Les luttes salariales annoncent-elles une reprise du syndicalisme ?

Les grèves et débrayages se multiplient dans les entreprises alors que les négociations annuelles obligatoires posent la question des augmentations des salaires pour faire face à l’inflation.

Les mouvements doivent rencontrer l’organisation syndicale. Cela passe par des revendications et nécessite de relever le défi de la désyndicalisation.

Dominique Andolfatto Professeur de science politique

Que serait un syndicalisme sans demandes ? Un syndicalisme de pure collaboration hiérarchique ? Un syndicalisme institutionnel dans lequel les syndicalistes veilleraient d’abord aux intérêts de leur organisation (et aux leurs) avant ceux des salariés qu’ils représentent ? Continuer la lecture de Les luttes salariales annoncent-elles une reprise du syndicalisme ?

Résistance chronique Palestinienne (5 nov. 2022) in Radio Arts-Mada

Grèves pour les salaires : ces victoires qui redynamisent le mouvement social

Les conflits liés à l’inflation donnent un nouveau souffle au mouvement social, qui ne se contente plus de résister aux délocalisations et réformes libérales, mais arrache des augmentations salariales.

Le 17 octobre, blocage de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher. Nicolas Cleuet/Le Pictorium/ AFP

Le 17 octobre, blocage de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher. Nicolas Cleuet/Le Pictorium/ AFP

Personne, du sommet de l’État aux travailleurs en première ligne, ne peut nier l’urgence sociale, face à une inflation galopante. La hausse des prix à la consommation a décollé, en octobre, de 6,2 % sur un an, contre 5,6 % en septembre, et 2,6 % un an plus tôt. Depuis ce printemps, cette situation a poussé des travailleurs à se mobiliser pour réclamer des augmentations salariales. Continuer la lecture de Grèves pour les salaires : ces victoires qui redynamisent le mouvement social

INTERVIEW. Alain Daziron, organisateur des Journées de Larrazet : « Il y a plus une crise de la pensée de l’école que de l’école elle-même »

 

L’équipe organisatrice des Journées de Larrazet réunie samedi autour d’Alain Daziron.
L’équipe organisatrice des Journées de Larrazet réunie samedi autour d’Alain Daziron. DDM – Daniel VILLA VEGA

Annulées en 2020 et 2021, les Journées de Larrazet font leur retour, les 19 et 20 novembre. Avec un thème passionnant, « Réfléchir et habiter l’école ». Alain Daziron nous en parle.

Elles font partie du paysage culturel du Tarn-et-Garonne et avouons-le en natif de ce terroir lomagnol, cela nous fait plaisir de reparler des Journées de Larrazet. Plaisir partagé par Alain Daziron, historien et animateur attitré de la Maison de la Culture, qui nous présente cette 38e édition, programmée le week-end des 19 et 20 novembre. Continuer la lecture de INTERVIEW. Alain Daziron, organisateur des Journées de Larrazet : « Il y a plus une crise de la pensée de l’école que de l’école elle-même »

Les saillies racistes de Grégoire de Fournas, une vieille habitude

Le député RN a provoqué un véritable tollé avec ses propos visant un parlementaire insoumis. Exclu quinze jours de l’Assemblée nationale, il collectionne les déclarations du même genre sur les réseaux sociaux. Petit florilège de ses publications.

Fraîchement élu député du RN de la 5e circonscription de Gironde, Grégoire de Fournas se présentait à la presse comme un « enfant du pays ». Celui qui adhère au FN dès 2011 omettait sciemment de préciser son penchant pour les pires discours xénophobes. Continuer la lecture de Les saillies racistes de Grégoire de Fournas, une vieille habitude

Les élus communistes s’opposent au « 49.3 contre les territoires »

L’association nationale des élus communistes et républicains, réunie en congrès du 3 au 5 novembre à Montreuil, alerte à nouveau de la cure d’austérité pour les collectivités prévue par le nouveau budget.

Les élus communistes réunis en congrès ont manifesté à Montreuil contre l'austérité imposée aux collectivités par la gouvernement.

Les élus communistes réunis en congrès ont manifesté à Montreuil contre l’austérité imposée aux collectivités par la gouvernement.

Ils sont un peu plus de 200 élus communistes – maires, conseillers régionaux, députés ou sénateurs – à se rassembler sur le parvis de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis), ce samedi 5 novembre. Une masse d’écharpes tricolores, brandissant des pancartes siglées « Écologie populaire », « culture pour tous », « services publics ».

En marge du congrès de l’association nationale des élus communistes et républicains (Anecr), qui se tient des 3 au 5 novembre, et au cours duquel l’organisme doit se transformer en Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens (CECRC), ses membres ont voulu « tirer la sonnette d’alarme » contre un nouveau «  49-3 contre les territoires ». Continuer la lecture de Les élus communistes s’opposent au « 49.3 contre les territoires »

Déclaration du Parti communiste français (PCF) lors de la 22e rencontre internationale des partis communistes et ouvriers

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Au nom du Parti communiste français et de son secrétaire national Fabien Roussel, je voudrais remercier très chaleureusement le Parti communiste cubain de l’organisation de cette 22e rencontre internationale des partis communistes et ouvriers.

Notre délégation souhaite, ici, à cette occasion à la Havane, apporter toute la solidarité au peuple cubain, au parti communiste cubain qui luttent et résistent au blocus des États-Unis depuis 60 ans.

Nous le redisons ici, ce blocus économique, financier, ces lois extraterritoriales sont scandaleuses, illégales. Elles sont l’expression d’une ingérence intolérable des États-Unis, elles sont une violation totale de la souveraineté des peuples.

Il est urgent que les résolutions de l’ONU soient appliquées et pas seulement votées. Continuer la lecture de Déclaration du Parti communiste français (PCF) lors de la 22e rencontre internationale des partis communistes et ouvriers

«Qu’il(s) retourne(nt) en Afrique !»: le masque du RN tombe

NDLR de MAC: On ne saurait s’habituer à ce genre de propos et nous dénonçons la banalisation d’un racisme permanent pour des élus RN qui utilisent des tribunes comme les conseils municipaux, communautaires et maintenant l’assemblée nationale pour distiller leur haine. Non le RN/FN n’a pas changé et honte à celles et ceux qui veulent le dédiaboliser en se réjouissant de recueillir leurs voix. Cela expose notre pays à basculer dans le fascisme comme en Italie, en Hongrie… La République mérite plus de démocratie et de respect! Ici M. Lopez au CM de Moissac


 

Tollé, à l’Assemblée nationale, jeudi 3 novembre, après la sortie raciste d’un député RN dans l’hémicycle, alors que l’élu insoumis Carlos Martens Bilongo, d’origine angolaise, avait la parole.

Grégoire de Fournas, député de Gironde.Le député RN

Marine Le Pen avait averti ses néo-députés :  « Pas de vague ». Il faut croire que tout le monde n’a pas reçu le mémo. Jeudi 3 novembre, lors d’une séance de questions au gouvernement, le député insoumis Carlos Martens Bilongo, d’origine angolaise, interpelle l’exécutif sur le sort des migrants en Méditerranée quand s’élève du banc RN l’abjection suivante :  « Qu’il retourne en Afrique ! ». La sortie raciste provoque un tollé dans les rangs de la gauche, de la majorité et même certains LR. Continuer la lecture de «Qu’il(s) retourne(nt) en Afrique !»: le masque du RN tombe

Gandalou: Détritus et forfaiture aux 4 vents

Avec une l’alerte parue dans le PJ en AOUT dernier (Castelsarrasin/Gandalou: « C’est devenu une décharge! »)  et l’intervention conjointe des services de l’état (la DREAL, la Police Nationale) et municipaux (Police Rurale et Maire), nous pouvions espérer un rapide dénouement pour le nettoyage de la friche industrielle.

Il n’en est rien!

C’est même à se demander si le propriétaire ne se moque pas du monde…

En effet, après quelques jours de gesticulations visant à montrer sa « bonne volonté » avec le « tri » en plusieurs tas de détritus différenciés, les travaux entamés se sont arrêtés offrant à la vue de tout le monde (touriste compris), un empilement d’immondices variés sur le béton/bitume devant le bâtiment calciné. Nous pensions que l’évacuation de ces déchets allait être rapide mais ce n’est toujours pas le cas et les mises en demeure administratives et/ou judiciaires sont restées lettres mortes en ce 1er novembre.

Les conséquences de cette situation sont nombreuses, et outre les aspects visuels, les vents de ces derniers temps disperses les poussières accumulées et certaines contiennent de l’amiante dégradée par les 2 incendies des bâtiments comme les éléments les plus légers (plastiques,cartons, tissus?)  de cette décharge à ciel ouvert. Mieux encore, les rares pluies de ces dernières semaines continuent d’entrainer des résidus dans les fossés, renforçant ainsi une pollution qui finit dans le Tarn voisin de 200 m via les ruisseaux locaux.

Conséquences ou plutôt inconséquence d’un propriétaire qui n’en a cure des injonction légales et des pollutions engendrées par l’absence des travaux de nettoyage nécessaires.

Pour autant, son activité arboricole et ses à côtés se poursuivent comme si de rien n’était.

Côté route, les tas s’accumulent mais côté jardin, la friche industrielle censée être fermée sert toujours de base arrière pour l’entreposage de produits pétroliers, de palocks, de poteaux en bois et divers gravats déjà recensés comme les bidons de paraffine vides.

Ainsi le propriétaire des lieux joue sur les 2 tableaux, se plaignant de ses vicissitudes assurantielles et législatives tout en exploitant un site pour son seul profit. C’est une véritable forfaiture!

Il est temps que ces choses-là cessent!

Les riverains et les utilisateurs (Parachutistes, aéromodélistes, pilotes de tourisme…) de l’aérodrome se plaignent aussi de cette situation et il est urgent que Mme la Préfète fasse appliquer la loi et contraigne cet indélicat propriétaire à supprimer cette friche industrielle, véritable monstruosité écologique dans notre campagne.

Les citoyens-nes que nous sommes veillent en éco-responsables!

Un nouveau journal communiste dans l’ouest du Tarn et Garonne

Le désespoir est grand de ce côté du département où plus d’un tiers de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté. Jadis synonyme de bien-vivre, le travail aujourd’hui permet souvent de survivre juste un peu mieux que ceux qui n’en ont pas. La vie est chère et les difficultés nombreuses.

L’ouest du Tarn et Garonne est un véritable champ de ruines économique, social et politique sur lequel l’extrême-droite a trouvé un terrain fertile. Il ne faut pas se tromper de colère. Plus que jamais la question du travail, accessible à tous et bien payé, doit être au centre du débat public. De même que l’augmentation générale des salaires et des retraites.

Cela passera par une prise de conscience du plus grand nombre. En lançant ce nouveau journal, les communistes entendent apporter leur pierre à la reconstruction d’une gauche populaire, capable de rassembler le plus grand nombre vers de nouveaux conquis sociaux tels que ceux obtenus récemment par les salariés de la centrale de Golfech. Comme disait Jaurès, « c’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde ».

« L’Écho des cocos » devrait sortir tous les deux mois et sera diffusé gratuitement par les militants communistes de Castelsarrasin, Moissac, Beaumont de Lomagne et du Pays de Serres.

Voici donc le 1er numéro à télécharger lecho-des-cocos