Salaires, pouvoir d’achat et retraites ont rassemblé les travailleurs du Tarn-et-Garonne pour cette journée de rentrée sociale.
Malgré les averses ponctuant la journée, les travailleurs étaient dans la rue, ce jeudi 29 septembre. Répondant à l’appel national des organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires, quelque 200 manifestants se sont rassemblés en milieu de journée au square Picard de Montauban.
Parmi eux : des salariés de GXO logistics de Labastide-Saint-Pierre (80 % de grévistes), d’EDF énergie de Golfech, des professionnels de santé du centre hospitalier de Montauban, des cliniques Boyé et Pont-de-Chaume, du centre hospitalier intercommunal de Castelsarrasin-Moissac, des enseignants et personnels de l’Education nationale, des agents de la fonction publique territoriale ou encore des postiers. « Toutes les professions ont répondu présent », s’est réjoui Christophe Couderc, secrétaire départemental de la CGT. Des jeunes rassemblés sous la bannière MNL (Mouvement national lycéen) et quelques retraités étaient également de la partie.
« La colère s’installe »
Au cœur des revendications pour cette première journée de rentrée sociale : les revenus et le pouvoir d’achat, dans un contexte national marqué par la hausse des prix. « On sent que la colère s’installe. Les salaires n’augmentent pas au contraire de l’inflation. Il y a un vrai décrochage par rapport au coût de la vie. On ne peut pas continuer comme ça, plaide le responsable syndical de la CGT. On doit se faire entendre. Cette journée de grève doit en amener d’autres. »
Le dossier chaud de la réforme des retraites était lui aussi sur toutes les lèvres. « Travailler jusqu’à 65 ans dans ces conditions ? Avec 1 500 € net de salaire par mois pour vivre ? Ça n’est pas viable », regrette ce salarié de GXO logistics. La question de la transition écologique a elle aussi été abordée.
Après quelques prises de paroles des principaux représentants syndicaux, le cortège s’est ensuite élancé en musique dans le centre-ville de Montauban, faisant une halte remarquée devant l’hôtel de ville au son de « L’Internationale ». Un pied de nez directement adressé à la municipalité, concernant la mise à disposition des locaux de la CGT : « Après nous avoir chassés de la Maison du Peuple [il y a trois ans, NDLR], la mairie a relancé une démarche pour nous expulser cette fois-ci de nos bureaux rue d’Albert », soutient Christophe Couderc, dénonçant au passage un acharnement : « C’est scandaleux. Si la CGT, première organisation syndicale du département, se retrouvait à la rue, ce serait du jamais vu. C’est une façon de porter atteinte à tous les travailleurs. »
La manifestation a ensuite pris la direction de Villenouvelle, où se situe le siège actuel de l’UD CGT, pour discuter de la suite à donner à cette journée de rentrée sociale.
Ils seraient souvent dépeints comme des manageurs individualistes, négociant discrètement une augmentation des salaires, bien loin des mobilisations collectives. Le dernier baromètre de l’Ugict-CGT sur les opinions et attentes des cadres au travail, en collaboration Secafi et ViaVoice, fait mentir ce cliché. 38 % d’entre eux – un nombre inédit selon l’organisation syndicale – seraient prêts à se syndiquer dans les prochains mois. 42 % pourraient même faire grève pour défendre leur retraite et 35 % pour obtenir de meilleurs salaires. Près de la moitié d’entre eux seraient également prêts à manifester. Continuer la lecture de Les cadres prêts à descendre dans la rue
Les 10% promis par Emmanuel Macron, soit 6 milliards, ne sont pas au rendez-vous du budget 2023. A la place, un peu moins de 2 milliards de revalorisation inconditionnelle qui cibleront la première moitié de la carrière. S’ajoute environ un milliard pour le « nouveau pacte » et pour des mesures catégorielles, comme les 74 millions consacrés à la prime Rep qui sera versée aux AED. Le ministère parle de « choc d’attractivité » pour le métier enseignant. Mais qui fait confiance à un employeur qui promet sans tenir ?
Une augmentation du budget qui suit l’inflation
« Revalorisation historique », « accélération inédite » : l’entourage de Pap Ndiaye ne manque pas de belle formule pour présenter la hausse du budget de l’éducation nationale. Il est vrai qu’elle est substantielle. Hors pensions, le budget de l’enseignement scolaire passe à 60 milliards, soit 3.6 milliards de plus qu’en 2022. Cela représente +6.5% d’augmentation, ce qui à première vue, est un record. Continuer la lecture de Budget 2023 et éducation nationale : La revalorisation promise n’est pas au rendez-vous in, Caf. Péda.
La désertion actuelle de l’enseignement inquiète. Jamais la carence de professeurs (des écoles, collèges, lycées) n’a été aussi importante : 4 000 postes inoccupés. 83,6 % sont pourvus, contre 94,7 % en 2021, soit une baisse de 11,1 points. Le primaire, malgré la « perte » de 67 000 élèves, compte des classes de maternelle de près de 29 à 30 élèves, et des CE2, CM1 et CM2, parfois de double niveau, de 28 à 29 élèves (source syndicale). L’éducation nationale cherche à compenser cette pénurie par le recrutement de contractuels formés souvent à la va-vite. Les seules académies de Créteil et de Versailles leur attribuent 900 postes sur les 1 665 respectivement à pourvoir. Ailleurs, ce recrutement serait « seulement » de 1 % dans le premier degré et de 8 % dans le second. Continuer la lecture de La marchandisation du savoir (Tribune)
Mobilisations. À la suite des refus de Force ouvrière, Solidaires ou de la FSU de participer au 16 octobre, Philippe Martinez a aussi pris position. Il considère que la journée de grève et de manifestation du 29 septembre affiche des mots d’ordre plus clairs et des modes d’action plus efficaces. Les organisateurs de la marche nationale appellent le syndicat à poursuivre les réflexions communes.
Philippe Martinez a devancé l’appel. Sans attendre le prochain rendez-vous du 4 octobre des organisateurs de la « marche contre la vie chère et l’inaction climatique », le secrétaire général de la CGT a annoncé que son syndicat ne participera pas au défilé du 16 octobre.
Une prise de position entendue par les partis de gauche et associations citoyennes et environnementales, parties prenantes ou non de cette initiative, qui appellent à poursuivre les discussions pour de futures mobilisations.
Pour le leader de la CGT, la priorité demeure la journée interprofessionnelle sur les salaires, initiée par sa confédération, la FSU, Solidaires et par des organisations de jeunesse. « Il faut réussir la mobilisation du 29. Et nous avons besoin de mots d’ordre clairs. Il est question d’une “marche contre la vie chère”, à laquelle on a ajouté “contre l’inaction climatique” pour des questions d’élargissement de cette manifestation. Les mots d’ordre doivent être plus offensifs », a-t-il expliqué sur LCI. Continuer la lecture de Pourquoi la CGT passe son tour pour la marche du 16 octobre
Au début du mois de septembre, la résistante et ancienne journaliste de l’Humanité, Madeleine Riffaud, 98 ans, a vécu un calvaire à l’Hôpital Lariboisière. Elle a été laissé seule sur un brancard sans manger pendant 24 heures. Dans cette tribune à l’intention de Nicolas Revel, directeur de l’APHP, elle dénonce l’état révoltant de l’hôpital public.
Il y a deux semaines, j’ai dû me rendre aux urgences pour un examen important dû à un covid long, variant omicron.
Le SAMU m’a emmenée à l’hôpital Lariboisière, à midi et demi, le dimanche 4 septembre pour examens. Je me suis retrouvée couchée au milieu de malades qui hurlaient de douleur, de rage, d’abandon, que sais-je. Et les infirmières couraient là-dedans, débordées… Elles distribuaient des « J’arrive ! » et des « ça marche ! » « J’arrive, j’arrive ! ». Mais personne n’arrivait. Jamais.
Nul doute que leur vocation est réduite en charpie
De la lutte contre la vie chère à celle pour le travail en passant par son 39e congrès, c’est un agenda chargé qu’a concocté ce week-end le conseil national du Parti communiste, non sans débat.
Réunion du Conseil national du PCF, samedi 17 et dimanche 18 septembre.
Réformes de l’assurance-chômage et des retraites, budget d’austérité, crise de l’énergie… Face au « programme de classe, de combat pour faire payer la crise au peuple » d’Emmanuel Macron, le PCF a fixé son cap pour les mois à venir lors de son conseil national, ce week-end. « Lançons une grande campagne autour de l’enjeu du travail et de l’emploi, pour redonner du sens au travail, augmenter les salaires, former, créer des emplois, sécuriser les parcours professionnels », a d’emblée invité le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, estimant que « ces derniers jours ont montré que nous avions la capacité d’ouvrir en grand le débat politique ». Continuer la lecture de Entre mobilisations et congrès, le PCF fixe son cap
NDLR de MAC: Sans faire de catastrophisme, seule l’intervention des peuples peut empêcher un désastre. Cette intervention ne peut qu’être de nature révolutionnaire sans délégation possible à de quelconques dirigeants et tribuns. Ce sont les forces collectives citoyennes qui peuvent et doivent mettre en échec les politiques des USA et de Poutine qui se nourrissent les unes des autres. Le PCF et les partis communistes à travers le monde constituent la seule force capable d’enrayer le processus de guerre…
Voici un constat accablant sur les raisons pour lesquelles les dirigeants des Etats-Unis veulent la guerre – et il faudrait le compléter par l’atmosphère de guerre civile interne qui règne aux Etats-Unis, faute d’organisations et partis capables de recréer l’unité de classe. Ce qui se passe aux Etats-Unis où au lieu de régler les problèmes, les gouvernants continuent à actionner la planche à billet et à déverser des armes, et à faire monter les taux d’intérêt, a des effets dramatiques en Europe. Le continent est déchiré par le bellicisme de l’OTAN, l’inflation galope et l’économie est en train de connaitre la récession. Ce qui est frappant c’est comment dans un tel contexte se multiplient les problèmes familiaux et individuels face auxquels chacun est tenté de répondre dans un sauve-qui-peut individuel, alors que la seule solution est de s’organiser pour un changement de pouvoir, pour le développement de solidarités collectives de lutte. Nous en sommes loin mais il faut mesurer que tout ce qui va dans le sens de la résistance est nécessaire, qu’il s’agisse du pouvoir d’achat ou du refus de la guerre qui ne cède pas à l’opportunisme du soutien à la propagande de guerre en se donnant comme mot d’ordre soutien à l’Ukraine tout en prétendant défendre la paix ce qui est malheureusement l’ambiguïté actuelle du mouvement de la paix. C’est un bras de fer qui devrait être entamé au plus tôt pour être à la hauteur des coups portés et cela passe aujourd’hui par une présence militante aux initiatives qui se développent dont les deux principales de septembre. Je vais personnellement prendre quelques jours de vacances du 20 septembre au 24 compris, je vous demande donc de noter le calendrier suivant.
UNE CRISE D’UNE PROFONDEUR INÉGALÉE
L’augmentation des prix de pratiquement tous les articles de consommation a conduit à un taux d’inflation sur 12 mois de 8,3 pour cent, a indiqué mardi le Bureau américain des statistiques du travail. Les loyers, les produits d’épicerie et les coûts des soins médicaux ont entraîné la hausse de l’indice des prix à la consommation (IPC) en août. L’ameublement, les véhicules neufs, l’assurance automobile et l’éducation ont également connu des augmentations.
Pour la classe ouvrière, la vie devient intolérablement plus chère de jour en jour.
Le coût des logements locatifs a encore augmenté de 0,7 % en août, portant l’augmentation sur 12 mois à 6,2 %, la plus élevée depuis 1986. Les services publics ont augmenté de 2,1 % en août et ont connu une hausse vertigineuse de 19,8 % au cours de la dernière année. Le coût des denrées alimentaires a augmenté de 0,8 % le mois dernier et de 11,4 % au cours de l’année dernière, la plus forte hausse depuis 1979.
Le président Biden n’a pas fait référence aux nouveaux chiffres lors d’un événement organisé à la Maison-Blanche visant à célébrer l’adoption de la frauduleuse «Loi sur la réduction de l’inflation» mardi après-midi, se contentant de dire avec désinvolture: « Nous avons encore beaucoup à faire ». Le président a vanté la baisse de trois mois des prix de l’essence, sans mentionner que l’essence est toujours en hausse de 26 % par rapport à l’année dernière.
Biden, les démocrates et les républicains ont fourni au moins 50 milliards de dollars pour armer l’Ukraine cette année, mais ils n’ont rien fait pour atténuer l’impact de la hausse des coûts sur les familles de la classe ouvrière et de la classe moyenne.
Dans un autre rapport publié mardi, le Bureau of Labor Statistics a indiqué que le salaire horaire moyen réel avait encore baissé de 0,2 % entre juillet et août. Au cours de l’année dernière, le salaire horaire moyen réel d’un travailleur américain a diminué de 2,8 %.
CE QUI EST MENACÉ EST LA VIE ELLE-MÊME
Les chiffres sont là: les Etats-Unis ont une espérance de vie qui diminue : sans avoir à subir les horreurs des blocus, sanctions et pillages qu’ils imposent à des pays comme Cuba, simplement en ayant le pire des systèmes économiques et sociaux qui se puisse imaginer et qu’ils prétendent imposer à l’ensemble des autres nations, ils aboutissent à ce résultat:
LA CRISE DU SYSTÈME EXIGE UNE SOLUTION POLITIQUE
Enfin pour que l’on mesure bien la nécessité d’un combat POLITIQUE face à cette volonté de guerre, je voudrais reprendre ce qu’à répondu hier Jean-Claude Delaunay à un de nos lecteurs qui expliquait que les USA et plus généralement l’Occident étaient confrontés à ce que Marx décrit comme une tendance endémique du capitalisme, les crises de surproduction. Jean-Claude a expliqué ceci qui par voie de conséquence démontre la nécessité d’une intervention politique et que Marx désigne comme le basculement historique d’un mode de production à un autre puisque ce sont les forces productives scientifiques et techniques qui ne peuvent plus se développer dans les anciens rapports de production et qui engendrent un ébranlement de tout l’ordre existant :
Le deuxième est à mon avis beaucoup plus important. Toute crise dis-tu est une crise de surproduction. Les capitalistes produisent plus qu’ils ou elles ne peuvent écouler. C’est pourquoi ils (elles, Von Leyden machin chose montre que tous les sexes sont concernés) font la guerre. La guerre permet d’écouler les surplus sans que soit porté atteinte à la rentabilité privée du capital.
Il existe à mon avis, une raison encore plus fondamentale, basique, importante de mise en crise du capitalisme. C’est le fait que les forces productives matérielles et humaines d’aujourd’hui, celles portées par la cyber-révolution en cours, ne peuvent plus être gérées, développées, aménagées, etc… dans le cadre des rapports privés capitalistes de production et de consommation.
Cela nous renvoie au Manifeste communiste. Les forces productives sont de plus en plus sociales et les rapports prives capitalistes sont en contradiction croissante avec la socialisation engendrée par les forces productives. A un moment, il faut foutre en l’air les rapports sociaux et en créer de nouveaux.
Aujourd’hui, les forces productives permettraient le développement de tous les pays au bénéfice de tous les peuples. Mais le développement de tous les pays et de tous les peuples met un frein, et devient de plus incompatible avec la nature privée (capitaliste, monopoliste) des rapports sociaux de production et de consommation et de tous les rapports dérivés.
La crise n’est plus seulement une crise régulière de surproduction. Cela devient une crise du système. Pourquoi alors apporter un soutien aux manifestations qui demeurent encore à un niveau politique loin de celui d’un changement de société et d’État lui-même avec le pouvoir à une autre classe sociale, une révolution? Parce que la conscience du changement vient dans l’action et le but, le programme a besoin de cette dialectique.
GAUCHE Les propos du secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, ont déclenché une avalanche de critiques, y compris dans son camp, qui lui reprochent de faire le jeu de la droite. Lui assume ses propos et souhaite que le débat soit poussé jusqu’au bout.
« Il y a ceux qui défendent le droit à la paresse. Il y a ceux qui défendent l’idée de mettre le RSA à 1 000 euros », a déclaré le député du Nord sur Franceinfo, mercredi.
Radio France
De déclarations en tribunes, la polémique autour du « travail » qui a démarré à la Fête de l’Humanité ne cesse de rebondir. Tout a commencé par un déjeuner de presse vendredi 9 septembre. « La gauche doit défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et minima sociaux », affirme alors le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, entraînant une pluie de critiques venues des autres formations de gauche. Après avoir multiplié les mises au point pendant le week-end, en expliquant notamment que, loin de s’en prendre aux allocataires, il s’agit d’assigner à la gauche l’objectif d’ « éradiquer le chômage et la pauvreté », le communiste est remonté au créneau sur Franceinfo mercredi matin. « Il y a ceux qui défendent le droit à la paresse. Il y a ceux qui défendent l’idée de mettre le RSA à 1 000 euros. Je défends, moi, l’idée que nous devons nous projeter dans une société qui garantisse à tous un vrai emploi », explique le député du Nord. Relancé plus tard par la journaliste, il précise que c’est au « plan philosophique » qu’il est en désaccord avec l’idée du « droit à la paresse », que le gendre de Marx, Paul Lafargue, avait défendu dans un célèbre essai en 1880. Continuer la lecture de Travail. La polémique se transforme en débat de fond
Nous ne pourrons pas payer les conséquences de l’ouverture au marché de biens essentiels comme l’électricité et le gaz.
Au nom des services publics que nous mettons en œuvre au quotidien dans l’intérêt de nos concitoyen.ne.s que nous ne réduirons pas, notre responsabilité nous amène à refuser les augmentations des factures d’électricité et de gaz.
L’irresponsabilité n’est pas chez les Maires, les élu·e·s, qui ont le souci quotidien de la réponse aux besoins des habitant.e.s, mais chez les Gouvernements qui ont décidés de nous contraindre à des appels d’offres pour acheter l’électricité et le gaz sur les marchés.