Journée de grève du 18 octobre. Philippe Martinez : « Pourquoi nous appelons à généraliser le mouvement »

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, revient sur les revendications et les mobilisations des salariés du secteur. Avec d’autres syndicats, la CGT lance une journée d’action interprofessionnelle le mardi 18 octobre.

Philippe Martinez avec les grévistes de la raffinerie Notre-Dame-de-Gravenchon, le 12 octobre. Lou Benoist / AFP

Philippe Martinez avec les grévistes de la raffinerie Notre-Dame-de-Gravenchon, le 12 octobre. Lou Benoist / AFP

Le conflit social commence à faire tache d’huile. Démarrée le 20 septembre, la mobi­lisation dans les raffineries s’étend peu à peu à d’autres secteurs, alors que ­redoublent les attaques gouvernementales. Avec d’autres syndicats, la CGT lance une journée d’action interprofessionnelle le mardi 18 octobre.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, interpelle la CGT : « Le blocage de tout le pays, c’est parfaitement inacceptable », assure-t-il. Par ailleurs, de nombreuses professions se plaignent de ne plus pouvoir travailler en raison du manque d’essence. Que répondez-vous aux critiques ?

La CGT a demandé l’ouverture de négociations depuis plusieurs semaines sur la question des salaires et, jusqu’à présent, ni la direction de Total ni le gouvernement n’avaient jugé bon d’y répondre. Il a fallu attendre un conflit, dont l’exécutif a d’ailleurs minimisé l’impact au départ, en expliquant qu’il n’y avait aucun problème d’approvisionnement, pour qu’il se réveille. Le gouvernement et la direction de Total inversent les rôles : ce sont eux qui sont responsables de la situation. Continuer la lecture de Journée de grève du 18 octobre. Philippe Martinez : « Pourquoi nous appelons à généraliser le mouvement »

Le Parti Communiste d’Ariège prépare la venue de Fabien Roussel le 29 octobre

(NDLR de MAC: Les militants du PCF82 s’organisent pour faire un éventuel co-voiturage et se restaurer sur place. Merci de les contacter!)

François Engler (à g,) accueillera Fabien Roussel.
Françoise Engler (à g,) accueillera Fabien Roussel. DDM – BRUNO HUET

 

Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, sera le 29 octobre à Saint-Jean-du-Falga, en Ariège. L’occasion d’aller à la rencontre des Ariégeois et d’évoquer la situation sociale et économique.

Crise énergétique, pénurie de carburants, guerre en Ukraine, hausse des prix, inflation… Les sujets de discussion ne devraient pas manquer le 29 octobre à l’occasion de la fête du Patriote, organisée à Saint-Jean-du-Falga, en Ariège. Une journée qui sera marquée par la venue de Fabien Rousssel, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF).

« La rentrée sociale devient chaude », constate Françoise Engler, la secrétaire départementale, un terreau idéal pour agglomérer les mécontentements. « Les mesures prises par le gouvernement ne sont pas à la hauteur », estime la secrétaire départementale et de regretter que « les résultats des élections législatives n’aient pas donné un rapport de force suffisant à la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) pour contrer Macron ». Pour Françoise Engler, le constat est simple. « Ce gouvernement ne peut avancer qu’en scellant des accords avec le Rassemblement national et en même temps, il ne voit pas la colère monter dans le pays. » Continuer la lecture de Le Parti Communiste d’Ariège prépare la venue de Fabien Roussel le 29 octobre

Total. Salaires, négociations, réquisitions : les grévistes répondent

Carburant. Alors que le gouvernement choisit l’escalade en annonçant la réquisition des salariés d’ExxonMobil, l’Humanité est allée à la rencontre des grévistes de Total et d’Esso.

©Bailleul Pablo

 

Mardyck (Nord), Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime), envoyés spéciaux.

Non, les grévistes ne sont pas de dangereux preneurs d’otages, ils ne veulent pas empoisonner la vie des Français et ils ne gagnent pas des mille et des cents. Tel est, en substance, le message qu’ont voulu faire passer les quelque deux cents manifestants rassemblés, ce mardi midi, devant la raffinerie ExxonMobil de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime). Voilà trois semaines que l’immense complexe pétrolier est à l’arrêt, comme cinq autres raffineries et dépôts de carburant ailleurs dans le pays, en raison des revendications des ouvriers qui réclament des hausses de salaires cohérentes avec l’inflation et les bénéfices exceptionnels accumulés cette année par leurs employeurs. Un conflit social qui alimente l’inquiétude des automobilistes et provoque un raidissement de l’exécutif, à l’image d’Élisabeth Borne annonçant ce mardi la réquisition des grévistes d’ExxonMobil. Continuer la lecture de Total. Salaires, négociations, réquisitions : les grévistes répondent

Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».

Le secrétaire national du PCF a présenté à la presse, lundi, son Tour de France « avec vous sans tabou », commencé dans le Pas de Calais, le 3 octobre. Face à la flambée des prix de l’énergie, et au risque de récession, le communiste alerte sur les délocalisations en cascade à venir.

Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».

Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».
©Fred TANNEAU / AFP

« Je souhaite que le PCF soit en phase avec ce qu’attendent les Français. » Fabien Roussel a présenté ce lundi, lors d’une conférence de presse, son tour de France « avec vous sans tabou ». Commencée le 3 octobre dernier, dans le Pas-de-Calais, cette tournée de 13 étapes thématiques, dans chacune des régions métropolitaines, permettra au secrétaire national du PCF d’ouvrir un dialogue avec les Français, ponctué de rencontres avec les habitants, les élus, les militants et les syndicalistes. « Ils viendront avec leurs questions, moi avec mes réponses », glisse le député, qui se refuse à tenir des meetings. Un exercice déjà expérimenté durant la campagne présidentielle par l’ex-candidat du PCF, lors des « Rencontre des jours heureux ». Dorénavant pour Fabien Roussel, l’enjeu est double : « savoir ce que les Français attendent de la gauche et du PCF », assure-t-il, mais aussi « parler à nouveau à la France périphérique pour que la gauche devienne majoritaire demain », glisse Ian Brossat, le porte-parole de la formation. Continuer la lecture de Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».

Total . « C’est notre patron qui prend les usagers en otage »

Salaires Depuis vingt jours, plusieurs raffineries et dépôts de carburant sont en grève pour une juste répartition des superprofits historiques engrangés par les compagnies pétrolières. Les salariés de TotalEnergies et d’ExxonMobil attendent toujours des réponses à leurs revendications.

REUTERS

C’est une règle immuable pour tout mouvement social d’ampleur : plus la grève se prolonge, plus la probabilité de voir les grévistes taxés de « preneurs d’otages » dans les médias augmente en parallèle. Mais depuis le début des débrayages dans les raffineries, le 20 septembre, cette loi de Godwin de la contestation a franchi un cap supplémentaire : « Nous sommes désormais traités à demi-mot d’assassins, fulmine Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen de TotalEnergies.  La semaine dernière, un journaliste de télé m’a demandé comment je vivais le fait que des gens allaient mourir en raison de la pénurie de carburant qui frappe les ambulances… »

Si les critiques redoublent, c’est que la situation se tend : sur les six raffineries de pétrole que compte encore l’Hexagone, quatre étaient toujours à l’arrêt ce week-end, dont la plus grosse de France, à Gonfreville l’Orcher (Seine-Maritime). Des dépôts pétroliers sont également touchés par la grève. L’ensemble de ces sites appartiennent au géant tricolore TotalEnergies et à l’américain ExxonMobil. Continuer la lecture de Total . « C’est notre patron qui prend les usagers en otage »

Permanence d’élu régional. Rodolphe Portolès a rencontré les castelsarrasinois-ses

« C’est dans le cadre de notre engagement à venir rendre compte de nos actions au conseil régional que je tiens cette permanence aujourd’hui à Castelsarrasin », a expliqué le conseiller régional Rodolphe Portolès (PCF) venu à la rencontre des castelsarrasinois-ses sur le marché ce jeudi. « Je pense qu’en matière de transports, d’éducation et d’accès aux soins, la région met en œuvre des politiques très volontaristes et les élus communistes y jouent un rôle important. Cela mérite d’être présenté et discuté avec nos concitoyens », a rappelé le secrétaire de la section locale du parti communiste, Maximilien Reynès-Dupleix en introduction de la rencontre.

« Dans le cadre de son Pacte Vert, la région poursuit la construction et le déploiement d’une nouvelle génération de lycées, à énergie positive, sur l’ensemble du territoire. L’objectif évidemment est de participer à la fois à la lutte contre le réchauffement climatique mais aussi de doter les générations futures d’infrastructures plus adaptées », a détaillé Rodolphe Portolès. « Concernant l’accès aux soins, nous tenons notre engagement d’ouvrir un centre de santé par mois avec des médecins salariés. Sur le Tarn et Garonne, nous travaillons activement avec le vice-président Vincent Bounes au recrutement de médecins généralistes pour les projets de santé de Castelsarrasin, mais aussi de Laguépie, de Molières et de Verdun-sur-Garonne », a-t-il insisté avant de rappelé également les efforts notables de la Région sur les transports. « La présidente Carole Delga (PS) et le vice-président Jean-Luc Gibelin (PCF) n’ont ménager aucun effort pour arriver à la réouverture de la ligne ferroviaire sur la Rive Droite du Rhône qui relie Pont-Saint-Esprit, Bagnols-sur-Cèze, Avignon et Nîmes en train. La ligne avait été fermée il y a cinquante ans ! », a insisté le conseiller régional rappelant que l’Occitanie est la seule région actuellement à rouvrir de si vielles lignes et à porter si fortement la solution ferroviaire.

L’élu régional a terminé ce moment d’échange en saluant le maire de Castelsarrasin, Jean-Philippe Bésiers, et le sous-préfet Arnaud Sorge, qui étaient présents également sur le marché pour présenter à la population castelsarrasinoise le dispositif de l’Etat « France Services ». Situé dans les locaux de la Maison de l’Etat au 44 rue de la Fraternité, ce dispositif permet de simplifier les démarches des citoyens en proposant, en un même lieu, un accompagnement aux démarches numériques de divers organismes nationaux tels que la CAF, la CARSAT, la CPAM, la MSA, La Poste, Pôle Emploi, ainsi que des services des ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Finances publiques.

Rodolphe Portolès tiendra une nouvelle permanence d’élu régional à Castelsarrasin avant la fin de l’année, notamment pour présenter les actions de la région prévues en 2023.

 

NDLR de MAC: Lors des échanges ou ont été évoquées aussi les questions de santé (Hôpital, désertification médicale et rôle du CSP…)  nous notions la présence d’un maire d’une commune rurale, de représentants de parents d’élèves et syndicaux, de la responsable du SPF Castelsarrasin. Et durant ce temps, la pétition du PCF contre la vie chère était mise à disposition des passants et signée par plusieurs citoyens-nes. Par ailleurs Rodolphe Portoles s’est dit disponible pour rencontrer des élus locaux sur les thématiques portées par la Région.

AESH, un métier en mal de reconnaissance 

Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, de plus en plus d’élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire – dans les écoles, collèges et lycées. Une avancée notable pour le droit des enfants en situations de handicap, leurs familles mais aussi pour l’ensemble de la société qui opère un changement dans le regard qu’elle porte sur le handicap. Pourtant, comme souvent lorsqu’il s’agit d’éducation et du secteur public, les moyens sont loin d’être à la hauteur. Dix-sept ans après la promulgation de la loi, près de 430 000 enfants sont scolarisés en milieu ordinaire, ils étaient moins de 127 000 en 2004-2005 selon la DEPP. Les AESH jouent un rôle majeur dans l’adaptation de la scolarisation. Pas assez nombreuses (94% sont des femmes), leurs conditions de travail mais aussi leur manque de formation les empêchent bien souvent de mener à bien leur mission.

 119 018 AESH – Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap – travaillent au quotidien auprès d’élèves en situation de handicap. Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, le nombre d’élèves en situation de handicap accueillis en classe ordinaire ou dans des dispositifs spécifiques en milieu ordinaire (école, collège et lycée) a explosé. En 2020, la DEPP dénombrait près de 400 000 élèves scolarisés tous degrés confondus, ils seraient 430 000 à la rentrée 2022. Continuer la lecture de AESH, un métier en mal de reconnaissance 

La vérité derrière les chiffres de Parcoursup : près d’un lycéen sur quatre éliminé

Tout en publiant le bilan définitif de la plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur, le gouvernement cherche à en masquer le résultat principal : 22,4 % des néobacheliers n’ont pas trouvé de place. Analyse des chiffres.

138 865 bacheliers, soit près du quart (22,4 %) des inscrits, n’ont pas eu de place dans le supérieur cette année. LILIAN CAZABET /  AFP

138 865 bacheliers, soit près du quart (22,4 %) des inscrits, n’ont pas eu de place dans le supérieur cette année. LILIAN CAZABET / AFP

C’est l’histoire d’un verre qui, au premier abord, semble aux trois quarts plein. Mais en approchant, on constate que pour créer l’illusion, de la peinture a été appliquée sur les parois : en réalité, le verre est aux trois quarts vide. Visiblement, le même illusionniste a œuvré sur les résultats de l’exercice 2022 de la plateforme Parcoursup, rendus publics jeudi 29 septembre.

« Rendus publics » est d’ailleurs un bien grand mot, tant ce qui figure dans le dossier, censé donner à la presse les informations nécessaires, s’avère à la fois caricaturalement parcellaire et grossièrement orienté, dans un seul but : projeter l’image du verre aux trois quarts plein – et d’une plateforme qui fonctionne.

Quand les artifices de la communication sont ainsi mis en œuvre pour dissimuler l’information, par ceux-là mêmes qui sont les seuls à pouvoir la mettre à disposition des citoyens, on mesure l’épaisseur du problème démocratique posé. Continuer la lecture de La vérité derrière les chiffres de Parcoursup : près d’un lycéen sur quatre éliminé

Grève du 29 septembre : près de 200 manifestants dans les rues de Montauban in DDM

Les salaires et le pouvoir d'achat étaient au cœur des revendications, ce jeudi 29 septembre.

Salaires, pouvoir d’achat et retraites ont rassemblé les travailleurs du Tarn-et-Garonne pour cette journée de rentrée sociale.

Malgré les averses ponctuant la journée, les travailleurs étaient dans la rue, ce jeudi 29 septembre. Répondant à l’appel national des organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires, quelque 200 manifestants se sont rassemblés en milieu de journée au square Picard de Montauban.

Parmi eux : des salariés de GXO logistics de Labastide-Saint-Pierre (80 % de grévistes), d’EDF énergie de Golfech, des professionnels de santé du centre hospitalier de Montauban, des cliniques Boyé et Pont-de-Chaume, du centre hospitalier intercommunal de Castelsarrasin-Moissac, des enseignants et personnels de l’Education nationale, des agents de la fonction publique territoriale ou encore des postiers. « Toutes les professions ont répondu présent », s’est réjoui Christophe Couderc, secrétaire départemental de la CGT. Des jeunes rassemblés sous la bannière MNL (Mouvement national lycéen) et quelques retraités étaient également de la partie.

« La colère s’installe »

Au cœur des revendications pour cette première journée de rentrée sociale : les revenus et le pouvoir d’achat, dans un contexte national marqué par la hausse des prix. « On sent que la colère s’installe. Les salaires n’augmentent pas au contraire de l’inflation. Il y a un vrai décrochage par rapport au coût de la vie. On ne peut pas continuer comme ça, plaide le responsable syndical de la CGT. On doit se faire entendre. Cette journée de grève doit en amener d’autres. »

Le dossier chaud de la réforme des retraites était lui aussi sur toutes les lèvres. « Travailler jusqu’à 65 ans dans ces conditions ? Avec 1 500 € net de salaire par mois pour vivre ? Ça n’est pas viable », regrette ce salarié de GXO logistics. La question de la transition écologique a elle aussi été abordée.

Après quelques prises de paroles des principaux représentants syndicaux, le cortège s’est ensuite élancé en musique dans le centre-ville de Montauban, faisant une halte remarquée devant l’hôtel de ville au son de « L’Internationale ». Un pied de nez directement adressé à la municipalité, concernant la mise à disposition des locaux de la CGT : « Après nous avoir chassés de la Maison du Peuple [il y a trois ans, NDLR], la mairie a relancé une démarche pour nous expulser cette fois-ci de nos bureaux rue d’Albert », soutient Christophe Couderc, dénonçant au passage un acharnement : « C’est scandaleux. Si la CGT, première organisation syndicale du département, se retrouvait à la rue, ce serait du jamais vu. C’est une façon de porter atteinte à tous les travailleurs. »

La manifestation a ensuite pris la direction de Villenouvelle, où se situe le siège actuel de l’UD CGT, pour discuter de la suite à donner à cette journée de rentrée sociale.

La mort de Michel Pinçon, regarder les riches pour comprendre le monde

Michel Pinçon est mort lundi 26 septembre 2022, à l’âge de 81 ans. Ancien directeur de recherche au CNRS, le sociologue, dont les travaux sur les riches se sont conjugués souvent avec ceux de son épouse Monique Pinçon-Charlot, nous avait accordé en 2010 un entretien que nous republions. Cet entretien prenait pour point de départ les retraites dorées des patrons du CAC40 pour s’élargir aux modes d’emploi de cet argent.

Michel Pinçon
Sociologue

Michel Pinçon Sociologue

Entre sa retraite de et ses revenus de PDG d’EDF, Henri Proglio touchera 2,6 millions d’euros par an. Il n’est pas le seul. Ces dernières années les « salaires » des patrons se sont envolés. Que font-ils de tels revenus ?

Michel Pinçon. Ces sommes sont démentielles mais ce ne sont que des revenus d’activité. Or ces patrons ont aussi des stock-options et du patrimoine de rapport. Bernard Arnault, par exemple, est PDG du groupe LVMH mais il en est aussi propriétaire et à ce titre il perçoit des dividendes. Il a aussi des revenus de placements qui peuvent être mobiliers (actions) et immobiliers. Au total c’est vraiment faramineux. Une partie de ces revenus est investie dans de nouveaux placements financiers ou immobiliers pour améliorer non pas le niveau de vie mais la taille du patrimoine. Une autre va à des pratiques extrêmement dispendieuses, à la limite du patrimoine de rapport et du patrimoine de jouissance. Continuer la lecture de La mort de Michel Pinçon, regarder les riches pour comprendre le monde