Marjane Satrapi, autrice de « Persepolis », est morte à l’âge de 56 ans

La bédéiste et réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est morte à l’âge de 56 ans, a annoncé sa famille jeudi 4 juin. L’autrice a connu la postérité avec la série de bande dessinée « Persepolis », mettant en scène une adolescente iranienne qui doit composer avec l’histoire politique de son pays natal et son arrivée en Europe.

L’œuvre de Marjane Satrapi a pris une ampleur internationale suite à la publication et l’adaptation en film d’animation de « Persepolis ». © Europa Press/ABACA

Figure majeure de la bande dessinée, l’artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, est « morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie », indique un communiqué de ses proches, transmis jeudi 4 juin à l’Agence France-Presse (AFP). Elle avait 56 ans. Continuer la lecture de Marjane Satrapi, autrice de « Persepolis », est morte à l’âge de 56 ans

La défense de la Charte de l’ONU et du multilatéralisme au cœur d’un débat du Conseil de sécurité à l’initiative de la Chine

 

Publié le 03 juin 2026

Le 26 mai 2026, le Conseil de sécurité a tenu, à l’initiative de la Chine qui en assurait en mai la présidence, une réunion de haut niveau sur le thème : « Défendre les buts et principes de la Charte des Nations unies et renforcer le système international centré sur l’ONU ».

La réunion était présidée par Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, avec la participation du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et des représentants de plus de 100 pays, dont plus de 20 ministres des Affaires étrangères venus spécialement pour cette réunion. Continuer la lecture de La défense de la Charte de l’ONU et du multilatéralisme au cœur d’un débat du Conseil de sécurité à l’initiative de la Chine

Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu (Vidéo)

Meeting de Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu, près de Toulouse.

Face à la vie chère, aux logiques de guerre et à la montée de l’extrême droite, faisons entendre la voix du monde du travail, de la paix et de la justice sociale.

📍 Toulouse / Pechbonnieu

« Les Français n’ont pas le luxe d’avoir le plus grand groupe de pétrole privatisé » : devant la Tour Total, les communistes réclament la nationalisation du groupe pétrolier

Une centaine de militants communistes s’est réunie devant le siège de Total à La Défense (Hauts-de-Seine), pour demander la nationalisation du groupe « profiteur de guerre » et exiger un blocage du prix à la pompe.

Aux militants présents, Julien Brugerolles, Député PCF du Puy-de-Dôme, a explique avoir demandé au gouvernement de revaloriser les indemnités kilométriques (qui conduiraient à un meilleur remboursement des frais de transport par les employeurs, et à une baisse d’impôt sur le revenu des salariés).

Il est des assemblées générales qui font vivre la démocratie. D’autres rendent la vie plus chère, comme celle des actionnaires de TotalEnergies, ce vendredi à La Défense, près de Paris. À proximité du lieu de réunion sous bonne garde policière, une centaine de militants communistes a déployé des banderoles : « Nationalisation de Total », « 6 milliards de profits en six mois », « 1,50 euros max – blocage des prix des carburants ». Continuer la lecture de « Les Français n’ont pas le luxe d’avoir le plus grand groupe de pétrole privatisé » : devant la Tour Total, les communistes réclament la nationalisation du groupe pétrolier

Edgar Morin, penseur de la complexité et passionné de l’humanité

Disparition Le sociologue et philosophe, ancien résistant communiste, puis humaniste engagé à gauche, auteur de la Méthode et d’une œuvre à ramifications nombreuses, est décédé vendredi 29 mai à l’âge de 104 ans.

Edgar Morin, en 2024, à l’âge de 102 ans  Eliot Blondet / ABACAPRESS.COM 

C’est une perte considérable pour le monde intellectuel français dont il était depuis plusieurs décennies une figure majeure. L’annonce de la mort d’Edgar Morin vendredi 29 mai plonge aussi dans la tristesse les rangs de la gauche politique et citoyenne dont il était une figure créative à la pugnacité lumineuse et à la réflexivité généreuse. Ces derniers temps, sa longévité ajoutait à son panache d’optimisme et de courage à toute épreuve, forgé dans la Résistance aux heures les plus noires de notre continent européen, sous le joug de la barbarie nazie.

L’antifascisme et l’antinazisme

David-Simon Edgar Nahoum est né à Paris le 8 juillet 1921. Ses parents, juifs originaires de Salonique (Grèce), se sont installés en France lors de la Première Guerre mondiale. Un drame marque les premières années de la longue vie du philosophe et sociologue. Ce fils unique, âgé seulement de 10 ans, va perdre sa mère. Est-ce le manque irrémédiable qui produira chez lui une véritable prise de conscience de la fragilité mais aussi de la force de la vie ? Quoi qu’il en soit, une perception très profonde de la condition humaine se mettra très jeune chez lui au service du respect des autres. Ce sens de l’humain sera le fil conducteur de son existence. Son combat humaniste passe d’abord par l’antifascisme et l’antinazisme au cours de ces terribles années 1930-1940 durant lesquelles la bête immonde antisémite dévore le monde. Continuer la lecture de Edgar Morin, penseur de la complexité et passionné de l’humanité

La ministre du Travail Yolanda Díaz revendique le succès du modèle social espagnol

Confrontations avec Bruxelles, tensions avec les socialistes, résistance face à Washington… Principale figure de l’aile gauche du gouvernement de coalition, Yolanda Diaz, deuxième vice-présidente du gouvernement espagnol, ministre du Travail et de l’Économie sociale, revient sur les leçons à tirer des succès espagnols face au néolibéralisme. Entretien exclusif avec « l’Humanité magazine ».

Selon Yolandia Diaz, ministre espagnole du Travail et de l’Economie sociale, la hausse du salaire minimum, la réforme du travail et de la protection sociale constituent des facteurs qui expliquent la « réussite » espagnole. © Pedro Ruiz – Ministerio del Trabajo

Avec ses bons résultats macroéconomiques, l’Espagne devient une référence pour la gauche européenne. Votre gouvernement est-il en train de démontrer que la croissance peut aller de pair avec davantage de droits et de progrès sociaux pour les travailleurs et les travailleuses, à contre-courant des politiques promues par l’UE ?

Le magnifique plaidoyer de Cuba au Conseil de sécurité : c’est le sort de l’humanité qui se joue…

 

Déclaration du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla lors du débat public du Conseil de sécurité sur « La défense des buts et principes de la Charte des Nations Unies et le renforcement du système international centré sur l’ONU », New York, 26 mai 2026. Chacun de nous doit lire avec attention cette magnifique déclaration dans laquelle plus que jamais Cuba défend la dignité et la justice pour chaque individu le plus faible, le plus démuni, sans haine…(note et traduction de danielle Bleitrach)

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Représentants permanents,

Nous apprécions tout particulièrement le rôle moteur de la République populaire de Chine dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, le respect du droit international, la préservation, le renforcement et la réforme appropriée des Nations Unies, notamment la démocratisation, la transparence et l’efficacité du Conseil de sécurité et le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée générale, ainsi que dans la construction d’un ordre international multilatéral fondé sur l’égalité souveraine, l’équité et la démocratie…

La preuve en est les initiatives mondiales promues par le président Xi Jinping, que nous soutenons, visant à relever les défis actuels grâce à une véritable coopération multilatérale. La tenue de ce débat public en témoigne également.

Le 26 septembre 1960, à l’Assemblée générale des Nations Unies, le commandant en chef Fidel Castro Ruz déclarait : « Que la philosophie du pillage disparaisse, et la philosophie de la guerre disparaîtra ! » Nous nous souvenons vivement de lui en cette année du centenaire de sa naissance. Continuer la lecture de Le magnifique plaidoyer de Cuba au Conseil de sécurité : c’est le sort de l’humanité qui se joue…

Faire vivre l’esprit du Conseil national de la Résistance dans le monde d’aujourd’hui (PCF)

Journée nationale de la Résistance

Ce 27 mai, notre pays célèbre la Journée nationale de la Résistance, en mémoire de la première réunion du Conseil national de la Résistance, organisée en 1943 sous l’autorité de Jean Moulin.
Cette journée n’est pas seulement un hommage au courage de celles et ceux qui combattirent l’occupation nazie et le régime de Pétain. Elle est aussi un appel à faire vivre l’héritage politique, social et démocratique porté par le programme du Conseil national de la Résistance, « Les Jours heureux ». Continuer la lecture de Faire vivre l’esprit du Conseil national de la Résistance dans le monde d’aujourd’hui (PCF)

Guerre au Moyen-Orient : jusqu’à 38 millions d’emplois menacés dans le monde

Voilà la réalité celle face à laquelle l’impérialisme n’a d’autre issue que poursuivre dans cette logique mortifère et la violence de la répression face à des peuples entiers que l’on sacrifie… Il n’y a plus que la guerre et le fascisme mais il est déjà là… et l’union pas les divisions électoralistes dans des jeux de bistrot mais le rassemblement contre cette politique de guerre économique, politique, civilisationnelle… C’est pour protéger leur propre peuple que la rencontre entre Poutine et Xi a eu lieu, le faire en tentant de préserver un monde multipolaire échappant à cette logique catastrophique dans laquelle se mêlent la guerre de l’hégémon en crise avec la transformation des forces productives, avec quelle orientation au profit de qui ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

L'OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs.

L’OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. YB/GFJ/SN/SS/ – REUTERS – Yannis Behrakis

Dans un rapport alarmant, l’OIT estime que la guerre au Moyen-Orient pourrait détruire jusqu’à 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027, sous l’effet conjugué de la flambée du pétrole et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

La guerre au Moyen-Orient ne se limite plus à un choc géopolitique et énergétique : elle commence désormais à détruire des emplois à l’échelle mondiale. Dans un rapport publié lundi, Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur une dégradation rapide des marchés du travail, avec des pertes pouvant atteindre 38 millions d’emplois à temps plein d’ici 2027 dans un scénario de crise prolongée.

L’organisation met en garde contre un impact économique appelé à se diffuser « bien au-delà de la région ». « La hausse des coûts de l’énergie, la perturbation des routes de transport, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’affaiblissement du tourisme et les contraintes migratoires pèsent sur les économies et les marchés du travail », avertit-elle.

Pour l’OIT, le conflit agit comme un choc lent mais profond sur l’économie mondiale. « Au-delà de son coût humain, la crise au Moyen-Orient (…) est un choc lent et potentiellement durable qui transformera progressivement les marchés du travail », a déclaré Sangheon Lee, auteur du rapport. L’organisation redoute un affaiblissement durable de l’emploi de qualité. Cette crise pourrait, selon lui, « laisser des cicatrices plus profondes en affaiblissant les conditions qui rendent le travail décent, sûr et protégé ».

Chute des revenus du travail

L’OIT fonde ses projections sur un scénario « illustratif » dans lequel les prix du pétrole progresseraient d’environ 50 % par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte économique mondial déjà « marqué par une croissance faible ». Dans cette hypothèse, « les heures de travail mondiales devraient reculer de 0,5 % en 2026 et de 1,1 % en 2027 », soit l’équivalent de 14 millions puis 38 millions d’emplois à temps plein supprimés.

Le choc toucherait également directement les revenus. Les revenus réels du travail pourraient « diminuer de 1,1 % et de 3 % », soit une perte estimée à 1.100 milliards de dollars en 2026 puis 3.000 milliards en 2027. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,1 point puis de 0,5 point.

Les Etats arabes en première ligne

L’OIT estime que les conséquences seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. Les Etats arabes apparaissent comme la zone la plus exposée. Dans cette région, les heures de travail pourraient chuter de 3,7 % dans un scénario de crise prolongée et jusqu’à 10,2 % en cas d’escalade majeure. L’organisation avertit que « les travailleurs migrants devraient supporter une part disproportionnée » du choc.

« Environ 40 % des emplois dans les Etats arabes se trouvent dans des secteurs à haut risque », a expliqué Maurizio Bussi. Sont particulièrement concernés le commerce, la construction, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les transports ainsi que l’hébergement-restauration.

L’Asie-Pacifique fragilisée

L’onde de choc s’étend déjà vers l’Asie. L’OIT souligne que la dépendance de nombreux pays asiatiques aux importations d’énergie et aux migrations de travail vers les pays du Golfe « entraîne des effets de contagion ». Dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique, les heures travaillées devraient reculer de 0,7 % en 2026 puis de 1,5 % en 2027.

L’organisation s’inquiète également du ralentissement des recrutements dans les monarchies du Golfe, qui « exerce une pression sur les migrations et les envois de fonds ». Pour de nombreux ménages d’Asie du Sud et du Sud-Est, ces transferts d’argent constituent une source essentielle de revenus.

Face à ce risque social mondial, l’OIT juge les réponses des gouvernements encore trop limitées. Les mesures prises dans différents pays restent « inégales, fragmentées et souvent limitées », estime l’organisation. Elle appelle les Etats à « renforcer l’accent sur l’emploi et les revenus » afin de soutenir les secteurs les plus fragilisés et de protéger les travailleurs précaires. L’institution insiste notamment sur la nécessité d’aider les salariés de l’économie informelle, les travailleurs migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les plus vulnérables face à l’extension du choc économique provoqué par la guerre.

LT (avec AFP)

 

« Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée

La grande enquête « Trajectoires et origines » menée par l’Ined et l’Insee montre que les immigrés et leurs descendants représentent un tiers de la population qui se mêle au fil des générations à la population sans ascendance migratoire.

Au total, c’est 34 % de la population qui a un lien à l’immigration.
© Jean-Daniel SUDRES / Voyage Gourmand / saif images

Une société française diverse, qui se mélange mais où les inégalités selon les origines restent fortes. Tels sont les principaux enseignements de TeO2, la seconde édition de l’enquête « Trajectoire et origine » menée par l’Ined et l’Insee et publiée ce 21 mai1. Continuer la lecture de « Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée