programme d’Emmanuel Macron n’est pas le moins important. Une proposition qui ne vise rien moins qu’à réaliser la « révolution » libérale de l’école, promise en 2017 et esquissée dernièrement à Marseille. Une régression générale qui concerne aussi bien les élèves que les personnels.

Emmanuel Macron compte bien continuer l’œuvre destructrice de Blanquer dans l'éducation nationale.

Emmanuel Macron compte bien continuer l’œuvre destructrice de Blanquer dans l’éducation nationale.Ludovic MARIN / POOL / AFP

Après la conférence de presse du 17 mars, c’est une forme de sidération qui s’exprimait dans les milieux enseignants. À l’image de Guislaine David, la combative porte-parole du Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), qui avouait sans ambages le lendemain une « sensation de gueule de bois »… Pourtant le programme révélé par le candidat-président ne comporte aucune idée nouvelle. Au contraire : il semble avoir raclé les fonds de tiroir pour en sortir les propositions les plus réactionnaires émises pour l’école ces 30 dernières années.

Mais c’est finalement assez logique : le reste, son homme de main Jean-Michel Blanquer l’a déjà réalisé ou enclenché. Il s’agit donc, dans l’éventualité d’un deuxième quinquennat, de parachever une « œuvre » dont l’aboutissement ne serait, ni plus ni moins, que l’effacement du service public d’éducation au profit d’un marché scolaire. Continuer la lecture de Destruction de l’école : Macron prêt à tirer la deuxième rafale