Hommage à Dominique Bernard: la Cité scolaire de Moissac fait silence In DDM

Près de 2 000 collégiens, lycéens, enseignants et personnels ont observé une minute de silence dans la cour de la Cité Mitterrand hier à Moissac.
Près de 2 000 collégiens, lycéens, enseignants et personnels ont observé une minute de silence dans la cour de la Cité Mitterrand hier à Moissac. DDM
Eric Théron

l’essentiel Près de 2 000 personnes, dont 1 500 collégiens et lycéens, se sont rassemblées hier à la Cité scolaire Mitterrand à Moissac pour rendre hommage à Dominique Bernard.

Près de 2 000 collégiens, lycéens, enseignants, parents d’élèves et personnels administratifs et de service se sont réunis hier dans la cour de la Cité François Mitterrand à Moissac. C’est dans cet établissement qui abrite quelque 800 collégiens et plus de 600 lycéens que l’hommage à Dominique Bernard, ce professeur d’histoire-géographie assassiné vendredi à Arras, a été rendu officiellement.
Autour du Préfet, Vincent Roberti, il y avait là Michel Weill, président du conseil départemental, Marie Castro pour la Région, Romain Lopez, maire de Moissac et Cyril Le Normand, le nouvel inspecteur d’académie.

Comme partout en France, une minute de silence poignante a été observée. Sans le moindre murmure discordant dans les rangs. Un moment rare, digne et impressionnant.

En préambule, le Proviseur Philippe Sola a remercié l’ensemble des personnes présentes. « Nous avons souhaité une cérémonie sobre mais qui vient du cœur. Ensemble, nous défendons des valeurs et des idéaux contre la sauvagerie. Une nouvelle fois, l’école a été attaquée et nous allons y faire face ensemble. »
Deux élèves ont ensuite lu un texte. Mathis, collégien de 4e, a repris le poème « L’Oiseau » de Maurice Carême, tandis que Matthyas, en Terminale ST2S, a puisé son inspiration d’un texte écrit par Gauvain Sers « A Samuel Paty »

« L’heure est à l’unité et au rassemblement »

Vincent Roberti a pris la parole dans la foulée. « Il y a trois ans que Samuel Paty a été assassiné et l’horreur s’est malheureusement répétée. Chacun se souvient de ses enseignants et de ce qu’ils nous ont apporté. L’heure est à l’unité et au rassemblement autour de nos valeurs de liberté, égalité et fraternité. Ensemble, nous condamnons ces actes de violence, notre réponse à la haine doit être sans faille. » Après une vibrante marseillaise, les élèves ont regagné leur salle de classe. « On a de la tristesse et de la compassion pour les familles, soufflait Neo, un élève de Terminale. On se sent concerné, on est tous dans le même panier. C’était important d’être là, de se souvenir et de s’en servir. »
Professeur d’histoire-géographie, Fanny voyait dans cette cérémonie un motif d’espoir. « Cela nous rappelle combien il est important de lutter contre l’obscurantisme. L’assassinat d’Arras reste un acte isolé et j’ai envie de croire en l’avenir. Voir 1 500 collégiens et lycéens rassemblés pour observer respectueusement une minute de silence est pour moi un motif d’espoir. »

Dans la matinée, de 8 heures à 10 heures, les enseignants s’étaient réunis autour du Proviseur pour rédiger un communiqué commun qu’ils ont lu à leurs élèves. En parallèle, dans le cadre du plan Vigipirate renforcé, les mesures de sécurité ont été durcies. Il faut dorénavant présenter des papiers d’identité et avoir un rendez-vous pour pénétrer dans l’établissement.

 

Attaque au couteau à Arras : un professeur tué, le parquet national antiterroriste saisi, E. Macron sur place + Réactions

NDLR de MAC: la rédaction de MAC exprime son entière solidarité avec l’ensemble de la communauté éducative. Aujourd’hui, l’École a une nouvelle fois été victime de l’obscurantisme et de la violence aveugle. Si le terrorisme s’attaque à elle, c’est parce quelle est un lieu de savoir et d’émancipation. Pensées aux victimes et à leurs proches.

Une personne est morte et deux autres ont été gravement blessées lors d’une attaque au couteau dans le lycée Gambetta-Carnot à Arras (Pas-de-Calais). Emmanuel Macron est arrivé sur place peu avant 15 heures. Le parquet national antiterroriste a annoncé, dans un communiqué, se saisir.

L’auteur de l’attaque au couteau a été interpellé par la police, a annoncé le ministre de l’Intérieur.
AFP

Quelques mois à peine après celle d’Annecy, une nouvelle attaque au couteau a été perpétrée ce vendredi dans au lycée Gambetta-Carnot d’Arras, dans le Pas-de-Calais, a annoncé la préfecture. Un professeur est décédé et deux autres personnes ont été blessées dont une serait en état d’urgence absolue, selon une source policière citée par Le Monde. L’enseignant de français qui a perdu la vie en s’interposant lors de l’attaque s’appelle Dominique Bernard et était âgé d’une cinquantaine d’années.

« Dominique et son épouse sont des enseignants d’une grande droiture. Très exigeants sur le plan intellectuel et moral. Je ne suis pas du tout surpris par le courage de son geste », a témoigné auprès de l’Humanité l’un de ses proches.

Martin Doussau, professeur de philosophie dans cette cité scolaire, a également été menacé par l’agresseur, qui s’en est pris aussi au chef cuisinier de l’établissement qui figurerait parmi les deux blessés, selon son témoignage recueilli par des médias locaux. Continuer la lecture de Attaque au couteau à Arras : un professeur tué, le parquet national antiterroriste saisi, E. Macron sur place + Réactions

Budget Education 2024 : Où sont les suppressions de postes?

Education…. Budget 2024 : 2500 postes supprimés

En finir avec l’école à trois vitesses : plus un euro pour le privé ! in Caf. Péda.

Professeur d’EPS : des conditions d’exercice détériorées

Claude Lelièvre : « Halte à la morgue des ‘’forces de l’écrit’’ ! »

Éducation: À l’ombre des JO 2024, comment le sport scolaire est laissé à l’abandon

Installations vétustes, manque d’enseignants, formation dégradée, recul de la pratique : à moins d’un an de l’ouverture des jeux Olympiques de Paris, le sport scolaire se débat pour garder sa place… que lorgne le secteur privé, avec l’appui du gouvernement.

Depuis la grande vague de construction des infrastructures scolaires des années 1970, pas grand chose n’a été fait. Plus de trois quarts des professeurs d’EPS considèrent qu’elles devraient être améliorées.
© Julie Sebadelha/ABACAPRESS

C’est comme si on avait deux réalités parallèles. Celle d’une France qui se réjouit d’accueillir, dans dix mois, les jeux Olympiques, la flamme, la clameur des stades, les cérémonies, la fraternité, les joies et les larmes… Et celle de jeunes Français qui, de l’école au lycée, tentent de faire du sport dans la grisaille de gymnases glacés et décrépits, dans des stades lointains ou des piscines au planning surchargé.

Pendant ce temps, fidèle au cliché du coq qui chante, les ergots plantés dans la fiente, le gouvernement vante les mérites de sa politique de sport scolaire à coups de slogans, « trente minutes de sport par jour » en primaire, « deux heures de sport » supplémentaires au collège… et pousse « en même temps » les pratiques sportives des jeunes vers le secteur marchand, avec ce que cela implique d’inégalités. Continuer la lecture de Éducation: À l’ombre des JO 2024, comment le sport scolaire est laissé à l’abandon

La fête de l’huma vue de loin : l’avancée et ce qu’elle appelle par Danielle Bleitrach

Ce qui s’est passé à la fête de l’Humanité et le positionnement de Fabien Roussel face à la NUPES et à la liste des élections européennes était l’étape indispensable non seulement pour le PCF, la gauche mais pour offrir une perspective politique à notre pays. S’émanciper de la NUPES et de ces “mouvements” qui privilégient le sociétal, finissent par approuver les politiques de l’OTAN et des marchés financiers à la Syriza, était indispensable, le faire en mettant en avant un programme et des propositions d’action contre l’inflation était encore mieux. Roussel a choisi enfin d’affronter politiquement le consensus autour de Macron mais cette orientation que nous approuvons doit être approfondie et l’essentiel reste d’avoir un parti avec des militants organisés et formés pour être plus que de simples distributeurs de tracts. Même si nous éprouvons quelque joie moqueuse à voir Melenchon dénoncer le caractère “insurrrectionnel” supposé du PCF après avoir suporté à peu près toutes les foucades du maître autoproclamé de la France isoumise, tout étant toléré à condition que cela serve l’image du chef, il ne faut surtout pas jouer le même jeu qui épuise vite, et pour cela il faut reconstruire le collectif partout et toujours.

Fabien Roussel a tenu un discours offensif ce samedi 16 septembre à la fête de l’Huma, justifiant notamment son appel à « envahir les préfectures » pour lutter contre l’inflation.

Le secrétaire national du PCF a également appelé la gauche à faire union pour les européennes 2024… autour de son parti et la liste menée par Léon Deffontaines. Les commentateurs l’ont tous noté : Fabien Roussel a assumé s’éloigner de la NUPES, un pari qui apparement est risqué à la veille des sénatoriales, en fait même dans ce contexte la LFI ne sert pas à grand chose.

Jean Luc Melenchon qui est entré dans une zone de désaveu assez comparable à celle de Macron, celui où “les mouvements” autour de leaders qui prétendent dépasser les clivages traditionnels en collant à des préoccupations définies par des sondages, une “modernité” qui vieillit vite, dans un temps où la vie devient de plus en plus difficile, s’est lancé dans un mauvais procès sur “l’appel à envahir les préfectures” en raison de l’inflation.

Fabien Roussel a eu le mérite tout à fait nouveau d’affronter toutes les hostilités dans une fête de l’humanité qui pourtant n’avait pas été conçue en sa faveur en assumant mieux que cela avait été fait lors du Congrès de Marseille une orientation qui était celle voulue par l’immense majorité des militants et qui correspond à l’opinion des couches populaires, même s’il reste tout à faire pour concrétiser. La faiblesse de Fabien Roussel était dans le compromis permanent avec “les liquidateurs”, il ne leur a laissé aucun espace dans cette fête. Dans son discours de ce samedi 16 septembre, le secrétaire national du PCF a assumé ses propos. Il l’a fait avec franchise à partir non de sa personne mais des idées, d’un programme et quand un groupe de “jeunes” de la NUPES a tenté de le provoquer, sans agressivité il leur a répondu  « C’est d’abord autour des idées que l’on doit se rassembler. Or, nous n’avons pas les mêmes, je le regrette. Nous n’avons pas les mêmes priorités pour la France », a-t-il déclaré dans des propos relayés par Franceinfo .

Les jeunes ne sont pas ignorés et la place qui leur est faite n’est pas négligeable mais pour le moment ils sont dans un collectif avec un programme: nouveau responsable des Jeunes communistes à la suite de Léon Deffontaines – devenu tête de liste du PCF aux Européennes – le toulousain Assan Lakehoul est formel : «Nous devons absolument être au plus près des préoccupations des Français qui sont dans la colère, des jeunes en particulier. En 2027, il faudra faire le poids face au RN». Or selon lui «pour le moment, Jordan Bardella et Marine Le Pen arrivent à parler à une génération que la gauche a perdue et qui oscille entre le RN ou l’abstention.»

Sur quelle base peut-on parler à la jeunesse ? En tous les cas pour Fabien Roussel cela reste sans démagogie et sur le fond, sur des préoccupations concrètes, non gadgétisées concernant la possibilité d’études, d’un emploi, d’un logement.

Vendredi dans les travées de la Fête, aux militants qu’il rencontre comme dans les débats qui vont émailler les trois jours, le député du Nord le dit et compte le faire savoir. Avec lui, pas question «de marcher à côté de militants qui crient ’tout le monde déteste la police’», même s’il dénonce «des violences et du racisme dans l’institution, mais pas de façon systémique». Il ne serait donc pas de la manifestation organisée le 23 septembre par les Insoumis contre les violences policières. Et puis avec lui encore, «pas de décroissance». Et puis «du nucléaire aussi»

Fabien Roussel cultive son indépendance et son envie d’être une voix alternative à la Nupes. « Le nombre de gens qui m’ont arrêté pendant les émeutes pour me dire « Ouf, quelqu’un de gauche parle comme nous ». Ça m’encourage ! », a-t-il expliqué à la presse vendredi, rapporte l’AFP.

Roussel a eu l’habileté de prendre appui sur les spécificités du PCF dans les solutions concrètes pour notre pays. Ainsi en est-il du dossier nucléaire face à une majorité de socialistes, aux écologistes et aux Insoumis… «Le nucléaire, dit Roussel, j’en fais le sujet central de la reconstruction de la France, de notre industrie et de notre lutte en faveur du climat». Il le dit samedi dans son grand discours en fin de matinée. Et il le répéte dimanche dans un débat en début d’après-midi avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe dans un débat d’idée droite et gauche dans l’application de cette orientation . Car si l’un et l’autre défendent cette énergie, Roussel lui, veut «sortir du marché spéculatif de l’énergie».Or selon lui, «Edouard Philippe est prêt à sacrifier l’avantage énergétique français pour préserver le couple franco-Allemand». «Tout accepter des Allemands au nom de notre histoire et du pacte, assure Roussel, c’est prendre le risque d’un bond en arrière qui ouvre la porte à l’extrême-droite». La hausse du prix de l’électricité est en effet pour lui, «un véritable déclencheur de crise majeure».

Le PCF, tout comme le PS et EELV, ont depuis quelque temps acté leur refus d’élaborer une liste commune pour les élections européennes. Sur scène ce samedi, Fabien Roussel a fait le service après-vente de la liste communiste, menée par Léon Deffontaines« La liste d’union elle est là, elle est à votre disposition. Venez ! », lance-t-il.

Face à une fête de l’humanité qui avait été conçue pas nécessairement pour être celle du PCF, Fabien Roussel a eu la grande habileté de refuser un match provocateur avec Jean Luc Melenchon, il s’est contenté d’affirmer être trop occupé et de hausser les épaules face au rappel des propos que Jean-Luc Mélenchon a tancé vendredi le communiste, lors d’un débat dans l’émission Backseat diffusée sur Twitch, à propos de son appel « à envahir les préfectures », en raison de l’inflation. « Jamais un chef ne devrait appeler à des actions d’un tel niveau de violence sans consulter personne », a estimé le triple candidat à la présidentielle.

« Il faudrait que je m’excuse d’appeler à des mobilisations devant les préfectures alors qu’il y a aujourd’hui un tremblement de terre social dans notre pays ? », a lancé Fabien Roussel ce samedi. Il a aussi proposé de « participer personnellement à une opération Robin des bois » pour passer en heures creuses la fourniture d’électricité « d’une maternité, d’un hôpital, d’une école, ou d’un HLM ». « Qu’ils viennent m’arrêter ! », s’est-il écrié.

Donc le bilan de cette fête de l’humanité, la prestation de Fabien Roussel et des militants communistes a relevé du sans faute. Est-ce que pour autant tout est résolu : non tout reste à accomplir .

2014 : aujourd’hui cela est bien dépassé

CE PAS EN AVANT INDISPENSABLE APPELLE D’AUTRES AVANCEES

Il y a eu de grands absents dans cette fête : si l’on excepte un meeting autour de Cuba dans lequel André Chassaigne et l’ambassadeur de Cuba ont donné à la fête une dimension de lutte et de justice internationale, c’est peu dire que le contenu réel de l’indispensable mouvement de la paix, la nécessité d’affronter la politique de Macron que ce soit en Europe comme en Afrique a été éludée. Pourtant on ne peut pas limiter la question de l’inflation a une bataille pour l’énergie en ignorant totalement comment elle est déjà engagée au niveau géopolitique.

Macron c’est le choix d’une vassalisation au coût monstrueux.

S’il est nécessaire comme cela a été fait par Roussel de rompre avec la logique des banquets consensuels dans lesquels Macron, malgré la provocation des retraites et le choix de la guerre partout, tente d’apparaître comme le président du “dialogue”, en appelant le peuple français à exiger de l’Etat une autre politique, nous ne sommes qu’au milieu du gué. Il n’y a pas de consensus social, le président méprise la représentation nationale et l’opinion majoritaire des Français, le député communiste réclame l’intervention citoyenne et dans le fond en revient à la force de la Constitution de l’an II: la proclamation du droit à l’insurrection citoyenne, sans pour autant donner à cette intervention une autre visée que la démocratie directe. Oui mais le consensus autour de Macron ne se limite pas à entériner ses choix en matière d’énergie, le pire même si l’on en reste à cette conception républicaine est de priver les citoyens du droit à décider de la paix et de la guerre.

De ce point de vue, si ceux qui parmi les communistes encartés ou non, de la base au sommet ont dénoncé les opportunismes, les lâchetés de la représentation nationale ont sans doute aidé Fabien Roussel à éviter la question en restant sur la question sociale. Mais l’une mène à l’autre surtout dans le contexte des Européennes.

En outre si nous sommes convaincus que pour rompre avec l’inféodation aux marchés financiers, aux trusts de l’armement qui gouvernent en maître une UE de plus en plus vassalisée et d’identifiant avec l’OTAN, la rupture avec la NUPES est absolument indispensable parce qu’il est nécessaire de créer un autre rassemblement dans lequel peuvent apparaître les véritables adversaires, nous sommes encore loin de cette mise en évidence et plus nous nous en rapprocherons plus le combat va devenir rude, et moins on pourra compter sur les médias.

L’enjeu reste donc un parti apte à mener cette bataille qui ne peut pas être seulement électorale.

Ce qui s’est passé à la fête de l’humanité témoigne plus que jamais du sens de qui est à accomplir.

Danielle Bleitrach

 

Sous-investissement, enseignements déséquilibrés… Une nouvelle étude accable le système scolaire français

Sous-financement du primaire, professeurs parmi les plus mal rémunérés, déséquilibre des enseignements au profit des « fondamentaux » : l’étude annuelle de l’OCDE montre un système éducatif français inégalitaire et sous-financé.

En primaire, le salaire effectif moyen d’un enseignant français s’élève à 45 320 dollars/an, contre une moyenne OCDE s’établissant à 48 023 dollars/an.
© MARTIN BUREAU / AFP

 

Des dépenses un peu au-dessus de la moyenne pour des résultats qui restent inégalitaires, des enseignants toujours sous-payés. Pas grand-chose de nouveau sous le soleil de la France scolaire, est-on tenté d’écrire après la présentation, mardi 12 septembre, de la grande enquête annuelle de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), « Regards sur l’éducation ».

Pourtant, avec la promotion tous azimuts de l’apprentissage et la réforme du lycée professionnel, notre pays fait figure de bon élève d’une organisation idéologiquement marquée, puisque née – rappel – au sortir de la Seconde Guerre mondiale pour veiller à la mise en œuvre du plan Marshall en Europe.

Il faut le savoir pour décrypter Regards sur l’éducation, qui demeure malgré tout une précieuse source de données sur les systèmes scolaires des pays membres de l’OCDE, dont le nôtre. À commencer par la mesure de l’investissement dans l’éducation. Ainsi, quand l’étude relève que plus les pays sont riches, plus leurs dépenses éducatives sont élevées, elle n’enfonce pas, malgré les apparences, une porte ouverte. Continuer la lecture de Sous-investissement, enseignements déséquilibrés… Une nouvelle étude accable le système scolaire français