NDLR de MAC: Une agression intolérable! Les chiens sont lâchés. Nous reviendrons dessus…
En pleine séance plénière au Conseil régional d’Occitanie ce jeudi à Toulouse, 8 personnes se revendiquant du groupuscule extrémiste Action Française se sont introduites en agressant des agents de sécurité. Deux personnes ont été interpellées.
Huit membres du groupuscule d’extrême-droite Action Française se sont introduits dans l’enceinte du Conseil régional d’Occitanie à Toulouse, ce jeudi 25 mars. Vice-président du Conseil régional en charge de l’éducation jeunesse et sport, Kamel Chlibi déclare que ces derniers auraient « agressé des agents de sécurité ».
A l’envolée des taux d’incidence des jeunes d’âge scolaire, très au dessus du niveau de novembre 2020, répond l’agressivité de la campagne publicitaire lancée par le ministère de l’éducation nationale sur les réseaux sociaux. Le slogan « Aller à l’école c’est rester en bonne santé » ne prend pas que le contre pied de l’évidence. Il répond de façon particulièrement agressive aux pressions pour alléger les classes dans les lycées et collèges. N’empêche : au gouvernement l’idée de la fermeture des écoles fait son chemin.
La montée de la vague
Il fallait oser. Le ministère de l’éducation nationale lance le 24 mars une campagne publicitaire sur Twitter avec comme slogan « Aller à l’école c’est rester en bonne santé ». En petits caractères en dessous on apprend qu’il s’agit de bénéficier de l’EPS et de la cantine. Mais l’expérience que font enseignants et parents c’est l’explosion de la contamination des jeunes d’âge scolaire.
C’est ce que disent les nombres donnés par l’Education nationale la semaine dernière. Mais c’ets surtout ce que montrent les données du ministère de la Santé. Le taux d’incidence des 0-9 ans a nettement dépassé le niveau de novembre 2020 en moyenne dans le pays. En Ile de France il est plus de deux fois supérieur ! Celui des 10-19 ans est encore un peu en dessous en France mais très au dessus dans les 16 départements comme l’IDF. Chaque journée apporte ses annonces de fermetures d’établissements et de classes. Elles se multiplient.
La Fsu demande des demi groupes dans les collèges
Les syndicats reflètent l’inquiétude sur le terrain. Le Snes Hauts de France, une des régions les plus touchées, après la fermeture de plusieurs collèges et le retrait des enseignants au collège e Marly, demande le passage en urgence des effectifs en demi classe dans les collèges. Les syndicats FSu de Créteil, autre zone faisant partie des 16 départements, demande des demi classes dans les lycées et les collèges et des équipements pour controler la qualité de l’air dans les classes.
Epidémiologistes et gouvernement envisagent la fermeture
Des épidémiologistes demandent la fermeture des établissements scolaires. Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, sur BFM, rappelle que « les autres pays ne s’en sont pas sortis autrement ». Dominique Costagliola demande de vrais demi groupes. « Si toute la classe est là une semaine sur deux l’impact n’est pas le même que si les élèves viennent chaque jour mais seulement réunis par demi groupes ».
Selon Europe 1, « en haut lieu on évoque discrètement l’obligation de fermer les écoles » pour freiner l’épidémie. C’est à cette réflexion que s’adresse la publicité agressive de la rue de Grenelle.
Rozenn, une étudiante toulousaine, risque d’être licenciée après avoir dévoilé sur Twitter les mauvaises pratiques en matière de gaspillage alimentaire dans cette enseigne appartenant au groupe Auchan. Mais pour cette syndiquée CGT, cette affaire en cache une autre, liée à sa dénonciation du sexisme au sein de l’entreprise.
Quand Rozenn Kevel, employée au magasin Chronodrive de Basso-Cambo, à Toulouse (Haute-Garonne), est convoquée le 6 mars, elle tombe de haut. Son directeur de magasin lui annonce sa mise à pied à titre conservatoire en vue d’un potentiel licenciement. « Il m’a dit que ce n’était pas dû à la qualité de mon travail mais à des faits dans ma vie personnelle », raconte à l’Humanité l’étudiante de 19 ans.
Alors que l’épidémie de Covid 19 explose généralement en France et particulièrement dans les établissements scolaires, la gestion de la crise sanitaire par l’Education nationale est vivement critiquée. JM Blanquer maintient ses propos : « il y a moins de contamination dans les établissements scolaires que dans la population en général ».
Doublement des élèves malades
Mauvais chiffres pour l’Education nationale qui affiche un doublement du nombre des élèves contaminés lors de la semaine du 19 mars avec 15484 élèves contre 9221 la semaine précédente et 1809 personnels contre 1106. Encore ces nombres sont-ils nettement sous-évalués. Le ministère de la santé donne 8307 jeunes de 0 à 19 ans contaminés pour la seule journée du 15 mars.
Voilà près de quinze ans que je m’attache, avec d’autres, à comprendre l’histoire des rapports sociaux et des relations humaines et à penser de manière critique le capitalisme dans toutes ses dimensions, mais aussi à chercher à ouvrir une perspective à la fois radicale et lucide pour en sortir. Cela s’effectue non seulement dans l’idée d’un retour à Marx, mais avec la volonté d’en prolonger la pensée en tenant compte de ce qui a changé depuis l’émergence du marché-monde, issu de l’hyperconcentration des capitaux et de la révolution numérique, auquel s’ajoutent la profonde crise environnementale, sans oublier la sordide montée du néofascisme mondial piloté par l’impérialisme américain et l’échec du « socialisme réel » vers la fin des années 1980.
La génération des militants politiques et du mouvement ouvrier, celle de la II e et jusqu’à la création de la III e Internationale, qui a suivi celle des communards, tirent des enseignements différents de l’expérience écrasée dans le sang.
Une des grandes questions qui se pose aux courants socialistes à la fin du XIX e siècle pourrait se résumer ainsi : que faire de la Commune ? Écrasée en mai 1871, sa mémoire est investie par de nombreux socialistes et anarchistes qui voient en elle une expérience politique unique. Elle s’achève, certes, sur un terrible échec, mais les communards exécutés sont célébrés comme des martyrs tombés au combat.
En France, bien sûr, où les survivants de la Commune (Louise Michel, Benoît Malon, Édouard Vaillant…) ou leurs soutiens en région (tel Jules Guesde qui était à Montpellier au moment des événements) vont jouer un rôle important dans la construction des divers courants socialistes. Mais aussi parmi de nombreux groupes militants dans toute l’Europe. Ainsi, le 18 mars est l’occasion de rappels, chaque année, des actions glorieuses des communards. Continuer la lecture de De Jaurès à Lénine, que faire de la Commune ?
À la veille de l’insurrection parisienne, le féminisme se réveille doucement mais sûrement de sa traversée du désert impérial. D’un coup, on défend le droit à l’instruction, au divorce, au travail… Un récit de l’historienne Mathilde Larrère.
«Citez-moi un nom qui vous évoque la Commune de Paris… – Louise Michel ! » Non seulement on raconte de moins en moins la Commune uniquement au masculin, mais le communeux le plus célèbre… est une femme !
Des révolutionnaires à part entière
Mais si les communeuses sont désormais reconnues comme des révolutionnaires à part entière, encore faut-il les réintégrer pleinement dans l’histoire des luttes féministes.
NDLR de MAC: Plus que jamais, la folie guerrière des hommes pèse de tout son poids dans le monde et le bruit des bottes s’intensifie chaque jour. Ou en est le mouvement pacifiste mondial? Grèce, Syrie, Lybie, Amérique Latine, Birmanie, Sub-Sahara, Yémen…. Partout, ce sont les peuples qui subissent et qui payent un lourd tribu!
La stagnation du commerce des armes, une première depuis le début du siècle, selon l’Institut international de recherche sur la paix (Sipri), cache une explosion des ventes chez les principaux fournisseurs, dont la France, ainsi qu’une augmentation de la production locale. Les chiffres d’un marché où règne la plus grande opacité.
Le commerce international des armes se serait stabilisé au cours des cinq dernières années, une première depuis le début du siècle et la période 2001-2005, indique le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix (Sipri), basé à Stockholm (Suède), et qui fait autorité sur la question, en dépit de l’opacité qui règne généralement dans ce secteur.
En réponse à la crise sanitaire et à la société du sans contact, une nouvelle forme d’expression des féminismes s’est développée sur les différentes plateformes numériques. Protéiforme, plurielle et transnationale, elle n’est pas pour autant déconnectée des réalités de terrain.
MeToo,#SciencesPorcs, #JusticePourJulie, #LaHonteDoitChanger DeCamp, #StopFeminicides, #OnSeLeveEtOnSe Casse, #EgalitéFH, #ThisIsNotConsent, #NiUnaMenos… Slogans percutants, ces mots clés collés à un hashtag, qui résonnent sur les réseaux sociaux, deviennent-ils aujourd’hui plus efficaces que les banderoles des manifestants ?
L’actrice Corinne Masiero nue sur la scène des 46e César le 12 mars 2021 pour dénoncer la fermeture des lieux culturels en pleine épidémie de Covid-19. @ BERTRAND GUAY / AFP
Sept trophées au total: Albert Dupontel, qui décroche pour la première fois à 57 ans le «meilleur film» pour Adieu les cons, est le grand gagnant de la 46e cérémonie des César, qui a eu lieu ce vendredi soir, sur fond de pandémie. Un écérémonie marquée par de nombreuses interpellations de la ministre de la Culture.
Cette édition 2021 a sans surprise pris une tournure très politique, alors qu’en pleine épidémie de Covid-19 les cinémas restent fermés depuis des mois, sans perspective de réouverture. Roselyne Bachelot, a été apostrophée de très nombreuses fois depuis la scène des César par des acteurs, réalisateurs ou producteurs lui demandant qu’elle agisse pour leur assurer un avenir en pleine pandémie.
Marina Foïs, maîtresse de Cérémonie de la soirée, a donné le ton. “Comme on est en France et que le virus touche surtout les vieux, on a enfermé les jeunes et fermé les cinémas, les théâtres, les musées et interdit les concerts” dit-elle d’emblée. Un ton vif, incisif, avec des piques bien senties à l’égard de la ministre de la Culture, qui font mouche. Si la soirée a fait la fête au cinéma, Roselyne Bachelot ne fût pas à la fête…
Moment fort de la soirée, l’actrice Corinne Masiero, entrée sur scène avec un costume sanguinolent de Peau d’âne et se mettant à nu, dans une figuration de la nudité de la culture abandonné par le gouvernement. Sur sa poitrine, le slogan : « No culture, no future ». Sur son dos, l’inscription « Rend nous l’art Jean ! » s’adressait cette fois au Premier ministre Jean Castex. « Maintenant, on est comme ça, tout nus », a conclu la comédienne, défendant les intermittents, fragilisés par des mois d’inactivité en raison de la fermeture des lieux culturels.
Jean-Pascal Zadi césarisé comme Meilleur espoir masculin dans Tout simplement noir a déclaré citant Frantz Fanon que « Chaque génération doit trouver sa mission, l’accomplir ou la trahir », « Ma mission, c’est la mission de l’égalité », a-t-il ajouté, soulignant que son film parlait « avant tout d’humanité », et remerciant des acteurs et cinéastes noirs ou issus de la diversité qui ont « ouvert la brèche » avant lui, d’Omar Sy à Ladj Ly.
Mais Jean-Pascal Zadi est allé plus loin en interrogeant cette « humanité », en citant des affaires emblématiques : Adama Traoré, mort en 2016 après son arrestation par des gendarmes, Michel Zecler, le producteur de rap victime de violences policières en novembre 2020, ou encore l’esclavage et ses figures ayant encore des statues et des rues à leur nom, et le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles.
Remettant le prix du Meilleur second rôle féminin, Jeanne Balibar a dénoncé, avec classe, la disparition des actrices à l’écran dès lors qu’elles franchissent le seuil fatidique de la quarantaine. A l’exception des deux ministres du travail à la manœuvre de la réforme de l’assurance-chômage (dans l’ordre d’apparition, Muriel Pénicaud et Elisabeth Borne). Peut-être ces deux-là mériteraient-elles un césar de la Casse sociale ?
Chiara Mastroianni, venue remettre un César, actuellement en répétition au théâtre de l’Odéon occupé, a laissé la parole à Denis Gravouil, secrétaire de la CGT-Spectacle qui a ainsi exposé les raisons de ce mouvement d’occupation qui s’étend à de nombreux théâtres en France. Roselyne Bachelot, présente à l’Olympia mais invisible, a dû ronger son frein…