Les Etats-Unis ont cessé de faire semblant, constatent les Cubains, et la question ne peut plus être éludée, qui se bat et qui se couche ? Il n’y a pas que l’Amérique latine qui soit confrontée à une telle alternative, la servitude ou la souveraineté, quel que soit le choix il faudra en payer le prix. Cuba s’adresse à l’hémisphère menacé d’asservissement mais l’invitation est plus large c’est le destin de l’humanité qui se joue, malheureusement nous n’avons pas le savoir des Cubains en matière de résistance, nous sommes incroyablement naïfs et encore aveugles. Et combien d’entre nous s’imaginent qu’en allant toujours plus loin dans la lâcheté pour être « toléré » nous échapperons au fascisme qui est déjà là, c’est une illusion et je place en fin de cet article des Cubains une invite de Valérie Pecresse à renouveler l’exploit du maire de Draguignan : organiser officiellement la « dénonciation des crimes des communismes » mais cela concerne désormais les programmes scolaires de l’Ile de France. Là encore au vu de certains manuels et de l’autoflagellation imposée aux membres du PCF il s’agit comme pour Trump d’une simple officialisation (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Par : Nicolas Schamne
Les États-Unis ont cessé de faire semblant : l’Amérique latine est à nouveau perçue comme un territoire à administrer, et non comme une région avec laquelle dialoguer.
Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? « Les interdictions (en vigueur en Australie) en projet en cette nouvelle année 2026 pour les moins de 15 ans nous semblent s’inscrire dans cette habitude des pouvoirs fragiles qui préfèrent interdire qu’éduquer et discerner » écrit Bruno Devauchelle dans ce texte qui interroge la notion de « réseau ».
Les « réseaux sociaux » : un amalgame qui empêche de penser
La vague de froid, comme l’épisode caniculaire de juin dernier, a mis en lumière une réalité criante : les écoles françaises souffrent d’un bâti souvent inadapté aux enjeux climatiques. Ceci n’est pas sans conséquences directes sur la santé des élèves et du personnel. Un rapport publié à la rentrée 2025 par l’Alliance écologique et sociale (AES), regroupant syndicats et associations comme la FSU, Sud Éducation, Greenpeace ou Oxfam, dresse un état des lieux alarmant et formule des pistes pour agir. Continuer la lecture de Trop froid, trop chaud : le bâti scolaire, un enjeu majeur de santé et d’apprentissage
Les mensonges et les déclarations tonitruantes font partie de l’opération engagée contre le Venezuela. En particulier, la déclaration selon laquelle Marco Rubio est en contact avec la vice-présidente venezuelienne Delcy Rodriguez et qu’elle « est prête à faire ce qui doit être fait ». Cela contribue évidemment à semer le doute dans les rangs adverses et au niveau international : à quoi bon s’engager et soutenir le Venezuela si leurs dirigeants sont prêts à céder ? Il en est de même de toutes les menaces contre Cuba, le Mexique … C’est déjà une forme d’agression. Pourtant, les faits sont têtus. La doctrine Monroe appartient au passé. Elle date du 19ème siècle, à l’époque où les USA étaient en pleine ascension économique. Ils n’ont cessé depuis de piller les richesses du continent mais ne l’ont pas réellement développé. Eux-mêmes sont aux prises avec une grande pauvreté et le développement de leur économie s’appuie davantage sur l’exploitation des acquis, notamment le statut du dollar, leur domination financière (prélèvement de la rente), le commerce mondial d’armes et les monopoles établis sur internet qui constitue une sorte de taxe à l’égard de tous les pays du bloc dans lesquels ils sont présents, que sur la modernisation et l’élargissement de la production. Avec quels moyens pourront-ils remplacer la Chine dans le développement et la modernisation de l’Amérique Latine ? (note de Franck Marsal pour Histoire&Société)
Washington et New York. Le commandant en chef Donald Trump a ordonné l’opération militaire visant à kidnapper Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores sous prétexte de lutte contre le trafic de stupéfiants et a déclaré que les États-Unis gouverneraient le pays sud-américain jusqu’à ce qu’une « transition en bonne et due forme » soit réalisée, que les compagnies pétrolières américaines seraient chargées de gérer le pétrole vénézuélien et que cela était un signe de la résurgence de la doctrine Monroe. Continuer la lecture de Trump kidnappe Maduro, déclare l’occupation et ouvre le pétrole vénézuélien aux entreprises américaines.
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro.
Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.
Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années : sanctions économiques criminelles, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force, reconnaissance de dirigeants autoproclamés, et désormais recours assumé à la force militaire. Elle révèle une nouvelle fois le fond réel de cette politique : l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains.
Le PCF rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force.
Les premières informations font état d’attaques armées sur plusieurs zones du pays, de scènes de panique parmi la population et d’un risque élevé d’escalade régionale. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes : morts civiles, destructions d’infrastructures, aggravation des crises humanitaires.
Le PCF exige :
l’arrêt immédiat de toute opération militaire et la désescalade
le respect du droit international, de la souveraineté du Venezuela et de l’intégrité de son territoire ;
des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ;
la levée des sanctions économiques qui étranglent la population vénézuélienne et constituent une forme de guerre contre le peuple ;
la convocation d’instances multilatérales, sous l’égide des Nations unies, pour favoriser une solution politique, pacifique et négociée.
Le PCF appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis. La France doit porter une voix indépendante, fidèle à ses engagements internationaux, œuvrant pour la paix, la coopération et le règlement politique des conflits, et non cautionner une nouvelle violation du droit international. Elle doit saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU.
Face aux logiques impérialistes, le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples qui subissent les guerres, les sanctions et les ingérences. La paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables.
Face aux difficultés du tissu industriel français, symbolisées par la récente liquidation judiciaire de Brandt, le communiste Aymeric Seassau appelle l’État à agir et dénonce le rôle du capital.
Aymeric Seassau, Membre du CEN du PCF, responsable à la nouvelle industrialisation
« Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir », analyse-t-il.
Pourquoi appelez-vous à sonner « l’état d’urgence industriel » ?
Cet appel part d’un constat. La France et son appareil productif sont arrivés à un point de non-retour : nous sommes le tout dernier pays d’Europe en part de l’industrie dans le PIB. Peut-on vraiment vivre dans un pays dans lequel 78 % des médicaments, 87 % des vêtements et 92 % des équipements électroniques consommés sont produits à l’étranger ?
D’autant que c’est encore en train de reculer puisque avec la liquidation de Brandt, on perd le dernier producteur de cuisson en France. C’est grave pour la nation tout entière pour notre souveraineté de production, pour la transition écologique, puisqu’en perdant notre industrie, on en vient à importer de l’autre bout du monde ce que l’on pourrait fabriquer ici.
Et c’est grave pour la balance commerciale, l’emploi, et donc la protection de la protection sociale. C’est pour cela que nous lançons un cri d’alerte en appelant à l’état d’urgence industriel. Notre pays ne peut plus laisser cette casse se poursuivre. Il ne s’en remettrait pas.
Que symbolise, selon vous, la récente liquidation de Brandt ?
C’est un cas qui est extrêmement éloquent, mais il y en a d’autres : Mittal, Vencorex… Le premier responsable de cette situation, c’est le patronat, qui organise un grand déménagement industriel depuis plusieurs années. Et qui, comble de l’indécence, s’emploie dans le même temps à capter les politiques publiques en direction des entreprises pour alimenter le capital et reverser des dividendes record.
Disons les choses : en France, nous avons l’un des patronats les moins patriotes du monde puisque nos grands groupes ont 62 % de leurs emplois à l’étranger, contre 38 % en Allemagne et 28 % en Italie. Une situation amplifiée par l’abandon de l’État, symbolisé aujourd’hui par Emmanuel Macron, qui promeut la start-up nation au détriment de la France des usines.
Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir.
Le PCF a mené une campagne sur le thème de l’industrie ces dernières semaines. Un tour de France a été réalisé pour recueillir doléances et propositions. Que retenez-vous de ce travail de terrain ?
Nous disons une chose : si l’État ne peut pas tout faire, l’État ne peut pas non plus ne rien faire. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises dès maintenant. Comme déclarer un moratoire sur les licenciements pour ne plus perdre d’emplois industriels, réformer les tribunaux de commerce pour que les demandes des salariés soient entendues, notamment lorsqu’ils se prononcent en faveur d’une proposition de reprise favorable à l’emploi et à l’écologie.
Mais aussi se doter d’un pôle public bancaire, composé de la Caisse des dépôts, de la BPI (Banque publique d’investissement, NDLR) et de la Banque postale, pour en faire un levier économique nous permettant de nationaliser des groupes stratégiques. Mais aussi travailler sur la formation : il faut savoir qu’il existe beaucoup d’emplois industriels non pourvus en France par manque de compétences.
Cela suffira-t-il à faire vivre cette « nouvelle industrialisation » que vous appelez de vos vœux ?
Lorsque nous disons « nouvelle industrialisation », ça ne veut pas dire revenir à l’état antérieur. Mais en créer une qui répond aux enjeux de notre temps, en particulier la transition écologique. Il faut planifier une nouvelle stratégie industrielle nationale où l’État comme les travailleurs jouent pleinement leur rôle, notamment en sécurisant l’emploi et la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industrielles stratégiques, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le « produire en France »…
Et cela veut aussi dire relocaliser, conditionner les aides publiques à des objectifs décarbonés, peser sur la concurrence déloyale lorsque des produits interdits de production sur le territoire européen sont importés et mettre en place des barrières pour empêcher les produits nocifs et nuisibles pour le climat sur le continent.
Que répondre à ceux qui vous diront que nationaliser coûte cher ?
Nous proposons un plan de 100 milliards pour nationaliser lorsque c’est nécessaire et ainsi empêcher la casse de notre appareil productif dans nos territoires. On peut penser que c’est une grande somme, mais, en comparaison, nous déboursons aujourd’hui 211 milliards par an en aides aux entreprises, que ce soit des aides directes ou indirectes. Soit le double de ce qui est alloué aux collectivités territoriales. Quel est ce pays qui investit davantage dans le capital que dans la sauvegarde de ses emplois et ses services publics ?
La question des alliances revient régulièrement dans le débat politique à gauche, souvent sur un mode polémique : s’allier serait trahir, compromettre l’identité communiste, céder à la collaboration de classe. Cette critique, largement reprise par des courants dogmatiques ou populistes, révèle surtout une incompréhension profonde du marxisme et de l’histoire réelle du mouvement ouvrier.
Soyons clairs : les alliances ne sont pas une option tactique secondaire. Elles sont une nécessité objective de la lutte de classe, à condition qu’elles soient construites dans la clarté, la transparence et au service exclusif des intérêts du prolétariat.
CE QUE DIT LE MARXISME
Marx et Engels, dans le Manifeste du Parti communiste, sont sans ambiguïté : les communistes ne se coupent jamais du mouvement réel. Ils interviennent dans les luttes concrètes, travaillent avec d’autres forces quand cela permet d’affaiblir la domination du capital, tout en conservant leur indépendance politique et idéologique.
Lénine le rappelle dans La maladie infantile du communisme : « Renoncer à tout compromis, ce serait renoncer à la lutte politique sérieuse. »
Il faut relancer le débat sur l’échec stratégique de la « gauche » et particulièrement des partis communistes européens, non pas depuis 15 ans et l’émergence de cette « nouvelle nouvelle gauche » mais depuis 50 ans, depuis le tournant euro-communiste, le dos tourné aux pays socialistes (qui a contribué à alimenter la crise de 1989-1991) et l’abandon de la perspective de la révolution sociale. Cet article a le mérite de soulever ce débat et de nous permettre un retour particulier sur les quinze dernières années, mais je dois dire que je suis davantage en accord avec le commentaire de Danielle qui en appelle au retour au combat communiste, qu’avec les conclusions de l’article où l’on sent poindre le renouvellement d’une nouvelle tentative de la « gauche radicale ». La « gauche » moderne, c’est en fait le nom qui a été donné, notamment en France, à un projet politique de réinvention du réformisme et de l’opportunisme destiné à marginaliser les partis communistes, à empêcher leur reconstruction. « L’union de la gauche » était censée permettre de « changer la vie », puis de « combattre l’extrême-droite ». Elle a surtout servi à empêcher la sévère critique que méritaient le réformisme et l’opportunisme. Sur ces bases fausses, les acquis historiques de la Libération ont été liquidés, l’industrie a été détruite, les classes populaires ont été laminées et l’extrême-droite a prospéré comme jamais. Le projet de Thorez, Duclos, Frachon et de toute cette génération qui a construit le parti et en a fait la première force politique du pays n’était pas celui-là. C’était l’unité de la classe ouvrière, par le Front Unique ouvrier, qui dénonça sans relâche le réformisme, en particulier dans le mouvement syndical, développant une puissante génération de cadres syndicaux révolutionnaires, qui formeront l’ossature de la CGT réunifiée de 1945. C’était ensuite, lorsque les conditions historiques avaient évolué, c’est-à-dire lorsque la social-démocratie comprit que le développement du fascisme menait à sa liquidation avec les exemples italien, allemand et espagnol et réalisait un tournant politique en conséquence, lorsque le peuple dans son ensemble réalisait l’imminence du danger fasciste, l’unité du peuple à travers le Front populaire. Enfin, après une nouvelle étape historique, lorsque la trahison des classes dirigeantes fut consommée, ce fut l’unité de la nation à travers le Front National, le vrai, celui de la résistance et non l’organisation fondée par Le Pen et des résidus des SS dans les années 1970. L’articulation de ces trois étapes peut se présenter différemment dans des conditions historiques nouvelles, qui sont celles, comme le dit Danielle, du vent de l’histoire qui tourne, sous l’effet du développement historique des pays du Sud, dans la brèche ouverte contre le mur du sous-développement par la Chine socialiste. Mais la réarticulation nécessite une analyse fine et réaliste, et non la confusion la plus totale des notions pour servir simplement de couverture au pire opportunisme, schéma que nous voyons malheureusement se reproduire sans fin depuis des décennies (note de Franck Marsal pour Histoire&Société).
Ces décennies, comme je l’analyse dans mon livre à paraître en 2026, le Zugzwang ou la fin du libéralisme libertaire, et après ? (1) ont commencé au moins dans le années 1980, et celle qui s’étend en Europe à partir de 2010, dans le monde, a atteint aujourd’hui la fin peu glorieuse de cette dérive qui a été d’abord comme Syriza anticommuniste sur le fond. C’est ce qui se passe en France, avec l’incapacité à se mobiliser contre la guerre et les sordides élections municipales. Depuis 1980, le PCF s’est auto-liquidé et ceux qui ont accompli cela sont toujours en place, censurent, étouffent tout ce qui peut naître, entretiennent la division, la médiocrité (2). Cela s’accompagne de ce parfum de mort autour de l’icône que parait mériter la « République française » et sur laquelle, à l’inverse de cette incroyable classe politico-médiatique j’ai honte de voir ce qu’elle est devenue, comme notre malheureux pays en plein accès de pétainisme. C’est cette histoire qui est en train de s’achever alors que le « vent de l’Histoire » a tourné que je décris dans « le Zugzwang » ou « c’est la fin du libéralisme libertaire, et après? « . Ceux qui auront le courage et la lucidité de tirer un trait sur les « illusions » de l’eurocommunisme, du mitterrandisme se placeront peut-être en position de la victoire d’un autre monde et ils surmonteront les divisions en choisissant le sens de l’histoire, de la paix et du développement (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
(1) je rappelle que le Le zugzwang est une situation aux échecs où le joueur n’a plus aucun mouvement favorable possible – toute action de sa part entraîne une détérioration fatale de sa position sur le plateau de jeu.
(2) après la prestation du député de la Seine saint Denis, Peu, président du Groupe de la Gauche démocratique, au meeting de la LFI, qui vise entre autres le maire de Saint-Amand-les-Eaux, il va peut-être être difficile d’expliquer qu’il est légitime de censurer l’ignoble stalinienne que serait Danielle Bleitrach dans l’Huma, la propriété des mêmes… et que tout cela ne fait pas le lit de l’extrême-droite, je dis ça, je dis rien, de toute façon malheureusement cela n’a plus grande importance…
Il y a dix ans, des partis contestataires du sud de l’Europe étaient élus sur la promesse de transformer le capitalisme. Leur échec recèle des leçons que la gauche contemporaine ne peut ignorer.
Syriza et Podemos figurent parmi les projets de la gauche européenne qui ont échoué au cours de la dernière décennie. (Matt Cardy/Getty)
Alors que de nouveaux projets de gauche prennent de l’ampleur – du récent triomphe de Mamdani à l’émergence d’un nouveau parti de gauche en Grande-Bretagne – il est pertinent de revenir sur le « moment de la gauche » en Europe dans les années 2010. Il y a dix ans, les espoirs étaient grands. Bien que le gouvernement SYRIZA vienne de capituler face à la Troïka, on fondait encore des espoirs sur d’autres partis de gauche d’Europe du Sud (Podemos, le Bloc de Gauche), un Parti travailliste britannique revigoré et le nouveau parti de Mélenchon en France. Dix ans plus tard, pourtant, le néolibéralisme reste fermement ancré, de plus en plus autoritaire et ouvertement belliciste. Pire encore, l’extrême droite s’est imposée comme le principal adversaire du centre politique, malgré le caractère largement illusoire de sa prétendue rupture avec l’orthodoxie néolibérale. Comment en sommes-nous arrivés là ?Continuer la lecture de Les décennies perdues de la gauche européenne et les élections municipales de 2026, rien n’est joué !
Vitrine de la sécurité intérieure pour les uns, « salon du prêt-à-tuer » pour les autres, Milipol avait lieu mardi 18 novembre, comme tous les deux ans, au parc des expositions de Paris-Villepinte, sous l’égide du ministère de l’Intérieur.
Pour en parler, Alexandre Fache, journaliste à l’Humanité, reçoit Mathieu Rigouste, le sociologue qui démonte depuis vingt ans les mécaniques de la violence d’État et de la violence impériale, observe leurs intrications, leurs cibles, leurs armes, leurs stratégies, les industries auxquelles elles donnent corps, mais aussi les mouvements populaires qui leur résistent.
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Il y a beaucoup de choses à développer sur cette question, qui a été largement passée sous silence dans les médias nationaux, alors que depuis des décennies on pleure à chaudes larmes l’augmentation de la dette d’état, nous dit Franck Marsal. Oui, mais il faut aussi lier à cette prise de conscience qui s’esquisse la déclaration invraisemblable du porte-avion. Dire ce qu’est un porte-avion, l’instrument impérialiste par excellence, celui qui permet depuis les eaux internationales d’attaquer un pays que l’on veut soumettre. C’est toute la doctrine de notre défense qui doit être revue en même temps que l’on doit exiger de répondre aux besoins nationaux. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Le Conseil de l’UE a formulé une décision dans des termes qui sont en réalité très ambigus :