49 départements en vigilance rouge, plus de 40° C par endroits, des écoles fermées, classes à 35° C, des salarié·es exposé·es, des hôpitaux sous tension, des logements invivables : la France étouffe ! Et le gouvernement bricole. Il y a quelques semaines, un jeune de 19 ans mourait d’hyperthermie après avoir travaillé toute une journée sur un toit.
Depuis des décennies, depuis les alertes répétées des scientifiques, depuis les rapports du GIEC, tout est connu. Comme le rappelle Valérie Masson-Delmotte : gouverner, c’est prévoir. Or Emmanuel Macron n’a rien prévu à la hauteur. Il a poursuivi les choix capitalistes qui aggravent la crise : austérité contre les collectivités, abandon des services publics, recul de la rénovation thermique, soutien aux grands pollueurs, cadeaux au capital et aux plus riches. Continuer la lecture de Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle
Au salon Eurosatory, banques et fonds d’investissement ont désormais leur place aux côtés des industriels de l’armement. Dans un monde traversé par les conflits, la défense semble devenir le nouvel eldorado pour la finance.
L’édition 2026 du salon Eurosatory a réuni plus de 2 600 exposants venus de 68 pays, dans un monde ravagé par les guerres. IMAGO/Chris Emil Janssen
À Eurosatory, le plus grand événement mondial consacré à la défense et la sécurité, la guerre semble lointaine. Alors que l’édition 2026 vient de s’achever après avoir réuni plus de 2 600 exposants venus de 68 pays, dans un monde aux prises avec de multiples conflits, le secteur ne semble jamais s’être aussi bien porté. « Une affluence record » dans « un événement à l’intersection de l’innovation technologique, de la réflexion stratégique et de la coopération internationale », se félicite l’organisation, pilotée par COGES Events, filiale du GICAT (l’association professionnelle qui représente les industriels français de la défense terrestre et aéroterrestre). Continuer la lecture de « On espère se faire du pognon » : À Eurosatory, la guerre rencontre banquiers et investisseurs
Invité d’Europe 1, Léon Deffontaines, porte-parole national du Parti communiste français, réagit à l’actualité internationale et politique.
Il revient sur le G7, la visite de Donald Trump à Versailles, la guerre en Ukraine et le rôle que pourrait jouer la France pour construire la paix.
Il répond également à la polémique autour de la Marseillaise avant d’aborder les enjeux de la présidentielle de 2027, la reconstruction de la gauche, l’écologie et la réindustrialisation du pays.
Avant toutes choses deux annonces sur lesquelles nous reviendrons Le 26 juin à 11 H à Aix en Provence il y aura une cérémonie autour du renouvellement de la plaque de la rue Pascal Fieschi, mon compagnon, l’organisateur de la résistance dans le bassin minier et à Aix, torturé par la gestapo, à la tête de la révolte de la centrale d’Eysses et à Dachau. La mairie, Toni Genarro au nom des communistes aixois et moi nous prendrons la parole. Tous ceux qui ont connu Pascal sont invités à cette célébration qui rend hommage au rôle des communistes dans la lutte contre le fascisme et leur rôle de rassembleur. Il aurait voulu une invitation sans exclusive à la hauteur des exigences d’aujourd’hui.
Ma deuxième annonce est la fermeture proche cette semaine sans doute d’Histoireetsociete. Le site a atteint une fréquentation qu’il a rarement connu, une audience nationale et internationale la plus haute et c’est dû à ceux qui ont relayé ses articles malgré la censure qui frappait nos livres et nos articles, Merci à vous tous et j’espère que vous continuerez pour la nouvelle formule mieux sécurisé qui s’ouvrira aux alentours du premier juillet. Là aussi cette audience prouve ce que je vais esquisser dans cet éditorial.
Depuis les émeutes de Stonewall, aux États-Unis, en 1969, les personnes queers se mobilisent chaque année au mois de juin pour défendre leurs droits. Face à l’extrême droite et au patronat, des collectifs LGBT+ et syndicats s’allient en surpassant leurs divergences historiques pour mener le combat commun contre les discriminations.
Comment conjuguer action contre les discriminations et lutte des classes ? La première, parfois réduite à un combat individualiste, a pu être considérée par certaines organisations syndicales comme le cheval de Troie du néolibéralisme. À l’inverse, de nombreuses personnes queers se sont longtemps tenues éloignées des syndicats – ou, pour y être acceptées, ont dû user de subterfuges qui dissimulaient leur identité.
La perspective de l’élection présidentielle, en 2027, et les attaques constantes du patronat contre les droits des travailleurs poussent aujourd’hui collectifs queers et syndicats à se retrouver. Trois acteurs de terrain réfléchissent aux manières de tisser des alliances.
Le secrétaire national du Parti communiste à Pechbonnieu (31)
Le sommet « IA avec nous » s’ouvre à Lille sous l’égide du président de la République. Les enjeux sont immenses. Je partage l’alerte de nombreux scientifiques, intellectuels, citoyennes et citoyens sur les défis de l’intelligence artificielle et fais miens les mots du pape Léon XIV soulignant que nous ne pouvons pas laisser l’IA nuire à ce que notre « magnifique Humanité » a en commun : la vérité, la dignité du travail et la liberté. Ni laisser s’épanouir ses usages guerriers. J’y ajoute la nécessité de maîtriser l’impact écologique de cette technologie. Alors que l’ONU estime que l’IA devrait faire doubler la consommation d’énergie et d’eau des centres de données d’ici 2030, le défi à relever est immense.
Ma conviction est que l’IA sera « avec nous » si et seulement si elle est « à nous ». L’IA pose en grand les questions de la planification de la révolution numérique et de l’appropriation publique et sociale des moyens de production. C’est en répondant à ces enjeux que la France pourra être indépendante, que nous pourrons limiter l’impact écologique, et que l’IA pourra libérer les travailleurs et travailleuses des tâches aliénantes et dégager du temps pour la vie, la création, la délibération collective.
Dans les mains du capital privé, l’IA est une menace. Dans les mains du peuple, elle est un outil au service du progrès social.
Contrairement au récit dominant, l’IA telle qu’elle se déploie aujourd’hui détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, vampirise et uniformise la création et concentre les gains sur une infime minorité de détenteurs de capital. C’est pourquoi je soutiens la proposition portée par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias visant l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle. C’est un premier pas essentiel.
Laissée aux mains du privé, l’IA ne libérera pas l’être humain : elle le surveillera, le remplacera sans partage des gains, l’appauvrira. La menace n’est pas dans la technologie. Elle est dans son usage et son rapport de propriété. C’est cela qu’il faut penser, changer.
L’heure est à planifier et démocratiser l’IA. C’est parce que nous avons su planifier dans les domaines de l’énergie et de la défense que nous conservons aujourd’hui une relative autonomie.
C’est nécessaire aujourd’hui pour l’IA. La France doit construire un pôle public du numérique doté de véritables moyens ; une recherche correctement financée ; une industrie solide pour disposer des matériels et infrastructures ; une maîtrise souveraine de l’intégralité de la chaîne de valeur – de la fonderie des semi-conducteurs jusqu’aux modèles socles ; un droit de regard des salariés sur les usages de l’IA dans chaque entreprise ; et une formation massive de nos enseignants.
Aucune de ces conditions n’est remplie par l’empilement de milliards du CIR avec ceux des cérémonies Choose France ! Pire, nos jeunes mathématiciens, data scientists, chercheurs en IA sont encore obligés de partir à l’étranger pour travailler. Il y a pourtant un gisement d’emplois immense pour nos jeunes dans les métiers du numérique.
En outre, parce que l’IA ne connaît pas les frontières, développer la coopération est essentiel.
Si nous ne pouvons pas accepter d’être dominés, ne cherchons pas non plus à être les dominants. Privilégions la coopération : les effets d’échelle sont si importants que nous devons construire notre souveraineté en coopération avec d’autres peuples, et d’abord avec nos voisins européens, grâce à une gestion respectueuse et intelligente de nos interdépendances.
La France devrait appeler à construire une coopération internationale publique sur la recherche en IA, avec un partage des infrastructures entre pays du Sud et du Nord, et une gouvernance démocratique mondiale de ces technologies, à rebours de la guerre impérialiste actuelle.
Pour conclure, mesurons que si le capitalisme de plateforme peut générer des profits sans précédent dans l’histoire, sa domination tient sur des bases fragiles. De nombreux chercheurs et experts, des patrons mêmes, nous disent que le dépassement de la propriété privée par la mise en commun qu’incarne le logiciel libre est un moyen efficace pour tenir en respect les géants. Et la logique contamine peu à peu le matériel avec les logiques d’architectures ouvertes.
Concernant les infrastructures, nous rappelons que notre Constitution républicaine dit bien que les monopoles doivent être publics. Alors respectons-la !
Faisons de l’IA un outil de notre émancipation et non une nouvelle arme à la main des puissants !
Samedi dernier, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Toulouse. DDM – LAURENT DARD
Ce samedi 13 juin 2026, Montauban écrit une nouvelle page de son histoire avec la toute première Marche des fiertés de Tarn-et-Garonne. Porté par les associations Pride 82 et Fierté 82, l’événement ambitionne plus que de célébrer la diversité : briser l’isolement, combattre les discriminations et rappeler qu’en milieu rural aussi, les voix LGBTQIA+ ont toute leur place.
Le corps d’une enfant qui portait les mêmes vêtements que la fillette de 11 ans recherchée depuis une semaine dans le Gers a été retrouvé. Le gouvernement évoque un dysfonctionnement, les droites instrumentalisent l’affaire pour alimenter leur projet sécuritaire, tandis que les défenseurs des droits des enfants, eux, ne cessent d’exiger de véritables moyens pour éviter ce type de drame.
Dans son célèbre 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Marx parle de la révolution comme d’une « vieille taupe ». Elle creuse bien loin des regards, souvent dans l’ombre, mais toujours avec méthode. Un travail lent et fastidieux, invisible à la surface, mais qui, à force de galeries, finit par déformer le sol et produire des surgissements importants. Une métaphore qui résonne avec la période dans laquelle nous sommes. Continuer la lecture de La révolution est une vieille taupe + vidéo
Meeting de Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu, près de Toulouse.
Face à la vie chère, aux logiques de guerre et à la montée de l’extrême droite, faisons entendre la voix du monde du travail, de la paix et de la justice sociale.