Christian Sauce, enseignant en lycée professionnel pendant plus de trente ans, se voit comme un « lanceur d’alerte ». Depuis plusieurs années, il interpelle les enseignants sur ce qui se joue dans l’enseignement professionnel et l’apprentissage. Il livre aux lecteurs du Café pédagogique son analyse de l’impact de la réforme du lycée professionnel. Il s’interroge sur le discours du Président qui évoque un « système mal fichu » qui n’est autre que le résultat de la réforme Blanquer qui a eu lieu sous sa mandature. Pour Christian Sauce, le Pacte du lycée professionnel est « l’arme ultime pour démanteler l’enseignement professionnel sous statut scolaire ».
Le 4 mai 2023, au Lycée Bernard Palissy de Saintes, Emmanuel Macron a présenté sa deuxième réforme du lycée professionnel en 5 ans ! En prononçant, une fois encore, des mots forts : « Ce n’est pas simplement d’une réforme dont je suis venu parler aujourd’hui. Je dirais que pour moi c’est une cause nationale. Parce que je crois que les élèves qui sont là ont toutes les raisons d’être fiers d’être dans ces voies. Mais je dis que c’est une cause parce que malgré l’investissement de la nation, le dévouement des enseignants, nous ne sommes pas au rendez-vous que nous devons à ces élèves. Le système est mal fichu » !
La seconde réforme du lycée professionnel d’Emmanuel Macron
Mais ce préambule avait de quoi surprendre les spécialistes du lycée professionnel. Le Président de la République avouait en effet l’échec de sa première réforme, avec Jean-Michel Blanquer comme ministre de l’Éducation nationale ! Elle avait déjà pour but, selon Éduscol, « d’engager les élèves dans des parcours d’excellence, véritables tremplins vers une insertion professionnelle immédiate ou une poursuite d’études réussie ». Si le système est donc « mal fichu », à qui la faute ? Continuer la lecture de Pacte : l’arme ultime de destruction du Lycée Professionnel
Santé Les agents de la fonction publique hospitalière se retrouvent ce mardi dans la rue. Ils alertent sur leurs conditions de travail et le manque de personnel. Ils exigent en outre l’arrêt des fermetures de lits et attendent toujours une réelle revalorisation salariale.
En juillet 2020, Olivier Véran clamait que le Ségur de la santé allait devenir « un accélérateur qui a vocation à engager rapidement les transformations dont notre système de santé a besoin ». Trois ans plus tard, ce nouveau monde promis par l’ancien ministre de la Santé n’est pas advenu. Si bien que les personnels de la fonction publique hospitalière se retrouvent dans la rue, ce mardi 20 juin, à l’occasion d’une journée de grève à l’appel des syndicats CGT, FO, SUD et Unsa.
Dans son communiqué revendicatif, l’intersyndicale exige « l’arrêt de toutes les fermetures de lits et la réouverture des services fermés, des embauches de personnel formé et qualifié ou encore une revalorisation des salaires par l’augmentation du point d’indice au moins égale à l’inflation, et le rattrapage de ce qui a été perdu depuis 2010 ». Cette nouvelle mobilisation nationale fait suite à celle de septembre 2022, qui avait déjà pour but de dénoncer l’épuisement des agents et de pointer les insuffisances du Ségur de la santé. Continuer la lecture de En grève pour tenter de réanimer l’hôpital public
L’entrée du résistant communiste arménien, Missak Manouchian, au Panthéon avec sa femme Mélinée, a été annoncée ce dimanche par Emmanuel Macron. Cela devrait se passer le 21 février 2024.
Lors de cette cérémonie, plus de 90 résistants et otages étrangers fusillés au Mont-Valérien pendant l’Occupation allemande vont être reconnus « morts pour la France ».
La décision, attendue depuis des années, est désormais une quasi certitude. Selon plusieurs sources, Emmanuel Macron s’apprêterait a annoncer la panthéonisation du résistant d’origine arménienne Missak Manouchian, fusillé par les Allemands sous l’Occupation, ainsi que sa femme Mélinée, qui lui a survécu. « Il nous a autorisés à dire qu’il était extrêmement favorable à cette initiative et qu’il donnerait sa réponse dimanche », à l’occasion du 83e anniversaire de l’Appel du 18-Juin, a déclaré, vendredi à l’AFP, Jean-Pierre Sakoun, le président du comité qui soutient ce projet, après un entretien avec le chef de l’État. Continuer la lecture de Missak Manouchian et sa femme Mélinée vont entrer au Panthéon
La sénatrice PCF Laurence Cohen appelle à la création d’un pôle public du médicament et à la reconquête de l’appareil industriel sanitaire français, au moment où Emmanuel Macron annonce, ce mardi, à l’occasion d’une visite en Ardèche, la relocation d’une « cinquantaine de médicaments essentiels » dont la moitié dans « les semaines à venir ».
Du paracétamol à l’amoxicilline cet hiver, ou plus récemment le misoprostol, molécule des pilules abortives, la raréfaction des stocks de produits pharmaceutiques inquiète. La pénurie fait peser de graves dangers sur la santé des Français. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron s’est rendu, mardi 13 juin, au laboratoire Aguettant (Ardèche) pour présenter un plan de « reconquête sanitaire ».
Parmi les annonces du chef de l’Etat figure la relocalisation d’une première « cinquantaine de médicaments essentiels pour lesquels notre dépendance aux importations extra-européennes est avérée », dont la moitié « verront leur production relocalisée ou augmentée significativement (…) dans les semaines à venir ». Une liste « unique » et « évolutive » de 450 médicaments a également été évoquée par le président afin d’atteindre « l’objectif de sécurisation des chaînes d’approvisionnement de ces molécules au niveau français et européen ».« Un plan blanc du médicament sera développé », a-t-il ajouté, sans plus de détail sur ce dispositif déjà annoncé précédemment par le ministre de la Santé. Continuer la lecture de Santé : « Il faut sortir le médicament de la logique de marché », selon Laurence Cohen
Dix-sept ans après l’ouverture à la concurrence, Fret SNCF est sous le coup d’une enquête de la Commission européenne pour les aides publiques perçues entre 2007 et 2019.
Le ministre Clément Beaune a fait le choix de liquider l’entreprise.
Les syndicats appellent à une journée de grève, ce jeudi 15 juin.
Le gouvernement organise un démantèlement de Fret SNCF. L’entreprise devra céder 30 % de ses activités et 20 % de son chiffre d’affaires à ses concurrents
France Inter a publié un reportage radiophonique réalisé par son équipe à Marioupol à l’occasion du 1er anniversaire de la reddition du bataillon Azov et de la prise de la ville par les forces russes et pro-russes. Franck Marsal nous parle de ce reportage qui non seulement tranche sur l’ordinaire mais oppose “le dire” sur le FAIRE, ce qui est aujourd’hui une des grandes leçons qui devrait être infligé à la totalité du monde occidental et à nous mêmes communistes, gauche et pseudos progressistes donneurs universels de leçons que le monde entier ne supporte plus (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
La Cour des comptes en rêvait, Emmanuel Macron et Pap Ndiaye l’ont fait. Le Pacte, vendu comme un élément fort de la revalorisation des enseignants, participe à la libéralisation de l’École. Et si le gouvernement est si prompt à le défendre, c’est avant tout car il permet de répondre aux multiples préconisations de la Cour des comptes, qui depuis près de vingt ans, demande l’annualisation du temps de service des professeurs, la fin de leur statut et la contractualisation des moyens.
Depuis près de deux mois, le Président, la Première ministre et le ministre de l’éducation nationale présentent la revalorisation des enseignants et enseignantes comme une mesure « historique ». Pourtant, la partie socle, avec 91 euros de plus par mois et la prime d’attractivité pour les jeunes professeurs, est loin de suffire à juguler l’inflation qui dépasse les 5%. La hausse de 1,5% du point d’indice sonne comme une insulte pour ceux qui ont vu leur pouvoir d’achat décrocher ces vingt dernières années.
Créée en 2021 dans la suite de « Mee Too inceste », dirigée par le juge des enfants Edouard Durand et Nathalie Mathieu – directrice générale de l’association Docteurs Bru, la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants (CIIVISE) sensibilise, dresse un état des lieux et établit des préconisations en matière de détection, prévention et protection.
Edouard Durand travaille aussi aux côtés d’Ernestine Ronai. Ils ont publié ensemble en 2021 : « Violences sexuelles, en finir avec l’impunité ».
Le ministre Stanislas Guerini a annoncé une revalorisation de 1,5 % du point d’indice, et l’octroi de 5 points supplémentaires par agent, soit 25 euros brut par mois. Pour les syndicats, le compte n’y est pas.
La réunion était très attendue, et son résultat décevant. Après des rencontres bilatérales à la fin du mois de mai et des promesses d’annonces rapides, le ministre de la Transformation de la fonction publique, Stanislas Guerini, a reçu lundi, à 14 h 30, les huit organisations syndicales des fonctionnaires (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) au cours d’une réunion plénière.
Le ministre a annoncé une revalorisation du point d’indice, qui sert de base au calcul du traitement des agents, de 1,5 %, à partir de juillet. Cinq points seront de plus octroyés à chacun, soit environ 25 euros brut par mois.
Des mesures qui n’entreront pas en vigueur avant 2024
Ces mesures, complétées par des primes ponctuelles, n’entreraient en vigueur qu’en 2024, laissant dans la bouche des syndicats, qui espéraient arracher une revalorisation significative et immédiate, un goût amer.
Fragilisé par une politique agressive de la droite et de l’extrême droite au plan local, le monde de la culture est dans la tourmente. Au-delà de la question des moyens se pose celle de la défense et du renouvellement du service public.
Partout, les signaux sont au rouge. Certaines directrices et directeurs des théâtres publics éprouvent désormais de grandes difficultés pour assurer pleinement leurs missions sur le territoire faute de moyens.
Monter une saison s’avère un casse-tête, utiliser la marge artistique comme variable d’ajustement ne suffit plus à masquer la réalité : le spectacle vivant du service public est menacé économiquement, artistiquement et… politiquement.
«La destruction planifiée des politiques culturelles menée par plusieurs collectivités territoriales»
En février, la réaction est venue des organisations d’employeurs du secteur, dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont rien d’agitateurs gauchistes. Ainsi les Forces musicales, le Profedim, le SNSP et le Syndéac, dans un communiqué publié le 21 février, alertaient sur «la destruction planifiée des politiques culturelles menée par plusieurs collectivités territoriales».