Alors que le salon de l’Agriculture ferme ses portes dimanche 2 mars, Emmanuel Macron n’a toujours pas mis en oeuvre l’instauration de prix planchers, promis il y a plus d’un an. Cette mesure revendiquée par certains syndicats permettrait pourtant à nombre de fermes d’arrêter de produire à perte.
N’était-ce que pour éteindre le feu de paille allumé par des milliers d’agriculteurs en colère qu’Emmanuel Macron avait fait de telles promesses ? Il y a un an, au Salon de l’agriculture 2024, le président de la République, secoué par des paysans en mal de réponses face à leurs souffrances, avait assuré vouloir « déboucher » sur des « prix planchers qui permettront de protéger le revenu agricole ».
Depuis le mouvement de révolte des paysans, au début de l’année 2024, les différents gouvernements macronistes ont enchaîné les dispositions anti-écologiques pour satisfaire les tenants du productivisme.
Au 61e Salon de l’agriculture, à Paris, les communistes ont rencontré les professionnels du secteur afin d’apporter des solutions à leurs besoins. Meilleurs salaires, transition agroécologique, apprentissage des jeunes… Un travail qu’ils ne comptent pas lâcher.
« Loin de Paris », vise à rendre visible ce qui l’est trop peu : les ruralités. Ce premier ouvrage inaugure la collection « Raconter les territoires »(*) coordonnée par Salomé Berlioux et Félix Assouly respectivement fondatrice et directeur du plaidoyer de l’association Rura qui a pour objectif « d’informer, d’accompagner et de promouvoir la jeunesse des territoires ruraux et des petites villes ». Vingt-six autrices et auteurs les entourent, proposant chacune et chacun un texte original sur leurs expériences, leurs sensations, leurs vécus « loin de Paris ». Ce titre parle de lui-même et suggère des lieux éloignés, cachés, niés parfois, sauf quand s’installent autour des ronds-points des nuées de gilets jaunes. Le livre dévoile des tranches de vie où s’entremêlent des satisfactions, des réflexions, des interrogations aussi sur les moyens de faire connaître la vie rurale dans sa diversité. Continuer la lecture de Loin de Paris, plaidoyer pour la ruralité #Donzac20mars
Une polémique absurde et même indigne s’est installée autour du livre de Fabien Roussel sur le travail. Pourtant ce livre et ce sujet devrait permettre d’ouvrir la discussion non seulement sur les exigences populaires mais sur le sens de l’industrialisation nécessaire de la France. J’espère que dans son livre Fabien Roussel consacre une réflexion à la planification. S’il est une leçon à tirer de la Chine c’est à quel point le développement actuel de l’industrie a besoin d’une planification pour en intégrer les différentes étapes dans un continuum. L’industrie du futur, celle de la révolution numérique ne saurait se passer d’aciéries et d’autres fondamentaux, pour avoir les formations nécessaires et pour concevoir ces formations dans un développement des individus qui exige une politique du logement, de l’éducation, de la recherche, et concevoir que tout cela ne peut exister sans une réflexion sur les salaires et sur les coût des services. L’humain d’abord cela ne se fera pas sans l’entreprise et ses salariés mais pas sans intégrer ce collectif dans la planification nationale et ses priorités qu’il faudra bien imposer à la logique de rentabilité de l’entreprise même améliorée par de nouveaux critères de gestion. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
La politique de réindustrialisation tricolore est un axe stratégique pour la France. Dans l’hexagone, l’industrie représente plus de 7,6 millions d’emplois directs ou indirects, selon les chiffres clés 2024 de France Industrie. Un secteur dynamique qui tente de mener, de concert, sa transition écologique et sociétale. Pour Stéphanie Lakkis, General Manager Factory Automation chez Siemens Digital Industries France et Yohann Mesmin, Responsable Business Development chez Siemens Digital Industries Software, la clé de ce succès sera numérique. Continuer la lecture de Industrie du futur : « Ce sera la machine au service de l’humain et l’humain qui contrôle et donne le tempo »
Travail morcelé, pas de statut juridique, des droits sociaux inexistants… L’histoire des paysannes a été marquée par des décennies de combats, notamment syndicaux, pour l’égalité et la reconnaissance, nous explique l’historien Jean-Philippe Martin.
Le combat féministe pour l’installation des femmes paysannes et leur représentation dans les instances syndicales ne date pas d’hier. Dans son ouvrage Paysannes, histoire de la cause des femmes dans le monde agricole (Éditions de l’Atelier, 2025), l’historien Jean-Philippe Martin détaille les longues luttes menées par les agricultrices depuis l’après-guerre pour parvenir à s’émanciper des logiques de domination.
Avec Trump on ne peut s’empêcher de penser à ce que Marx disait de la bourgeoisie et du mode de production capitaliste (1) et dont nous reproduisons un extrait ci6dessous, et ce qui est extraordinaire c’est que ces eaux glacées du calcul égoïste lavent comme le ferait une tempête toutes nos illusions et avec Trump le capital prétend à la fois nous alerter et nous entraîner dans sa course au tombeau en insultant les crétins, les lâches, les corrompus incapables de l’arrêter… et qui conçoit les Etats-Unis d’Amérique comme l’ultime bunker… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
Alors que le climat politique mondial se détériore et que les tensions s’intensifient sous divers aspects, l’idée qu’une guerre puisse éclater devient de plus en plus réaliste chaque jour. Autrefois, le choix d’un lieu de résidence dépendait de critères comme l’accès aux transports en commun, la qualité de l’éducation ou la commodité des déplacements. Aujourd’hui, les acheteurs de logements semblent davantage préoccupés par des besoins fondamentaux tels que l’accès à la nourriture et à l’eau. En somme, cela évoque la menace de la guerre.
Le 19 février, lors d’un sommet à Miami, le président américain Donald Trump a averti que la « Troisième Guerre mondiale » n’était « pas si loin », tout en assurant que son administration ferait tout pour l’éviter. Il a affirmé qu’il œuvrait activement à travers le monde pour « mettre fin aux guerres » et restaurer la paix, soulignant son engagement à empêcher un scénario où « tout le monde se ferait tuer ».
Ce qui se passe dans les réseaux sociaux est immonde. Les masques tombent et chacun est confronté à ses choix,au destin qu’il se choisit, c’est le seul avantage de l’ultimo ratio qu’est la guerre. Les sbires de Melenchon se jettent sur Fabien Roussel pour déformer ses propos et osent se conduire avec lui sur un mode que l’on connait bien et qui est digne de je suis partout , celui des petits fascistes poussant au suicide les politiques sur de fausses allégations, de Roger Salengro à Beregovoy. Ils osent cela alors que Fabien Roussel est le seul à s’opposer à la folie de Macron, au choix de l’aventure guerrière. Ces chiens osent mentir et déconsidérer le seul politique qui se tient aux côtés des travailleurs que l’on sacrifie et qui défend la paix, le seul qui refuse la propagande pour envoyer les français dans l’économie de guerre pour justifier l’attaque contre nos retraites, contre nos services publics privatisés, le tissu industriel saboté et cela pour laisser en place seulement le politicien qui sera subordonné aux Etats-Unis – comme Macron et les siens le sont déjà- à savoir les subordonnés des marchands d’armes qui dominent nos médias. Roussel aujourd’hui est le seul qui n’accepte pas que la France soit une colonie des États-Unis et un nouveau guerrier par procuration, un subordonné que l’on peut placer en disgrâce pour mieux tondre les Français et détruire les richesses du pays.
Emmanuel Macron a dans l’urgence convoqué hier un sommet à Paris réunissant quelques pays européens et le secrétaire général de l’OTAN.
Lors de cette réunion, la France et le Royaume-Uni se sont à nouveau prononcées pour l’envoi de troupes en Ukraine. Cela correspond à une demande du président ukrainien Volodymyr Zelenski qui a évoqué une force européenne de 200 000 hommes en Ukraine.
Ce projet est totalement irréaliste, étant donné la réalité des moyens militaires concrètement disponibles, tant pour notre pays que pour le reste de l’Union européenne. ll est surtout d’une extrême dangerosité et irresponsabilité.
L’envoi sur le terrain de troupes françaises et britanniques reviendrait à faire porter à nos deux pays la charge de l’application du « deal » passé entre Donald Trump et Vladimir Poutine, sans que l’Europe ait eu son mot à dire. Et elle aboutirait à mettre en confrontation directe les deux puissances nucléaires du continent, française et britannique, avec la Russie, au risque de les entraîner dans l’engrenage fatal de l’affrontement. En clair, cette décision signifierait l’engagement direct de l’ensemble de l’Europe dans une guerre ouverte avec la Russie, sur le sol ukrainien.
Les classes dirigeantes européennes sombrent dans le militarisme et l’interventionnisme le plus outrancier. Elles mettent ainsi en danger la paix de l’Europe et de ses peuples. Et elles sacrifient l’avenir du peuple ukrainien à une stratégie brumeuse sur laquelle il n’aura aucune prise. Leur fébrilité face aux annonces de Donald Trump et à l’ouverture de discussions russo-américaines à Riyad ce mardi n’a d’égale que la lâcheté dont elles ont précédemment fait preuve en s’alignant sur les surenchères guerrières de l’ administration Biden. L’autonomie européenne dont elles parlent aujourd’hui n’est rien d’autre que la préparation de la guerre.
Il est grand temps que les nations d’Europe retrouvent leur indépendance et que la France porte souverainement une proposition de paix et de sécurité collective pour le continent.
Il est nécessaire de répondre au plan de Donald Trump qui vise à faire capituler l’Europe, économiquement, industriellement, commercialement et politiquement. Cette réponse ne peut pas être la guerre, mais l’autonomie stratégique européenne pour la paix.
C’est d’autant plus possible, que des pays comme le Brésil, la Chine, l’Afrique du Sud en ont ouvert le chemin à travers leurs propositions ces derniers mois.
L’autonomie européenne pour la paix implique que la France et les pays européens qui le souhaitent prennent enfin une initiative diplomatique pour un cessez-le-feu et pour une paix juste en Ukraine. Une telle paix doit respecter la souveraineté de l’Ukraine et se fonder sur la Charte des Nations unies et les principes de sécurité collective en Europe tels qu’ils ont été définis dans l’acte final de la Conférence d’Helsinki. Cette initiative doit se faire en toute indépendance de l’OTAN et il appartient à la France d’en préparer la sortie. Cette alliance belliciste, qui consacre l’inféodation de notre continent aux vues impérialistes des États-Unis a vocation à être dissoute dans le cadre de la refondation de l’architecture européenne de sécurité collective.
Le Parti communiste français demande l’organisation en urgence d’un débat au Parlement sur les objectifs de la politique française et la sécurité de l’Europe.