Tiou- Jeux de mains un clip déconfiné….

Jamais Sans Toit : Des écoles mobilisées pour les élèves SDF in Caf. Péda.

Ce soir, à Lyon, sept écoles mettront à l’abri 26 enfants Sans Domicile Fixe scolarisés à Lyon. Les membres du collectif « Jamais sans toit » sont au taquet depuis la rentrée scolaire. En tout, ce sont dix-sept écoles qui sont mobilisées à Lyon, Villeurbanne, Vénissieux et Vaulx-en-Velin. Dix écoles ont servi d’hébergement d’urgence et ont accueillies 47 enfants et leurs parents. Aujourd’hui, 171 enfants de 74 familles sont dénombrés SDF dans la métropole Lyonnaise. À Lyon seulement, ce sont 34 familles et 72 enfants qui sont concernés.

Un collectif né d’un engagement citoyen avant tout

Enseignant à l’école élémentaire Gilbert Dru depuis 2012 et directeur depuis la rentrée 2020, Allan Maria s’est investi dans le collectif Jamais Sans Toit dès sa création. « Je suis impliqqué en tant que citoyen dans ce collectif car je suis confronté chaque année à des situations d’élèves SDF. Je ne peux accepter que des familles, des enfants n’aient accès à ce droit fondamental qu’est un hébergement. Chacun et chacune mérite de vivre dans la dignité. Continuer la lecture de Jamais Sans Toit : Des écoles mobilisées pour les élèves SDF in Caf. Péda.

Tarn-et-Garonne : plus de 250 personnes encore mobilisées contre la fermeture des urgences de nuit de l’hôpital de Moissac in DDM + Florilège Photos

Plus de 250 personnes ont défilé dans Moissac ce mercredi 1er décembre

Ce 1er décembre à 20 heures, les urgences de nuit de l’hôpital de Moissac ont fermé sur décision de l’agence régionale de santé (ARS) et ce malgré la forte opposition de la population et des élus depuis près d’un mois. Une quatrième manifestation depuis le 9 novembre, a réuni ce mercredi soir plus de 250 personnes, à Moissac.

« Même si la fermeture des urgences de nuit est actée ce soir, le combat continue! », tient à assurer le conseiller régional communiste Rodolphe Portoles devant l’hôpital de Moissac où se sont encore rassemblées plus de 250 personnes, ce mercredi 1er décembre. Continuer la lecture de Tarn-et-Garonne : plus de 250 personnes encore mobilisées contre la fermeture des urgences de nuit de l’hôpital de Moissac in DDM + Florilège Photos

Pétition: Le racisme n’est pas une opinion c’est un délit : Inéligibilité !

La République a toujours été et demeure un combat. La France a progressé et rayonné chaque fois qu’elle a porté haut les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Elle est déshonorée chaque fois qu’en son nom ces valeurs sont trahies, défigurées, salies.

Défigurées par l’indécence des inégalités, la violence des discriminations, trahies par l’arrogance du pouvoir de l’argent, salies par le racisme visant à opposer les victimes de l’injustice sociale.

Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.

On ne peut accepter qu’une personne condamnée pour racisme puisse être candidate à une élection.

C’est une exigence légitime, la République, qui doit être la garante du respect des droits fondamentaux de la personne et du principe d’égalité, ne peut participer d’une banalisation qui y porte atteinte.

Nous réclamons, dans le prolongement de la loi sur la presse et de la loi Gayssot (qui réprime l’incitation à la haine raciale et la négation des crimes contre l’Humanité), que soit rendue inéligible toute personne condamnée pour racisme.

TRIBUNE DE FABIEN ROUSSEL

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Covid-19. Pourquoi Blanquer allège le protocole dans les écoles primaires

Le ministre de l’Éducation, lors de la dernière conférence de presse sur l’épidémie, le 25 novembre à Paris. Thomas COEX/POOL/AFP

Incompréhensibles en apparence, les nouvelles règles mettant un terme au principe de fermeture de la classe pour sept jours dès le premier cas positif avéré relèvent d’une logique plus politique que sanitaire. Explications

Si l’un des marqueurs de l’ultralibéralisme, c’est que la politique de l’État a pour objectif premier d’affaiblir l’État lui-même pour, à terme, laisser « le marché » prendre la place, alors la gestion de la crise du Covid en milieu scolaire par le gouvernement est emblématique de ce positionnement idéologique. Continuer la lecture de Covid-19. Pourquoi Blanquer allège le protocole dans les écoles primaires

François Moncla : « Je ne me reconnais pas dans le rugby pratiqué aujourd’hui »

François Moncla, le 9 avril 1960, à Colombes, Tournoi des cinq nations France-Irlande.

(Mise à jour le 29 novembre 2021). Le Béarnais François Moncla est mort à 89 ans. L’ancien capitaine des Bleus se racontait en 2016 dans un livre, ses Récits de vie et d’Ovalie. Une vie remplie de combats sportifs, mais aussi syndicaux et militants. Nous republions cet entretien publié alors.

Joueur du Racing Club de France et de Pau, champion de France en 1959 et 1964, 31 sélections avec le XV de France entre 1956 et 1961, trois victoires dans le tournoi des Cinq-Nations, la vie sportive de François Moncla, 84 ans, a été bien remplie. « Mais je ne vis pas que de ces souvenirs, dit l’ex-troisième ligne. Ma dernière sélection date de 1961. Pas mal de choses sont passées aux oubliettes. Surtout, j’ai eu une autre vie. » Bien remplie là aussi : syndicaliste à la CGT et militant politique engagé en 2014 sur la liste du Front de gauche à Pau. Une existence et un peu plus qu’il raconte dans ses Récits de vie et d’Ovalie (1), écrit avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

Pourquoi avoir attendu vos 84 ans pour vous raconter dans un livre ?

François Moncla D’abord, parce que je n’ai pas su dire non à Olivier Dartigolles, avec qui j’ai des combats communs à Pau. Ensuite, parce qu’il n’a pas fait un roman à l’eau de rose…

Votre vie, votre carrière rugbystique sont loin d’avoir été trempées dans de l’eau de rose…

François Moncla Ce que je veux dire, c’est que je ne voulais pas m’étaler sur ma vie privée, des choses personnelles. Après, bien sûr que je n’allais pas raconter que j’étais gaillard alors qu’on tombait face à des gars qui ne pensaient qu’à nous abattre comme lors de la tournée en Afrique du Sud de 1958.

Vous parlez d’ailleurs de « peur » lors de cette tournée historique, où les Bleus remportent leur première série de tests chez une grande nation de l’hémisphère Sud ?

François Moncla À l’époque, la peur, quand tu pars six semaines en tournée, tu es un peu coupé de tout, à 5 000 kilomètres de chez toi, tu peux difficilement téléphoner aux tiens. Heureusement, dans cette équipe de France, il y avait une telle fraternité qui te permettait de surpasser cette peur.

Cette tournée en Afrique du Sud a été marquante, tant sportivement qu’humainement, en plein apartheid ?

François Moncla Aujourd’hui encore, quand j’y repense, des images me reviennent et sont difficiles à supporter. Tu ne pouvais pas rester insensible à ce que tu voyais là-bas. Les Noirs qui crevaient de faim et à qui les Blancs jetaient les os de leurs poulets… Un geste que certains de mes coéquipiers ont fait et qui m’avait mis hors de moi.

Votre engagement politiquement aux côtés du Parti communiste vient de cette époque ?

François Moncla Non, parce que, à l’époque, mon engagement était surtout syndical et il a grandi au fil de mes fonctions à l’école EDF de Gurcy-le-Châtel. La politique est venue plus tard.

Quel capitaine étiez-vous ?

François Moncla Je m’occupais de tous les joueurs, parce que jouer à quinze, ce n’est pas mal mais à dix-huit ou dix-neuf en n’oubliant pas les remplaçants, c’est encore mieux. J’avais un côté un peu papa poule…

D’où votre devise « le jeu interdit le je » ?

François Moncla C’est Bala – Pierre Albaladejo – qui l’avait sortie et je l’avais reprise. J’en avais assez d’entendre certains dire sans arrêt : je suis le meilleur. Mais, dans ce jeu, si tu n’as pas quatorze copains et quinze adversaires, tu ne peux rien faire.

L’individualisme, ce n’est pas une partie du problème du XV de France actuel ?

François Moncla Oui, ils veulent tous marquer parce que ça peut changer la paie, les contrats en fonction des performances. Alors, chacun joue pour soi en oubliant qu’il faut des partenaires au rugby.

Quel regard portez-vous sur le rugby devenu professionnel en 1995 ?

François Moncla Déjà, je ne me reconnais pas dans le rugby qui est pratiqué. Le ballon est toujours ovale mais ça n’a rien à voir avec nos ballons en cuir qui se gorgeaient d’eau au fil du match et prenaient des kilos. Alors, oui, ils peuvent prendre des shoots de soixante mètres. Mais moi, à 84 ans, j’ai mes deux genoux, mes deux hanches et à part une épaule qui a un peu souffert, je ne me plains pas. Alors que, à 20 ans, avec les chocs qu’ils encaissent, les jeunes se font vite les genoux, ont les cartilages usés.

Pourtant, les physiques ont changé…

François Moncla Nous, on pratiquait un jeu d’évitement, eux, c’est un jeu de rentre-dedans. Ils sont dans la musculation à l’extrême. Seulement, tes articulations restent celles que ta mère t’a données… Les tendons ne peuvent pas supporter la masse musculaire des joueurs d’aujourd’hui. Et, pour en arriver là, à mon avis, ils doivent bien prendre une « sucette » de temps à autre alors que nous, on ne marchait qu’avec du vin et du sucre. C’est une folie, le pognon a toujours tout perdu. Nous, on se payait avec une poignée de main. Bien sûr, lorsque j’étais président de la Section paloise, j’ai toujours fait en sorte que les joueurs aient une situation en dehors du rugby, mais c’est complètement différent d’aujourd’hui.

Dans les années 1970-80, avec la CGT, vous menez d’ailleurs un combat pour faire avancer le statut d’athlète de haut niveau ?

François Moncla Ç’a été une victoire car le contrat de haut niveau était encore dans les limbes. Il n’y avait pas encore beaucoup de sociétés qui avaient compris que le sportif de haut niveau a une expérience dont il peut faire profiter son entreprise et surtout qu’être champion, ça ouvre des portes. On n’avait que douze jours de congé pour la représentation nationale, ça couvrait à peine le tournoi des Cinq-Nations.

Un mot, pour finir, sur la proposition qui vous est faite en 1981 de proposer votre candidature comme secrétaire d’État aux Sports du premier gouvernement de François Mitterrand ?

François Moncla Le Parti communiste m’avait poussé à l’époque, mais moi, je ne m’en sentais pas la capacité, alors je n’ai voulu tromper personne. Et j’ai dit non.

Avec le recul, vous prendriez la même décision ?

François Moncla Oui… Pour moi, le sport de haut niveau manque de franchise, il y a trop de mouvements souterrains, de sournoiserie. Quand on voit, par exemple, tout ce qu’on met sur le dos de Platini – et j’espère qu’il est propre –, je me dis que c’est un milieu bien trop sournois. Il faudrait un grand coup de balai dans tout ça…

Récits de vie et d’Ovalie

(1) Éditions Arcane 17,10 euros.

18: C’est le nombre de fois où François Moncla a été capitaine du XV de France au cours de ses 31 sélections.

CHIC: Aux côtés des Moissagais contre la fermeture des urgences de nuit

Communiqué de L’Association des Usagers et Amis du Centre Hospitalier de Montauban

Depuis l’annonce par l’ARS de la fermeture des urgences de nuit au CH de Moissac, sans aucune concertation, des manifestations importantes se déroulent à Moissac à l’appel du comité de défense du Centre Hospitalier de Moissac et des organisations syndicales locales.

Manifestation contre la fermeture des urgences de nuit

Mercredi 1er décembre à 18 h

Devant le CH de Moissac 

Des représentants de l’Association montalbanaise ont, par leur présence, manifesté leur solidarité et leur préoccupation face à une décision particulièrement grave et dangereuse pour une population qui va se trouver éloignée de secours rapides situation qui va aussi avoir des conséquences sur le service des urgences de Montauban déjà très sollicité. Continuer la lecture de CHIC: Aux côtés des Moissagais contre la fermeture des urgences de nuit

Ouvriers de la métallurgie : « Tous nos acquis sociaux sont en jeu »

« Tous nos acquis sociaux sont en jeu à l’heure actuelle. C’est pour ça qu’on se mobilise aujourd’hui ! ». Dimitri Pora travaille depuis 20 ans chez Arcelormittal. Il est venu sur Paris dans sa tenue de travail, ce jeudi 25 novembre, aux côtés d’ouvriers de la métallurgie en provenance de toute la France et aux couleurs de la CGT, pour défiler jusqu’aux fenêtres de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). 

En cause, « le dispositif conventionnel » national négocié avec le patronat de la métallurgie et auquel s’oppose ardemment la CGT. « On est face à un patronat qui veut casser le statut du métallurgiste », attaque Frédéric Sanchez, secrétaire général de la Fédération de la métallurgie CGT. Classification du travail, temps de travail, heures supplémentaires… Le projet, tel qu’il est conçu par le patronat qui espère signer avant la fin de l’année, serait lourd d’impact pour les salariés du secteur qui compte près d’1,4 million de personnes en France. Continuer la lecture de Ouvriers de la métallurgie : « Tous nos acquis sociaux sont en jeu »

Capitalisme augmenté. Facebook nous précipite dans la matrice

Meta, le nouveau nom du groupe Facebook présenté par son fondateur et PDG, Mark Zuckerberg. © Jakub Porzycki/NurPhoto/AFP

Pris dans la tourmente, Mark Zuckerberg accélère le tempo : il a renommé Facebook Meta, et jeté les fondations du métavers, « l’avenir du Net» selon lui. Un écosystème clos, en 3D, immersif, qui promet d’isoler l’utilisateur dans un bonheur virtuel et à la firme des profits exponentiels bien réels.

CAPITALISME AUGMENTÉ

Mark Zuckerberg a renommé Facebook Meta, et jeté les fondations du métavers. Un écosystème clos, en 3D, immersif, qui promet d’isoler l’utilisateur dans un bonheur virtuel et à la firme des profits exponentiels bien réels.

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M comme Meta. Ou comme Mark – on pensait qu’il fallait être président de la République française pour oser nommer son entreprise ou son parti de ses initiales –, comme métastases ou encore comme mégalo. Le changement de nom et de logo (un M bleu tirant à la fois sur les lunettes et le signe infini) de Facebook peut prêter à sourire. Mais si l’on en croit Mark Zuckerberg, le groupe ne veut plus être réduit au réseau social qui l’a vu naître. « À l’heure actuelle, notre marque est tellement liée à un seul produit qu’il lui est impossible de représenter tout ce que nous faisons aujourd’hui, et encore moins ce que nous ferons à l’avenir », a expliqué le PDG. Continuer la lecture de Capitalisme augmenté. Facebook nous précipite dans la matrice

Calais. 27 morts en mer : après la honte et l’émotion, le besoin d’accueil

Au nord de la France, vers Wimereux, un groupe de 40 exilés accompagnés de jeunes enfants s’apprêtent à quitter la côte sur une embarcation gonflable pour traverser la Manche. Gonzalo/Reuters

Le plus grave naufrage de réfugiés dans la Manche, mercredi, rappelle avec violence l’urgence de changer de politique migratoire pour la fonder sur l’accueil et la fraternité, quand le gouvernement et la droite montrent les muscles et fustigent avant tout les passeurs.

Jamais autant de réfugiés n’étaient morts en un jour en tentant de rejoindre l’Angleterre depuis la France. Mercredi, au moins vingt-sept personnes ont perdu la vie en pleine mer, au large de Calais (Pas-de-Calais), après être montées sur une embarcation de fortune. La plupart étaient des Kurdes originaires d’Irak et d’Iran. Des hommes, des femmes, et des enfants. Avant ce naufrage, le bilan humain depuis janvier était de trois morts noyés et quatre disparus dans la Manche. S’il vient d’augmenter spectaculairement, il n’a hélas rien de surprenant. De nombreuses associations alertaient depuis des mois sur l’imminence d’une tragédie d’une telle ampleur. Continuer la lecture de Calais. 27 morts en mer : après la honte et l’émotion, le besoin d’accueil