À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril, le candidat communiste Fabien Roussel nous a reçus dans son bureau, situé au dernier étage du siège du Parti communiste français, pour un entretien à découvrir en intégralité dans l’Humanité Magazine, le 7 avril. « Ne votez pas en fonction du second tour, votez pour vos idées, pour des réformes heureuses car on en a tellement besoin » , souligne le député du Nord, qui a réussi à populariser sa campagne des « Jours heureux ».
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Paye au mérite : Histoire d’une obsession
« On va payer mieux ceux qui sont prêts à faire plus d’efforts ». L’annonce par Emmanuel Macron, le 17 mars, d’une paye au mérite pour les enseignants, dans le cadre du « nouveau pacte » qu’il envisage s’il est réélu, n’est pas vraiment une surprise. De N Sarkozy à E Macron, de nombreux gouvernements ancrés à droite ont tenté de lier les résultats des élèves à la rémunération des professeurs. Ils n’ont fait que reprendre une idée inventée aux Eats-Unis. Dans tous les pays développés où elle a été mise en oeuvre, à commencer par les Etats-Unis, elle n’a donné aucun résultat. Pour une raison très simple donnée au Café pédagogique dès 2008 par Bruno Suchaut (IREDU): « pour le métier d’enseignant, la définition même du concept de mérite ne va pas de soi ». Alors pourquoi s’obstinent -ils ?
Payer selon les résultats
Demandez le programme propositions de 19 à 22
Comme si les propos d’Emmanuel Macron, le 17 mars, ne suffisaient pas c’est A. Koehler, secrétaire général de l’Elysée, et donc son premier collaborateur, qui déclare dans L’Express qu’il faut « indexer la rémunération des professeurs sur l’obtention par leurs élèves de bons résultats ». E Macron avait déjà dit « assumer plusieurs systèmes de rémunération » pour les professeurs « car ils ne font pas tous la même chose… Dans une école on va avoir un professeur qui va changer les résultats des élèves et un autre non ». Avec cette annonce, E Macron ne fait que reprendre une idée déjà émise en 2007 par Nicolas Sarkozy. Continuer la lecture de Paye au mérite : Histoire d’une obsession
Le 5 avril, l’Humanité aux côtés du Secours populaire français… Découvrez le programme
Fidèle à sa longue tradition de solidarité et aux valeurs pacifistes et humanistes qui l’animent depuis sa création, le journal l’Humanité remettra, mardi 5 avril prochain, au Secours populaire français (SPF) le fruit de la collecte de dons, engagée, le 9 mars, auprès de ses lectrices et lecteurs, afin de contribuer à l’action conduite sur le terrain par le SPF pour venir en aide aux réfugié.es dans les pays proches de l’Ukraine.
La remise de ces dons, d’un montant conséquent, se fera à l’occasion d’une soirée exceptionnelle ouverte au public sur réservation, à laquelle participeront de nombreuses personnalités du monde politique, associatif, culturel et syndical. Découvrez le programme.
AU PROGRAMME DE LA SOIREE
Table-ronde « Comprendre le conflit. Faire taire les armes »
Avec :
Anna COLIN LEBEDEV, enseignante-chercheuse, spécialiste des sociétés postsoviétiques,
Francis WURTZ, député européen honoraire,
Vadim KAMENKA, journaliste à l’Humanité envoyé spécial en Ukraine
Iryna DMYTRYCHYN, historienne, traductrice et maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales, spécialiste de l’Ukraine (sous réserve)
Des témoignages
Une famille ukrainienne réfugiée en France et Marie-Christine VERGIAT, ancienne députée européenne, Vice-Présidente de la Ligue des droits de l’Homme
Culture et solidarité
Laurent GAUDÉ, écrivain, Prix Goncourt 2004,
Olivier RABOURDIN, comédien
Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la CGT,
et un tour de chant de GARANCE
Remise des dons de l’Humanité au Secours populaire français
Henriette STEINBERG, secrétaire générale du Secours populaire français, et Fabien GAY, directeur de l’Humanité
La gauche veut plus d’argent et d’agents
Loin de ses adversaires de droite et d’extrême droite, la gauche veut renforcer les services publics. Le candidat communiste, Fabien Roussel, propose un plan de création de 500 000 postes.
L’adage du mouvement social « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » est constitutif des services publics. De la petite enfance au grand âge, la fonction publique intervient quotidiennement dans la vie de chacun. Mise à l’épreuve durant la pandémie, elle est aujourd’hui des plus affaiblie après des années de politiques d’austérité. Le quinquennat Macron a fait fondre ses effectifs de 70 000 agents territoriaux, après les 85 000 fonctionnaires déjà supprimés sous Nicolas Sarkozy, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le non-remplacement d’un agent sur deux. « Nous n’avons jamais eu autant besoin de services publics, utiles et accessibles à tous, qui s’opposent à ces logiques mortifères » de rentabilité des marchés financiers, assure pourtant Fabien Roussel dans son programme. Continuer la lecture de La gauche veut plus d’argent et d’agents
Les sondages influencent-ils les électeurs ?
Les déterminants du vote sont multiples. Les enquêtes d’opinion semblent agir sur une partie des électeurs qui, tels des stratèges, cherchent à peser le plus possible sur l’issue du scrutin. Jusqu’à quel point ?
Les sondages influencent la partie la plus politisée des électeurs, mais également la stratégie développée par les acteurs politiques.
Daniel Gaxie, Professeur émérite à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne
Plus importante à l’occasion de l’élection présidentielle, l’influence des sondages s’exerce sur certains électeurs, la stratégie des acteurs politiques et la couverture médiatique. Tous n’y sont pas tous attentifs.
Plus les individus s’intéressent à la vie politique, plus ils sont susceptibles de leur accorder de l’attention. Or, l’intérêt pour la politique est inégal. Il obéit à certaines déterminations, dont la principale est le niveau d’éducation ou, plus précisément, le volume de capital culturel. Tendanciellement, les sondages pèsent donc plutôt sur le choix des membres des catégories supérieures.
Les études d’opinion n’incitent pas forcément à voter. Ceux qui n’y sont pas disposés ne vont pas le faire parce qu’ils vont prendre connaissance des résultats des enquêtes. Continuer la lecture de Les sondages influencent-ils les électeurs ?
VRAI OU FAUX. Présidentielle 2022 : précarité énergétique, riches qui polluent plus… On a vérifié les chiffres de Fabien Roussel in DDM
Invité sur FranceInfo mardi 29 mars au matin, le candidat PCF Fabien Roussel a évoqué le « 12 millions de Français en précarité énergétique ».
Réagissant aux propos de la directrice générale de GRDF sur des efforts à fournir par les Français pour éviter une crise du gaz, Fabien Roussel, invité de FranceInfo mardi 29 mars, a évoqué un nombre conséquent : « Douze millions de nos concitoyens sont en précarité énergétique ». Le candidat PCF à la présidentielle a également évoqué « les 10 % les plus riches » qui émettraient « plus de pollution que la majorité » des Français. D’où viennent ces données ?
« Douze millions » de Français « concernés par la précarité énergétique » ? Continuer la lecture de VRAI OU FAUX. Présidentielle 2022 : précarité énergétique, riches qui polluent plus… On a vérifié les chiffres de Fabien Roussel in DDM
L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron
Le président de la République détiendrait-il de l’argent placé dans un paradis fiscal ? Les journalistes Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier soupçonnent qu’une part de la rémunération versée en 2012 par la banque Rothschild à l’actuel locataire de l’Élysée l’ait été dans un trust à l’étranger. Entretien
Sur ses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Emmanuel Macron ne déclarait que 156 000 euros de patrimoine en 2014, 500 000 en 2022. Des sommes qui ont étonné, alors que l’intéressé avouait lui-même avoir perçu près de 3 millions d’euros entre 2009 et 2013.
En enquêtant sur cette étrange disparition, Jean-Baptiste Rivoire, ancien responsable de l’investigation à Canal Plus, et Gauthier Mesnier n’ont pas trouvé la trace de cet argent, mais ont soulevé un autre lièvre : Emmanuel Macron pourrait avoir perçu bien plus que 3 millions d’euros chez Rothschild.
Un documentaire-enquête devant être diffusé ce mardi sur le site d’Off Investigation émet de sérieux doutes sur les honoraires reçus par le chef de l’État en 2012 à l’occasion du rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer. Une source anonyme affirme que la banque Rothschild avait coutume de verser une part importante de ce type de rémunération sur des structures opaques dans des paradis fiscaux. Continuer la lecture de L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron
Les milliards de l’évasion à portée de vote
Enjeu de campagne Quasi absente du débat présidentiel jusqu’ici, la lutte contre la fraude fiscale se réinvite dans le débat public, après les révélations sur le cabinet de conseil McKinsey. Au point mort depuis cinq ans, elle pourrait permettre à l’État d’encaisser plusieurs milliards d’euros.
Près de 80 milliards d’euros par an. L’équivalent du PIB de l’Uruguay. Plus que les dépenses publiques cumulées pour le versement des allocations-chômage et de tous les minima sociaux. Ce « pognon de dingue », c’est le coût annuel estimé de la fraude fiscale en France. En cinq ans, Emmanuel Macron n’aura rien fait pour réduire l’ampleur de ce scandale perpétuel qui mine le consentement à l’impôt. Désormais, le président de la République est même soupçonné d’avoir été rémunéré par son ancien employeur, la banque Rothschild, sur un compte opaque dans un paradis fiscal, comme l’envisage le journaliste Jean-Baptiste Rivoire (voir son entretien, page 4). Son nom est aussi associé au scandale des cabinets de conseil privés dont ses gouvernements ont été friands. Parmi eux McKinsey, qui n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France depuis au moins dix ans grâce au transfert d’une partie de ses bénéfices à son siège, situé dans le paradis fiscal du Delaware (États-Unis). Une révélation de la commission d’enquête dédiée du Sénat, qui a saisi la justice, vendredi, pour faux témoignage du responsable français du cabinet, Karim Tadjeddine. Continuer la lecture de Les milliards de l’évasion à portée de vote
Pour Roussel, « c’est vous la France des Jours heureux » ! Vidéo
En meeting, Fabien Roussel a surtout évoqué le monde du travail, « les femmes et les hommes qui créent la vraie valeur ». Pour le candidat communiste, « voter utile, c’est voter pour (ses) convictions ».
Toulouse (Haute-Garonne), envoyé spécial.C’est d’abord aux Toulousains et aux habitants de la région que Fabien Roussel, en meeting hier dans la Ville rose, s’est adressé : « Vous les infirmières des hôpitaux de Rangueil et Purpan, vous les cheminots de Matabiau, défenseurs du rail, vous les métallos de la SAM qui luttez pour vos emplois et pour l’industrie… vous êtes le meilleur de la France ! » Parmi ces professions citées par le candidat communiste, figurent en bonne place « les aides à domicile, les auxiliaires de vie, métiers généralement exercés par des femmes et qui subissent horaires décalés et salaires de misère ». Fabien Roussel rappelle son engagement : « Ce n’est que justice de garantir l’égalité des salaires entre hommes et femmes. » Continuer la lecture de Pour Roussel, « c’est vous la France des Jours heureux » ! Vidéo
Présidentielle 2022 : « Je suis le seul candidat de gauche à défendre la ruralité », affirme Fabien Roussel in DDM
Fabien Roussel le candidat du PCF sera en meeting à Toulouse ce dimanche à 14 heures à la Halle aux grains. Durant cette campagne, le candidat communiste défend la France des « jours heureux ».
Vous défendez la chasse, la viande, le bon vin : êtes-vous le candidat du terroir ?
Je suis le seul candidat e gauche à défendre la ruralité parce que j’y vis. Mais je n’oppose pas la campagne et la ville. Dans les deux cas, les habitants ressentent les mêmes manques de services publics et de considération. C’est vrai que pendant cette campagne j’ai beaucoup défendu les gens qui vivent à la campagne et sont attachés à leurs traditions.
Chez les chasseurs, j’ai été le seul candidat de gauche à aller leur parler du nécessaire dialogue entre ceux qui pratiquent la chasse et ceux qui ne la pratiquent pas, et de la nécessité de s’entendre. Je ne suis pas pour interdire. Je suis plutôt pour une société de confiance que de défiance. C’est ce j’essaie de porter en m’adressant à tout le monde, pas seulement aux gens de gauche. Continuer la lecture de Présidentielle 2022 : « Je suis le seul candidat de gauche à défendre la ruralité », affirme Fabien Roussel in DDM




