Mort à l’âge de 80 ans, le fils spirituel et l’exécuteur testamentaire d’Aragon laisse un ensemble d’œuvres considérables, d’une originalité indéniable, qu’il reste à vraiment lire.

© Magali Cohen
L’annonce de la mort de Jean Ristat, poète, ami, camarade, nous atteint d’autant plus douloureusement que, le 2 juin dernier, nous célébrions l’anniversaire de ses 80 ans. On le savait déjà souffrant. On l’avait néanmoins vu en images, nous rapportant des heures mémorables de sa vie, dont c’est peu dire qu’elle a été infiniment singulière et fertile en passionnantes rencontres dues à son haut talent d’écrire tôt découvert – ainsi qu’à son charme d’être humain si séduisant.
Le 1er juin 1943, Jean ne naît pas coiffé à Argent-sur-Sauldre, village de Sologne où sa mère doit louer ses bras pour laver le linge des riches du coin. Au lycée, où il fonde une revue, baptisée 1492, de concert avec le professeur Maurice Bourg ; il s’avère brillant élève dans les humanités, la rhétorique, la philosophie, ce qui va décider de sa vocation. Il monte à Paris baccalauréat en poche, se lie d’amitié avec le philosophe Jacques Derrida, mais c’est la poésie qui s’empare de lui pour ne plus le lâcher. Continuer la lecture de Mort de Jean Ristat, poète et camarade






C’est décidé et écrit noir sur blanc puisque c’est paru par écrit dans la tribune que le nouveau ministre de l’Éducation nationale a écrit pour « Le Monde » de ce 15 septembre. Gabriel Attal n’a même pas attendu son baptême d’immersion de trois jours dans un lycée. Il sait et il décide par écrit sans autre forme de procès ou de processus, dans la presse.

« Lire, écrire, compter, se comporter ». C’est ce qui a été mis en avant par le Chef de l’État lors de son interview parue dans « Le Point » du 24 août dernier. Une formule au parfum de ’’ restauration’’ ostentatoire . On a en tête le mantra de l’ex-ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer constamment répété tout au long du premier quinquennat : « lire, écrire, compter et le respect d’autrui ». La variante finale de la formulation du président de la République en l’occurrence n’est pas un détail.