En hommage à Jesse Jackson et aux conditions des « conquêtes » antiracistes, féministes…

Il est essentiel, au moment où s’effacent les acteurs de ce que furent les années soixante et soixante et dix, de rétablir la nature des combats qui certes faisaient avancer des conquêtes antiracistes, féministes, lgbt, mais de mesurer à quel point la perspective socialiste leur donnait la force qui aujourd’hui leur fait défaut dans la montée d’une extrême-droite qui n’est que l’impérialisme occidental organisant sur tous les plans la régression. Ce serait l’idée la plus urgente malheureusement en France le consensus atlantiste tend à laisser croire que le combat a lieu entre deux factions du capital, l’un libertaire, l’autre autocrate que l’on rapproche alors du socialisme dans un système de propagande qui a surgi dans les années quatre vingt et a culminé avec la chute de l’URSS. le refus du monde multipolaire, de la Chine crée les conditions de la régression du pire des conservatismes (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Dean Baker

Jesse Jackson participant à un rassemblement, le 15 janvier 1975. Source photographique : O’Halloran, Thomas J. – Domaine public

Jesse Jackson : un hommage

Il serait difficile de surestimer l’importance de Jesse Jackson dans l’ouverture de la vie politique et sociale américaine, non seulement aux Afro-Américains, mais aussi aux Hispaniques et à la communauté LGBTQ+. Il est sans doute difficile pour les jeunes générations d’imaginer, et même pour les plus âgés comme moi de se souvenir, à quel point la discrimination était virulente dans un passé encore récent. Continuer la lecture de En hommage à Jesse Jackson et aux conditions des « conquêtes » antiracistes, féministes…

La critique de l’Humanité est malheureusement aisée, trouver des solutions dans et hors parti.

Nous recevons un certain nombre d’articles de militants communistes qui disent leur désarroi devant la ligne éditoriale du quotidien l’Humanité. Les mêmes souvent soulignent l’apport d’Histoireetsociete comme celui de ce camarade de l’Isère. Cette appréciation concerne en priorité ceux qui dans notre équipe sont membres du PCF à savoir Marianne Dunlop et Franck Marsal. Mais pas seulement parce que l’absence d’une presse qui dénonce le consensus atlantiste voire celui qui nous mène vers le fascisme et la guerre concerne notre pays, la France, qui devient de plus en plus la proie d’attitudes inquiétantes. A ce titre, si je n’ai jamais eu de sympathie pour les casseurs et ceux qui divisent le mouvement ouvrier sous prétexte de radicalisme, voir l’assemblée nationale française contribuer à promouvoir debout un « Horst Wessel » (pour ceux qui ignoreraient de quoi il s’agit, je leur conseille une petite recherche). Le véritable problème est l’affaiblissement du PCF, en nombre de militants mais aussi dans leur formation dont l’état de la presse et des débats est l’illustration. C’est contre cet affaiblissement que quelle que soit l’adhésion ou non de ses membres définit sa propre ligne éditoriale. merci de l’avoir compris. C’est d’ailleurs le sens du livre que je viens de publier : Le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire, et Après? qui se situe dans le prolongement de notre livre précédent sur la nécessité pour la France de s’éveiller à la Chine et au monde multipolaire. Il ne s’agit pas de régler des comptes mais d’insister sur l’urgence de retrouver la profondeur historique et géopolitique de l’événement (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Commentaires d’un militant sur l’Humanité du 16 février

Une nouvelle fois l’Humanité fait la démonstration de son désintérêt pour les communistes, illustrant ainsi sa lente dérive qui l’éloigne de la lutte des classes et l’installe dans le mouvement gazeux de l’intersectionnalité où les luttes sociétales sont rendues dominantes.

Ce lundi 16 février j’attendais autre chose qu’un article insignifiant, voire méprisant pour le PCF, seul parti d’envergure ayant appelé et organisé les rassemblements pour CUBA. En marge de la double page consacrée à Francesca Albanese (rien à dire) un petit article de 3 paragraphes titre sur « Un élan de solidarité mondial pour Cuba »… C’est un peu juste, pour un élan de solidarité mondial, non? Plus grave, sur les 3 paragraphes un est intitulé « La société civile s’organise » où l’on cite pêle-mêle les initiatives, et en fin d’article le pseudo-journaliste qui ne s’est manifestement pas rendu sur les lieux de manifestations écrit qu’ »à l’appel d’associations et de partis politiques, dont le PCF, des rassemblements se sont tenus dans de nombreuses villes de France ».

Si ce journaliste avait fait son boulot il aurait vite vu que le PRCF, Révolution Permanente, la CGT etc. ont appelé à rejoindre l’action initiée par… le PCF. Pas par le PS, pas par LFI, pas par EELV, par le PCF ! Je me suis dit, c’est pas possible il y aura quelque chose mardi. Non mardi, il n’y avait rien sur CUBA ni sur le PCF d’ailleurs.

J’ai trouvé le même lundi 16 février deux autres exemples assez caractéristiques. En page 9, dans la rubrique Politique et Société, on trouve un article ovni, comme ça arrive régulièrement dans l’Humanité, sorti d’on ne sait où mais pas de la rédaction à priori. Ici, il s’agit, avec une seule photo et de quelques mots d’exploiter le scandale Epstein contre la Chine. La photo présente un diplomate français mouillé dans cette sordide affaire avec Wang Yi, une des personnalités politiques chinoises la plus importante. C’est rien vous me direz, mais lire « En 2014, le prédateur sexuel a sollicité le Consul général de France aux Etats-Unis pour faciliter la venue de « trois assistantes » (à la demande, c’est dans l’article, d’un conseiller diplomatique de Sarkozy, amis d’Epstein et pas clair du tout). Aujourd’hui, le diplomate est ambassadeur de France en Chine ».

Pourquoi avoir choisi cette photo avec Wang Yi qui est sans rapport avec le contenu de l’article ?

L’autre article est celui relatif à la conférence de Munich. Si l’analyse globale n’est pas mauvaise, elle est toutefois assez faible et largement sous-documentée. un conseil : réduire la taille des photos, surtout celle de Rubio, et augmenter le texte… Bref, le journaliste n’a retenu comme réponse à Rubio que l’intervention de la Démocrate américaine Alexandra-Ocasio-Cortez qui semble faire fi des enjeux internationaux, comme la paix par exemple. Si on n’est pas un peu curieux, on en reste à cette information très en-deça de ce qu’un journal dit communiste devrait produire. Je conseille donc aux journalistes de l’Humanité traitant des questions internationales de consulter le site Histoire et société où l’on retrouve pléthore d’articles autrement documentés. A la conférence de Munich il y avait aussi Wang Yi, tiens c’est étrange, et l’article trouvé sur le site Histoire et société dit ceci, ce qui me parait bien plus… communiste !

« Dans les salles de conférence, la seule alternative crédible à la dystopie proposée par Rubio est venue du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi , qui a insisté sur l’importance des mécanismes internationaux fondés sur la coopération mondiale – et non sur la bonne volonté des puissances occidentales, comme le suggérait l’intervention américaine – ainsi que sur les alternatives à la confrontation armée. « Si le système international ne fonctionne pas correctement, ce n’est pas l’ONU elle-même qui en est responsable, mais plutôt un certain pays qui cherche à exacerber les divergences et les désaccords, à se placer au-dessus de tous, à attiser les tensions entre blocs et même à raviver la mentalité de la Guerre froide », a déclaré Wang.

« La Chine sera une force inébranlable pour la paix », a-t-il poursuivi. « Nous nous engageons sur la voie du développement pacifique et appelons tous les pays à faire de même. La Chine sera un pilier de stabilité. […] La Chine sera une force de progrès dans l’histoire. Nous défendrons avec résolution les acquis du progrès de la civilisation humaine, ferons progresser les quatre grandes initiatives mondiales et œuvrerons à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. » sources : Histoire et société

De deux choses l’une, soit le sénateur de l’année et par ailleurs directeur de l’Humanité (c’est beaucoup quand même…) est complètement dépassé, soit il est l’artisan de cette dérive. A suivre…

« Une seule peur, que la porte ne cède » : à Lyon, la stratégie de terreur des identitaires contre la gauche

L’affrontement ayant conduit à la mort de Quentin Deranque ne doit pas occulter l’implantation des groupuscules d’extrême droite à Lyon. Laboratoire des idées xénophobes, la capitale des Gaules est régulièrement le théâtre d’attaques à l’encontre des militants de gauche et progressistes.

Le contrôle de la rue fait partie de la stratégie de terreur des groupuscules lyonnais. ©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT

Lyon, envoyé spécial.

« Excusez-moi d’être méfiant, mais avez-vous une preuve d’appartenir à l’Humanité ? » Depuis le jeudi 12 février et la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en marge d’une action des fémonationalistes de Némésis contre la venue de l’eurodéputée Rima Hassan, les étudiants de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon redoublent de vigilance. « Un groupe Signal (une messagerie cryptée, NDLR) s’est fait pirater et des personnes ont tendu des guets-apens », confie l’un d’entre eux.

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« Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier

Le réseau des Relay, arme de distribution massive dont s’est emparé le milliardaire d’extrême droite, lui offre champ libre pour distiller ses idées dans la vie quotidienne des Français, estime l’historien Alexis Lévrier.

« Ce qui est frappant dans le cas de l’empire Bolloré, c’est qu’il y a des concentrations à la fois horizontales et verticales. Les activités sont complémentaires les unes des autres : un empire de presse, un empire d’édition et, avec Relay, un empire de distribution », analyse l’historien.
© Corre S/Alpaca/Andia.fr

Devenus une vitrine pour les auteurs de la bollosphère, les Relay sont le reflet du caractère cohérent de l’offensive réactionnaire menée par le milliardaire breton, à la tête de Lagardère, affirme Alexis Lévrier. Le spécialiste de l’histoire du journalisme déplore « l’étrange défaite » politique qui a conduit cet empire médiatique à avoir le champ libre dans sa guerre idéologique. Au risque d’un effondrement démocratique. Continuer la lecture de « Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier

Interdiction de chanter « Les Mains d’or » dans l’Allier : « je vais tout faire pour venir les soutenir », promet Bernard Lavilliers

Des écoliers se sont vus interdire de chanter la chanson emblématique de Bernard Lavilliers en soutien aux salariés de l’usine d’Erasteel à Commentry, dans l’Allier, menacée de fermeture. L’artiste réagit.

« J’ai été souvent dans les cours d’usine pour chanter. Ça me touche d’autant plus que je connais vraiment les 3-8, le métier, et ce que ça représente. Et l’honneur aussi de ces ouvriers-là. « Les Mains d’or », c’était une façon de les honorer », répond le chanteur.
© Rémy PERRIN/LE PROGRES/MAXPPP

« Les Mains d’or » interdite aux enfants de Commentry (Allier) ? L’éducation nationale a osé, et devant l’émotion a été obligé de nuancer sa position.

Lire aussi: Chanter « Les Mains d’or » : une atteinte à la laïcité?

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Marco Rubio, la honte du peuple américain

Il y a un réveil des Américains d’origine hispanique dont a témoigné la prestation de Bad Bunny au Super Bowl, pour en percevoir l’impact, il faut savoir que c’est la plus grande manifestation sportive des USA, les places sont hors de prix et le stade immense est plein. La prestation qui a indigné Trump témoigne de la colère de ceux qui refusent surtout d’être considérés comme des citoyens de seconde zone. Mais cette manifestation interne a résonné dans toute l’Amérique latine et même au Canada où il y a une forte immigration. C’est une tradition d’opposer les latins à l’avidité froide des yankees mais cette tradition est encore plus forte chez les peuples comme Cuba, Porto Rico et le Mexique qui se considèrent comme les « sentinelles » de « Nuestra América » selon l’expression de José Marti, et le mépris est grand pour ceux que l’on traite de « gusanos », la vermine prête à vendre Cuba, la mafia de Miami dont l’illustration est Rubio. En ce moment le Mexique bouillonne et se multiplient les réunions locales qui affirment leur soutien à Cuba et au Venezuela et se découvrent comme nous face au fascisme avec le peuple cubain aux avant-postes pour un Gaza dans les Caraïbes (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Parmi les milliers de résidents cubains, une personne, parvenue aux plus hautes fonctions politiques au sein du Parti républicain, a été le fer de lance des attaques les plus virulentes contre le pays de ses compatriotes migrants. Photo
Parmi les milliers de résidents cubains, une personne, parvenue aux plus hautes fonctions politiques au sein du Parti républicain, a mené les attaques les plus virulentes contre le pays de ses compatriotes migrants. Photo AFP

 

Antonio Gershenson

8 février 2026

L’émigration cubaine vers les États-Unis se poursuit depuis des siècles. Après le triomphe de la révolution, elle s’est intensifiée. Actuellement, selon les données du Bureau du recensement des États-Unis, la population migrante cubaine compte environ 1 343 960 personnes qui ont quitté leur pays, principalement pour des raisons politiques et économiques. C’est à cette époque qu’une vive opposition s’est levée contre Fidel Castro et tout ce qui touchait à la transition vers le socialisme. Continuer la lecture de Marco Rubio, la honte du peuple américain

Fabien Roussel et Assan Lakehoul : « Faire le pari de la jeunesse ! »

Après la proposition du Medef de créer un Smic jeunes et un CDI qui pourrait « être rompu sans motif pendant les trois premières années », mais aussi les déclarations du chef d’état-major Mandon à « se préparer à perdre ses enfants », une génération entière est visée par ces attaques.

Deux messages n’ont pas échappé à la jeunesse de France.

Le premier émane du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, qui a déclaré que la France devait se préparer à « accepter de perdre ses enfants ». Le second vient du syndicat patronal, le Medef, qui réclame pour les jeunes un CDI révocable, payable en dessous du Smic. Voilà donc le double projet proposé à la jeunesse de France par ceux qui la dirigent !

Entre précarité sociale et perspectives guerrières, la jeunesse voit son présent et son avenir hypothéqués sans que jamais la parole ne lui soit donnée.

La jeunesse doit être la priorité des décennies à venir. Et le monde a besoin d’une jeunesse formée, épanouie, joyeuse, prête à remettre la planète sur ses pieds. Face au sentiment de déclassement, au réchauffement climatique et aux menaces de guerre, il y a besoin de générations de jeunes hommes et de jeunes femmes conscientes, qui fassent le choix du climat, du vivant, de la coopération, de l’amitié entre les peuples plutôt que celui du court terme, de la confrontation et de la désespérance.

Oui, mille fois oui, la jeunesse est une solution et non un problème à résoudre. Les jeunes d’aujourd’hui sont la première génération à penser que leur vie sera pire que celle de leurs parents. C’est une honte et un échec collectif. Il faut leur redonner confiance. Il faut remettre l’avenir qu’elles et ils représentent au cœur de notre présent commun.

Construire un avenir à la jeunesse, c’est construire un avenir à la nation tout entière. Nous devrions y consacrer une part significative de notre richesse, comme nous l’avons fait en 1945 pour nos anciens avec la Sécurité sociale ! Redresser l’école, développer les universités, révolutionner la formation professionnelle, planifier la création d’emplois utiles, émancipateurs et rémunérateurs, voilà les chantiers à entamer d’urgence pour que la jeunesse puisse voir un coin de ciel bleu dans cet horizon qu’on lui promet si orageux.

Faire de la jeunesse de France, dans sa diversité, la jeunesse la mieux formée, la plus épanouie, la plus heureuse d’Europe, c’est un vrai projet de société.

Et celui-ci tourne le dos, bien entendu, à la précarité, au chômage et à la pauvreté qui frappent près d’un quart de nos enfants aujourd’hui, à la ville comme à la campagne.

Ne manque-t-il pas dans nos services publics des centaines de milliers de soignants, de juges, de magistrats, d’enseignants, d’accompagnants pour les personnes âgées, de travailleurs sociaux pour les enfants en situation de handicap ou les grands précaires ? Ne manque-t-il pas de médecins, de policiers, de gendarmes, de pompiers, tous ces métiers si utiles qui, autrefois, faisaient briller les yeux des enfants. N’y a-t-il pas des milliers de postes à créer dans nos universités, pour préparer la transition écologique, pour développer une IA utile à l’humanité, pour développer en tous domaines la recherche et l’innovation ? Ces métiers si indispensables pour nous permettre de faire société doivent être beaucoup mieux reconnus, mieux valorisés, mieux rémunérés pour redevenir attractifs.

Ceux qui nous dirigent vont-ils une bonne fois pour toutes entendre ces jeunes qui veulent vivre, participer, s’émanciper, créer et non plus se faire exploiter, se faire dominer, se faire mépriser ?

Nos enfants sont en quête d’espérance, de respect, d’écoute. Ils veulent vivre libres et heureux en France, à égalité quels que soient leur sexe, leur couleur de peau, leurs origines sociale ou culturelle. Certains rêvent d’une maison, d’une famille, d’un travail, d’un salaire dans la ville où ils ont grandi ; d’autres de voyages, de découvertes, de libertés en Europe et dans le monde ! Ils veulent vivre dans une planète respirable, en paix. Certains veulent des enfants. D’autres non. Ils sont divers, différents mais ils doivent être respectés, entendus, écoutés, qu’ils vivent dans les grandes villes ou à la campagne, qu’ils aient des diplômes ou pas. Qu’attendons-nous pour leur donner envie de vivre, de s’investir, d’aimer et de bâtir leur pays !

Faire le pari de la jeunesse, c’est faire le pari d’une belle République, unie, forte et audacieuse. C’est tout ce dont la France a besoin !

 

Le populisme municipal de l’extrême droite (Philippe Rio)

 

 

 

Les discours populistes affluent sur les élections municipales avec des candidats d’extrême droite qui avance masqués pour conquérir les hôtels de ville. Ce populisme municipal parle de « bon sens », de « gestion », de « retour à l’ordre ». Il se prétend pragmatique, quand il est profondément idéologique. Il promet l’efficacité, quand il prépare la brutalité sociale. Il se drape dans la proximité, quand il organise l’exclusion. Continuer la lecture de Le populisme municipal de l’extrême droite (Philippe Rio)

Franck Marsal commente les jeux boursiers et le ZugZwang … il faut jouer quand même…

 

Comme d’habitude et fort heureusement les premier à avoir compris ce que j’appelle le ZugZwang sont mes co-auteurs parce qu’il s’agit d’un commentaire né de notre livre et de l’expérience vécue de censure… Merci Franck c’est exactement ce que l’on doit voir d’un système qui n’est pas échec et mat mais qui n’a pas d’issue autre que l’autodestruction et l’apocalypse et qui exige une stratégie et une compréhension renouvelée. Voici un texte qui dit bien ce qu’est la stratégie de Trump et celle de Macron et des vassaux, d’un système qui est incapable d’agir autrement qu’il ne le fait et de la nécessité de s’en abstraire que nous avons défendu à travers notre livre. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Cette nomination (celle de Kewin Warsh luttant contre l’inflation) et les mouvements boursiers qu’elle a déclenchée sont pleins de paradoxes. La baisse des cours de l’or et de l’argent est historique quand on considère sa rapidité, l’or a perdu jeudi environ 10% de sa valeur en 30 minutes seulement. Mais cette valeur est à mesurer aussi à la lumière de la progression que l’or a connu depuis la crise financière de 2007 – 2008. La chute de la valeur de l’or représente en réalité seulement ce que le métal précieux avait gagné sur une semaine.

Lire aussi: Forte chute de l’or et de l’argent, mais les ventes paniques ne modifieront pas la tendance haussière à long terme, dit la Chine

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Crachats, excréments, insultes…, victime du racisme de ses voisins, Divine Kinkela en garde à vue

L’aide-soignante et militante communiste, Divine Kinkela, avait été victime d’insultes racistes de ses voisins, comme l’avait révélé un reportage diffusé par France 2 en juin 2024. Depuis, elle continue à subir ce harcèlement raciste. Son voisin a été jusqu’à jeter des excréments sur sa voiture. Pourtant c’est elle qui a été placée quelques heures en garde à vue, jeudi 29 janvier. Elle avait fait usage d’un spray lacrymogène pour se défendre.

Divine Kinkela, le 30 janvier, devant son domicile
Franck Cartelet

Montargis (Loiret), envoyés spéciaux

L’émotion se lit son visage. « Ils m’ont déjà dit qu’ils allaient prendre mon sourire, explique, aux bords des larmes, Divine Kinkela. Mais je suis naturellement joyeuse. Je pense que cela va déranger les racistes de voir une femme noire rayonner ». En 2024, dans la foulée de la dissolution, l’aide-soignante de 57 ans avait été projetée au-devant de l’attention médiatique, après une enquête de France 2 sur le vote Rassemblement nationale, à Montargis, dans le Loiret. Dans le reportage diffusé par Envoyé spécial, ses voisins, Didier et Nelly Harnois, proféraient, face caméra des injures racistes : « On a quitté les HLM à cause de gens comme toi », « On est chez nous alors tu dégages », « Va à la niche »… Continuer la lecture de Crachats, excréments, insultes…, victime du racisme de ses voisins, Divine Kinkela en garde à vue