Igor Zamichiei : « Nous voulons construire l’unité du salariat »

CONGRÈS DU PCF Avant le rendez-vous d’avril, les communistes choisiront ce week-end leur texte d’orientation. Coordinateur de l’exécutif du parti, Igor Zamichiei détaille le contenu de celui adopté par le conseil national.

Igor Zamichiei Coordinateur de l’exécutif du PCF

Les communistes ont rendez-vous à Marseille début avril pour leur 39e congrès. Mais, dès le week-end prochain, les adhérents du PCF voteront pour choisir leur texte d’orientation. Deux options sont sur la table. « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux », adopté par le conseil national de la formation en décembre, sur lequel revient Igor Zamichiei. Et une proposition alternative, « Urgence de communisme – ensemble pour des victoires populaires », sur laquelle s’exprimera, mardi, dans nos colonnes, Nathalie Simonnet, secrétaire de la fédération de Seine-Saint-Denis.

À quels principaux enjeux doit répondre le congrès du PCF, selon vous? Continuer la lecture de Igor Zamichiei : « Nous voulons construire l’unité du salariat »

Démographie : le Tarn-et-Garonne poursuit son essor (tous les chiffres et %)

Montauban (61 677 habitants intra muros et 80 503 pour l’agglomération) gagne chaque année 0,8 % de population.
Montauban (61 677 habitants intra muros et 80 503 pour l’agglomération) gagne chaque année 0,8 % de population. DDM, archives – MANUEL MASSIP

Les derniers chiffres de l’INSEE montrent que le Tarn-et-Garonne fait partie des 20 départements les plus dynamiques de France métropolitaine. Une croissance démographique nourrie par l’excédent migratoire plus que par le solde naturel. Selon une projection, le département pourrait compter 282 000 habitants en 2050.

Le Tarn-et-Garonne continue à gagner des habitants. C’est une des bonnes nouvelles de ce début d’année. L’INSEE, qui vient de publier ce 29 décembre les chiffres officiels des populations légales 2020 (qui compulsent cinq années de recensement) indique que 262 316 personnes résidaient dans le Tarn-et-Garonne au 1er janvier 2020. C’est presque 10 000 de plus qu’en 2014. Continuer la lecture de Démographie : le Tarn-et-Garonne poursuit son essor (tous les chiffres et %)

2023, une année d’engagements pour des jours heureux!

2023, une année d’engagements par Maximilien Reynès-Dupleix

Les écoles victimes d’un refus de priorité + Elections PRO

Délestages En cas de coupures sur le réseau électrique cet hiver, les établissements scolaires ne seront pas prioritaires. Le Covid n’a pas servi de leçon : face au risque, un mélange d’autoritarisme et d’amateurisme domine.

Jean-Pierre AMET

L’école n’est plus prioritaire. C’était pourtant le mantra répété jusqu’à l’absurde par le gouvernement pendant les deux ans où l’épidémie de Covid dominait l’actualité. Mais face aux risques de coupures d’électricité cet hiver, c’est cette fois un refus de priorité que la Macronie oppose aux acteurs du système scolaire. Non, les écoles et établissements scolaires ne seront pas préservés en cas de délestages : le ministère de l’Éducation nationale l’a confirmé aux organisations syndicales, rencontrées le vendredi 2 décembre. Continuer la lecture de Les écoles victimes d’un refus de priorité + Elections PRO

PCF. Fabien Roussel : « La défense du travail, c’est nous »

Le Parti communiste entre, ce week-end, dans le vif du sujet de son 39e congrès. Son secrétaire national, Fabien Roussel, livre ce qui, selon lui, doit être au cœur du débat, comme de la riposte à la Macronie. Entretien.

Lahcene ABIB

Dans un climat social marqué par la vie chère et la prochaine réforme des retraites, le PCF va franchir ce week-end une étape importante en vue de son 39e congrès, prévu début avril 2023, à Marseille. Son conseil national doit adopter un projet de « base commune de discussion », le petit nom donné par les communistes à leur texte d’orientation.

Fabien Roussel, candidat à sa propre succession à la tête de la formation, plaide pour que ce rendez-vous soit l’occasion de plancher sur « le projet de société que les communistes veulent mettre en débat et (leur) stratégie pour construire un mouvement majoritaire ». Des questions clés qui suscitent du débat au sein du PCF et qui pourraient faire l’objet de textes alternatifs.

Depuis la rentrée, les Français subissent de plein fouet les effets de la vie chère. Le gouvernement vante de nouvelles mesures à venir (nouveau crédit d’impôt, dividende salarié…) pour « les Français qui travaillent dur, se lèvent tôt ». Comment jugez-vous ce discours et la teneur de ces annonces ? Continuer la lecture de PCF. Fabien Roussel : « La défense du travail, c’est nous »

Laurent Lardeux : « La jeunesse est plurielle et diverse »

À rebours des analyses simplistes qui évoquent le « vote des jeunes » comme un ensemble homogène, la jeunesse apparaît comme un électorat aussi divisé que les autres tranches d’âge (quand elle vote) mais qui se distingue par ses priorités. Entretien avec le sociologue Laurent Lardeux, chercheur à l’INJEP.

Le vote des jeunes à l'élection présidentielle 2022 s'est réparti entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Emmanuel Macron ne fait que 13 % chez les 18-24 ans et 16 % chez les 25-34 ans. © Philippe Huguen/AFP

Le vote des jeunes à l’élection présidentielle 2022 s’est réparti entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Emmanuel Macron ne fait que 13 % chez les 18-24 ans et 16 % chez les 25-34 ans. © Philippe Huguen/AFP

Une jeunesse plurielle et aussi polarisée que ses aînés, mais qui ne vote pas pour les mêmes raisons que les plus âgés. Voilà ce qui ressort de l’enquête Youngelect 2022, cordonnée par les chercheurs Vincent Tiberj, Amaïa Courty, et l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP).

Un des slogans de la présidentielle 2022, côté majorité sortante, était « Macron, président des jeunes ». À la lumière de votre enquête, on en est bien loin…

Laurent Lardeux
Sociologue

Emmanuel Macron obtient ses meilleurs scores chez les plus de 65 ans. Il ne fait que 13 % chez les 18-24 ans et 16 % chez les 25-34 ans. On a parlé à raison de tripartition des votes, à la présidentielle, entre trois candidats – Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon – ayant capté à eux trois 75 % des voix. On ne peut pas vraiment parler de tripartition, en revanche, quand on prend le vote des moins de 35 ans, on observe plutôt une bipolarisation du vote autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon (38 % chez les 18-24 ans, 30 % chez les 25-34 ans) et de Marine Le Pen (28 % chez les 18-24 ans, 33 % chez les 25-34 %). Les jeunes qui ont voté pour le président de la République sont un électorat très marqué socialement, plutôt avantagés socialement ou scolairement. Continuer la lecture de Laurent Lardeux : « La jeunesse est plurielle et diverse »

Lula président : joie mais aussi inquiétude

Ce qui domine à l’annonce des résultats très serrés est la joie mais on ne peut pas cacher à quel point la partie va être très difficile pour Lula, plus de 49% du corps électoral à voté pour l’extrême-droite et suite au premier tour tout comme au Chili, au Pérou ou en Colombie, Lula n’a pas de majorité parlementaire.

Dès aujourd’hui que va faire son rival battu de justesse : contester les résultats comme a pu le faire Trump ?

De toute manière, le fascisme qui bénéficie de la moitié des voix, va comme dans les autres pays du continent où le président a été élu dans de telles conditions mener une lutte impitoyable en s’appuyant sur les rumeurs, le mensonge des réseaux sociaux, des réseaux évangélistes, obliger le président à devoir mener une lutte constante dans laquelle les Etats-Unis, la CIA, vont jouer la déstabilisation. Le pays est sinistré et le drame vécu par des millions de brésiliens va être utilisé à plein. Lula a déjà dans sa déclaration noté que ce pays avait besoin de calme et d’unité. Continuer la lecture de Lula président : joie mais aussi inquiétude

Les enseignants restent le bastion de la gauche/1 sur 5 vote a l’extrême-droite

Encore une fois ils se distinguent. Dans une fonction publique où, de façon surprenante le vote pour E Macron s’est maintenu de 2017 à 2022, les enseignants se caractérisent par un vote quasi majoritaire à gauche et un net effritement du macronisme. D’une présidentielle à l’autre le vote enseignant a suivi la radicalisation de l’opinion publique. Un enseignant sur cinq votre pour l’extrême droite. Un autre enseignement de l’analyse  de Luc Rouban (Cevipof) c’est que, à quelques mois des élections professionnelles, les enseignants ont davantage confiance dans les syndicats que les autres français.

Le bastion de la gauche

 » Le vote des enseignants du public s’avère toujours plus à gauche que celui des autres agents de la FPE », annonce Luc Rouban (Cevipof) dans son analyse comparative des résultats de 2017 et 2022. Luc Rouban utilise un panel de près de 6000 personnes interrogées de décembre 201 au 23 mai 2022 dont 935 fonctionnaires d’Etat et 184 enseignants. Son étude permet de comparer les votes enseignants aux deux élections présidentielles de 2017 et 2022.

En 2022, le vote enseignant se démarque nettement de celui des autres fonctionnaires. De toutes les catégories du panel, les enseignants sont ceux qui votent le plus à gauche : 49%, soit nettement plus qu’en 2017 et autant que dans la précédente étude de 2021. La gauche plafonne à 31%toutes catégories sociales confondues et à 37% chez les autres fonctionnaires d’Etat. Continuer la lecture de Les enseignants restent le bastion de la gauche/1 sur 5 vote a l’extrême-droite

T.N.E. : Le temps du politique et le temps du pédagogique… in Caf. Peda.

« Annoncer une date de déploiement dit peu lorsque l’on minore systématiquement les délais de mise en oeuvre de chaque dimension ou étape du projet ». Le rapport  d’évaluation du dispositif Territoires Numériques Educatifs (TNE), réalisé par les laboratoires Techne et Bonheurs des universités de Poitiers et Cergy, met en évidence le grand écart entre le discours politique et les réalités de terrain. Si les enseignants adhèrent aux principes posés par TNE, l’enquête montre que les ressources, les formations et même l’équipement ne suivent qualitativement pas. Il invite à écouter les enseignants plutôt qu’entretenir la communication politique.

Projet Blanquer et scepticisme enseignant…

Lancé en septembre 2020 par JM Blanquer dans deux départements (Aisne et Val d’Oise), le dispositif des Territoires Numériques Educatifs (TNE) devait « mieux former les enseignants au numérique, réduire la fracture numérique entre élèves », « former les parents et « permettre un accès facilité à des ressources pédagogiques de qualité ». Sur ces 4 objectifs, le rapport d’évaluation des laboratoires Techné et Bonheurs, portant sur 14 écoles et qui vient d’être rendu public, apporte de sérieuses réserves. Continuer la lecture de T.N.E. : Le temps du politique et le temps du pédagogique… in Caf. Peda.

Le RN aux ordres de Macron

Le Président Macron, son gouvernement n’ont tiré aucune leçon de la crise économique et sociale que traverse notre pays depuis des années. Soumis aux logiques du capital et de l’argent roi, ils nous resservent les mêmes recettes : augmentation de l’âge de départ à la retraite, rien pour augmenter les salaires et les retraites, et saupoudrage en guise d’aide au pouvoir d’achat.

Mme Borne se moque des difficultés auxquelles doivent faire face nos concitoyens.

Mais le cynisme ne s’arrête pas là ! Les élus RN, qui n’hésitent pas à s’autoproclamer « Première Opposition » au gouvernement, déroulent le tapis rouge aux politiques libérales proposées. En effet, hier l’ensemble des députés de gauche ont unanimement proposé une motion de censure pour tenter d’enrayer la machine gouvernementale. Par de-là les positions partisanes, il en allait de tous ceux qui ont à cœur d’agir concrètement pour l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat du plus grand nombre, de voter cette motion.

Sans surprise, le groupe Rassemblement National, dont est membre notre députée parachutée Marine Hamelet, n’a pas soutenu cette motion, se positionnant de-facto en soutien aux politiques du Président Macron. En même temps, n’étant pas d’ici, elle ne peut pas savoir que notre territoire est balafré par la pauvreté, le chômage et le délitement des services publics. Dorénavant, au vu des résultats des élections, seule un mouvement social ferme et de grande ampleur permettra de faire reculer le gouvernement.

D’ores et déjà les militants communistes Tarn et Garonnais, ceux Castel/Moissac/Pays de Serres appellent à la mobilisation du plus grand nombre pour arracher Le droit à des jours heureux.

 

Pour la section PCF Castel/Moissac/PaysdeSerres

Maximilien Reynès-Dupleix