Face aux promesses d’Emmanuel Macron mettant un enseignant devant chaque classe, le Snes-FSU oppose les faits : l’enquête menée à la rentrée par le syndicat montre qu’il en manque au moins un dans 48 % des établissements du second degré. Les explications de Sophie Vénétitay, porte-parole de l’organisation.

« Un professeur devant chaque classe » : la promesse du gouvernement n’est pas tenue. Principal syndicat des enseignants du secondaire, le Snes-FSU a mené sa propre enquête : sur un échantillon représentatif de 500 collèges et lycées généraux, près d’un sur deux (48 %) manque d’au moins un enseignant.
En outre, ce décompte a été arrêté, vendredi 8 septembre, au terme de la première semaine de cours, donc en laissant à l’administration de l’éducation nationale le temps de réagir – et normalement, de remédier – aux premiers manques constatés. Pour Sophie Vénétitay, porte-parole du syndicat, cet échec avéré doit conduire le gouvernement à prendre en compte les vraies urgences que sont les salaires et les conditions de travail du personnel.
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Pour la FSU, le gouvernement porte un projet éducatif « extrêmement dangereux ». « C’est la poursuite d’un projet politique d’une École du tri social. Comme, pour ne citer qu’elle, la réforme du lycée professionnel qui écartera un tiers de la jeunesse de la portée émancipatrice de l’école et e la formation ». 
« Lire, écrire, compter, se comporter ». C’est ce qui a été mis en avant par le Chef de l’État lors de son interview parue dans « Le Point » du 24 août dernier. Une formule au parfum de ’’ restauration’’ ostentatoire . On a en tête le mantra de l’ex-ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer constamment répété tout au long du premier quinquennat : « lire, écrire, compter et le respect d’autrui ». La variante finale de la formulation du président de la République en l’occurrence n’est pas un détail.


Selon l’Elysée, c’est pour “manifester sa considération pour les professeurs d’EPS” et aussi “refonder la place du sport à l’Ecole” que le président de la République se déplace au collège Argote d’Orthez ce 5 septembre. Comme s’il commençait un premier quinquennat, E Macron veut, selon son entourage, “permettre au sport de retrouver toute sa place dans les fondamentaux de l’Ecole” et même “construire une nation sportive“. Et pour cela, le président de la République vient relancer des dispositifs lancés lors de son premier quinquennat et, en premier lieu, les 2 heures de sport par semaine au collège.

