« L’argent public doit servir l’intérêt général, pas nourrir une école à deux vitesses »

« C’est une question démocratique fondamentale : voulons-nous une école publique forte et équitable, ou un système à deux vitesses où régneront la religion et l’argent ? » déclare Martin Raffet au sujet du financement public des établissements privés sous contrat. Martin Raffet est président de la FCPE Paris, il a saisi la Cour des comptes dans le cadre de la 3e campagne de participation citoyenne, « la transparence n’est pas une faveur, c’est une exigence démocratique » explique-t-il dans cet entretien au Café pédagogique. Continuer la lecture de « L’argent public doit servir l’intérêt général, pas nourrir une école à deux vitesses »

« Un revolver sur la tempe des populations » : comment les gouvernements successifs ont orchestré la panique générale sur la dette

Les 3 200 milliards d’euros de créances de l’État français servent aujourd’hui aux gouvernants pour réduire drastiquement la dépense publique et attaquer notre modèle social. Une vieille recette largement éculée mais toujours appliquée.

Le système actuel fait de la dette une rente pour certains (les 20 % les plus aisés, détenteurs de créances) et pour d’autres un alibi permettant de justifier l’austérité (le ministre Laurent Saint-Martin).
© AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD 

 

Pour Harry Potter, c’est Voldemort ; pour Luke Skywalker, c’est Dark Vador ; pour Batman, c’est le Joker. Mais, pour les libéraux, la grande ennemie n’a ni baguette magique ni sabre laser rouge et encore moins le sourire de l’ange. Cette Némésis n’est faite que de chiffres et de virgules. Et pourtant, elle serait la méchante ultime, le danger suprême, voire la priorité des priorités : la dette publique. Cette catastrophe latente justifierait à elle seule de tout mettre en œuvre pour l’éradiquer. Quoi qu’il en coûte, serait-on tenté d’écrire. Continuer la lecture de « Un revolver sur la tempe des populations » : comment les gouvernements successifs ont orchestré la panique générale sur la dette

Les égarements de Macron, le groupe communiste demande un débat avec vote…

Alors que le président français témoigne de ses égarements derrière un président américain lui-même proche de la détresse en train d’envoyer capricieusement au moins l’Europe dans une guerre mondiale, tombe d’une manière anecdotique cette nouvelle concernant l’impossibilité pour Dassault de livrer les Rafales promis à l’Ukraine, ce qui en dit long sur ce dont Macron est capable, lui et les dirigeants européens sous toutes les formes de coalition possible, incapable de faire face à l’effondrement de leur monde… Et sans moyens de leurs politiques erratiques… Ce qui favorise dans toute l’Europe la montée de l’extrême-droits et de ces chauvinismes protectionnistes, paraissant au moins dotés d’un solide bon sens. Avec Fabien Roussel nous avons un leader comparable, Sahra Wagenknecht, doté du même solide bon sens et ancré dans les besoins populaires et progressiste malheureusement ce qu’il peut représenter est noyé dans un salmigondis dont le cas de confusion est représenté par le secteur international qui même s’il n’était pas atlantiste, persuadé que Biden est mieux que Trump, s’avère incapable de dégager comme le fait l’Allemande une ligne claire et favorisant l’intervention populaire. Mais il y a dans ce domaine une avancée considérable symbolisée non seulement par les interventions de Roussel mais par ce texte par lequel le groupe communiste demande un débat avec vote… Continuer la lecture de Les égarements de Macron, le groupe communiste demande un débat avec vote…

Au congrès des maires, les élus font bloc contre le budget Barnier

Les élus locaux, réunis à Paris à l’occasion du Congrès des maires, ont publié un texte de motion transpartisane visant à « restaurer la confiance » entre les collectivités et l’Etat, et faisant l’inventaire de ce qui ne les satisfait pas dans le projet de loi de finances 2025.

 

Au-delà des divergences politiques, l’heure est à l’action et à l’union, du côté des maires. Ce 20 novembre, au deuxième jour du 106e Congrès des maires, Porte de Versailles à Paris, les élus ont rendu public un texte de motion transpartisane, listant leurs revendications à propos du projet de loi de finances pour 2025, qu’ils accusent d’organiser l’asphyxie des communes. Le budget 2025 prévoit dix milliards d’euros d’économies pour les communes, selon le calcul des élus locaux, qui réfutent le chiffrage du gouvernement (5 milliards). Continuer la lecture de Au congrès des maires, les élus font bloc contre le budget Barnier

Budget de la Sécu : le gouvernement veut baisser le remboursement de tous les médicaments

Le taux de remboursement des médicaments par la Sécu baissera de 5 % l’an prochain, tout comme la prise en charge des consultations médicales, a annoncé la ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq lundi au Sénat.

 
De nouvelles économies sur le dos des plus fragiles. La ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq a annoncé une baisse du taux de remboursement des médicaments par la Sécurité sociale de 5 % l’an prochain, tout comme de la prise en charge des consultations médicales, en ouverture des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 au Sénat. Le « ticket modérateur », le plus souvent à la charge des complémentaires santé, « n’évoluera que de 5 % » pour les consultations médicales alors « qu’il était potentiellement envisageable de l’augmenter de 10 % », mais « en complément (celui) sur les médicaments augmentera de 5 % », a-t-elle déclaré. Continuer la lecture de Budget de la Sécu : le gouvernement veut baisser le remboursement de tous les médicaments

Pour une agriculture durable, locale et rémunératrice (PCF82)

Le Parti Communiste Français du Tarn-et-Garonne tient à alerter sur la situation dramatique que traverse l’agriculture dans notre département et dans tout le pays.
Un modèle intensif destructeur

Depuis plusieurs décennies, nous assistons au développement des grandes exploitations agricoles et de l’agriculture intensive, souvent encouragé par des politiques favorables aux grands propriétaires terriens. En Tarn-et-Garonne, ce mouvement de rachat des terres par quelques exploitants s’est accéléré, appuyé par des lois et procédures soutenues historiquement par la droite et l’extrême droite. Les traités internationaux, visant à ouvrir toujours plus de débouchés, illustrent cette fuite en avant productiviste. Les conséquences sont désastreuses : épuisement des sols, pollution des eaux, destruction des écosystèmes et accentuation des inégalités sociales dans nos campagnes.

La disparition des petites exploitations
Une des répercussions majeures de ce modèle est la mise en difficulté croissante des petites exploitations. Ces agriculteurs, piliers de notre histoire et de notre territoire, ne parviennent plus à rivaliser avec les grandes exploitations. Beaucoup sont contraints d’abandonner leur activité, au prix de souffrances humaines immenses. Les effets environnementaux sont tout aussi alarmants : déforestation, disparition des haies, usage intensif de pesticides… Autant de pratiques qui compromettent l’avenir de notre agriculture et la qualité de vie des générations futures.

Soutenir une agriculture durable et rémunératrice
Pour le PCF, il est impératif de rompre avec ce modèle d’agriculture intensive et de défendre un modèle fondé sur la juste rémunération des agriculteurs et la soutenabilité des petites exploitations.

Nous appelons à :

  • Soutenir les agriculteurs tarn-et-garonnais dans leur lutte pour des prix justes et un revenu digne.
  • Mettre en place des politiques publiques favorisant une agriculture respectueuse de l’environnement et des circuits courts.
  • Protéger les terres agricoles contre la spéculation et les rachats massifs par une minorité d’exploitants.

Le PCF 82 réaffirme son engagement aux côtés des agriculteurs de notre département et appelle à une mobilisation large pour bâtir une agriculture qui réponde aux besoins des hommes et des femmes tout en préservant notre planète.

Montauban le 18 novembre 2024


Lire aussi: Refusons l’accord avec le Mercosur et bâtissons des convergences entre les agriculteurs et le reste des travailleurs

Une crise à l’UNSS : un dérapage budgétaire +Petition

« Professeurs des écoles, c’est 24h par semaine, 6 mois de l’année » Nicolas Sarkozy (Vidéo)

Les nouveaux défis du communisme municipal

« L’Humanité magazine » est allé à la rencontre d’édiles communistes récemment élus. De la Dordogne au Val-de-Marne, en passant par les Landes, leurs mairies sont les vitrines des expériences menées pour une alternative progressiste.

Une affiche rouge est placardée au mur, à côté de celle de Nelson Mandela. Des piles de papiers s’entassent, les cartons débordent. Assise à son bureau, Fanny Castaignede n’a pas encore déballé ses affaires. Tout juste élue, ce 12 octobre, la nouvelle maire PCF de Boulazac-Isle-Manoire jongle entre sa récente fonction et ses derniers dossiers d’adjointe. Pour répondre aux besoins de la troisième plus grande commune de Dordogne, la communiste souhaite poursuivre la dynamique de son prédécesseur, Jacques Auzou. À rebours du cliché de la gérontocratie municipale, ce dernier a souhaité lui laisser la main en cours de mandat, pour apporter un nouveau souffle à cette ville en plein essor.

« La politique de Boulazac est portée sur la justice sociale tout en maintenant une dynamique économique. Car, pour mieux redistribuer la richesse, il faut d’abord la créer grâce à des services publics et des emplois pour tous. Je souhaite faire perdurer le progressisme de cette ville », affirme Fanny Castaignede en sortant de la mairie. Des usines et des grappes d’entreprises se dressent à perte de vue devant elle. Bon nombre d’habitants de Périgueux et de sa banlieue viennent à Boulazac pour travailler. Continuer la lecture de Les nouveaux défis du communisme municipal

École publique, école privée : la guerre silencieuse ?

En débat

Financements publics hors de contrôle, ségrégation scolaire, séparatisme social : celles et ceux qui soulignent les nombreux problèmes posés par le fonctionnement de l’enseignement privé sous contrat sont aussitôt accusés de vouloir « rallumer la guerre scolaire ». Toutes ces questions sont pourtant légitimes, face à la nécessité de réparer l’école publique et républicaine.

 

Du scandale soulevé par les déclarations d’Amélie Oudéa-Castéra, fugace ministre de l’Éducation nationale, pour justifier la scolarisation de ses enfants au très huppé lycée privé Stanislas, aux graves questions sur les larges financements publics dont il bénéficie, en passant par quelques affaires judiciaires, l’enseignement privé a passé l’année 2024 sous les feux de l’actualité. Un débat qui a pris toute sa place à l’Agora de la Fête de l’Humanité.

Qu’avez-vous découvert Paul Vannier au cours de la mission d’information parlementaire sur le financement de l’enseignement privé sous contrat, dont vous étiez corapporteur ? Continuer la lecture de École publique, école privée : la guerre silencieuse ?