Il s’agit d’hégémonie pas de l’électoralisme derrière un leader qui placerait les siens dans les appareils d’Etat…

Il existe aujourd’hui un malentendu répandu qui révèle non seulement une pauvreté politique, mais aussi une surprenante ignorance théorique : la croyance que l’hégémonie culturelle consiste à s’emparer des appareils politiques, à remplacer les dirigeants et à nommer des intellectuels partageant les mêmes idées à des postes clés de production symbolique. C’est une grave erreur : l’hégémonie n’est pas le résultat mécanique du pouvoir politique, mais sa condition préalable. On ne gouverne pas pour établir l’hégémonie ; au contraire, le gouvernement est légitimé – au sens historico-politique, et non simplement électoral – dans la mesure où l’hégémonie  est déjà  acquise.

LES ILLÉGÉTARIENS DE L’HÉGÉMONIE CULTURELLE

Par Francesco Coniglione

Il existe aujourd’hui un malentendu répandu qui révèle non seulement une pauvreté politique, mais aussi une surprenante ignorance théorique : la croyance que l’hégémonie culturelle consiste à s’emparer des appareils politiques, à remplacer les dirigeants et à nommer des intellectuels partageant les mêmes idées à des postes clés de production symbolique. C’est une grave erreur : l’hégémonie n’est pas le résultat mécanique du pouvoir politique, mais sa condition préalable. On ne gouverne pas pour établir l’hégémonie ; au contraire, le gouvernement est légitimé – au sens historico-politique, et non simplement électoral – dans la mesure où l’hégémonie  est déjà  acquise. Continuer la lecture de Il s’agit d’hégémonie pas de l’électoralisme derrière un leader qui placerait les siens dans les appareils d’Etat…

Chauvinisme, violence politique, antisémitisme… Quelles sont les dernières leçons d’Engels ?

par Pierre Chaillan

Les grands textes du philosophe allemand, ami et complice de Marx, publiés à la fin de sa vie, entre 1883 et 1895, paraissent aux Éditions sociales. La démonstration d’un marxisme vivant, qui prend en compte les évolutions du monde.

Photo : AFP
L’ouvrage Friedrich Engels, textes politiques 1883-1895 vient d’être publié les Éditions sociales. Une rencontre intitulée « Les leçons du vieil Engels » a permis de mes

Une séance de présentation de l’ouvrage Friedrich Engels, textes politiques 1883-1895 intitulée « Les leçons du vieil Engels » était organisée par la Grande Édition Marx et Engels (Geme) et la Fondation Gabriel-Péri, en collaboration avec les Éditions sociales. Elle a réuni l’historienne Alexia Blin et le philosophe Jean Quétier. La rencontre était animée par Guillaume Roubaud-Quashie, président de la Fondation Gabriel-Péri.

Le livre reprend des textes politiques de Friedrich Engels, entre 1883 et 1895. Pourquoi ces dates ? Continuer la lecture de Chauvinisme, violence politique, antisémitisme… Quelles sont les dernières leçons d’Engels ?

Franck Marsal: sa réponse sur le PCF dont nous avons besoin ou un congrès pourquoi faire ?

Franck part de ma remarque de hier : la différence qu’il y a quand le PCF est à 20% comme prétend l’être Mélenchon -ça se discute mais faisons comme- il est clair que le capital ne sent pas le même rapport des forces. Cela ne tient pas à la personnalité de Melenchon ou celle de Roussel mais à qui ils ont derrière eux … Avoir des communistes c’est pas pareil que d’en appeler à une masse désorganisée de bobos et de zozos même chauffés à blanc dans le culte du chef… les mêmes bobos et zozos dans un parti communiste deviennent des militants que chacun connait. Comme on disait jadis quand le secrétaire de cellule passe même le chien remue la queue… Je dois avouer que je ne suis pas sure que certains membres actuels du comité national procurent de telles joies au masses y compris aux canidés… Mais écoutons ce Franck qui est sur le terrain nous dit de la question : il place le curseur là où il faut le réarmement et ce que cela signifie… (note de danielle Bleitrach)

Franck Marsal

Le parti communiste ne fait plus 20 % et personne ne l’a remplacé, ni n’est en voie de le faire. C’est un fait.

Nous sommes, en France, dans le stade où tout est fragile et rien encore ne se consolide encore. Il y a de timides avancées, encore essentiellement locales et désordonnées, mais souvent avec une volonté de faire face, quelles que soient les conditions et de chercher une issue..

Ces avancées se produisent dans un contexte qui se tend et où nous sentons monter les dangers : celui de la guerre et celui d’une offensive de la réaction dans notre pays. Continuer la lecture de Franck Marsal: sa réponse sur le PCF dont nous avons besoin ou un congrès pourquoi faire ?

Le magnifique plaidoyer de Cuba au Conseil de sécurité : c’est le sort de l’humanité qui se joue…

 

Déclaration du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla lors du débat public du Conseil de sécurité sur « La défense des buts et principes de la Charte des Nations Unies et le renforcement du système international centré sur l’ONU », New York, 26 mai 2026. Chacun de nous doit lire avec attention cette magnifique déclaration dans laquelle plus que jamais Cuba défend la dignité et la justice pour chaque individu le plus faible, le plus démuni, sans haine…(note et traduction de danielle Bleitrach)

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Représentants permanents,

Nous apprécions tout particulièrement le rôle moteur de la République populaire de Chine dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, le respect du droit international, la préservation, le renforcement et la réforme appropriée des Nations Unies, notamment la démocratisation, la transparence et l’efficacité du Conseil de sécurité et le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée générale, ainsi que dans la construction d’un ordre international multilatéral fondé sur l’égalité souveraine, l’équité et la démocratie…

La preuve en est les initiatives mondiales promues par le président Xi Jinping, que nous soutenons, visant à relever les défis actuels grâce à une véritable coopération multilatérale. La tenue de ce débat public en témoigne également.

Le 26 septembre 1960, à l’Assemblée générale des Nations Unies, le commandant en chef Fidel Castro Ruz déclarait : « Que la philosophie du pillage disparaisse, et la philosophie de la guerre disparaîtra ! » Nous nous souvenons vivement de lui en cette année du centenaire de sa naissance. Continuer la lecture de Le magnifique plaidoyer de Cuba au Conseil de sécurité : c’est le sort de l’humanité qui se joue…

40ème CONGRÈS DU PCF, DU « PARTI OUVRIER » AU « PARTI D’ÉLUS » ? par Jean Paul Legrand

L’histoire du Parti communiste français est profondément liée à celle de la classe ouvrière industrielle. Entre les années 1920 et les années 1970, le PCF s’est construit comme une organisation politique enracinée dans les usines, les mines, les chemins de fer, les ports et les grands bassins industriels.
Son encadrement militant provenait largement du monde ouvrier lui-même. Les cellules d’entreprise structuraient la vie du parti et l’expérience concrète de l’exploitation capitaliste constituait le cœur de sa culture politique.
Durant cette période, le PCF ne représentait pas seulement la classe ouvrière : il formait également des cadres issus directement de celle-ci. Les travaux du sociologue Bernard Pudal ont bien montré comment le parti permettait la promotion politique d’ouvriers souvent peu diplômés devenus responsables syndicaux, élus ou dirigeants politiques grâce à l’organisation communiste elle-même. La légitimité militante reposait alors largement sur l’expérience du travail industriel, des luttes sociales et de la confrontation quotidienne avec le patronat. La théorie marxiste de l’exploitation n’était pas une abstraction intellectuelle mais une réalité vécue dans les cadences de production, les rapports hiérarchiques de l’usine, les bas salaires ou les conflits sociaux.
LA DÉSOUVRIÉRISATION PROGRESSIVE DU PARTI
À partir des années 1970 et surtout dans les décennies suivantes, la sociologie du PCF s’est profondément transformée. Les chercheurs convergent généralement pour constater un recul progressif du poids ouvrier dans les structures militantes et dirigeantes du parti. Cette évolution accompagne naturellement les grandes mutations de la société française : désindustrialisation, fermeture des grands sites industriels, affaiblissement du syndicalisme ouvrier, montée du secteur tertiaire et transformation du salariat.
Mais plusieurs travaux sociologiques soulignent également que cette mutation ne relève pas uniquement d’un phénomène extérieur. Le PCF a lui-même progressivement modifié sa composition sociale et ses modes de recrutement militant. Le sociologue Julian Mischi montre notamment que les enseignants, les fonctionnaires, les élus locaux et les permanents institutionnels ont pris une place croissante dans l’appareil du parti. À mesure que disparaissaient les grandes cellules d’usine, les structures municipales et les réseaux institutionnels sont devenus centraux dans la vie communiste locale.
UNE TRANSFORMATION DU RAPPORT À L’EXPLOITATION CAPITALISTE
Cette transformation ouvre une interrogation importante sur les conséquences idéologiques et stratégiques d’un tel déplacement sociologique. On peut en effet formuler l’hypothèse selon laquelle l’effritement de la base ouvrière du PCF et le recul des cadres issus directement du travail industriel ont contribué à modifier les priorités politiques du parti. Lorsque les responsables politiques vivent quotidiennement les rapports d’exploitation dans l’entreprise capitaliste, la question de la production, de la propriété des moyens de production et de l’extraction de la plus-value tend naturellement à occuper une place centrale. En revanche, lorsque les cadres militants proviennent davantage des secteurs de la fonction publique, de l’enseignement, des collectivités territoriales ou des appareils administratifs, leur rapport concret au capital industriel devient plus indirect.
Il ne s’agit évidemment pas de prétendre que les fonctionnaires ou les salariés du secteur public échappent aux rapports de domination sociale. Les politiques d’austérité, la bureaucratisation du travail ou les logiques managériales affectent fortement ces professions. Mais les formes d’exploitation qu’ils subissent ne se manifestent pas de la même manière que dans le travail industriel directement soumis à la production de profit et à l’extraction de la plus-value. Cette différence d’expérience sociale peut influencer les représentations politiques, les priorités programmatiques et les formes de mobilisation.
LE DÉPLACEMENT DES PRIORITÉS POLITIQUES
Plusieurs chercheurs ont ainsi observé un déplacement progressif du centre de gravité idéologique du PCF. Les problématiques liées à l’administration locale, à la gestion des collectivités, aux politiques publiques ou aux enjeux sociétaux prennent progressivement davantage de place, tandis que les questions directement liées à la production industrielle, à l’organisation du travail ou à la souveraineté productive perdent de leur centralité. La culture politique issue de l’usine tend alors à s’effacer au profit d’une culture plus institutionnelle et gestionnaire.
Julian Mischi parle d’ailleurs d’une « désouvriérisation » du PCF. Selon lui, les ouvriers deviennent progressivement marginalisés dans les directions du parti alors que les élus locaux et les catégories diplômées acquièrent une influence croissante. Bernard Pudal avait déjà montré auparavant que la crise du PCF correspondait aussi à l’effondrement du modèle historique de promotion politique ouvrière qui avait longtemps constitué sa singularité.
Cette évolution ne concerne d’ailleurs pas uniquement le PCF. Dans l’ensemble de la gauche européenne, les chercheurs observent depuis plusieurs décennies une montée du poids des diplômés et des catégories intermédiaires au détriment des salariés issus du monde industriel. Cette transformation sociologique contribue souvent à éloigner les organisations politiques des préoccupations concrètes liées au travail productif, aux conditions de production et aux conflits industriels.
UNE HYPOTHÈSE À NUANCER
Toutefois, cette hypothèse doit être nuancée. Le recul de la classe ouvrière dans le PCF résulte aussi de transformations structurelles profondes de la société française. La désindustrialisation massive a détruit les grands collectifs ouvriers qui constituaient autrefois la base sociale du parti. Le monde du travail lui-même s’est fragmenté avec le développement de la sous-traitance, de la précarité, des plateformes logistiques et des nouvelles formes d’emploi. Le modèle de l’ouvrier de la grande usine fordienne ne correspond plus à la réalité contemporaine du salariat populaire.
Néanmoins, la question demeure politiquement centrale. Les recherches sociologiques suggèrent fortement que la composition sociale d’une organisation influence durablement sa manière de penser les rapports sociaux. Lorsque la direction politique est directement issue du monde de la production industrielle, les enjeux liés à l’exploitation capitaliste et à la création de la plus-value tendent à structurer profondément l’analyse politique. À l’inverse, lorsque le centre de gravité militant se déplace vers les appareils institutionnels et administratifs, les priorités peuvent progressivement se déplacer vers d’autres problématiques.
UNE QUESTION TOUJOURS ACTUELLE
Dans le contexte actuel de réindustrialisation, de crise énergétique et de débat sur la souveraineté économique, cette question retrouve une importance particulière. Les débats autour de l’industrie, de l’hydrogène, de la planification industrielle ou de la transition énergétique remettent au premier plan la question fondamentale de la production des richesses et du contrôle des outils de production. Ils posent indirectement la question du lien entre représentation politique et expérience sociale concrète du travail productif.
L’évolution sociologique du PCF apparaît ainsi non seulement comme un sujet d’histoire politique, mais aussi comme une clé de compréhension des difficultés contemporaines de la gauche à reconstruire un lien organique avec le monde du travail industriel et avec la classe ouvrière.
BIBLIOGRAPHIE
Bernard Pudal, Prendre parti. Pour une sociologie historique du PCF, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989.
• Julian Mischi, Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF, Presses universitaires de Rennes, 2010.
• Julian Mischi, Le communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970, Agone, 2014.
• Annie Kriegel, Les communistes français, Seuil, 1968.
• Philippe Buton, Le Parti communiste français. Histoire et stratégies 1945-2000, La Découverte, 2004.
• Michel Dreyfus, Histoire de la CGT, Complexe, 1995.
• Stéphane Sirot, Le syndicalisme, la politique et la grève. France et Europe : XIXe-XXIe siècles, Arbre bleu éditions, 2011.
• Pierre Bourdieu, La distinction. Critique sociale du jugement, Les Éditions de Minuit, 1979.
• Michel Verret, La culture ouvrière, L’Harmattan, 1988.
• Xavier Vigna, L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, La Découverte, 2016.

Unir les communistes (Franck Marsal, Gironde) Premières réflexions sur les textes alternatifs!

Samedi 2 mai 2026, par  Franck Marsal,

 40e congrès 2026 |

A/ le rôle du 40e congrès dans le développement du Parti Communiste

Le 40e congrès du PCF se présente avec une base commune, largement adoptée à 77 % par le Comité National sortant, et en contraste avec cette large unité, la promesse de 4 textes alternatifs.

Cette pratique des textes alternatifs n’est pas issue de la culture militante historique du PCF. C’est depuis le 32e congrès, à Martigues en 1995, qu’elle a été instituée. Elle correspond à une phase de renoncement aux principes d’organisation communistes, comme l’abandon des cellules, celui de l’organe central et du centralisme démocratique.

Deux de ces textes (’nos révolutions’, finalement retiré, et ’stratégie communiste’) ont été manifestement écrits avant que la base commune soit soumise au Comité National, amendée et adoptée par lui. C’est un pas de plus dans le glissement vers un fonctionnement en tendances s’affrontant les unes les autres, prenant la main sur le débat collectif, au détriment d’une discussion égale et fraternelle entre camarades, basée sur la responsabilité de chacun établie par le vote des communistes au congrès précédent.

Le 38e congrès a remis le parti et son projet politique au centre de notre stratégie de transformation. Il s’agissait d’en finir avec l’idée que le PCF ne pouvait plus être qu’une force d’appoint d’une gauche dominée par les forces sociaux-démocrates ayant le rôle principal. Cette orientation avait abouti à faire un petit commerce de la confiance acquise par le PCF au sein de la classe ouvrière, du prolétariat, et de larges couches du peuple par le sacrifice et l’effort de générations de militants de 1920 au tournant des années 1970. Cette confiance a été dilapidée pour soutenir d’abord le Mitterrandisme néo-libéral dans les différentes étapes de ses renoncements et de sa décomposition, puis le néo-Mitterandisme populiste de Mélenchon.

Cette réorientation du parti a été confirmée par le 39e congrès en 2023. Sa mise en oeuvre reste difficile : elle est combattue de l’intérieur et de l’extérieur par les adeptes divers du ralliement. Elle demeure inaboutie dans ses perspectives et portée de manière contradictoire. Les communistes doivent se battre sur tous les fronts : face au harcèlement néo-libéral de la classe dominante, face à la montée de la fascisation et de la guerre, mais aussi face à la démagogie populiste, aux trahisons internes, à la perte des traditions militantes et face à des baronnies au sein même du PCF.

Les partisans en internes d’une soumission ont mis leurs positions au service de la stratégie de Mélenchon, bon client de leur petit commerce. Ces fractionnistes sont ouvertement organisés au travers du groupuscule Continuer la lecture de Unir les communistes (Franck Marsal, Gironde) Premières réflexions sur les textes alternatifs!

Nouvelle France ou nouvelle République ? Léaument (LFI) face à Roubaud-Quashie (PCF) + tribune de F. Roussel

Nouvelle France ou nouvelle république ? Le concept de « Nouvelle France », est une idée développée par la France insoumise, dont on a particulièrement parlé lors des dernières municipales dans la foulée de l’élection de maires « racisés ». Quant au concept de « Nouvelle République », c’est l’idée qu’oppose le secrétaire du Parti communiste, Fabien Roussel, dans une tribune publiée dans Le Monde (voir plus bas)

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On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Millionnaires de la finance: la France prend la tête de l’Europe

A défaut de prendre la tête même de la social démocratie consciente comme l’Espagne, nous avons les records que mérite la classe politique globalement la plus bête du monde… celle de nos divisions électoralistes pires que l’Italie qui n’est pas mal dans le genre pourtant… avec de tels crétins parlementaires suivant chaque leurre des enquêtes d’opinion nous sommes devenus le paradis des milliardaires en particulier dans l’armement, mais aussi dans la reconstruction après guerre… Eux ils savent défendre leurs intérêts et acheter ceux qui sont censés défendre les intérêts de la classe ouvrière et des autres travailleurs y compris intellectuels quand ils ne se contentent pas d’être de simples domestiques courtisans. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

À l’échelle des 27 États membres, l’ABE recense 2.266 banquiers percevant une rémunération supérieure à un million d’euros en 2024.

HPB/AA – REUTERS – Heinz-Peter Bader

Le nombre de banquiers gagnant plus d’un million d’euros a plus que doublé en France entre 2019 et 2024, traduisant la montée en puissance de la place financière parisienne dans le paysage européen post-Brexit. 89 % sont des hommes. Continuer la lecture de Millionnaires de la finance: la France prend la tête de l’Europe

COMMUNISME ET POPULISME : deux matrices théoriques antinomiques Par J.P. Legrand

Il est des confusions qui ne doivent rien au hasard mais beaucoup à l’air du temps concocté par les médias de la bourgeoisie.

L’assimilation, assez courante, entre le communisme, l’extrême-gauche et les orientations portées par Jean-Luc Mélenchon, figure centrale de La France insoumise, au point que les médias font disparaître l’existence même du PCF, relève de ces amalgames qui, sous couvert de simplification, obscurcissent la compréhension du réel. Car si les mots parfois se ressemblent, si les indignations peuvent converger, les fondements, eux, divergent profondément. Et, comme le dit un vieux proverbe, « qui veut faire croire que tout se vaut finit par ne plus rien comprendre ». Ce confusionnisme doit être combattu rigoureusement sous peine d’assimiler le marxisme et le communisme au populisme de gauche surtout où pour quelques intérêts opportunistes certains ont confondu rassemblement populaire avec concessions au communautarisme clientéliste. Continuer la lecture de COMMUNISME ET POPULISME : deux matrices théoriques antinomiques Par J.P. Legrand