La FCPE 82 en congrès National

Intervention de Julien Sueres – CDPE 82 – lors du Congrès FCPE

Durant son intervention, le député Rodrigo Arenas a rappelé à juste titre que « l’école c’est la république ». Eh bien, il est sûrement utile de rappeler que pour un enfant en situation de handicap, souvent cette république est tenue à bout de bras par un ou une AESH. Je vous invite à rendre hommage ici à ces hommes et ces femmes qui chaque jour permettent que l’école soit la République pour ces enfants.

Ce 76ème congrès porte donc sur le sujet important de l’égalité dans l’éducation.

Parler d’égalité aujourd’hui, c’est parler d’inclusion et de handicap. Parce que nous savons tous ici que pour chaque enfant en situation de handicap qui ne peut pas jouir de son droit universel à l’éducation, en cours comme à la cantine, c’est finalement, l’école, la République, qui sont en échec.

Parler d’inclusion aujourd’hui, c’est parler du rôle majeur que jouent les accompagnants d’élèves en situation de handicap, ces personnels que l’Etat refuse de sortir des griffes de la précarité.

Parler des AESH aujourd’hui, c’est parler de leur statut et de leur rémunération. Et nous savons tous que cette situation rocambolesque où ces personnels sont payés d’un côté par l’éducation nationale, pour les temps scolaires, et par les collectivités, pour le périscolaire, est une aberration.

Parler du salaire des AESH aujourd’hui, c’est donc aussi parler des dotations aux collectivités. Et malheureusement, même si nous voudrions tous que les AESH puissent bénéficier d’un contrat à plein temps sous statut de l’éducation nationale. Mais l’Etat préfère faire peser le coût des salaires des AESH lors des temps périscolaires sur les collectivités locales. Des collectivités locales mises à mal budgétairement par le désengagement de l’Etat depuis des années.

Je terminerai donc sur deux points.

Tout d’abord, il est urgent aujourd’hui que la FCPE se mobilise pour un véritable statut public et des salaires dignes pour les AESH. Cette mobilisation doit commencer dès le 29 septembre prochain en étant massivement dans la rue aux côtés des syndicats qui appellent à l’action.

En attendant ce grand soir, nous devons également nous mobiliser aux côtés des collectivités pour que l’Etat leur donne les moyens de payer ces AESH sur les temps périscolaires. En avril dernier, les associations représentatives des collectivités ont lancé un appel à l’Etat via leur collectif « Territoires Unis ». La FCPE doit désormais faire bloc derrière cet appel pour le faire aboutir et obtenir ces moyens de la part de l’Etat. Ce serait un grand pas pour l’inclusion, un grand pas pour l’école, un grand pas pour la République.

Julien Sueres


Présidentielle 2022 : Quel avenir pour l'école ? | FCPE

Communiqué de la FCPE82 à l’issue de ce congrès

26 septembre 2022

Congrès National de la FCPE : les parents ont débattu sur l’égalité d’accès à l’éducation

Une délégation de quatre parents d’élèves a participé ce week-end au congrès national de la fédération des conseils de parents d’élèves de l’école publique qui s’est tenu à Paris. Beatriz Malleville, Présidente de la FCPE 82, Julien Sueres, Vice-Président, Christine Loupiac, Trésorière et Patricia Perdreau, membre du Conseil d’Administration, ont ainsi pu apporter leurs témoignages Tarn et Garonnais aux débats du congrès. Le thème de celui-ci portait cette année sur « l’égalité pour tous ».

« Un sujet au cœur des préoccupations de nombreux parents d’élèves », rappelle la Présidente Beatriz Malleville insistant sur des problématiques de manque d’enseignants, de fermetures de classes dans les milieux ruraux ou encore d’inclusion des enfants en situation de handicap, qui touchent notre département. La question des élèves en situation de handicap a d’ailleurs été le sujet de l’intervention de Julien Sueres lors des débats lorsqu’il s’est exprimé au nom de la délégation du Tarn-et-Garonne.

« Oui, l’école, c’est la République », a-t-il lancé à la salle avant de pointer que pour de nombreux enfants en situation de handicap cette République est souvent « portée à bout de bras par les personnels Accompagnants des élèves en situation de handicap ». Pointant la mobilisation inter-syndicale à venir du 29 septembre, le vice-président a insisté sur le fait qu’aujourd’hui parler d’inclusion, « c’est parler des AESH, de leur statut précaire et de leurs revendications en termes de salaires », avant d’appeler « le plus grand nombre de parents à venir soutenir les AESH dans la rue le 29 septembre pour envoyer un message fort au gouvernement ».

Sensible à la question de la rémunération de ces personnels accompagnants sur les temps périscolaires, il a insisté que « lorsqu’un enfant ne peut pas profiter pleinement de son droit à l’éducation, en classe comme à la cantine, c’est l’école, c’est la République qui est en échec ». Aujourd’hui, la rémunération des AESH sur ces temps périscolaires incombe aux collectivités locales. Régions, départements et communes ont lancé un appel au gouvernement en avril dernier pour que celui-ci leur donne des moyens à la hauteur pour leur permettre de répondre aux besoins de tous les enfants en situation de handicap. « Tous les parents doivent faire bloc pour soutenir cet appel afin que l’Etat donne les moyens aux collectivités de rémunérer les AESH correctement », a lancé Julien Sueres avant de terminer son intervention devant un parterre de quelques 300 congressistes.

Budget 2023 et éducation nationale : La revalorisation promise n’est pas au rendez-vous in, Caf. Péda.

Les 10% promis par Emmanuel Macron, soit 6 milliards, ne sont pas au rendez-vous du budget 2023. A la place, un peu moins de 2 milliards de revalorisation inconditionnelle qui cibleront la première moitié de la carrière. S’ajoute environ un milliard pour le « nouveau pacte » et pour des mesures catégorielles, comme les 74 millions consacrés à la prime Rep qui sera versée aux AED. Le ministère parle de « choc d’attractivité » pour le métier enseignant. Mais qui fait confiance à un employeur qui promet sans tenir ?

Une augmentation du budget qui suit l’inflation

 « Revalorisation historique », « accélération inédite » : l’entourage de Pap Ndiaye ne manque pas de belle formule pour présenter la hausse du budget de l’éducation nationale. Il est vrai qu’elle est substantielle. Hors pensions, le budget de l’enseignement scolaire passe à 60 milliards, soit 3.6 milliards de plus qu’en 2022. Cela représente +6.5% d’augmentation, ce qui à première vue, est un record. Continuer la lecture de Budget 2023 et éducation nationale : La revalorisation promise n’est pas au rendez-vous in, Caf. Péda.

Mise en berne du drapeau pour Elizabeth II : ces maires qui disent non + Communiqués

Au moins deux élus locaux refusent de se plier au deuil national demandé par Emmanuel Macron et Élisabeth Borne à l’occasion du décès de la reine d’Angleterre.

AFP

Une République peut-elle mettre ses drapeaux en berne pour commémorer la mort d’une monarque ?

Pour Emmanuel Macron et Élisabeth Borne, l’équation est simple, le paradoxe balayé : l’exécutif a enjoint toutes les mairies du pays à rabattre les couleurs en signe de deuil le 19 septembre, pour les funérailles d’Elizabeth II, « cette grande amie de la France ». Pas question de mettre les drapeaux en berne, répondent le maire socialiste de Bourges (Cher), Yann Galut, et son collègue de Faches-Thumesnil (Nord), l’insoumis Patrick Poisy. « C’est une demande incroyable », s’indigne le premier. «  Comment voulez-vous, interroge le second, être logique en mettant en berne des drapeaux sur nos écoles là où est inscrite la devise : Liberté, égalité, fraternité ? Aucun concept n’est plus éloigné de l’égalité que celui de la monarchie. » Continuer la lecture de Mise en berne du drapeau pour Elizabeth II : ces maires qui disent non + Communiqués

Énergie. Monsieur le Président de la République, nous ne pourrons plus payer ! (pétition)

Nous publions un appel collectif de maires et élus locaux.

 © D. Charlet/AFP

© D. Charlet/AFP

 

Nous ne pourrons pas payer les conséquences de l’ouverture  au marché de biens essentiels comme l’électricité et le gaz.

Au nom des services publics que nous mettons en œuvre au quotidien dans l’intérêt de nos concitoyen.ne.s que nous ne réduirons pas, notre responsabilité nous amène à refuser les augmentations des factures d’électricité et de gaz.

L’irresponsabilité n’est pas chez les Maires, les élu·e·s, qui ont le souci quotidien de la réponse aux besoins des habitant.e.s, mais chez les Gouvernements qui ont décidés de nous contraindre à des appels d’offres pour acheter l’électricité et le gaz sur les marchés.

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En cette rentrée, le coût de la vie explose

Pouvoir d’achat Dans un contexte de hausse des prix généralisée, la situation se détériore pour les foyers les plus modestes. C’est ce que détaille le 16e baromètre sur la pauvreté et la précarité dévoilé, ce mercredi, par le Secours populaire français.

Infographie Humanité

 

Inlassablement, c’est le même rituel. Chaque jour, il faut compter. Au centime près. Quand on a juste le RSA, il n’y a pas le choix. Hine Belaouer, 41 ans, vit avec ses deux filles, Amandine, 14 ans, et Alyssa, 8 ans. La maman solo est auxiliaire de vie. Mais deux opérations aux mains et une troisième, programmée, l’empêchent pour l’instant de travailler. « J’ai 631 euros pour vivre, pas un euro de plus », dit-elle. Quand elle a payé le loyer du logement HLM des Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines (103 euros après l’APL), la box Internet, les charges, les assurances maison et scolaire… il ne reste plus que 150 euros pour s’alimenter. « On mange discount. Les marques, ce n’est pas pour nous. » L’inflation, elle la subit de plein fouet. « Le lait, les pâtes, tout a augmenté ! » Et la rentrée scolaire a forcément été un dilemme. Il a fallu se tourner vers le marché de l’occasion pour les fournitures scolaires. « J’ai inscrit la grande au karaté. Pour la plus petite, je vais essayer de négocier avec le club de gym et payer en plusieurs fois », souffle-t-elle. Alyssa vient de rentrer de l’école. Continuer la lecture de En cette rentrée, le coût de la vie explose

Fruits et légumes : à qui profite la hausse des prix ?

Des augmentations de 11 % en un an, des salaires qui stagnent, des épisodes climatiques extrêmes… Un cocktail explosif pour les consommateurs et les producteurs. Pourtant des solutions existent, assurent le PCF et le Modef.

Des tomates achetées aux producteurs entre 1,10 et 1,20 euro se retrouvent à 5 euros dans les supermarchés. Cherchez l’erreur !
Cet été, les prix ont pris le melon. La pastèque ? + 40 %. Le poivron ? + 37 %. La pêche ? + 25 %. Les fruits et légumes ont atteint « un niveau de prix record », ces dernières semaines, d’après l’observatoire de Familles rurales qui publiait, fin juillet, son baromètre. En un an, leurs prix ont bondi de 11 %. C’est près de deux fois plus que le niveau de l’inflation. Et ils sont nombreux, devant les étals, à avoir constaté un trou dans leur portefeuille. « Quand je vois des tomates à 5 euros le kilo, je ne peux pas les acheter, même si je voudrais manger plus sainement », regrette Laura, étudiante de 19 ans au budget mensuel de 150 euros, rencontrée sur le marché de Barbès (Paris).

 

Entre l’explosion du prix des intrants agricoles, la sécheresse et la canicule, les agriculteurs voient leurs coûts de production flamber. Suffisant pour expliquer l’inflation galopante de ces denrées de première nécessité ? Pas selon le Modef, qui pointe plutôt la responsabilité de la grande distribution et des centrales d’achats. En réponse à ce modèle qui détruit à la fois la planète, le pouvoir d’achat des consommateurs et les exploitations agricoles, le syndicat et le PCF s’associent, comme chaque année, pour une vente solidaire de fruits et légumes, à partir du 18 août. « Cette initiative prend une dimension toute particulière dans une période où le pouvoir d’achat des Français est exsangue », justifie Ian Brossat, porte-parole communiste. Continuer la lecture de Fruits et légumes : à qui profite la hausse des prix ?

31 juillet 1914, cet ultime appel à la paix que Jaurès voulait écrire dans « l’Humanité »

Dans un Paris déjà électrisé par le péril et l’angoisse de la guerre imminente, ce coup de feu fait l’effet d’un coup de tonnerre : « Ils ont tué Jaurès, ils ont tué Jaurès ! » Celui que beaucoup voyait comme le dernier rempart contre la guerre est assassiné au Café du Croissant devant ses amis et ses collègues de l’Humanité. Récit d’une journée où s’est noué le destin.

Portrait, vers 1910, de Jean Jaurès. Photo l’HumanitéPortrait, vers 1910, de Jean Jaurès. Photo l’Humanité

Par Michel Vovelle, historien.
Extrait de l’article publié le 24 avril 2004 dans l’Humanité hebdo.

31 juillet, fin d’une harassante journée. Jaurès a appris à la Chambre la mobilisation autrichienne, l’annonce de l’état d’urgence par l’Allemagne et tenté une ultime démarche auprès du sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Abel Ferry, pour inciter à de derniers efforts pacifiques. Il se rend alors à l’Humanité, dans l’intention d’y dicter un article qu’il veut « décisif » pour prendre position et appeler à l’action.

Auparavant, il va dîner au Café du Croissant avec ses amis et ses collaborateurs. Bref moment de détente. Puis c’est le drame que l’un de ceux-ci, Émile Poisson, nous relate : « Horreur ! le rideau, mon rideau derrière sa tête vient de se plier, de se soulever légèrement ; un revolver s’est glissé, tenu par une main ; et cette main, seule, apparaît à 20 centimètres derrière le cerveau. Pan ! pas d’éclair, pour ainsi dire, une étincelle rougeâtre. La fumée d’un cigare : je regarde, figé, abruti, un quart de seconde ; puis un deuxième coup, mais Jaurès déjà est tombé sur Renaudel. […] Je regarde la fenêtre, Landrieu vient de tirer, d’arracher le rideau ; j’aperçois une ombre, un chapeau, un verre de bière qui tombe sur une figure, je me dresse comme une bête en fureur. Dans le silence qui n’a pas encore été troublé, j’entends un déchirement, un cri indéfinissable, qui devait être perçu à plusieurs centaines de mètres, puis quatre mots hurlés, glapis, puissamment, férocement répétés deux fois : « Ils ont tué Jaurès, ils ont tué Jaurès ! » C’est ma femme qui, la première, a recouvré la parole. » Continuer la lecture de 31 juillet 1914, cet ultime appel à la paix que Jaurès voulait écrire dans « l’Humanité »

Agriculture, tourisme, énergie… Les désastres d’un été à sec

Baisse de production hydroélectrique, rendements inquiétants pour les cultures, économie du tourisme en difficulté… Dans les Alpes, la diminution de la ressource en eau s’annonce particulièrement menaçante.

Le lac de Castillon, dans les gorges du Verdon, a reculé de plusieurs mètres, impactant le secteur du tourisme. Sébastien Nogier/EPA/MaxPPP

Le lac de Castillon, dans les gorges du Verdon, a reculé de plusieurs mètres, impactant le secteur du tourisme. Sébastien Nogier/EPA/MaxPPP

Le lac de Serre-Ponçon, plus grande retenue d’eau artificielle de France, situé dans les Hautes-Alpes, devait atteindre le 30 juin son niveau d’eau optimal, nécessaire pour lancer une saison touristique fortement attendue après deux années de Covid. Mais, à cette date, la cote mesurée affichait déjà un déficit de… 9 mètres. En août, les prévisions annoncent – 15 mètres.

Pour Philippe Rossello, géographe spécialiste du climat et coordinateur du Grec-Sud (Groupe régional d’experts sur le climat et le changement climatique en région Sud-Paca), la situation est critique. « La machine de la sécheresse est en marche depuis maintenant une dizaine de mois, explique-t-il. En principe, les recharges des nappes phréatiques et des cours d’eau se font au cours de l’automne et de l’hiver, avec la neige et les pluies. Or, depuis septembre, on n’a que des mois déficitaires en termes de précipitations ou, au mieux, conformes à la normale. » Continuer la lecture de Agriculture, tourisme, énergie… Les désastres d’un été à sec

Adaptons nos villes aux canicules in REPORTERRE

par Stéphane Troussel (tribune)

 

Face aux canicules plus intenses, il est urgent de lutter contre les passoires thermiques et de verdir les villes, soutient l’auteur de cette tribune. Avec des logements mal isolés, les familles plus populaires sont plus exposées.

Stéphane Troussel (Parti socialiste, PS) est président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis .


Avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleur se font de plus en plus précoces, intenses et longues. Nous en faisons une nouvelle fois l’expérience. Et non seulement elles affaiblissent notre agriculture et notre environnement naturel, mais elles éprouvent beaucoup les zones urbaines.

Certaines administrations publiques et entreprises prennent d’ailleurs des mesures d’urgence pour en atténuer les effets sanitaires. Lors de l’épisode de juin dernier, par exemple, dans les départements en alerte rouge, l’État avait proposé aux collégiens et écoliers de rester chez eux. Mais, outre qu’elle entame la nécessaire continuité du service public de l’éducation, cette mesure n’est pas suffisante au regard de l’augmentation des températures prévue par les experts. Continuer la lecture de Adaptons nos villes aux canicules in REPORTERRE

Terres des Confluences inaugure sa cuisine centrale par J. Sueres

La communauté de communes Terres des Confluences a convié le public, les représentants des collectivités et la presse locale pour présenter sa toute nouvelle cuisine centrale. « Un projet lancé en février 2017 par l’ancienne mandature et mis en service dès septembre 2021 », a rappelé le Président Dominique Briois après avoir remercié l’ensemble des partenaires financiers qui ont participé. Un effort conséquent de l’État, de la région et du département qui aura permis de financer plus de la moitié des 3 millions d’euros qu’a couté le projet. Continuer la lecture de Terres des Confluences inaugure sa cuisine centrale par J. Sueres