« Cette rentrée est marquée par un débat éducatif important » a déclaré Benoit Test en introduction de la conférence de presse de la FSU. « L’éducation est au centre des enjeux mais pas forcément pour de bonnes raisons ». Pour le secrétaire général, l’École est instrumentalisée à des fins politiques, « comme en témoigne l’interview donnée par Emmanuel Macron ». « On est face à des discussions de comptoirs » dénonce-t-il. « Mais ce n’est pas nouveau. Nous, on porte les choses avec des arguments. Comme pour la réforme du bac. Il a fallu sacrifier des générations avant que le gouvernement ne fasse marche arrière – à minima avec le recul des épreuves de spécialités. Comme les discours sur les fondamentaux, instrumentalisés et brandis comme l’alpha et l’Omega de la réussite des élèves alors que lorsque l’on regarde en détail, ce n’est pas si simple ».
Pour la FSU, le gouvernement porte un projet éducatif « extrêmement dangereux ». « C’est la poursuite d’un projet politique d’une École du tri social. Comme, pour ne citer qu’elle, la réforme du lycée professionnel qui écartera un tiers de la jeunesse de la portée émancipatrice de l’école et e la formation ». Continuer la lecture de FSU : « le gouvernement porte un projet éducatif extrêmement dangereux »


« Lire, écrire, compter, se comporter ». C’est ce qui a été mis en avant par le Chef de l’État lors de son interview parue dans « Le Point » du 24 août dernier. Une formule au parfum de ’’ restauration’’ ostentatoire . On a en tête le mantra de l’ex-ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer constamment répété tout au long du premier quinquennat : « lire, écrire, compter et le respect d’autrui ». La variante finale de la formulation du président de la République en l’occurrence n’est pas un détail.


Selon l’Elysée, c’est pour “manifester sa considération pour les professeurs d’EPS” et aussi “refonder la place du sport à l’Ecole” que le président de la République se déplace au collège Argote d’Orthez ce 5 septembre. Comme s’il commençait un premier quinquennat, E Macron veut, selon son entourage, “permettre au sport de retrouver toute sa place dans les fondamentaux de l’Ecole” et même “construire une nation sportive“. Et pour cela, le président de la République vient relancer des dispositifs lancés lors de son premier quinquennat et, en premier lieu, les 2 heures de sport par semaine au collège.




