Services publics : les communistes veulent les inscrire dans la Constitution

Les sénateurs CRCE-K souhaitent inscrire dans la Constitution une Charte des services publics. Pour Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste, la proposition de loi qui sera débattue ce mercredi 30 octobre est essentielle pour améliorer la vie des Français. Entretien.

 

Pourquoi inscrire dans la Constitution une Charte des services publics ?

Face aux fractures territoriales et sociales qui s’accentuent dans notre pays, il est essentiel de protéger les services publics. Mais ces derniers se dégradent. Tous les week-ends, des sénateurs du groupe communiste sont interpellés par les concitoyens mais aussi par les agents qui peinent parfois à fournir un service public de qualité. En première ligne, certains subissent des agressions verbales et physiques. Continuer la lecture de Services publics : les communistes veulent les inscrire dans la Constitution

Le coût de fonctionnement des polices municipales pour les communes a dépassé les 2 milliards d’euros en 2023 In Maire Infos

L’Observatoire des finances et de la gestion publique locale (OFGL) a rendu publique hier une étude très attendue sur « les enjeux financiers des polices municipales », la première du genre. Enseignements.

 

Par Franck Lemarc

« Nourrir le débat public sur l’organisation de la sécurité dans nos territoires. »  C’est à cet objectif – et non à celui de « faire un rapport sur l’efficacité des polices municipales »  – que répond cette enquête, explique en introduction André Laignel, président de l’OFGL. En effet, malgré la très forte progression du nombre de polices municipales ces dernières années, il n’existait pas jusqu’à présent d’étude sérieuse sur « leur impact budgétaire »  pour les collectivités.

Et cet « impact »  est considérable, selon les calculs de l’OFGL : les dépenses de fonctionnement pour l’ensemble des polices municipales sont estimées à 2,2 milliards d’euros en 2023, et « 155 millions d’euros en moyenne par an depuis 2018 »  pour les dépenses d’investissement. Continuer la lecture de Le coût de fonctionnement des polices municipales pour les communes a dépassé les 2 milliards d’euros en 2023 In Maire Infos

le RN au secours du gouvernement pour garder la retraite à 64 ans

Unis avec le « socle commun » autour de Michel Barnier, les députés du Rassemblement national ont permis le rejet de l’abrogation de la réforme des retraites à 64 ans, proposée par voie d’amendement au budget de la sécurité sociale par les groupes de gauche.

 

Est-ce à cause de la photo de famille de cette nouvelle législature, prise avant les questions au gouvernement, ou bien de l’amendement des groupes de gauche visant à abroger la réforme des retraites ? Les députés étaient présents en nombre dans l’hémicycle, ce mardi 29 octobre, alors que les troupes du « socle commun » autour de Michel Barnier, enchaînant les défaites, désertaient les bancs de l’assemblée des derniers jours.

Ainsi, par 232 voix contre 182, les députés ont rejeté les amendements identiques du NFP visant à abroger la réforme des retraites à 64 ans, dans le cadre de l’examen du projet de loi de la Sécurité sociale (PLFSS). Continuer la lecture de le RN au secours du gouvernement pour garder la retraite à 64 ans

Le salaire net, c’est pour le mois, le salaire brut, c’est pour la vie

Par Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.

 

Comme dit dans une précédente tribune de l’Humanité, seul le travail produit de la richesse. Au-delà de Marx, même le site du ministère de l’Économie indique que « la valeur ajoutée traduit le supplément de valeur donné par l’entreprise par son activité (le travail) ». Le travail est donc central, « la valeur ajoutée est répartie entre les revenus du travail et du capital ». Cette répartition de la richesse produite par le travail se fait entre les profits pour quelques-uns et les salaires pour tous les autres, car 88 % des 30 millions d’actifs de ce pays sont des salarié·es. Continuer la lecture de Le salaire net, c’est pour le mois, le salaire brut, c’est pour la vie

Le blocus contre Cuba : un crime monstrueux et passé sous silence depuis plus de 62 ans

 

Depuis le 3 février 1962 Cuba subit un blocus économique, financier et politique de la part des États-Unis, inédit tant sur sa durée que sur son ampleur dans l’histoire contemporaine.

L’objectif du blocus est simple : mettre à bas la Révolution socialiste cubaine et écraser par la même occasion toutes les velléités d’indépendance et d’anti-impérialisme des pays d’Amérique latine.

Depuis la promulgation de la doctrine Monroe 1823, l’Amérique est et doit rester « l’arrière-cour» et la « chasse gardée » de l’Oncle Sam. Alors, qu’un petit pays comme Cuba, aux larges des côtes de Floride, désigné pour être « le bordel des États-Unis », décide de s’émanciper et de continuer à résister depuis 1959, c’est parfaitement insupportable pour la première puissance. Continuer la lecture de Le blocus contre Cuba : un crime monstrueux et passé sous silence depuis plus de 62 ans

Budget 2025 : face à l’austérité, le PCF oppose l’investissement

En plein débat parlementaire, Fabien Roussel a présenté le contre-budget du PCF. Avec un objectif : changer de logique en faisant le choix de l’emprunt pour créer les recettes de demain.

 

Dans les discussions autour du budget 2025, il y a deux camps. D’abord, celui de l’austérité, représenté par le gouvernement, ses troupes et le Rassemblement national. Il n’a qu’un mot en tête : économies. En particulier du côté des services publics.

Avec une logique claire, selon Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Celle de Don Salluste, personnage incarné par Louis de Funès dans la Folie des grandeurs : « Les pauvres, c’est fait pour être pauvre. Et les riches, très riche. » Puis il y a le camp de la recherche de recettes supplémentaires, en particulier chez les plus fortunés, largement épargnés par sept ans de macronisme. Continuer la lecture de Budget 2025 : face à l’austérité, le PCF oppose l’investissement

Fumier devant les préfectures, panneaux décrochés : pourquoi les mobilisations des agriculteurs germent à nouveau

Après une année marquée par de nombreuses mobilisations, les producteurs se mettent à nouveau en mouvement. Entre épidémies à répétition et aléas climatiques, les agriculteurs cherchent une solution face à leur faible rémunération.

 

Les scènes ont un goût de déjà-vu. Le 9 octobre dernier, des agriculteurs venus de Meurthe-et-Moselle se sont déplacés, en tracteurs, jusqu’à la direction départementale du territoire de Nancy, avant d’y déposer amoncellements de paille et autres tas de lisier. Mêmes images devant la préfecture de la Marne, à Châlons-en-Champagne, où a été répandu du fumier. En Haute-Garonne, mais aussi en Ariège ou dans le Gard, des paysans ont décroché des panneaux de sortie de communes. Certains se sont retrouvés cadenassés sur les grilles de la préfecture de Nîmes.

Partout sur le territoire, des îlots de colère commencent à se reconstituer chez les agriculteurs. Souvent à l’appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA), syndicats défenseurs d’un modèle productiviste et majoritaires, certains exploitants ont quitté leurs champs pour prendre le chemin de la rue. Continuer la lecture de Fumier devant les préfectures, panneaux décrochés : pourquoi les mobilisations des agriculteurs germent à nouveau

Apporter un soutien efficace à Cuba… Voici comment…

 

Oui, Cuba a besoin de nous, de notre solidarité matérielle immédiate pour l’aider à remplacer un matériel vétuste en bout de course. Tout ce que l’on pourra faire en France, en matière de collecte sera essentiel. Nous savons que cette collecte a débuté dans de nombreux pays européens et nous en recevons les échos, il n’y a pas de petite somme. Nous savons que des pays amis comme le Venezuela, le Mexique, la Russie parmi d’autres sont en train de se coordonner. Cette solidarité matérielle, urgente et sans laquelle tout n’est que parole, va de pair avec la solidarité politique. Le contexte de la réunion des BRICS, la naissance d’un monde nouveau pour lequel Cuba a tant œuvré nous dit à quel point l’île de la liberté aura été cette étoile vers laquelle les peuples libres et souverains finiront par se rassembler, en finir avec le néo-colonialisme, les blocus, le terrorisme contre les populations civiles.

Donc il est possible que vous ayez déjà vos circuits puisque nous assistons peu à peu à un réveil planétaire d’un monde traumatisé, épuisé mais en marche, digne et combatif, comme Cuba. Continuer la lecture de Apporter un soutien efficace à Cuba… Voici comment…

Fabien Roussel : « Il faut arrêter la spirale de la guerre et faire respecter le droit international au Proche-Orient »

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Alerté par des organisations humanitaires, par des militants, des élus de forces progressistes palestiniennes, israéliennes, libanaises, iraniennes, avec qui le PCF entretient des relations historiques, je prends une nouvelle fois à témoin l’opinion française.

Le risque de guerre généralisée au Proche et au Moyen-Orient est sérieux.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou se comporte comme un incendiaire fou au Moyen-Orient, tandis que les États-Unis et les pays de l’Union européenne continuent de le couvrir, de le soutenir et de l’armer jusqu’aux dents. Rien ne justifie un tel déversement de feu. Car le gouvernement israélien fait le choix d’envahir le Liban. Il viole sa frontière après avoir usé de pratiques dignes d’organisations terroristes et avoir procédé à des assassinats ciblés à Téhéran et au Liban : déjà plus de 2 000 personnes sont mortes dans ce dernier.

L’offensive terrestre et aérienne en cours a déjà poussé plus d’un million de Libanais à fuir leurs villages, dont beaucoup sont maintenant détruits et réduits à néant, et pourtant, les bombardements massifs se poursuivent. Aucun Libanais, exposé au risque de mort, croit qu’il ne s’agit que d’une guerre contre le Hezbollah. « Ils se moquent de nos vies », explique un responsable d’une organisation humanitaire.

« Le droit d’Israël à se défendre » revient à bombarder des civils, dont des enfants innocents. Ces derniers jours à Jabaliya, dans la bande de Gaza, 400 000 personnes sont assiégées, selon les Nations unies. Depuis plus d’une semaine, il n’y a plus d’eau et plus de moyens de subsistance. Au moins 140 personnes y auraient été tuées en quelques jours. À Gaza, le « risque de génocide » dénoncé par la Cour internationale de justice (CIJ), se déroule sous nos yeux.

Un affrontement entre Israël et l’Iran n’est plus à exclure et, au-delà, c’est un conflit entre grandes puissances que pourrait déclencher cette guerre dans une région à tous points de vue stratégique.

Et pourtant, les pays qui pourraient intervenir, au premier rang desquels les États-Unis et ceux de l’Union européenne, refusent d’agir pour arrêter le massacre. Aucun n’a le courage de prendre les décisions qui s’imposent.

Les Français et le monde sont horrifiés et, aujourd’hui, ont peur des conséquences des guerres menées par le premier ministre israélien et son gouvernement. Il faut arrêter cette spirale de la guerre par tous les moyens que nous permet le droit international.

Et, en l’occurrence, il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures en matière de droit international.

Avec les partis communistes de cette région du monde, nous appelons au retrait immédiat de toutes les forces militaires israéliennes du territoire souverain du Liban et réaffirmons notre solidarité avec la lutte des peuples libanais et palestinien, ainsi que notre soutien à leur droit fondamental et inaliénable, reconnu par le droit international, à se défendre. La France s’honorerait d’être à leurs côtés.

Nous appelons également à la fin des bombardements et des frappes militaires sur des sites au Liban, en Syrie, en Iran, au Yémen et au-delà. Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat au Liban et à Gaza.

L’Europe, et singulièrement la France, doit décider de sanctions politiques et économiques à l’encontre du gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou tant qu’il violera délibérément le droit international. L’Union européenne en particulier doit suspendre ses accords d’association avec Israël, qui n’en respecte pas le chapitre II, à savoir le respect des droits humains.

Toute livraison d’armes à destination d’Israël doit être interdite et sanctionnée.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit demander que le gouvernement israélien respecte les résolutions de l’ONU, appelle à un cessez-le-feu, à la libération des prisonniers palestiniens et des otages israéliens, à mettre fin à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie et de Gaza. La France doit agir pour garantir la mise en œuvre de la résolution 1701 de l’ONU permettant à la Finul d’exercer sa mission dans le Liban du Sud, dont celle de garantir le respect de l’intégrité territoriale du Liban dans son espace terrestre comme aérien.

Il faut que la Cour pénale internationale émette enfin les mandats d’arrêt demandés par le procureur général Karim Khan à l’encontre de Benyamin Netanyahou et de son ministre de la Défense, Yoav Gallant, ainsi que des dirigeants du Hamas encore en vie.

La politique du gouvernement de Netanyahou est aussi une menace pour le peuple israélien qui, avec courage et par dizaine de milliers, manifeste dans tout le pays depuis des mois pour réclamer la cessation des hostilités et la libération des otages. Il a tout notre soutien.
Dénoncer la politique du gouvernement d’Israël, ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est défendre et protéger le droit international. C’est défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à vivre libres et en sécurité, que ce soit le peuple palestinien comme le peuple israélien.

C’est pourquoi la France doit reconnaître l’État de Palestine, aux côtés de celui d’Israël, comme l’ont déjà fait l’Espagne, l’Irlande et plus d’une centaine de pays dans le monde. La reconnaissance de l’État de Palestine est un enjeu mondial pour parvenir à la paix.

Propagande : Bolloré placarde la tête de Bardella dans toutes les gares, les cheminots somment la SNCF d’agir

Porté par l’empire Bolloré, le livre du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, bénéficiera d’une campagne publicitaire massive. Jusqu’à submerger les gares de France. La CGT et Sud Rail appellent la SNCF à refuser cet affichage à rebours des valeurs du groupe.

 

Jordan Bardella a mis du temps à le pondre, mais le voici enfin. Du moins pour qui attend vraiment sa prose. Annoncé depuis plusieurs mois, le premier livre du président du Rassemblement national, « Ce que je cherche », paraîtra en librairie le 9 novembre.

Et pour assurer sa promotion, les éditions Fayard, dirigée par Lise Boëll, éditrice qui a fait d’Éric Zemmour un essayiste d’extrême droite à succès, voit les choses en grand. D’abord, l’ouvrage sera tiré à 155 000 exemplaires. Ensuite, la maison, filiale d’Hachette Livre, propriété de Vincent Bolloré par le groupe Vivendi, a prévu d’inonder les médias du groupe de ce dernier.

Du Journal du dimanche jusqu’à CNews, sans oublier Europe 1 ou le JDNews, impossible pour leur audience de passer à côté du très absent député européen d’extrême droite. Plus surprenant, son visage devrait aussi couvrir les murs des gares de tout le pays, via une campagne publicitaire d’ampleur. Au grand étonnement de la SNCF et de ses cheminots. Continuer la lecture de Propagande : Bolloré placarde la tête de Bardella dans toutes les gares, les cheminots somment la SNCF d’agir