
L’inclusion contraire à l’idéal universaliste de la République et l’école inclusive responsable de la faillite de l’Éducation nationale ?
C’est une petite musique que l’on entend depuis quelques années déjà, mais elle commence à apparaître plus fréquemment un peu partout, y compris lors de conversations anodines. Avec la tribune publiée le 20 octobre dans l’Opinion par le communiquant Vincent Lamkin, cette thèse est déclinée avec force. L’auteur, fondateur d’un groupe de communication qui « aspire à influencer “positivement” le monde », veut montrer que du point de vue philosophique et politique, « l’inclusion compromet l’altérité inhérente à notre pacte républicain ». Il dénonce en premier lieu cette mode qui conduit les institutions et les entreprises à se qualifier ou à qualifier d’inclusives leurs productions. On pourrait penser qu’il dénonce ce phénomène comme on dénonce le greenwashing, un faux semblant de prise en compte de la problématique écologique pour mieux vendre sans rien changer à l’essentiel. Mais ce n’est pas le cas. En fait, il disqualifie le concept-même d’inclusion. Continuer la lecture de Sale temps pour l’école inclusive (I) in Caf. Péda.




C’est décidé et écrit noir sur blanc puisque c’est paru par écrit dans la tribune que le nouveau ministre de l’Éducation nationale a écrit pour « Le Monde » de ce 15 septembre. Gabriel Attal n’a même pas attendu son baptême d’immersion de trois jours dans un lycée. Il sait et il décide par écrit sans autre forme de procès ou de processus, dans la presse.

« Lire, écrire, compter, se comporter ». C’est ce qui a été mis en avant par le Chef de l’État lors de son interview parue dans « Le Point » du 24 août dernier. Une formule au parfum de ’’ restauration’’ ostentatoire . On a en tête le mantra de l’ex-ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer constamment répété tout au long du premier quinquennat : « lire, écrire, compter et le respect d’autrui ». La variante finale de la formulation du président de la République en l’occurrence n’est pas un détail. 
Dans votre interview au journal Le Point de mercredi dernier, vous avez affirmé qu’«il s’agit de faire des républicains, comme disait Ferdinand Buisson ». Compte tenu de l’importance de cette ambition que l’on peut tout à fait partager, encore faut-il que cela soit le plus clair possible. Or Ferdinand Buisson s’est longuement exprimé à ce sujet et le mieux est de saisir ce qu’il a dit dans toute sa force pour éviter les contrefaçons., et d’abord la vôtre.