Il est des noms qui suscitent une association d’idées automatique. Dites Ravel, et vous pensez Boléro. Dites Thuram, et on sourit : 1998.
Parler de Lilian Thuram, c’est en effet se souvenir de ce 8 juillet 1998 au stade de France. Devant 80 000 spectateurs, la France est opposée à la Croatie, en demi-finale de Coupe du monde. Elle est menée 1-0 quand deux buts vont permettre la qualification de la France en finale. Et tous deux sont marqués par Lilian Thuram, à la 47e puis à la 70e minute du jeu. On connaît la suite.
Lilian Thuram, c’est aussi 142 rencontres avec l’équipe de France, un record ; il a participé à trois coupes du monde, quatre championnats d’Europe (celui de 2000 est gagné). Et il a fait l’essentiel de sa carrière en Italie pour la terminer au FC Barcelone.
Mais de même que le Boléro ne résume pas Ravel, 1998 (et le ballon rond) ne dit pas tout de Lilian Thuram.
Le citoyen Thuram est pareillement fameux. Son engagement contre le racisme, les discriminations est bien connu. Sur ce terrain, sa devise est « ne rien laisser passer ». Ce militant pour l’égalité a d’ailleurs créé en 2008 la Fondation Lilian Thuram, dont le mot d’ordre est « Éducation contre le racisme ».
Sur son site (qui vaut le déplacement), on peut lire : « On ne naît pas raciste, on le devient. Cette vérité est la pierre angulaire de la Fondation Éducation contre le racisme. Les phénomènes racistes contemporains peuvent être dépassés si nous admettons que l’Histoire nous a conditionnés, de génération en génération, à nous voir d’abord comme des Noirs, des Blancs, des Maghrébins, des Asiatiques. Nos différences deviennent des inégalités générées par des mécanismes de domination qu’il est nécessaire de déconstruire. »
Lilian Thuram est par ailleurs auteur de plusieurs essais dont « Pour l’égalité » et il a été commissaire de l’exposition « Exhibitions. L’invention du sauvage » au musée du quai de Branly. Lors de la Fête de l’Humanité, il était au stand national des communistes, le dimanche 13 septembre à 11 h pour le débat « Faire gagner le sport populaire » avec Bastien Bonnargent (MJCF) et Marie-George Buffet, ancienne ministre des Sports.
Roger Friset
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Placée sous la tutelle du Ministère de l’Education nationale, l’UNSS représente plus de 9 200 associations sportives dans les collèges et lycées et près de 1,2 million d’élèves y sont licencié·es. Elle connaît une grave crise financière depuis 2022 et l’arrivée d’un nouveau directeur national et les responsables ressources humaines, finances et direction des sports qu’il a recruté·es. Un collectif de membres titulaires et suppléant·es de l’Assemblée Générale de l’UNSS remet en question la gouvernance, le modèle économique et le pilotage budgétaire mis en œuvre dans un courrier daté du 6 novembre 2024 adressé aux ministres de l’Éducation nationale et des Sports de la jeunesse. Le SNEP-FSU lance
Après les médailles et l’enthousiasme suscité des JOP 2024, l’heure est à la question de l’héritage de ces JOP. Pour le SNEP-FSU, c’est – toujours – une situation de crises pour l’EPS et le sport scolaire. D’après une enquête menée par le syndicat, les dégradations dans la profession « s’aggravent et s’installent dans la durée ». Le SNEP-FSU dénonce l’absence et le manque d’installations sportives, les associations scolaires en crise, l’explosion des effectifs des classes, les suppressions de postes, autant de facteurs qui augmentent les difficultés et les inégalités.






