Notre campagne européenne! Par Hélène Bidard + vidéo

 

Extraits de son intervention où il est question de la nouvelle étape de la campagne. Dans le prochain numéro nous reviendrons sur le rapport de Christian Picquet et la question du programme.

Nous sommes désormais à environ dix semaines du scrutin. Le pouvoir voudrait bien éloigner une partie de nos concitoyens des urnes et certaines forces entretiennent des fausses informations sur la nature de l’élection.

À l’heure d’engager une nouvelle étape de notre campagne, il faut avant tout faire la clarté sur les enjeux du scrutin.

Premièrement, réaffirmons-le, il n’y a pas de prétendu « vote utile » aux élections européennes. Le seul vote utile, c’est le vote pour ses idées. Il faut le dire et redire : c’est une élection à un tour et à la proportionnelle, en ce sens d’ailleurs, et paradoxalement, c’est une élection plus démocratique que d’autres ! Le sujet démocratique de ces élections, c’est ce seuil de 5 % qui n’existe pas dans d’autres pays. Mais pour le reste, c’est un scrutin proportionnel, de liste paritaire à un tour, c’est-à-dire le type de scrutin en réalité parmi les plus démocratiques. Continuer la lecture de Notre campagne européenne! Par Hélène Bidard + vidéo

CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement

Les parlementaires communistes, à l’origine de cet événement démocratique, ont obtenu que le Sénat rejette le premier article du traité de libre-échange avec le Canada. La question de la ratification de ce texte est désormais posée.

Ce jeudi 21 mars va-t-il marquer le début de la fin pour le CETA ? À l’occasion de la niche parlementaire du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste – Kanaky (CRCE-K), le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a été débattu au Sénat avant d’être soumis au vote.

Pour Fabien Gay, sénateur PCF : « Dire stop à ce traité de libre-échange serait un coup de tonnerre en France, dans l’Union européenne, mais aussi outre-Atlantique, contre cette logique qui met en concurrence les agriculteurs autour du moins-disant social et environnemental. » Continuer la lecture de CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement

Les agents EDF refusent l’utilisation des centrales pour la guerre + communiqué

Courrier adressé ce jour à Mr Salha Directeur d’EDF R&D, et Mr Rémont PDG d’EDF

Par le syndicat CGT EDF R&D
EDF ne doit pas devenir une entreprise d’armement!
Mr Salha, Mr Rémont,
Le syndicat CGT de la R&D d’EDF a pris connaissance hier lundi 18 mars du communiqué de presse d’EDF suite à la visite du ministre de l’Armée à la centrale de Civaux.
Cette visite avait pour objet d’acter l’utilisation de nos réacteurs nucléaires pour fabriquer du tritium à visée militaire, pour les armes nucléaires.
Nous réaffirmons notre attachement syndical historique à la paix : nous sommes contre la guerre, fruit de politiques capitalistes effrénées, dont les peuples et les salariés sont les premières victimes.
Que ce soit en Ukraine ou à Gaza nous nous prononçons à nouveau pour le Cessez-le-feu et pour l’arrêt de la livraison d’armes. Nous soutenons les syndicats de dockers qui, de par le monde, refusent de charger les bateaux transportant de l’armement. Plus largement nous sommes pour l’adhésion de la France au traité d’interdiction des armes nucléaires.
Dans le contexte actuel de crise économique, sociale et environnementale, aggravée par les récentes annonces bellicistes de Mr Macron évoquant jusqu’à l’envoi de troupes en Ukraine, et à la veille des élections européennes, cette annonce à Civaux est très préoccupante.
Nous sommes des agents du service public, de la production d’électricité, et nous ne sommes pas là pour aider à fabriquer des bombes…
Nous, syndicat CGT d’EDF R&D, n’accepterons pas d’être amalgamés avec des va-t-en-guerre. Nous refusons qu’EDF contribue directement à la fabrication d’armes et signe cette convention militaire entre l’Etat, le CEA et EDF.
Par ailleurs, nous faisons le lien entre la brutalité de cette décision prise dans le plus grand secret, et la précipitation avec laquelle le gouvernement organise la fusion de l’IRSN et de l’ASN, engendrant la perte de compétences et de transparence sur la sûreté nucléaire, y compris sur les enjeux liés à l’armement nucléaire.
Non, EDF n’est pas une entreprise d’Etat et rien dans sa raison d’être ne justifie qu’elle devienne une entreprise d’armement.
Voté à l’unanimité du syndicat CGT EDF d’EDF R&D réuni ce jour en commission exécutive à Chatou
Lire aussi le communiqué de la FNME-CGT:

En marche vers une guerre générale ?

 

Les propos du Président Macron répétés à l’envi depuis deux semaines envisageant une participation directe de notre pays et des pays occidentaux au conflit en Ukraine par l’envoi de troupes sur le terrain n’ont produit qu’une montée des tensions internationales. Ils ont ridiculisé nos dirigeants dans toute l’Europe occidentale.

Il existe d’autres points chauds sur la planète qui comportent des risques d’escalade nucléaire : pensons à Taïwan où la Chine se dit résolue à empêcher par la force l’indépendance, ce qui pourrait déclencher une guerre avec les États-Unis. De même, les différends sur la souveraineté en Mer de Chine méridionale pourraient déboucher sur un véritable conflit entre la Chine et les États-Unis si les USA intervenaient en soutien aux États voisins. Enfin Macron encore développant un nouvel axe indopacifique s’appuyant sur la militarisation de la Nouvelle Calédonie. Les autres points chauds sont la péninsule coréenne, la zone de l’Arctique où pays de l’OTAN et Russie sont en concurrence, l’Asie du Sud où Inde et Pakistan sont deux puissances hostiles disposant de l’arme nucléaire, et le Moyen-Orient avec Israël, puissance nucléaire décidée à empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Dans un monde de moins en moins sûr, il n’y a plus de conflits locaux sans conséquences planétaires. C’est cette réflexion qui a amené 93 pays à signer et déjà 70 à ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) pour conjurer ce péril nucléaire. Continuer la lecture de En marche vers une guerre générale ?

« Il est temps de relever la tête » : à Lille, Léon Deffontaines harangue la « France du travail » + Vidéo

En meeting dans le Nord, terre ouvrière et de luttes, la tête de liste communiste aux européennes, Léon Deffontaines, a tenu à se montrer comme seul représentant de la « France du travail » qu’il appelle à « reprendre la main ».

 

À 50 ans, Ismaël enchaîne les premières fois. Il y a près d’un an, à Arras, il découvrait les cortèges des manifestations. À l’époque contre la réforme des retraites. Ce vendredi, à Lille, c’est au tour des meetings. En l’occurrence, celui de Léon Deffontaines, tête de liste communiste pour les élections européennes du 9 juin prochain. « Ça m’intéressait de venir l’écouter en vrai, confie le chef opérateur en maintenance industrielle originaire de Meurchin. J’en peux plus de voir autour de moi la galère des jeunes en intérim, en CDD, à temps partiel, et des plus âgés comme moi qui s’épuisent au travail pour trop peu. Il faut parler travail ! ». Continuer la lecture de « Il est temps de relever la tête » : à Lille, Léon Deffontaines harangue la « France du travail » + Vidéo

Russie : face à Poutine, le candidat communiste prône la fin du capitalisme

L’élection présidentielle débute vendredi pour s’achever ce dimanche. Imposition progressive, baisse de l’âge de départ à la retraite, nationalisations, Nikolaï Kharitonov, désigné par le Parti communiste russe (KPRF), entend faire de son parti la deuxième force politique du pays, en défendant un véritable programme social.

Moscou (Russie), envoyé spécial.

À 24 heures du scrutin, les habitants de la capitale apprécient le soleil qui semble lancer la période de dégel. En attendant, des immenses affiches en faveur du président russe se dressent sur les principales artères de la ville avec le slogan : « Russie, Poutine, 2024 ».

Avec la mise en place du vote en ligne, qui a déjà été utilisé par 4,9 millions de personnes (sur 110 millions d’inscrits), les Russes vont lancer, dès vendredi et jusqu’à dimanche, le premier tour de la présidentielle. « Le suspense existe. Il s’agit de savoir qui arrivera en deuxième position derrière Vladimir Vladimirovitch (Poutine – NDLR), parmi Nikolaï Kharitonov (KPRF, Parti communiste), Leonid Sloutski (LDPR, parti ultranationaliste) et Vladislav Davankov (parti du Nouveau Peuple) », sourit Volodia, croisée dans les rues moscovites. Continuer la lecture de Russie : face à Poutine, le candidat communiste prône la fin du capitalisme

Européennes 2024 : la liste Deffontaines veut relever le défi du 9 juin + vidéo

Les militants du Parti communiste français ont validé à plus de 92 % la liste menée par Léon Deffontaines pour les européennes du 9 juin. Elle entend faire campagne autour de trois axes : le travail, la paix et l’écologie. Et espère rassembler au moins un million de voix.

C’est la liste d’une autre voie, d’une autre gauche. « Nous sommes la seule gauche qui s’est toujours opposée aux traités libéraux européens », répète, comme un leitmotiv, Léon Deffontaines, chef de file du PCF pour les élections européennes du 9 juin 2024. Autour de lui, prêts à livrer bataille, plusieurs membres de la liste « de rassemblement » tout juste validée par 92,76 % des militants communistes. Emmanuel Maurel, eurodéputé GRS sortant qui occupe la troisième place ; Samia Jaber, porte-parole de L’Engagement, mouvement créé par l’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg ; ou encore Hélène Bidard, adjointe PCF à la mairie de Paris.

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Fabien Roussel : on n’a pas besoin d’un Georges Bush à la française…

Excellente intervention de Fabien Roussel qui annonce que le PCF ne votera pas le traité signé avec Zelensky et positionne résolument les communistes dans la défense de la paix.Renouveau avec proposition d’intervention cela va avec la visite en Palestine, l’engagement concret pour la libération de Barghouti comme pour la dénonciation de ce qui se passe à Gaza, loin de l’appel aux divisions, aux haines racistes, antisémittes, islamophobes, une paix ancrée dans la vie de ce qui travaillent, souffrent de la politique de cette Europe, ce qu’on attend du PC, une position de classe, de masse et patriotique dans l’internationalisme… La dénonciation d’une manœuvre de “politicaille” menant à la guerre. Avec l’humour et le sens de la formule habituel… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


À deux jours d’un débat inflammable à l’Assemblée nationale sur le soutien de la France à l’Ukraine, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), était l’invité du Grand Rendez-vous Europe

L’Assemblée nationale se penche mardi sur la stratégie française d’aide à l’Ukraine, lors d’un débat suivi d’un vote symbolique, qui va surtout servir de confrontation entre la majorité, le Rassemblement national et La France insoumise, cela à trois mois des élections européennes. Continuer la lecture de Fabien Roussel : on n’a pas besoin d’un Georges Bush à la française…

Fabien Roussel: Il faut essayer de trouver une issue au conflit en Ukraine!

Sur France Info…

Avec les peuples, rassemblons pour la paix et la coopération ! (Texte communiste collectif)

Voici un texte signé par des communistes qui ont des responsabilités nationales et ont contribué au renouvellement du 38e Congrès. Il témoigne de ce qui heureusement existe au sein du PCF et qui correspond au nécessaire débat pour un combat dans lequel le PCF continue à aller de l’avant. Il est si besoin était la manifestation de la vitalité de ce parti, surtout que ceux qui ont signé cette déclaration sont également des gens très impliqués sur le terrain à la fois dans les organisations et dans la vie locale, l’entreprise, les quartiers populaires. (note de Danielle Bleitrach)

L’OTAN et l’UE nous emmènent à la guerre ! 500.000 morts russes et ukrainiens ne leur ont pas suffit. Jamais ils ne nous parlent de cette jeunesse européenne sacrifiée sur le champ de bataille pour l’intérêt des milliardaires, des marchands d’armes et autres oligarques.

Plusieurs millions d’Ukrainiens déplacés aux 4 coins de l’Europe dont 1.200.000 réfugiés en Russie, cela ne compte pas plus pour ceux qui prospèrent sur les logiques de guerre. L’Ukraine qui comptait près de 50 millions d’habitants au sortir de l’Union Soviétique n’en finit plus de se dépeupler. Et ce n’est pas la suspension des droits civiques et la mise à mal des normes sociales sous couvert d’unité nationale face à l’agresseur qui vont enrayer cette spirale du déclin.

Les multinationales qui ont déjà racheté de nombreux biens en Ukraine, dont la moitié des terres arables, se préparent à bénéficier du paiement de frais de guerre et de reconstruction qui se chiffrent en dizaines de milliards et grandissent à mesure que dure le conflit. Car la solidarité du capital n’est jamais gratuite comme en témoigne le destin tragique de l’Irak et de tant d’autres pays “libérés” par les puissances de l’OTAN.

Ces forces de l’OTAN nous parlent de patience et de sacrifices à consentir au nom de l’effort de guerre. Mais elles nous proposent surtout une guerre sans fin jusqu’à une hypothétique victoire contre la Russie. Ils veulent nous imposer une logique de confrontation de blocs pour effacer jusqu’à l’idée d’une communauté de destin pour les peuples d’Europe et du monde.

Mais les peuples d’Europe aspirent à tout autre chose. De Brest à Vladivostok monte une commune exigence de paix et de sécurité. L’aspiration à un développement juste et harmonieux rassemble tous les peuples d’Europe confrontés au réchauffement climatique et à une crise démographique structurelle.

C’est pourquoi à l’opposé des discours de notre président, les communistes agissent pour un cessez le feu immédiat et une conférence de paix réunissant l’ensemble des peuples du continent européen autour des deux pays belligérants. Il nous faut ouvrir une nouvelle page de coopération et de développement qui fasse taire les dérives nationalistes mortifères qui montent partout dans l’UE et au-delà. L’OTAN et l’UE nous emmènent à la guerre ! Macron multiplie les déclarations sur une agression russe contre l’Europe, repris par tous les médias qui découvrent des espions, des armes secrètes, des hackers dans la cyberguerre… Il multiplie aussi les gestes politiques qui place la France en situation de guerre contre la Russie, voyages, accord France-Ukraine, livraison d’armes répétées, formation de soldats. Il franchit un cap, comme toujours dans ses déclarations médiatiques fracassantes comme s’il n’en mesurait pas les conséquences, demandant la mobilisation de soldats de l’OTAN en Ukraine.

Nous n’oublions pas les connivences occidentales avec les néonazis en Europe de l’Est, la dénonciation des antifascistes baltes, polonais, ukrainiens, roumains et la valorisation des alliés d’hier des nazis dans ces mêmes pays. Oui, Macron nous emmène à la guerre, pas à pas, et comme en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie ou en Afrique saharienne, ce n’est pas pour les droits de l’homme ou la démocratie, mais pour la défense des intérêts capitalistes des bourgeoisies occidentales. La réaction forte et rapide du Parti est saine et salutaire. Les communistes doivent désormais renforcer la bataille idéologique quotidienne contre tout ce qui nous prépare à la guerre et situer ce combat dans une logique de classe. Comme en 1914, c’est le positionnement contre la guerre qui sera l’élément (re)constructeur du parti communiste.

Nous payons déjà la guerre !

Avec l’inflation, le gaz de schiste US, l’impact rétroactif des sanctions contre la Russie, l’Europe entre en récession quand l’économie russe accélère, le monde entier se retourne contre un occident capitaliste qui croit encore pouvoir exploiter la planète à sa guise.

L’inflation avait commencé dès 2021, conséquence du soutien des banques centrales à la financiarisation et aux revenus exorbitants des plus riches, à l’alimentation d’un dollar corrompu par la finance et incapable de financer le développement. Le conflit ukrainien a été le prétexte pour une guerre des banques centrales contre les salaires. Les réformes annoncées par Macron/Attal, sur l’assurance chômage, le logement, les retraites, la baisse des dépenses publiques, la pression contre les collectivités locales sont les manifestations concrètes du choix de la guerre.

Le parti communiste défend une position pacifiste légitime et un cessez le feu immédiat, mais l’OTAN pousse à la guerre !

Oui, il faut faire cesser les bombes, les bombes russes comme les bombes de l’OTAN, pour les civils ukrainiens de l’Ouest comme de l’Est, pour les soldats russes et ukrainiens, pour l’économie de toute l’Europe géographique, “de Brest à Vladivostok”. La paix ne passe pas par une victoire de l’OTAN, qui pousserait les USA à aller plus loin dans la guerre en Ukraine, vers le démantèlement de la Russie évoquée il y a longtemps par Brzezinski, plus loin au moyen-orient vers l’expulsion massive des Palestiniens, plus loin vers la Chine, la puissance qui met en cause la domination du dollar et la domination de USA. Le facteur de guerre principal, c’est la crise du capitalisme mondialisé provoquant la crise de la domination mondiale du dollar.

Financiarisation, militarisation, fascisation sont les caractéristiques de l’impérialisme décrites par Lénine il y a un siècle comme ’stade suprême du capitalisme’. La financiarisation n’a jamais été aussi éloignée de la production, la guerre est toujours plus nécessaire au capital financier pour s’approprier le profit et accéder aux ressources, la fascisation réapparait comme la forme politique nécessaire au capitalisme pour imposer sa domination aux peuples.

Il n’y aura pas de France des jours heureux dans un monde de guerre !

Notre projet pour la France doit être porteur d’un projet pour un autre monde, de paix et de coopération avec tous les peuples, et donc avec les peuples russes et chinois, avec les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient… Le capitalisme mondialisé, de culture néocoloniale, ne peut imaginer les relations entre pays autrement que dans une concurrence où les plus gros s’imposent et exploitent les autres à leur seul profit. Mais, le monde de demain issu de la décolonisation politique, du développement de la Chine, du développement économique des échanges sud-sud, de la marche inexorable vers la dédollarisation, ce monde repose sur un principe de paix, d’égal accès au développement gagnant-gagnant, d’égal accès aux ressources et aux savoir-faire. Ce n’est pas un monde idéal, c’est un monde d’échanges capitalistes dans lequel les luttes de classes se poursuivent avec des combats pour libérer la société de l’exploitation, pour les droits sociaux, démocratiques et humains, pour la planète. C’est un monde dans lequel chaque pays pourra choisir sa voie et son rythme vers le socialisme, sans sanctions internationales ni isolement. C’est le monde dans lequel la France des jours heureux peut retrouver une place importante, une France qui relève le flambeau révolutionnaire des droits de l’homme contre la marchandisation et la concurrence.

Ce monde, le parti doit le porter avec des propositions nouvelles et audacieuses, à l’occasion de la prochaine campagne électorale pour le parlement de l’UE : * Pour construire la paix : * Proposition d’un traité international d’interdiction des porte-avions (y compris porte-hélicoptères et porte-drones) : arme la plus coûteuse, purement offensive et symbole dépassé de la domination d’une poignée de pays sur le monde * Interdiction de toute forme de sanction économique ou commerciale hors du cadre de l’ONU * Engagement de la France à s’opposer à toute nouvelle extension de l’OTAN * Suppression de la ’Facilité Européenne pour la Paix’ qui est en fait un fond de financement des armes et de la guerre * Relance des négociations pour le désarmement nucléaire mondial * Pour le développement et le partenariat gagnant – gagnant sud-nord : * Création d’un fond de développement des infrastructures mondiales (transport, énergie, production) à destination des pays du Sud, en partenariat avec le projet réussi des Nouvelles Routes de la Soie (’One Belt, One Road’) doté de 100 milliards d’euros au niveau UE * Dépôt officiel de la candidature de la France aux BRICS * Négociation d’un accord de co-développement avec la République des Comores pour résoudre les causes de la situation catastrophique de Mayotte * Accès gratuit pour tous les pays à tous les brevets nécessaires pour la transition climatique.

Le ventre est encore fécond !

Il est essentiel de rompre avec le discours dominant car il pousse de plus en plus clairement vers la fascisation du capitalisme. Ce ne sont pas seulement les néonazis d’Europe de l’est, pas seulement les forces d’extrême-droite en Allemagne, en Italie, au Danemark, en Espagne, en France, ce ne sont pas seulement des dirigeants populistes ultra-libéraux en Argentine ou au Paraguay, pas seulement la trumpisation de la vie occidentale, c’est tout le capitalisme mondialisé qui sait qu’il ne peut maintenir son pouvoir dans la démocratie formelle du siècle dernier, qu’il ne peut proposer de compromis garantissant le maintien des droits sociaux et le progrès à la majorité. Il a besoin de régimes autoritaires, massivement réactionnaires, il a besoin de faire éclater toute unité populaire en organisant les divisions de tout type, racistes, urbaines, générationnelles, sociétales.

Dans cette dérive vers l’extrême-droite, les communistes ont une responsabilité particulière. Ce sont eux qui ont refusé la première guerre mondiale, eux qui ont vaincu le nazisme par la victoire soviétique et leur place dans la Résistance, eux qui ont montré qu’une autre société était possible, une société socialiste, qui n’est pas dirigée par la bourgeoisie, même si elle prend des formes historiques et nationales. Ils ont commencé, avec le programme des jours heureux et les combats qu’ils ont portés au sein du gouvernement en 45-46, à jeter les bases d’une future voie socialiste pour la France. Ce n’est pas un hasard si le programme du CNR a été élaboré sous l’occupation, quasiment aux heures les plus noires, c’est parce que la perspective d’une société nouvelle était nécessaire pour mobiliser les énergies de la victoire contre le fascisme.

Le choix de la paix, le refus de la guerre que notre pays prépare, sont des choix essentiels pour résister à l’extrême-droite, à la fascisation des idées, pour unir notre peuple pour la France des jours heureux !

 


Signataires

Anne Manauthon (06), Benoit Roger (62), Caroline Andreani (93), Clara Gimenez (34), Danielle Trannoy (33), Esteban Evrard (62), Fabienne Lefebvre (94), Franck Marsal (33), Gilbert Remond (69), Gilles Gourlot (75), Jean-Pierre Meyer (83), Kevin Guillas-Cavan (75), Hervé Poly (62), Laurent Santoire (91), Leila Moussavian-Huppe (33), Luc Basin (26), Marie-Christine Burricand (69), Michaele Lafontant (92), Michèle Carbonnier (62), Nicolas Cossange (34), Pascal Brula (69), Paul Barbazange (34), Pierre-Alain Millet (69), Robert Brun (26), Stéphane Bailanger (33)Le 3 mars 2024


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