Le porte-parole du PCF dénonce un « coup d’État qui ne dit pas son nom » à la suite de la nomination de Michel Barnier à Matignon, et fustige une entente tacite entre la Macronie, la droite et l’extrême droite.

© Alexis Jumeau/ABACAPRESS.COM
Que pensez-vous de la nomination de Michel Barnier à Matignon ?
En faisant ce choix, Emmanuel Macron se comporte en agent provocateur. Rien ne justifie que le représentant d’un parti qui a fait 5 % des voix aux législatives et qui dispose de moins de 40 députés obtienne le poste de premier ministre. C’est parfaitement absurde et scandaleux, car c’est faire fi du vote des Français.
Cela revient à balayer d’un revers de main les aspirations qu’ils ont exprimées en portant en tête le Nouveau Front populaire. Nous vivons un terrible déni démocratique, car c’est la gauche qui a obtenu le plus grand nombre de députés et c’est donc Lucie Castets qui aurait dû être nommée à Matignon. Mais le but du président n’est pas de respecter nos institutions, il est avant tout d’empêcher toute alternative à sa politique.
Sommes-nous entrés dans une crise de régime inédite ? Continuer la lecture de « Marine Le Pen et Jordan Bardella ont rejoint le front bourgeois », estime Ian Brossat
Modification des seuils, suppression des effectifs réduits, fermeture de 2000 établissements… Ce rapport explosif « Revue de dépenses : dispositifs en faveur de la jeunesse » daté du mois d’avril de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) et de l’inspection des finances a été rendu public. Dans un contexte de baisse démographique et de rigueur budgétaire, le rapport « propose des méthodes d’optimisation de la répartition des moyens d’enseignement sur le territoire, prenant en compte les aspects démographiques à l’horizon 2027 ». L’objectif est l’optimisation des moyens du ministère de l’Éducation nationale. Le rapport de 166 pages préconise la suppression de milliers de postes et la fermeture de centaines de classes. L’esprit est à l’économie et non à l’amélioration des conditions de travail et d’enseignement au profit de la réussite de tous les élèves.



La pénurie d’enseignants et d’accompagnants se généralise. Une enquête du SNES publiée vendredi 6 septembre alerte sur la pénurie des professeurs, dès la rentrée. Comme la secrétaire générale du SNES Sophie Vénétitay l’annonçait, il n’y a pas un professeur devant chaque classe à la rentrée. « Au 5 septembre, il manquait au moins 1 professeur dans 56% des collèges et lycées » affirme le syndicat majoritaire des professeurs du Second degré.




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