À neuf voix près, la motion de censure n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme reste illégitime.
Le combat continue car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir.
Les grèves reconductibles se maintiennent dans de nombreux secteurs, elles s’ancrent dans plusieurs d’entre eux, elles commencent à peser sur l’activité économique.
Face au chaos provoqué par le président de la République et son gouvernement, nous devons répondre par notre unité, notre détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie. Face à la monarchie présidentielle qui fracture notre pays, face à la menace de dissolution de l’Assemblée nationale, j’appelle d’abord au retrait de cette réforme, seule exigence portée par nos concitoyens aujourd’hui. Continuer la lecture de Retraites : le combat continue ! Construisons une autre majorité politique ! Déclaration de Fabien Roussel
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars.DDM, Hélène Deplanque
Rassemblements spontanés, blocages et occupations de site vont se poursuivre dans les prochains jours dans le département. Les retraités ont lancé les hostilités ce lundi matin, devant la préfecture de Montauban.
C’est une nouvelle semaine de mobilisation sociale qui a débuté, ce lundi 20 mars, pour l’intersyndicale 82. À 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestaires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions, à l’appel des organisations syndicales de retraités. « Nous voulons vivre dignement », ont-ils martelé.
Les manifestants ont rapidement été rejoints par des actifs des autres branches et des lycéens, engagés depuis maintenant deux mois contre le projet de réforme des retraites. Le cortège d’environ 200 personnes s’est ensuite lancé dans un mini-tour de ville, prélude à l’acte IX de jeudi 23 mars.
Ce 20 mars, Journée internationale du bonheur, les retraités de Tarn-et-Garonne ont plaidé pour « vivre dignement ». DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont rapidement été rejoints par les actifs et les lycéens. DDM, Hélène Deplanque
Acte IX ce jeudi 23 mars
La semaine dernière, CFDT, CGT, FO, CFE/CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU ont enchaîné les opérations « coup de poing » un peu partout en Tarn-et-Garonne. « On souhaite maintenir la pression à travers des blocages, des occupations de site et du tractage à Montauban, Castelsarrasin, Moissac et dans d’autres communes du département », soutient Éliane Teyssier. Pour la secrétaire générale de l’UD FO 82, l’important est aujourd’hui « d’occuper le terrain, pas seulement lors des journées de manifestation ».
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars. DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont lancé la nouvelle semaine de mobilisation dans le département. DDM, Hélène Deplanque
Pour ce faire, de nouvelles actions sont envisagées cette semaine. Dès ce lundi soir, à 18h, l’intersyndicale 82 appelle à un rassemblement devant la préfecture, pour réagir suite aux résultats des motions de censure déposées dans l’après-midi à l’Assemblée nationale. Mardi 21 mars, rendez-vous est fixé en pleine nuit, à 3h30 sur le parking d’Aldi, dans le quartier de la médiathèque à Montauban, pour une opération ciblée qui sera dévoilée aux participants sur place. Un nouveau rassemblement devant la préfecture est ensuite programmé à 17h. Pour la neuvième journée de mobilisation sociale, jeudi 23 mars, les opposants se retrouveront une nouvelle fois esplanade des Fontaines (à 10h00).
« Tout n’est pas encore fixé, nous envisageons également des actions spontanées », prévient Éliane Teyssier.
A 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestataires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions. DDM, Hélène Deplanque
Tandis que la volonté de répression du mouvement syndical, l’autoritarisme du pouvoir utilise “les casseurs” sciemment provoqués, invités pour susciter un réflexe de peur, nos médias s’interrogent sur les “scénarios” de Macron. La vraie question est de savoir ce qui oblige Macron à agir comme il le fait, à préparer sur tous les plans et dans tous les domaines une fascisation de la France. Qu’est-ce qui fait qu’il ne peut pas surseoir aux “réformes”, pourquoi s’obstine-t-il toujours plus à livrer la France à la finance ? A détruire son tissu industriel, à privatiser son système de santé, son éducation, sa recherche, il l’a dit lui-même, il doit cela aux marchés financiers et ce au moment même où ceux-ci sont menacés d’effondrement. Il doit non seulement faire cette réforme mais ce n’est que le début d’un train qui détruira les conquis sociaux. Les scénarios n’ont pas pour but l’apaisement, au contraire il faut faire monter la peur pour que le chaos financier et belliciste s’impose.
Article de AFP • Hier à 17:12
Remaniement, dissolution, promesse de jours meilleurs : Emmanuel Macron, qui va devoir s’adresser aux Français après le fiasco des retraites, n’a que des “mauvaises solutions à sa disposition”, estiment des experts. Cela paraît assez logique si l’on considère qu’effectivement la cause qu’il embrasse, celle des marchés financiers, celle du bellicisme étasunien, de la vassalité française est globalement catastrophique.Continuer la lecture de Crise des retraites : la vraie question, pourquoi MACRON est-il “obligé” et par qui, vers quoi?
Face à un 49.3 qui « signe l’échec patent du gouvernement », les députés de gauche loin de désarmer envisagent de multiples suites que détaille le chef de file des députés communistes.
L’exécutif a finalement eu recours au 49.3 sur la réforme des retraites, quelle est votre réaction ?
La brutalité de l’annonce du 49.3 signe l’échec patent du gouvernement. Il a dû prendre cette décision à la dernière minute parce qu’il était tout simplement persuadé de pouvoir faire voter le texte, d’avoir réuni une majorité.
Le recours au 49-3 est une première défaite pour le gouvernement. La réforme Macron est minoritaire dans le pays. Elle l’est aussi à l’Assemblée nationale.
Ainsi le gouvernement vient-il de dégainer l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer en force son projet de saccage du droit à la retraite.
Le recours à ce dispositif institutionnel est un aveu : pas davantage que dans le pays où il a provoqué un mouvement social historique, ce projet n’a de majorité à l’Assemblée nationale. Il est aussi illégitime : conçu en principe pour permettre de faire adopter des lois de finance, il est aujourd’hui utilisé pour imposer à notre peuple un véritable coup de force anti-social.
Cet échec du gouvernement est le fruit des formidables mobilisations de ces dernières semaines, de l’unité de l’intersyndicale et de l’action de tou·tes les élu·es, des forces de gauche et écologistes, qui ont mis toutes leurs forces dans cette bataille.
Depuis dix mois, ce pouvoir mis en minorité aux élections législatives de 2022 n’a cessé de mentir aux Françaises et aux Français. Il a méprisé leurs attentes et leurs protestations. Il a bafoué la démocratie sociale en ignorant une intersyndicale soutenue par des millions de grévistes et de manifestant·es. Il a tout mis en œuvre pour empêcher que le Parlement puisse mener un débat instruit et contradictoire sur l’avenir de notre système de retraites.
Il essuie à présent une défaite politique par sa totale incapacité à convaincre la France du travail et la représentation nationale que sa réforme est juste et nécessaire. Elle ne l’est pas. Chacun et chacune a, en effet, parfaitement compris que ce sont les salarié·es, à commencer par les plus fragiles, les femmes, les professions pénibles, les carrières longues, que l’on veut soumettre à une violence insupportable en les contraignant à travailler des années supplémentaires.
La bataille pour empêcher la mise en œuvre d’une réforme illégitime doit se poursuivre.
Le Parti communiste français réaffirme donc son plein et indéfectible soutien aux mobilisations auxquelles l’intersyndicale appellera dans la prochaine période.
Le PCF propose de déposer un référendum d’initiative partagée sur cette réforme. Après la validation par le Conseil constitutionnel, nous aurons neuf mois pour réunir 4,7 millions de signataires et forcer le président de la République à le mettre en œuvre. Durant toute cette période, la réforme devra être suspendue. Voilà la formidable campagne que nous pouvons mener ensemble, dans la plus grande unité avec les forces syndicales. Un immense espoir s’ouvre à nous.
La crise politique et sociale aiguë qu’affronte notre pays appelle une gauche porteuse d’espérance, affirmant l’exigence d’une Sécurité sociale du XXI° siècle et s’engageant à rétablir la retraite à 60 ans.
À l’initiative des syndicats, une cinquantaine de manifestants ont envahi le hall d’accueil de l’Assurance maladie, ce jeudi matin à Montauban. Les opposants au projet de réforme des retraites veulent mettre un coup d’accélérateur à la mobilisation à travers des actions « coup de poing ».
La réforme des retraites a été adoptée en commission mixte paritaire alors que des centaines de milliers de manifestants ont défilé contre, mercredi 15 mars. Elle doit désormais être examinée au Sénat, puis à l’Assemblée, ce jeudi. Avec un 49.3 au bout ?
Place des Invalides, à Paris, le 15 mars. Alain Jocard/AFP
Impossible d’ignorer un tel contraste. D’un côté, des centaines de milliers de personnes, à Paris et en province, à nouveau mobilisées pour dire leur refus catégorique et inchangé de la réforme des retraites. De l’autre, quatorze parlementaires, dont dix de droite déjà d’accord entre eux, fignolant le texte envers et contre tout le monde dans le huis clos feutré de l’Assemblée nationale.
D’un côté, la rue qui conjure de respecter la démocratie et l’opinion majoritaire. De l’autre, une minorité pro-réforme persuadée d’avoir la Constitution de son côté.
La commission mixte paritaire (CMP) réunissant sénateurs et députés, mercredi 15 mars, a donc été conclusive. Macronistes et LR se sont mis d’accord sur une version commune du texte qui comprend, entre autres, le recul de l’âge de la retraite à 64 ans.
Hasard des tempos, le fameux article a été adopté à 14 h 30, quelques minutes après que le cortège parisien s’est élancé de la place des Invalides, située à quelques pas de l’Assemblée nationale. Difficile d’échapper, depuis le Palais Bourbon, aux clameurs de la rue. Continuer la lecture de La rue appelle le gouvernement à un sursaut démocratique
Sacrifier les enfants avec les fermetures de classes, sacrifier nos aînés avec la réforme des retraites, le gouvernement reste mobilisé contre les français !
Comme si l’immense colère qu’il a généré dans le pays avec sa réforme injuste du système des retraites ne suffisait pas, le gouvernement Macron poursuit avec la même méthode de passer en force tout en piétinant le dialogue social, son projet de destruction de l’école publique.
Depuis des semaines, parents, élèves et enseignants sont mobilisés pour dénoncer les suppressions de postes et fermetures de classes dans les écoles primaires de notre département. Taux d’échec scolaire particulièrement haut ou encore malaise dans le corps enseignant, le gouvernement ignore systématiquement les arguments présentés. Dans un mépris total des partenaires sociaux, la direction académique décide aujourd’hui d’aller toujours plus loin en demandant aux membres du comité départemental de l’éducation nationale de valider la suppression de 8 postes du second degré, entraînant de facto la fermeture d’une dizaine de classes dans les collèges et lycées du département.
La fédération Tarn et Garonne du parti communiste s’oppose fortement au projet proposé par la direction académique et appelle à soutenir massivement la mobilisation des parents et enseignants contre les suppressions de postes.
Les militants communistes du Tarn et Garonne restent engagés au quotidien pour défendre un autre projet d’éducation pour notre pays. Plus que jamais face au déterminisme social qui mine l’avenir de nos jeunes Tarn et Garonnais, les communistes veulent faire de l’éducation une priorité en portant un projet ambitieux, fondé sur l’augmentation massive des moyens dédiés à l’enseignement public et la revalorisation globale du métier d’enseignant.
Les militants communistes du Tarn et Garonne tiennent en ce moment leurs conférences de sections avant leur congrès départemental prévu le 25 mars à Montauban. En ligne de mire, le congrès national début avril, à Marseille qui va fixer l’orientation du parti dirigé par Fabien Roussel.
Les délégués communistes du Tarn et Garonne qui iront à Marseille seront désignés lors du congrès départemental. En attendant, cette première quinzaine de mars est tournée sur la tenue des conférences de sections. Celle qui regroupe les militants de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serre a organisé la sienne samedi dernier dans les locaux du PCF à Castelsarrasin. Le but de la réunion était de discuter, et donc d’amender, le texte commun (« la base commune de discussion ») adopté précédemment lors d’un vote des militants. Continuer la lecture de Castelsarrasin. Les communistes planchent sur leur congrès
Face au coup de force au Sénat qui « humilie le Parlement », le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelle le gouvernement à « respecter la légitimité du monde du travail », très majoritairement opposé à la réforme des retraites, et à « laisser les Français trancher ».
Le gouvernement argue de la « légitimité démocratique » du Parlement pour ne pas tenir compte de la mobilisation qui s’est encore exprimée dans la rue samedi. Et ce, alors qu’il a eu recours, avec le 44.3, à un nouveau coup de force au Sénat. Que lui répondez-vous ?
Le coup de force du Sénat est inadmissible. Le gouvernement bafoue, humilie le Parlement. Il rend sa réforme de plus en plus illégitime. Qu’il respecte la légitimité du monde du travail, qui, dans sa très grande majorité, dans son immense diversité, du public ou du privé, et de tous syndicats, dit non à la retraite à 64 ans.
Le gouvernement bafoue, humilie le Parlement. Il rend sa réforme de plus en plus illégitime »
Le gouvernement doit le reconnaître et mesurer qu’il est en train de fracturer le pays, de rompre la confiance avec les Français. Il doit retirer sa réforme. Il ne s’agit pas de remettre en cause la légitimité des parlementaires, mais de tenir compte de ce que disent des Français qui subissent en même temps l’inflation, la hausse des prix d’énergie, de l’alimentation, de l’essence. Continuer la lecture de Fabien Roussel : « Le gouvernement fait planer une profonde menace sur notre démocratie »