Fabien Roussel désigné candidat par les militants du PCF à 72 % (Résultats complets et video TF1)

Les militants du PCF ont voté ce week-end à 72 % pour une candidature de leur secrétaire national. Celui-ci entend faire du travail la question centrale à gauche.

C’est parti ! Les communistes se lancent en campagne pour l’élection présidentielle. La candidature de Fabien Roussel a été approuvée lors d’une consultation des adhérents organisée par le PCF du 3 au 6 septembre, par 72,06 % de voix pour, 22 % contre et 5,94 % d’abstention. Le taux de participation (64 %) est équivalent à celui de la précédente consultation interne, en juin dernier, dans le cadre du 40e congrès.

C’est un « très beau résultat, et je remercie tous les communistes qui ont participé à ce long processus, s’est félicité Fabien Roussel. C’est un bel exercice démocratique que nous venons de réaliser pour prendre une décision importante : celle de présenter un projet de rupture aux Français à l’occasion de l’élection présidentielle. J’invite tous les communistes à s’engager dans la campagne et à faire gagner la gauche en 2027 ».

Lire aussi:le compte rendu de la Commission Nationale avec les résultats complets Continuer la lecture de Fabien Roussel désigné candidat par les militants du PCF à 72 % (Résultats complets et video TF1)

Mort de Tony Gatlif : le cinéaste nomade qui filmait la vie en toute liberté

Tony Gatlif, réalisateur entre autres de Latcho Drom et de Gadjo Dilo, est mort à l’âge de 77 ans. Il a filmé le peuple gitan comme personne. Souvent récompensé, prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2004 pour Exils, son cinéma était une ode à la musique, à la vie, à la liberté.

Après une rencontre incroyable avec le grand Michel Simon, il suit des cours d’art dramatique. Il apprend ses textes phonétiquement, lui qui avait pratiqué l’école buissonnière et savait à peine lire. ©Franck CRUSIAUX/REA

Il est né Boualem Dahmani à Alger, le 10 septembre 1948, d’un père kabyle et d’une mère gitane. C’est bien plus tard qu’il s’appellera Tony Gatlif. Il a grandi dans le quartier populaire de Belcourt avant de quitter son pays natal, direction Paris. C’est un minot de 12 ans qui débarque, seul, gare de Lyon, sans port, sans attache. Continuer la lecture de Mort de Tony Gatlif : le cinéaste nomade qui filmait la vie en toute liberté

Le « potentiel » du vote Roussel (16%) ne doit pas être mesuré en terme électoral seulement

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Histoire et société > Vie du PCF

L’urgence pour les militants du PCF est de sortir de cette stupide et mortifère guéguerre à gauche en particulier avec LFI et de se positionner résolument dans une perspective politique d’avenir, de reconquête. C’est essentiel pour le PCF et ça l’est encore plus pour la France, son développement, sa souveraineté. Il faut se dire que nous sommes dans une période comparable à celle dans lesquelles le parti de Maurice Thorez savait positionner la classe ouvrière et le peuple de France comme apte à diriger la France. Si nous continuons à abaisser ,le débat dans de sordides échanges nous serons balayés, le chemin est étroit mais il est le seul possible. j’ajouterai l’essentiel : le programme du PCF est différent de celui de LFI et celui du reste des partis politiques de gauche ou de droite, c’est le seul qui rassemble et ne divise pas, il faut le faire comprendre en commençant par refuser les polémiques sans intérêt, les combats de personnes. (danielle Bleitrach)

Source : lavantgarde.fr

Une enquête Toluna Harris Interactive publiée le 25 août pour CommStrat et L’Opinion place Fabien Roussel en tête à gauche en termes de potentiel électoral, avec 16 %, devant Jean-Luc Mélenchon, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Un résultat qui marque une percée pour le candidat communiste, même si le chemin reste long pour rivaliser avec les principaux prétendants, à commencer par Marine Le Pen. Continuer la lecture de Le « potentiel » du vote Roussel (16%) ne doit pas être mesuré en terme électoral seulement

Soyons sérieux et évitons les polémiques stériles …

NDLR de DEMOCRITE…: D’aucun pourrait nous accuser de ne reprendre qu’une seule source de réflexion, à savoir les écrits « d’Histoire et Société ». C’est vrai! Mais devant l’appauvrissement de la réflexion collective à Gauche et devant l’absence d’une réflexion salutaire de la situation politique du moment qui pourrait être menée par l’Humanité et d’autres journaux de « gauche », nous nous appuyons sur des forces vives car il est vital pour les forces de progrès et plus singulièrement pour les militants du PCF de sortir des injures, anathèmes et autres petitesses qui animent les débats et enfin donner du sens à la construction d’un pacte d’avenir pour notre pays! Avec les écrits présentés sur ce site, nous apportons notre pierre à l’édifice car il nous faut renverser le cours de l’histoire, combattre le capitalisme, retrouver les vertus de la lutte des classes et bâtir l’espoir!

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Histoire et société

Nous sommes dans une période historique où il faut avoir une vision de l’avenir, celle du bien public et osons le mot de la patrie. C’est nécessaire pour relever la politique de son incapacité actuelle à distinguer le bien du mal quand l’intérêt personnel obscurcit les frontières entre ces deux notions, en particulier pour ce qui est du à la protection réelle aux plus faibles. Ce qui nous renvoie à ce thème de la « sécurité » si galvaudé comme la plupart des enjeux politiciens, il doit être repensé au-delà des idéologies, par rapport aux défis et tâches concrètes qui sont devant nous. La sécurité englobe des niveaux si différents de l’action politique , cela va de la paix et de la guerre au panier de la ménagère, en passant par de vastes questions de civilisation comme l’IA, les migrants, ou le socialisme, les libertés collectives. La politique doit les unifier en donnant au citoyen, aux différents collectifs et en premier lieu à la classe ouvrière, aux travailleurs utiles à la nation, la possibilité de définir ce qui est bien et ce qui est mal, sur tous ces enjeux, pas les tirades moralisatrices, non ce qui a des effets réels bon ou mauvais. C’est un débat de fond, dans l’action , l’expérimentation, qui se pense dans l’immédiat des luttes mais sur des décennies. Il y a doit y avoir de la gravité dans la manière dont nous assumons aujourd’hui nos engagements. l’empoignade autour de la « gauche » de son leadership ne fait que poursuivre la déconsidération de cette référence historique à la gauche, qui devient le contraire de ce qu’il faut pour faire face aux périls et qui jette le peuple français vers ceux qui sont ses pires ennemis. Face à ce paradoxe, il faut au contraire que chacun dise comment il voit la situation, ce que je fais ici.

Publié par Danielle Bleitrach

On perle de la gauche mais celle-ci a perdu, c’est peu de le dire, son aura,

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas de polémiques stériles à gauche et j’ai dit à ce titre mon appui à la proposition de Fabien Roussel qui va dans ce sens. Bien que je ne sois pas aussi convaincue que lui de la pertinence de la division gauche droite actuellement. Sur ce point, je n’ai rien de définitif, je veux bien reconnaitre que le socialisme à la française, sur lequel nous nous entendons, doit savoir reconnaitre ce qui a toujours relevé de deux idées fortes de la vie politique nationale: la lutte des classes en France, sa capacité à s’élargir aux masses, au « peuple » qui est une catégorie dont les contours sont mouvant mais toujours en référence avec la nation et sa souveraineté, ce qui est tout aussi essentiel pour rassembler le « peuple ». Donc avant d’enterrer les catégories de droite et gauche il faut mesurer les possibles.

Nous nous entendons donc je pense avec le PCF et Fabien Roussel, sur le fait qu’il est indispensable de construire un nouveau rapport de forces parce que celui qui existe en France est marqué par l’hégémonie de l’extrême droite et de le droite, par le conservatisme avant coureur des intérêts financiers.

N’est-ce pas parce que la gauche s’est elle-même identifiée à ces intérêts financiers, faisant la différence seulement sur les moeurs, le conservatisme devenant alors synonyme de sécurité? Jamais la gauche n’a été aussi faible, si coupée du monde du travail et des couches populaires. Le peuple avec la classe ouvrière affaiblie a déserté la gauche pour donner à la sécurité et au patriotisme un aspect chauvin qui est celui qui sert la classe dominante, l’impérialisme. C’est une situation très dangereuse et que l’on retrouve sous des modalités diverses dans toute l’Europe, dans tout l’occident, une classe dominante divisée elle-même, qui n’a plus de perspective autre que la destruction, la guerre, la misère survit grâce à des divisions d’un peuple atomisé, souvent à partir de ce qu’est devenue sa « démocratie ».

Le critère essentiel de ce en quoi on peut se fier est à mes yeux celui de la capacité à unifier ce qui doit l’être pour construire des alternatives concrètes dépassant des antagonismes secondaires. Ces oppositions qui font partie de la diversité mais sur lesquelles on organise la division des exploités en forme de clientélismes.

C’est pour cela que je dis fraternellement à tous ceux qui s’obstinent avec la foi du charbonnier à donner à Mélenchon et au « vote utile » en sa faveur l’espoir d’une dynamique de gauche qu’ils raisonnement mal. Et encore plus mal quand ils accusent les candidats de la gauche d’être à l’origine de la situation. Ce sont les sondages qui disent les tendances et aussi malheureusement les contacts que nous avons tous.

Non seulement les chiffres sont têtus face à ce que représente la gauche mais ils s’aggravent dans le cas de Mélenchon, qui une fois de plus a fait la preuve qu’il était un très mauvais tacticien dans cette ultime campagne, comme il n’a cessé de l’être par courte vue dans le sillage du mitterrandisme qui a inauguré cette partition tactique du peuple, de la classe ouvrière, cette caution donnée au patronat autant qu’aux USA. Cela passe par un « radicalisme » qui fait table rase pour rester seul sur un champ de ruines et de là faire accepter au peuple français ce qui a du être imposé au Chili, en Argentine et partout sous la torture comme les privatisations. En entraînant les « intellectuels » dans cette impasse au chant de « vive la crise, la trahison des élites sur le mode Tapie, la déconsidération des avant-garde sur le plan politique comme sur le plan culturel par démagogie ? . Oui et non, il mène son électoralisme sur cette lancée en continuant à réduire ke PCF tout en prétendant s’inscrire un temps a contrario de cette dérive… Il prétend unir le mitterrandisme, la volonté de réduire le PCF avec ce ,qu’a pu représenter le chavisme et dont on peut reconnaitre les mérites et les limites aujourd’hui face aux mues de l’impérialisme,

La France insoumise dans l’état de désaveu dans lequel était tombé la gauche et l’affaiblissement du PCF, sa vassalisation à la social démocratie et de ce fait à l’atlantisme, est apparu comme un ovni dans le monde politique français: un « mouvement », pas de congrès, pas d’élection des responsables, ni du candidat, pas de débats internes, pas de tendances, pas de cotisations, une direction auto proclamée, et le retour à la vénération de la parole d’un homme, UN trotskiste qui réalisait son être « stalinien » en se prenant pour Chavez.

Mais il est évident que ce qui faisait son charme au fur et à mesure que montent les périls est particulièrement soumis aux caprices et aux irrationnels d’un tel système qui s’acharne d’une manière sectaire sur tout ce qui contredit le leader et prend pour argent comptant les rumeurs avec une absence totale de connaissance historique qui est transformée pour illustrer la pensée du gourou.

Il a pêché par incapacité à sentir à l’inverse de Roussel ce qu’est la France, son peuple… Y compris quand il prétend comprendre ceux issus de l’immigration et quand il ose la vilenie de faire de Roussel un raciste, il y a des limites à ne pas franchir et elles disent le terrain fallacieux sur lequel on prétend défendre le peuple. Il ne mesure pas la réalité là non plus. Mais le fond est qu’il en est à prévoir sa tactique en imaginant comme il le dit un électorat versatile qui change d’opinion tous les 6 mois et à qui on peut imposer des tactiques contradictoires autour de sa seule personne. Je crois que c’est aussi parce qu’il n’a pas mesuré la situation réelle d’un nombre grandissant de gens qui n’en peuvent plus et qui détestent les jeux politiciens, qui ont la colère. Il reste trop influencé par des couches moyennes, et par une vision géopolitique ancienne. Il n’a pas pris la mesure de la nouvelle figure y compris multipolaire. Il n’est pas le seul mais il veut imposer alors qu’il faut beaucoup travailler ensemble. Rien n’est perdu mais l’autocritique est nécessaire pour reconstruire.

Faute de cette autocritique, et de la persévérance, il est le plus mauvais candidat pour la « gauche » telle qu’elle est et elle est dans un état catastrophique, coupée de la base populaire, du monde du travail, boboisée à l’extrême. Et il porte une lourde responsabilité dans la division de la gauche, j’en veux pour exemple ses deux dernières tactiques totalement absurdes: la première c’est la manière dont il a envoyé ses troupes à l’assaut des mairies de gauche et communistes non seulement cela n’a pas donné grand chose mais cela a fracturé durablement l’électorat et les militants des partis. Non content d’un tel exploit il a remis ça en s’autoproclamant le candidat de la gauche sans la moindre concertation.

J’imagine mal un tel « tacticien », alors qu’il ne représente même pas la totalité des 25% de l’électorat du pays, qui par miracle serait parvenu à la présidence, capable alors de faire le poids s’il est confronté à la violence des marchés financiers à la Tsipras, Sa capacité à mobiliser une résistance populaire dans un tel rapport des forces. Et son entourage brouillon parfois irresponsable n’est pas plus engageant. Continuer à insulter les militants et les dirigeants de gauche est de la folie… Est-ce que vous mesurez la nature de ce qu’est l’adversaire, demandez aux Cubains, aux Palestiniens, aux Iraniens, à toute l’Amérique latine, à la planète, à tous ceux qui choisissent de résister la nature du séisme qui s’abat sur eux ?

Déjà il conduit donc à l’échec et à la plus grande faiblesse devant Marine le Pen au second tour parce qu’il a réussi à être celui dont le plus grand nombre ne veulent pas.

Si cet argument du vote utile dans cette situation avait la moindre pertinence face à l’extrême droite il ne faudrait surtout pas voter pour lui mais pour Hollande ou la droite et on sait où ça mène à l’état de la gauche telle qu’elle est. Cet argument est complètement erroné et chacun mesure bien que si la gauche est dans cet état c’est parce qu’en relation avec les pièges institutionnels il a détruit systématiquement les forces de résistance à l’exploitation accrue et désormais au fascisme, à la guerre.

Fabien Roussel a raison, il faut arrêter ce petit jeu contre les candidats de gauche et chercher les bases d’une reconquête et d’une unité y compris si l’on veut sauver les meubles aux législatives.

En ce qui me concerne je ne sais même pas ce que représente un député de gauche ou même communiste, et je ne suis pas la seule, il faut là aussi avoir le courage d’un bilan et repartir sur d’autres propositions. Cette vaine polémique autour de Melenchon sauveur suprême d’une hypothétique dynamique nous masque un véritable travail. J’ai le sentiment que Fabien Roussel est suffisamment resté communiste pour avoir le courage d’oser cette candidature alors qu’aucun cadeau ne lui sera fait.

Je ne peux qu’approuver le choix qu’il inaugure d’aller discuter avec un patron français sur les conditions de réindustrialiser la France… le peuple face à cette question cruciale comprend en priorité les producteurs, les travailleurs utiles, mais peut aussi entraîner une part du patronat et la question des moyens que l’on se donne va bien au-delà des déjeuners en ville avec le CNPF/MEDEF ou les technocrates de l’appareil d’Etat à qui on donne des garanties.

C’est un corps à corps qui doit être relayé partout dans la recherche de solutions face à ce désastre qui se poursuite contre les entreprises françaises, les lieux de production comme contre le service public, il faudrait pouvoir en discuter voilà ce qui me convaincrait pour les législatives et d’autres échéances, la part que chacun a pris dans ce domaine concret. C’est une autre conception de la démocratie, il a besoin d’un parti pas d’un mouvement autour d’un leader sauveur suprême à son heure.

Il faut un peu de raison, les passions illusoires ne servent qu’à entretenir une situation qui est mauvaise et que l’on retrouve dans toute l’UE pour des raisons assez semblables.

Il faut arrête les caprices et les insultes et construire l’unité … Fabien Roussel a au moins du bon sens en orientant sa campagne sur les questions qui préoccupent les Français, les solutions et pas la division que l’on payera parce que l’autoritarisme du pseudo chef ne mène nulle part .

Mais puisque nous en sommes à nous dire franchement ce que nous pensons, tout n’est vraiment pas de la faute de Melenchon et son activisme brouillon a rempli un vide celui laissé par les partis et leurs militants et bien sur au premier rang le parti communiste français qui a été liquidé dans sa capacité d’action même s’il demeure encore le plus actif sur le terrain. tout cela mérite autre chose que des insultes réciproques et la critique doit déboucher sur l’action, son efficacité. C’est là un des enjeux essentiel de Roussel et qui demeure son maillon faible : l’organisation et la formation des militants en particulier dans le monde du travail. Le retour vers les cellules est indispensable. Mais c’est un autre sujet.

La preuve du pudding c’est qu’on le mange, la preuve de l’hégémonie à gauche pour gouverner la France c’est qu’on la réalise…

Danielle Bleitrach


Commentaires

  • Franck Marsal, le 27 août 2026

    Mon oncle, qui était un ouvrier du bâtiment, et qui est mort quelques mois avant sa retraite, ne votait jamais à gauche. Je ne le comprenais pas. Il ne s’intéressait que peu à la politique, mais il me répondait toujours : chaque fois que la gauche est au gouvernement, on en prend plein la gueule.

    Qu’est-ce que « la gauche » ? Certains considèrent que c’est le camp du progrès, une sorte de bloc populaire, certains y voient même, à travers l’alliance entre le PS et le PCF une sorte de front unique prolétarien. De la coupe aux lèvres, il y a loin et de la gauche au front prolétarien aussi. Le PS mitterrandien n’est plus la SFIO. Et la « gauche » n’a jamais été un front de classe. Ce qu’on appelle « la gauche » est en fait un produit de la démocratie bourgeoise : une série d’alliances parlementaires à géométries variables autour la division – limitation du champ politique à la politique bourgeoise, celle qu’aujourd’hui les français vomissent.

    La gauche est centrée, qu’on le veuille ou non, sur la perspective de changer le système de l’intérieur, par les élections au sein des institutions bourgeoises et surtout sous leur contrôle. Marx avait dit qu’on ne pouvait théoriquement écarter la possibilité d’une victoire révolutionnaire par ce biais. Force est de constater que presque deux siècles plus tard, les exemples concrets sont peu convaincants et qu’on en est toujours principalement à l’hypothèse théorique dans ce domaine. L’avenir sera-t-il différent ?

Le développement de la réflexion se poursuit à l’Université d’été du PCF

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Histoire et société

Avant de développer en détail le contenu d’un certain nombre d’ateliers et discussions très importants qui ont pu avoir lieu durant l’Université d’Eté 2026 du PCF, voici quelques éléments d’ordre généraux sur ce que ma perception des échanges indique de l’état du parti, du développement de la réflexion collective après le 40ème congrès et sur les perspectives de préparation de la campagne électorale. Compte tenu de l’accélération de la crise internationale, des conséquences qui commencent à se faire sentir sur les prix des marchandises et sur la disponibilité d’un certain nombre de matières premières industrielles et agricoles, celle-ci ne sera pas le déterminant unique de la vie politique, mais sera systématiquement percutée par cette crise et les développements de la lutte des classes qui s’en suivront. L’évolution du parti est pleine de contradictions, mais elle est elle-même travaillée par cette accélération des crises internationales et nationales.

Par Franck Marsal

Personne ne peut assister à tous les ateliers, ma perception s’appuie sur ce à quoi j’ai assisté, ce dont j’ai échangé avec un certain nombre de camarades et à ce titre, elle reste personnelle et subjective.

1er élément : bien sûr, rien n’est gagné, rien n’est obtenu sans un travail acharné et le cas échéant, un certain niveau de combativité est nécessaire pour obtenir qu’un atelier ait lieu, même s’il porte sur une des avancées majeures du congrès (le socialisme), pour que le choix des intervenants reste conforme au projet présenté, etc. C’est ce que nous avons vécu très concrètement. Et nous avons également bien perçu que, selon le sens et l’origine des propositions, le traitement reçu n’est pas identique. Continuer la lecture de Le développement de la réflexion se poursuit à l’Université d’été du PCF

Guerre d’Espagne : la voix du poète Federico Garcia Lorca résonne encore, 90 ans après son assassinat

Il y a quatre-vingt-dix ans, le poète, dramaturge et compositeur espagnol était tué par les milices franquistes à Grenade, un mois après le coup d’État perpétré par Franco. Irréductible, son œuvre témoigne d’un engagement politique et poétique dont les échos nous parviennent encore.

Le poète espagnol Federico Garcia Lorca âgé de 27 ans, à Grenade sous un tableau de Salvador Dalí, qui était à l’époque son partenaire. © Archivio GBB / Mondadori Portfolio / Roger-Viollet

On ne connaît pas la voix de Lorca. Des photos, il y en a, qui ont fixé dans la mémoire collective ce beau visage rond et brun. Des images en mouvement aussi : en novembre dernier, de vieilles pellicules du jeune Lorca en itinérance théâtrale sont réapparues. Continuer la lecture de Guerre d’Espagne : la voix du poète Federico Garcia Lorca résonne encore, 90 ans après son assassinat

Allemagne: Sarah Wagenknecht prête à s’allier à l’AfD

Publié le août 18, 2026

L’extrême droite allemande n’en demandait pas tant. L’ex égérie de la gauche populiste entend rompre en Saxe Anhalt le cordon sanitaire contre l’AfD.

par Bruno Odent, journaliste à l’Humanité, ancien chef du service monde   

 

Sarah Wagenknecht s’engage contre le cordon sanitaire à l’égard de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) – règle pourtant observée jusqu’à présent par tout l’arc démocratique allemand – et avance l’idée d’une éventuelle coalition avec l’extrême droite.

Épilogue d’une terrible dérive politique ou aboutissement logique scellant le rapprochement entre une ultra droite nationaliste et une « gauche » populiste souverainiste et dégagiste que l’ancienne dirigeante de Die Linke et présidente du groupe de ce parti au Bundestag, porte avec son mari, Oskar Lafontaine, ex chef du SPD ? Continuer la lecture de Allemagne: Sarah Wagenknecht prête à s’allier à l’AfD

CUBA: Le discours du MJCF au colloque international pour le centenaire de Fidel Castro

Du 10 au 13 août, La Havane a accueilli le premier colloque international « Fidel : héritage et avenir », à l’occasion du centenaire de la naissance de Fidel Castro. Le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) y participait dans le cadre des brigades internationales organisées par l’Union des jeunes communistes de Cuba (UJC). Nous publions le discours prononcé à cette occasion par Rachel Delamare.

Plus de 1 500 délégués, dont quelque 900 étrangers venus de 63 pays, se sont réunis au Palais des congrès de La Havane pour ce premier colloque international consacré à l’œuvre et à la pensée du dirigeant historique de la Révolution cubaine. La séance inaugurale a été ouverte par Miguel Díaz-Canel Bermúdez, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République.

Colloque international « Fidel : héritage et avenir » – La Havane, 10 Aout 2026

Nous sommes ici parce que la pensée de Fidel reste la boussole la plus précise dont nous disposons pour traverser la tempête que traverse actuellement le peuple cubain.

Miguel Díaz-Canel Bermúdez

Quatre jours durant, forums sectoriels et débats se sont succédé : rencontre des chaires Fidel Castro Ruz, forum parlementaire, forum des femmes, forum des artistes et des intellectuels, forum « Fidel et la politique étrangère de la Révolution cubaine ». Le président cubain a également participé au forum des jeunes « Je crois en vous », convoqué par l’UJC, où il a lancé un appel aux délégations étrangères. Continuer la lecture de CUBA: Le discours du MJCF au colloque international pour le centenaire de Fidel Castro

Franco: Plus de cinquante ans après, pourquoi les crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés?

Qui d’autre que lui, en Europe, peut prétendre avoir réussi, par l’argent et par la ruse, à s’acheter une respectabilité auprès des grandes puissances, en dépit des fleuves de sang qu’il a fait couler ? Plus de cinquante ans après la mort du Caudillo, les innombrables crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés. Loi d’amnistie, relation privilégiée avec les États-Unis, tourisme de masse ou encore football… Tant de stratagèmes qui lui ont permis d’être le chef d’orchestre de la plus longue dictature du XXe siècle.

Sur le pavé madrilène en 2025. Plus de cinquante ans après la mort du dictateur, les restes de 140 000 victimes disparues demeurent non identifiés.
© Richard Zubelzu/ZUMA Press 

C’est l’histoire d’un type qui « est mort dans son lit ». Et puis voilà. « Les institutions espagnoles, l’administration, l’armée, relate l’historienne Cristina Sanchez, se sont couchés en fascistes et se sont réveillés le lendemain matin en soi-disant démocrates.

Les leviers du pouvoir sont restés entre les mêmes mains, et les familles qui s’étaient enrichies durant la dictature ont conservé leurs propriétés et leur influence. » Franco est mort. Le franquisme a gagné. Continuer la lecture de Franco: Plus de cinquante ans après, pourquoi les crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés?

Visite du Pape : Combien d’argent public ? (communiqué Libre Pensée)

Le Pape Léon XIV visite la France du 26 au 28 septembre 2026. La Croix, quotidien catholique, annonce déjà une débauche d’argent, la visite couterait au bas mot 20 millions d’euros. Il y a quelque indécence à claironner qu’il s’agit d’une « visite historique » quand le Gouvernement Macron/Lecornu-bis engage une politique de Marche à la Guerre qui saccage les Services publics et toutes les aides à la Population et quand les Pouvoirs publics ne peuvent faire fonctionner que 5 Canadairs sur 12 quand les incendies ravagent le Pays.

Au cours des 8 semaines qui nous séparent de la Semaine papiste, la Fédération nationale de la Libre Pensée s’exprimera hebdomadairement pour dénoncer cette gabegie financière et démontrer les hypocrisies et faux-semblants qui président à cette mise en scène du Show-Papal.

Léon XIV est un Chef religieux, c’est comme cela qu’il se présente, et c’est comme cela qu’Emmanel Macron le recevra à l’Élysée, comme la Croix l’annonce fièrement. Le Pape François avait rusé en disant lors de ses trois visites en France qu’il ne visitait pas le pays, mais seulement des villes. Le Pape Léon XIV exige d’être reçu officiellement par le Gouvernement et l’Élysée plie le genou devant lui.

Depuis la Ve République, mais surtout avec la Macronie, le Palais de l’Élysée est devenu une étape officielle de tous les Pèlerinages religieux en tous genres : un jour la Hanoucca, un autre le Vatican et en permanence l’Église catholique. Continuer la lecture de Visite du Pape : Combien d’argent public ? (communiqué Libre Pensée)